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• || Passeggiata sotto il sole italiano [Pv Lulubell ♥]

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MessageSujet: • || Passeggiata sotto il sole italiano [Pv Lulubell ♥] Mer 19 Jan - 5:22

Lulubell & Lucio
Un grand merci à Ablyssounet chéri pour ses codes ♥




Rome, capitale de l’Italie. Mon pays natal. Ces terres qui me virent venir au monde, me berçant par les douces odeurs d’oliviers et d’orangers. Un soleil radieux éclairait cette grande ville, la baignant de ses chauds rayons. Ce que je faisais ici? Je travaillais. Oui, j’escortais ma Noah, Lulubell. La grande et magnifique Lulubell. Elle avait voulu s’accorder une petite pause dans cette guerre fatigante et inutile. Oui je le trouvais inutile cette guerre. Mais qu’importe. Je sers Lulubell, la jeune femme, et non la Noah. C’est sans doute bête à dire mais je suis garde du corps avant d’être Akuma. De plus, Lulubell en est entièrement consciente. C’est une femme plus intelligente qu’il n’y paraît. Je la vois comme la Noah la plus stratégique. Elle observe longtemps avant d’attaquer. Ce qui est une très bonne tactique. C’est sans doute pour ça que je protège Lulubell plutôt qu’un autre Noah. J’espère simplement qu’aucun exorciste ou autre gêneur ne viendra troubler la quiétude de ma maîtresse.

Je marchais donc d’un pas ni trop lent ni trop rapide, profitant du paysage que je ne connaissais que trop bien par ailleurs. Les gens se retournaient à mon passage, m’observant curieusement. Les enfants s’émerveillaient et s’approchaient de moi, bras tendus, ou se contentant de pointer mes épaules, esquissant de grands sourires béats. La raison de cette observation? Un chat sur mes épaules mais pas n’importe quel félin. Un chat dont le poil noir brillait sous la lumière et dont les yeux perçants le rendaient néanmoins adorable mais pourtant inaccessible. Si ce chat m’appartient? Pas du tout voyons. C’est plutôt moi qui lui appartient. Stupide? Bien sûr que non. Dois-je vous rappeler quel Noah je sers de toute mon âme? Oui, il s’agit bien de Lulubell, là, perchée sur mes épaules. Pourquoi? Disons que nous avions aperçu un duo de traqueurs de l’Ordre Noir. Lulubell ne voulait visiblement pas s’ennuyer avec du menu fretin et avait préféré se transformer en chat pour se percher sur mes épaules afin de passer incognito. Elle était également fatiguée, d’où l’idée de la promenade qui, je l’espère, lui fera le plus grand bien.

Me dirigeant vers une ruelle plus ou moins à l’abri de toute lumière, j’attrapa délicatement ce chat si particulier et le déposa doucement sur ma veste que j’avais pris soin de retirer et de poser sur une vieille caisse sale et peu recommandable pour une personne du rang de Lulubell. En tant que fidèle protecteur, je me devais tout de même de tenir compte des endroits où je conduisais Lulubell. De ce fait, je n’allais pas laisser ma maîtresse s’asseoir sur une caisse de ce genre pour qu’elle salisse son pantalon en se transformant. Soyez un minimum logique. Je me retourna et observa l’extérieur de la ruelle donnant sur une place bondée puis esquissa un sourire rassuré et serein.

- Vous pouvez reprendre votre forme, je monte la garde padrona Lulubell.

Je ferais absolument tout pour que Lulubell passe un bon moment. Je ne laisserais personne l’approcher de trop prêt sans son consentement. Il était totalement hors de question qu’une seule personne vienne troubler son moment de repos. Et s’il le fallait, je lui ordonnerais de se mettre à l’abri en cas de danger que je jugerais trop important. Un garde du corps sert à protéger son maître. Je préférerais être tué plutôt que de laisser Lulubell mourir. C’était tout simplement la seconde devise de la famille Mancini. Rien de plus, rien de moins.

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MessageSujet: Re: • || Passeggiata sotto il sole italiano [Pv Lulubell ♥] Jeu 20 Jan - 9:10

    Nous ne faisons que passer, dans l'ombre et la lumière.
    Nous ne faisons que traverser, des Océans, des déserts.♥
    Help Myself -



Enfin, au détour d’un croisement de rue, Lucio, mon fidèle garde du corps me trouve une estrade de fortune incarnée par une simple et vieille caisse de bois poussiéreuse qu’il a par la suite galamment recouvert de sa propre veste. Installée dessus telle une princesse sur son socle illusoire, je fixe mon Akuma personnel de mes yeux en amandes. Il me dit d’une voix rassurante que je peux me retransformer en humaine sans aucunes craintes car il monte la garde. J’aurais échappé une jubilation si mon visage avait déjà repris ses traits légitimes. Je suis très fière de lui, il prend son rôle de garde du corps très à cœur. Je profite qu’il veille sur la rue animée pour m’étendre sur son ombre plaquée à la surface de la caisse de bois. Alors que j’allais me retransformer, je me souvins que je n’ai pas mes vêtements à porter de main. C’est vrai que lorsque nos chemins ont croisés celui des deux Traqueurs, je n’ai pas vraiment pris le temps de récupérer mes habits, me contentant simplement de jouer la carte du mimétisme et d’aller me percher sur les épaules carré de cet italien cher à mon …. Cœur ? Possible.

Bref, en tout état de cause, je ne peux rester sans vêtements dans la rue. Non pas que j’accorde une quelconque importance aux regards et autres racontars du genre des humains, loin de la même. Seulement ils ne méritent pas de ne poser ne serait-ce qu’une seconde les yeux sur moi. Après tout, par rapport à eux je suis presque une reine (tout comme mes autres frères et sœurs.). Je n’allais donc pas permettre à leurs iris de diluer leurs regards amoureux sur moi. Jamais je n’appartiendrais à un humain. Certes, j’ai bien deux ou trois jouets en ce qui me concerne mais l’inverse ne sera jamais appliqué. En faisant dodeliner ma tête féline dans tout les sens à la manière désarticulée d’une girouette, je finis par voir une petite ouverture dans les hauteurs du mur me faisant face. La surface rugueuse dudit mur devrait me permettre, à l’aide de mes griffes de m’y agripper puis de pénétrer à l’intérieur. Nous sommes dans une rue très fréquentée et bordée d’une majorité de maisons habitables, en toute logique, il y a donc quelqu’un à l’intérieur et cette personne doit bien avoir des vêtements non ? Il ne m’en voudra pas à moi, superbe féline que je suis, de fouiller un peu, après tout ses biens seront aussi bientôt les miens puisque le Prince Millénaire de nous, Noah, les égéries de son nouveau monde. Passons, je n’ai déjà que trop rêvasser et si je continuer à trainer indéfiniment, Lucio risque de se faire repérer par les faiblarde forces de l’ordre qui rôde dans les parages. Oh je ne suis pas inquiète pour lui à proprement parler, de simple humain ne peuvent rien contre mon Akuma. Non, c’est plutôt pour notre tranquillité à vivre que j’angoisse un petit peu, car si il se fait repérer, il y a des risque pour qu’il soit traqué à n’en plus finir et nous devrions rentrer à l’Arche, ce qui me contrarierait fortement je l’avoue.

M’exécutant sans un bruit, j’escalade d’une façon gracile la parcelle murée puis, me glisse à l’intérieur de l’habitation. Il y fait clair. Quoi de plus normal après tout, il y a des fenêtres grandes ouvertes un peu partout. Je me permets d’explorer un peu. Mon sens de l’esthétisme reconnait que l’intérieur est joliment décoré. On sent l’influence puissante de l’ancienne royauté française dans les moulures travaillées habillant les murs porteurs. Je me demande qui peut bien vivre ici. Peu importe, je déambule d’un pas léger dans les couloirs jusqu'à atteindre la pièce qui recelait l’objet de ma quête et que j’identifiais comme la penderie. Une chose est sure, le ou la propriétaire des lieux est riche. La pièce entière a été comme réaménagée en dressing-room. Il y a même des vêtements accroché à des barres fixées au plafond. Le paradis sur terre de la jeune fille adoratrice de la mode. De plus, rien qu’a l’œil, on voit qu’ils sont tous de très bonnes qualités, ces vêtements. Cela ravirais ma chère sœur de la Rage, j’ai nommée la sublime Jey Erinye, je lui connais ce goût prononcé pour les belles choses.
Enfin, je reprends forme humaine et d’un geste fluide, m’empare de la première tenue qui tombe sous mes doigts fins. Une robe simple, épurée, ample à partir de la poitrine et arrangée avec un long pan de soie noire descendant dans le dos après avoir fait une fois le tour de ma taille. Très féminine, j’aime beaucoup. Cela me change de mon thématique costume trois pièces. Un peu de changement de temps en temps ça ne fait pas de mal. Je prends également quelques petits vêtements autres qui me manque et me voilà prête. Je ne cherche pas à m’attarder davantage et prends le même chemin emprunter précédemment dans l’espoir de trouver la porte d’entrée, beaucoup moins discrètement ce coup ci puisque les planches du parquet craquent distinctement à chacun de mes pas.

Cela ne me dérangeait pas vraiment puisque j’étais persuadée que la maison était vide. J’ai su que j’avais fais méprise lorsque mes oreilles, pourtant « humaines » captèrent un son de fonds. On aurait dit… des éclaboussures. Intriguée, je me suis approchée de la porte derrière laquelle j’avais ouïe ces chants aquatiques. En la poussant, je fus gênée dans ma vision des choses par une vapeur aussi blanche que dense. Il faisait chaud dans cette pièce et j’en fus davantage étonnée, la maison ne devait donc pas être si inoccupée que ça après tout. La question était « Par Qui ? ». Je savais que je n’avais rien à craindre de personne –ou presque- mais plus le temps s’écoulait et plus mon impatiente curiosité s’épanouissait à son tour. Je voulais savoir. Ainsi, lorsque j’ai finalement cessé d’exercer une pression sur la pièce de bois, ne c’est offert à mon regard qu’une salle vide. Apparemment, il s’agissait sans doute de la salle de bain – elle aussi décorée de belles teintes rafraichissantes à la française. Dans cette pièce, des habits de douche, des serviettes échouées au sol, une grande baignoire remplie d’une eau fumante encore mouvante. Mais personne. Pas âmes qui vivent. Etrange.

Encore plus déstabilisée, je m’avance lentement vers la baignoire citée plus haut. Arrivée à ma proche destination, j’effleure du bout des doigts l’eau dansante sous mes phalanges blanches. Rien ne semblait suspect. Et pourtant, toute la lumière de ce mystère de bas étage fut faite rapidement. J’entends du bruit derrière moi. Me retournant, me fait face une jeune femme emmitouflée sobrement dans une serviette qu’elle tient d’une main sur son corps pour ne pas que cette dernière aille rejoindre ces partenaires, sur le carrelage blanc moucheté de noir. Dans son autre main, elle tient une sorte de barre métallique. Allez savoir ou elle à trouver ça, je n’en sais rien et m’en contrefiche. Je m’apprêtais à repartir sans demander mon reste en réempruntant la porte de la pièce. Mais, car il faut bien qu’un mais ce glisse dans mon récit, il à fallu que cette idiote m’attaque. Oui oui, vous avez bien lu. Elle m’a attaqué avec son arme de fortune, MOI, Lulubell, l’incarnation de la Couleur de Noé, elle ose s’en prendre à moi ? Moi qui, sauf cas de force majeur ne lève pas le petit doigt pendant un combat ?! La dernière fois que je l’ai fait c’était pour me faufiler habilement dans les murs de la Congrégation de l’ombre, ce ramassis d’humains accrochés à des croyances futiles qu’ils disent pouvoirs usé pour nous vaincre, nous, descendants légitimes de Dieu. Foutaise. Humiliation. Inutile. Tout les souvenirs de cette nuit là remonte et me souffle de nouveau à mes souvenirs mon échec cuisant contre ce sale gosse cet Allen Walker. Je le hais. Je le tuerais un jour. Mais pas maintenant, je laisse le Comte se délecter de la souffrance de ce parasite. Je veux le voir trembler, s’agenouille, supplier qu’on l’épargne. Ce que nous ne ferons pas.
Tss, dommage, j’étais de bonne humeur ce matin. Le simple fait de me remémorer cet épisode désastreux de mes compétences me plonge dans une colère plus orgueilleuse que noire à vrai dire. Tout ça à cause d’une ridicule humaine en plus de ça ! Je vais lui faire payer son affront. Ca vie régleras la dette de son inconscience. Elle arrive à ma hauteur, brandit la barre juste au dessus de sa tête et s’apprête à frapper en hurlant comme une furie. Il m’a fallu en tout et pour tout, une seconde pour esquiver. Le reste c’est enchainé à une cadence tout aussi rapide. Mutant mes doigts de la main droite pour qu’il forme une pointe aiguisée, je les plonge dans le corps de cette pauvre fille dont les cris ne cessent pas pour autant, au contraire même. Cela me blesse les tympans. Pour ne plus l’entendre, je lui fais faire un tour sur moi-même, toujours escortant mes phalanges en elle peut l’immerge de force dans la baignoire, remplie d’eau. Elle ne se débattit pas très longtemps après ça. L’eau se teinta d’un hâle rougeoyant. Je peux enfin extraire ma main de ce corps si fragile et lui rendre une apparence banale. Tsss, dire que j’ai du leur faire toucher le sang d’un misérable déchet humain. Rien n’était nécessaire en plus pour me mettre de mauvaise humeur. Tant pis, ce qui est fait est fait. On ne peut revenir en arrière, ça se saurait. Et puis j’avoue que je n’en aurais même pas eu envie en fin de compte. Elle à payer le prix ne s’être attaqué à bien plus fort qu’elle. Seuls les plus puissants règnent en ce bas monde, les autres ne servent que de viviers à la volonté des surclassés. C’est comme ça, injuste mais intemporelle, ce fut toujours ainsi et ça le restera. A jamais. Même lors de notre règne à venir, il y aurait toujours les sous fifres. Ne croyez pas que parce que je suis une Noah je me sens en sécurité. Je ne dois cette sécurité qu’à moi et mes précieux Akuma personnels. Certainement pas à ma « famille ». Je suis même certainement bien plus en danger avec eux qu’avec des exorcistes. Quoi que, je n’en sais rien n’enfaite. Ce n’est pas le moment de penser à des choses pareilles. Vite, allons retrouver Lucio. Le pauvre, je ne l’ai même pas prévenu de mon départ inopiné. J’espère qu’il ne m’a pas cherché partout, ça m’embêterais de savoir que je l’ai fait paniquer.

Je sors de la pièce ou mon forfait continue à s’écouler dans la baignoire et finis par trouver les escaliers qui me mèneront à la sortie tant convoitée. Une démarche gracieuse me permet d’être en bas de la première marche en deux en trois mouvements. Alors que j’allais pressée la poignée de la porte, j’ouvre un peu les yeux de nouveau. Le Hall de cette maison est impressionnant, tout comme le reste d’ailleurs. Un petit meuble trône juste à côté de la porte. Dessus un cadre avec une photographie à l’intérieur représentant deux jeunes gens. L’un deux est la jeune fille que je viens d’assassiner et l’autre, un -bel- homme doit sans doute être son fiancé j’imagine. Une phrase écrite dans un français étonnement bien rédigé est inscrite sur le bas de la photo.

« Pour mon tendre amour, Angelica. Tony. »

Huum a m’en apprends sur la vie que pouvais mener cette demoiselle, cette vie que je venais de réduire à néant. Bon, qu’importe, il me faut sortir prendre une bouffée d’air nouvelle. Je finalise la tenue volée, désormais mienne par une jolie petite paire de ballerines noires. L’ensemble est parfait. Seul bémol, mes cheveux, ils ne sont pas attachés. Je n’ai pas mon grelot et rien ici ne pouvait me permettent de les attacher d’une façon similaire. Bon, tempi je m’occuperais de ça plus tard. Ma chevelure voletant dans le vent, j’ouvre la porte d’entrée de la demeure, dont je prends conscience de la taille seulement maintenant, vue de l’extérieur et prends un virage à gauche, car je savais qu’il allait me conduite jusqu'à Lucio. Finalement je le retrouve mon cher garde du corps. Ne prenant même pas la peine de la prévenir, je lui empoigne le bras et l’entraine de nouveau dans la foule, soucieuse de m’éloigner de cet endroit le plus vite possible. Je force un peu l’allure, jusqu'à ce que nos chemins croisent une seconde fois celui des traqueurs de tout à l’heure. Je ne peux pas leur échappés de la même manière cette fois ci. M’accrochant au bras droit de mon Akuma je baisse un peu la tête de façon à dissimulée la partie haute de mon visage sous mes mèches de cheveux encore un peu rebelles.
Ils s’arrêtent un peu et nous regardent. Je fais de mon mieux pour ne pas craquer et les tuer dans la seconde, je veux rester encore un peu ici. Et si je jouais la carte de la comédie ? Oui, très bonne idée ça. Si il fallait que je minaude des inepties pour avoir la paix ne serais-ce qu’un peu et bien soit, je cracherais un peu sur ma fierté pour ce faire.
Me serrant encore un peu contre le bel italien qui me protège, je dis d’une voix bien plus douce que devrait l’être la mienne :

« Darling, et si nous allions danser ? ♥ »

J’avais entendu parler d’un bal qui se tiendrait le soir même dans cette ville, autant en profiter non ? Il serait dommage de passer à côté d’une occasion pareille de s’amuser autrement qu’en détruisant des vies humaines. J’avais grand besoin de souffler et de me changer les idées. Le premier acte étant joué, attendons de voir la suite à présent.
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MessageSujet: Re: • || Passeggiata sotto il sole italiano [Pv Lulubell ♥] Lun 24 Jan - 21:36



Je n’étais pas dupe à ce point. J’étais l’héritier de la famille Mancini. La célèbre famille italienne de garde du corps. Je n’aime pas me vanter, mais exposer le fait que ma famille a une illustre réputation, je peux le faire. Ce fut donc simple lorsque ma maîtresse s’accorda une virée dans l’appartement inconnu. Une décoration typiquement française. Étrange pour des italiens mais qu’importe. Chacun ses goûts esthétiques après tout.

J’avais donc suivis ma maîtresse lors de son intrusion dans cet appartement. Aussi furtif qu’un prédateur, je me faisais discret. Très discret. Que je la vis se diriger vers la panderie, qui au passage était bien garnie, je détourna les yeux. Je n’allais tout de même pas reluquer Lulubell en train de se changer tout de même! Un peu de logique! Mon sang ne fit qu’un tour lorsque j’entendis quelques bruits venant de la pièce semblant être la salle de bain. Mon instinct de garde du corps prit le dessus et je voulus me jeter devant Lulubell pour la protéger. Or, elle pénétra dans l’habitacle en silence. J’entendis un mouvement puis une bagarre. Je savais que Lulubell ne risquait rien contre une simple civile mais ne pas la protéger était contraire à mes obligations. Soudain, un bruit sourd puis plus rien. Lulubell l’avait tué cette jeune femme hurlante. Je rangea donc mon revolver et prit les devants pour retourner dehors, à l’endroit initial où Lulubell m’avait laissé.

Lorsqu’elle revint auprès de moi, j’esquissa un large sourire en me courbant légèrement. Pas trop pour ne pas éveiller de soupçons. Je la détailla alors rapidement. Une longue robe noire et blanche qui lui allait à ravir. Elle faisait moins stricte que dans son tailleur. Ses longs cheveux blonds étaient détachés et se cabraient lentement au gré de cette petite et douce brise. Elle empoigna alors mon bras et me traîna dans la foule. Je retins un léger rire, amusé par cet empressement de sa part qui ne lui ressemblait pas tellement. Soudain, mes iris bleus s’arrondirent de manière infime lorsqu’elle s’accrocha à mon bras, baissant la tête pour dissimuler un temps soit peu son visage. Je tourna légèrement la tête et aperçut alors ces deux maudits traqueurs. Il était rare pour moi de me fâcher mais, comme je l’avais dit, si quelqu’un venait à troubler la quiétude de Lulubell, cela risquerait par mal aller.

- Darling, et si nous allions danser?

J’oberva un instant ses prunelles, me demandant à quoi elle jouait. Oui elle jouait. J’esquissa alors un sourire et joua le jeu. Je pris délicatement sa main dans la mienne et l’entraîna sur la piste de danse où de nombreux couples dansaient déjà au rythme de cette musique populaire italienne. Je me tourna vers elle et lui adressa un rapide regard désolé pour l’action qui allait suivre. Je posa ma main droite sur sa taille de guêpe et la rapprocha un peu de moi, prenant sa main dans ma main gauche. J’attendis le bon moment puis je commença à la faire valser dans un silence religieux. Elle était si légère qu’il était aisé pour moi de conduire la valse. Espérant que l’on ne remarque pas trop notre duo, je continua de la faire valser, surveillant ces deux traqueurs qui continuaient à nous épier. Tsk. Pourquoi faut-il toujours que l’ordre noir se mette en travers des précieux moments de Lulubell? Une nouvelle fois, je planta mes prunelles bleues dans les yeux d’ambre de Lulubell tout en souriant, je lui murmura.

- Souhaitez-vous que je me débarrasse d’eux padrona Lulubell?

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MessageSujet: Re: • || Passeggiata sotto il sole italiano [Pv Lulubell ♥] Jeu 21 Avr - 23:33


La danse, le rythme entraînant, la chaleur enivrante des cœurs valsant sur cette piste. Cela me replongeais presque dans un passé absurde ou je pu effleurer le bonheur en tant qu’humaine. Mais c’était fini tout ça, je n’étais plus celle d’autrefois. Tout avait changé, pour le meilleur. Ma vie actuelle me convenait à la perfection. J’aimais mener le jeu de loin sur les champs de batailles pour le bonheur du Prince Millénaire, mon maître. Je suis son chat, sa dévouée servante. Et je le resterais. Le Noah en moi commence tout juste à s’amuser maintenant que la guerre avec l’Ordre Noir est officiellement déclarée. Ce serait trop bête de tout gâché maintenant en se ménageant.

Lucio, mon second Akuma personnel. Mon garde du corps. Je l’aime beaucoup. Il est l’âme sœur de ma sécurité et je lui confierais ma vie les yeux fermés. Néanmoins, je connais ma force et je suis au courant de ses limites à lui. Entre Noah et Akuma il y a encore plus d’écarts qu’avec un exorciste. Certes, il est puissant, ça c’est une chose prouvée, fondée. Seulement je reste des deux, la plus apte à prendre en chasse un de ses pathétiques soit disant élus de Dieux et mettre un terme à la vie d’un pareil parasite. Mon italien est talentueux au combat, je l’ai déjà vu faire. Mais je veux le protéger avant toutes choses. Hors de question que je le perde, lui ou Anastasia. J’ai été trop bête et négligente avec Mimi, ma toute première « amie ». Je n’éprouve pas la moindre envie de recommencer pareille idiotie. Il m’est précieux, bien plus qu’il ne le pense sans aucuns doutes d’ailleurs.

J’entends les rires et les paroles des autres personnes voguant à nos côtés sans que je leur prête une réelle attention. Nous avons cette faculté là, lorsque nous sommes ensembles, à nous contrefaire de ce qui nous entoure pour ne voir que l’autre à travers nos yeux réfléchis, sereins. Ici, sur cette place, à l’heure où je me complaisais dans mon idéal je ne voyais que nous deux. Les points de couleurs dans cette immensité morne et grise qu’est l’humanité exécrable. Tous des fourmis, je les exterminerais tous, un jour pour mon bonheur et celui de mes Akumas.

J’espère qu’après l’avènement du Comte, Lucio restera auprès de moi. Nous serons les nouveaux Dieux reconnus de cette époque, nous méritons amplement ce titre. Il nous va si bien.

J’ai cru sentir comme une hésitation dans le placement de sa main sur ma hanche tout à l’heure. Pourquoi cela ? Il ne doit pas être gêné par un tel mouvement. Après tout, c’est aussi le devoir d’un garde du corps que de savoir faire danser sa protégée non ? Non ? Et bien moi je pense que si bien au contraire. Cet italien si pragmatique m’étonnera toujours. Il est très bon danseur lorsque l’on prend la peine de se laisser guider par ses mains et ses bras.

Séparant la distance entre nous, je colle mon corps au sien afin de profiter encore mieux de ses décisions de valses. Je n’en serais que plus ravie ainsi, c’est pourquoi je le laisse mener la danse depuis le départ. Je prends un peu le temps de me reposer. Mon rôle de donneuse d’ordre fini par être épuisant et j’avais un grand besoin de penser à autre chose. Dieu merci il était là. Jamais je ne pourrais suffisamment le remercier je pense. Enfin, je verrais cela plus tard.
Mes yeux entrouverts, jaunes ambres, aperçoit au loin deux Traqueurs de la Congrégation. Si je ne me trompe pas, ce sont la les mêmes qui nous ont poursuivis jusqu'à l’entrée dans la ville ou j’ai alors pris mon apparence favorite, celle d’un chat noir à l’unique tâche blanche sur le front. La forme que j’occupe en compagnie d’Adam, le légendaire. J’espère qu’ils ne m’ont pas reconnu, on ne dirait pas vu leur mine. Néanmoins, on n’est jamais assez prudent comme on dit, il fallait rester sur le qui-vive en permanence avec ses rats d’égouts.

Oh ? Qu’entends-je ? Je ne suis pas la seule à avoir remarqué leurs sales présence semble t-il. Lucio m’en fait la remarque presque immédiatement.
    - Souhaitez-vous que je me débarrasse d’eux padrona Lulubell?

Décidemment, je n’aurais de cesse de le répéter mais nous sommes surement connectés ! Impossible autrement. Notre perception immense nous a permis de les voir en même temps. C’est plaisant, délicieux. Je le regarde, de mes orbes taquins et m’apprête à répondre tendrement à sa question.
    -Fais com..

Mais voilà je suis interrompu avant même d’avoir pu formuler une phrase complète. Le fautif ? L’un de ses répugnants humains habillé d’une cape couleur champagne. Que nous veut-il à la fin ? Cela ne lui suffisait donc pas de nous observer de loin ? Il faut donc qu’il vienne nous perturber pour se sentir à l’aide dans la foule ? Tsk, maudit cafard.
    -Excuse moi mais, je voulais te signaler que ta sœur est très belle l’ami !

Je n’en reviens pas. Il s’est adressé à Lucio, mon Lucio, comme s’ils étaient camarades d’enfances ! Mais qu’elle insolence prononcée ! Ne leur apprends t-on pas la politesse à ses germes inutiles de graines putrides ? Il faut croire que non.
Il nous a tout de même forcé à arrêter de danser ce misérable. Moi qui étais si bien dans ma valse, je suis déçue. Néanmoins je ne laisse rien paraitre cette fois. Après tout, certaines habitudes restent. Un long soupire s’échappe de ma gorge blanche, traduisant mon ennui quant au retournement de la situation. Lassée, je pose ma tête sur le torse de mon garde du corps et clos mes paupières, comme toujours. Mes bras enserrent davantage le corps de mon serviteur, comme pour m’assurer que je ne suis pas seule auprès de cet énergumène. Décidemment, le jeu aura été de courte durée.
J’aimerais le tuer, devant toute cette population ça ne me gênerait pas, mais mes habits sont neufs et je ne tiens pas à abîmer ceux de Lucio. Ainsi je ne dis rien. De toute façon, après ce qui allait m’arriver par la suite, il aurait été compliqué que je trouve les mots pour m’exprimer convenablement.
    -Tu permets que je danse avec elle ?

De quoi ?! Ah non alors ! Je refuse catégoriquement de toucher ce vermisseau pour une raison autre que celle de mettre fin à ses jours ! Et toujours cette familiarité avec mon Akuma ! Raaaah ça me fais rager. Bande de vermines, Traqueurs.
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MessageSujet: Re: • || Passeggiata sotto il sole italiano [Pv Lulubell ♥] Lun 25 Avr - 11:52


Padrona Lulubell semblait contrariée. Je dois avouer que ces deux traqueurs mériteraient une mort atrocement lente pour venir troubler la quiétude de ma maîtresse. Ces deux misérables insectes devraient mourir sur le champ. Je pourrais aisément les envoyer visiter les confins des entrailles de la terre, mais je ne tiens certainement pas à ce que Padrona Lulubell soit seule en attendant. Et puis, elle voulait danser. La moindre des choses pour tout gentleman qui se respecte est de ne point abandonner sa cavalière pour d’autres occupations insignifiantes. Surtout lorsque la cavalière en question est d’une beauté sans pareille.

Se collant davantage à moi, j’avoue être un peu… troublé. De nature plutôt respectueuse, il est rare que je serre une jeune femme dans mes bras ainsi. Pourtant, elle ne semble pas gênée de cette proximité. Garde du corps, hein ? Combien de fois m’avait-on répété la devise familiale de peur que je faille à ma mission. « Ne le quitte jamais des yeux. Reste toujours sur tes gardes. Ne tombe jamais amoureux. » Telle était la devise de notre famille. Bien sûr, jamais je ne pourrais aimer Padrona Lulubell ainsi. Mon cœur, si j’ose espérer en avoir encore un, a été capturé dans les filets de ce scientifique écossais, Gabriel. Je l’aime, et rien ne pourra y changer quoi que ce soit. Tout comme j’ai aimé Padrone Nemesis et Tonio… Esquissant une grimace à ses souvenirs, je secoue rapidement la tête et reprend un visage sérieux mais détendu.

- Fais com…
- Excuse moi mais, je voulais te signaler que ta sœur est très belle l’ami !

Pardon ? De quel droit ose-t-il couper la parole à Padrona Lulubell ce misérable déchet ? Et de quel droit s’adresse-t-il à moi de façon si familière ? Je sens ma main se crisper, prêt à sortir mon revolver de mon veston. Le tuer est une chose si aisée pour moi. Dois-je le tuer ou lui répondre de ces douces phrases assassines me venant à l’esprit ? La tentation est grande. Padrona reste contre moi, posant sa tête sur mon torse. Protecteur, je pose une main dans son dos, fixant l’individu. Pardonnez-moi Padrona Lulubell, mais je cède à cette alléchante tentation.

- Je vous l’accorde. Elle est d’une grande beauté. Mais elle n’est pas ma sœur.
- Tu permets que je danse avec elle ?
- Je ne le permets pas, non. De plus, je ne vous permets pas de telle familiarité avec moi. Je n’ai aucun souvenir de votre visage. Pour l’heure, je vous conseille vivement de partir avant que la crosse de mon revolver ne me démange de trop. Est-ce clair Signore ?

Je suis en colère, pourtant mon visage ne peint que le calme et une certaine touche de cynisme. Il veut danser avec Padrona Lulubell ? Plutôt mourir. S’il ose la toucher, je ne donnerais pas cher de sa peau à ce misérable vermisseau. L’homme semble contrarié et je lis sans mal dans son regard qu’il convoite vraiment Padrona Lulubell. Oh tu veux risquer ta vie freluquet ? Il semble déterminer à vouloir s’emparer d’elle. D’un geste rapide et agile, je place ma maîtresse derrière moi et adresse un regard glacial et noir à l’individu.

- Faites un pas supplémentaire et je vous promets que votre sang teintera les pavés de la place.

Il esquisse un sourire confiant tandis que l’un de ses camarades empestant l’alcool se saisit de mon bras, me tirant violemment vers lui, laissant ainsi Padrona Lulubell sans ma protection. L’homme s’approche d’elle, un sourire pervers accroché au visage. Ne la touche pas enflure. NE LA TOUCHE SURTOUT PAS ! La rage envahit mon corps, se propageant dans mes veines. Mon sang ne fait qu’un tour. Je me débarrasse violemment de l’autre homme et dégaine mon revolver, le posant sur la tempe de ce malotru. Je sens mes yeux devenir rouge, comme à l’approche d’une transformation. Ma voix rauque s’échappe d’entre mes lèvres.

- Ose poser un seul de tes infectes doigts sur sa personne et je te fais sauter la cervelle misérable déchet putride. Je vais te faire regretter l’envie d’avoir voulu t’approprier ce qui ne t’appartient pas espèce de poivrot immature.

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