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Lazare de Cantel // phantom of the black order { FINI }

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Lazare de Cantel
Le Fantôme Masqué

Avoir pour seul identité un masque, c’est bien triste croyez-moi… Mais ce qu’il y a en dessous l’est d’autant plus.

▐ Ton Age : 22 Féminin « Messages » : 22
« Situation » : Yes Rp


Who Are You ?
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MessageSujet: Lazare de Cantel // phantom of the black order { FINI } Jeu 10 Fév - 6:39


LAZARE DE CANTEL



© credit

TEXTE DE VOTRE CHOIX
# FICHE D'IDENTITÉ :

PRÉNOM(S), NOM – Lazare de Cantel
SURNOM - Le fantôme masqué.
ORIGINES - français
DATE, LIEU DE NAISSANCE & AGE – Paris, 22 décembre. Je suis âgé de 30 ans. Dieu que le temps passe vite…
SIGNE ASTROLOGIQUE - Capricorne
ORIENTATION SEXUELLE - hétérosexuel, marié et fier de l’être.
PARTICULARITÉ – Ma plus grande passion est l’Opéra. Certes, cela n’est pas la plus virile des occupations, mais je me contrefiche bien de votre avis.
Il n’est pas rare que, grâce à mon vieux phonographe, je fasse partager ma passion à toutes les personnes dont les chambres se trouvent au même étage que la mienne…Aussi, je vous demanderez de ne pas venir me déranger pendant que je m’abandonne à ma passion. Ma balle vous aura déjà touchée avant que vous eussiez le temps de dire « Baissez la musique, s’il vous plait. ».
VOS LIEUX DE RÉSIDENCE – J’occupe évidemment une chambre dans la congrégation de l’ombre.
CAMP – Congrégation de l’ombre
UNE PROFESSION EXERCÉE ? – Je suis inspecteur, mon métier consiste donc à vous suivre, vous épier, rapporter le moindre problème et, accessoirement, vous casser les pieds.
RANG DE DÉPART - F

# CONGREGATION DE L’OMBRE

PLACE OCCUPÉE- membre de la congrégation
UN COMMENTAIRE À FAIRE SUR VOTRE INTENDANT KOMUI LEE ? – Disons que c’est un personnage…Curieux…Oui, je crois que c’est le bon mot.

# BEHIND THE SCREEN

PRÉNOM - Justine
AGE – 15 ans
SEXE – I’m a girl ~
DOUBLE COMPTE ? Nop
NIVEAU RP – je rp depuis presque 3 ans. Maintenant me donner un niveau…Moyen je pense ?
UNE REMARQUE SUR LE FORUM – MA-GNI-FI-QUE
VANILLE OU CHOCOLAT ? - …Chocolat ?
CODE - VALIDE PAR LAVI ! Qui te souhaite la bienvenue !


MY STORY

[list]Histoire;
I.Child, my terrifying child

C’est un 22 Décembre que ma mère m’infligea la vie.

J’étais laid, très laid. Tellement laid qu’une des infirmières c’était évanoui en voyant mon visage. Enfin, si on pouvait appeler ça un visage… Deux grandes fentes me servaient de nez, l’un de mes yeux, le gauche, était à moitié clos, quelque peu gonflé. J’étais maigre et pâle comme un linge blanc, maladif. N’importe quelle mère aurait pu rejeter un être comme moi. Mais il n’en fut pas ainsi. Celle qui m’avait donné la vie ne semblait éprouver aucun dégout en me voyant. Elle n’avait pas peur. Après tout, j’étais son enfant, la chair de sa chair, le sang de son sang. Pourquoi aurais-je dû la dégouter ?
Pour mon père, ce fut une autre histoire. Ma famille était noble, et accueillir un tel monstre n’était pas la meilleur des choses pour notre image. En bon catholique, il pensait même que le diable avait causé ces marques sur mon visage et que j’étais donc un être diabolique. Mais malgré son dégout à mon égard, il dut bien m’accepter. Ma mère ne l’aurait en aucun cas pardonné d’un tel abandon. Le soir qui suivit l’accouchement, on m’amena donc à la demeure familiale dans le plus grand secret. Personne ne devait voir cet enfant hideux qui faisait honte au nom de Cantel.

A la maison, seule ma mère semblait me traiter comme n’importe quel enfant, m’apportant l’amour dont j’avais besoin. Mon père, en revanche, dès que je fus en âge de parler, m’apprit immédiatement à réciter des prières et autres bondieuseries. « Pour exorciser les démons » disait-il…J’avais donc d’un côté l’enseignement d’une mère aimante, quelque peu laxiste, et bienveillante, et de l’autre côté celui d’un homme strict, plein de rancœur, et un enseignement religieux des plus sévères. Je n’étais donc pas complétement à plaindre ! Certes je n’avais pas toujours le droit de sortir, je côtoyais peu de gens, mais pour moi, à cette époque, du temps que ma mère était à mes côtés, tout allait bien. N’est-ce pas ce qu’un jeune enfant désir le plus ? Et puis, j’étais assez gâté il faut dire. Ma famille n’a jamais manqué de rien, et surtout pas d’argent. Ils étaient même si riche que ma chambre finit vite par être remplie de babioles sans importances, de jouets et de peluches. Pas d’amis, mais beaucoup de cadeaux, vous ne pensez pas que ça compense ? Peut-être me prenez-vous pour un matérialiste après de telles paroles mais, admettez le, il est facile d’acheter un enfant en lui offrant tout ce qu’il désir. C’est ce que faisait ma mère. Je suis sûr que vous pensez maintenant que c’était une mauvaise femme. Si c’est le cas, vous faites fausse route. Si elle m’offrait tout cela pour « m’acheter », c’était aussi pour me faire oublier que dans ma chambre, il n’y avait personne à part moi et des objets sans vie, que je n’avais pas le droit d’aller dehors jouer avec les autres enfants, et surtout, pour me faire oublier que c’était parce que j’étais laid que je ne pouvais pas faire et avoir toutes ces choses. Alors, non, elle n’était pas une mauvaise mère. Bien au contraire.

Le temps passa, et je grandis, tout comme mon désir de connaître le monde extérieur. Je ne cessais d’harceler mes parents pour aller dehors. Ma mère ne me céda rien pour une fois, mais quelque chose sembla changer chez mon père. Il évitait toujours cette discussion, mais pas comme il l’aurait fait auparavant. Il y a quelques années, il m’aurait mis un soufflet avant de répondre froidement que j’avais assez de chose à l’intérieur pour ne pas vouloir aller au dehors. Mais maintenant, il était tendre à mon égard et me prenait même dans ses bras quand je faisais mine de pleurer. Peut-être s’était-il habitué à l’idée que son fils n’était pas comme les autres ?

J’avais alors neuf ans quand mon père m’offrit un cadeau bien singulier…

II. Mask of joy


La porte s’ouvrit, laissant entrer un froid hivernale dans le corridor. Des pas retentirent, accompagnés par des rires d’enfants.
« - On est rentré !! hurla une petite voix
Le jeune garçon courut avant de se jeter dans les bras grands ouverts de son père. Celui-ci l’embrassa. Puis, machinalement, comme les gestes qu’on l’on prend l’habitude d’exécuter, le petit tira d’un coup sec sur la cordelette de cuir avant de jeter son masque sur la table la plus proche.

Un masque. Voilà le cadeau que m’avait offert. Je me souviens encore du jour où il me l’a donné. Il était rentré tard ce soir-là, et moi je n’étais pas encore couché. Je me souviens avoir eu peur quand j’ai entendu la grande porte d’entrer s’ouvrir avant de claquer. Mon père était alors apparu dans le salon. Il n’avait même pas pris le temps d’enlever son manteau. Il me toisait de haut, de son air solennel de père de famille. Il c’était approché de moi, calmement, doucement. D’un instant à un autre, je savais que sa main aurait pu venir frapper mon visage. Mais rien n’arriva. Il se mit alors à sourire, pour ma plus grande surprise. Sortant ses mains de derrière son dos, il me tendit alors un paquet, m’adressant au passage quelques paroles tendres. Je m’empressais de l’ouvrir, découvrant à l’intérieur un masque fait de porcelaine blanche. Je fus d’abord déçu. Mon père m’expliqua, voyant ma mine boudeuse, que ce cadeau me permettrait de sortir. Le seul cadeau que j’avais osé lui demander.

Le seul qu’il m’offrit.

III. Goodbye

Mon père nous quitta moi et ma mère, un 6 juin, à l’âge de quarante et un ans.
Le médecin nous déclara qu’il était très certainement mort de fatigue. J’étais alors âgé de 17 ans. J’aimais mon père et j’étais anéanti par la nouvelle, mais ma mère, elle, ne semblait être plus que l’ombre d’elle-même depuis sa mort. C‘était assez compréhensible. Elle venait de perdre le seul homme qu’elle avait aimé. De plus, l’idée de passer ses vieux jours sans aucunes personnes à ses côtés devait la terrifier. J’ai bien tenté de la consoler maintes et maintes fois, mais elle ne voulait entendre mot. Les mois qui suivirent le décès de mon père furent les plus tristes que j’ai jamais vécus.

Tout était devenu sombre, même ce début d’été dont le ciel promettait pourtant d’heureuses rencontres. Ma mère restait toujours terrée dans son silence. Un silence de mort. Elle était cependant bien vivante, et s’en plaignait. Il n’y avait pas un jour où elle ne faisait allusion à la mort de son cher et tendre, pas un jour où elle n’émettait le souhait de le rejoindre. Pas un jour où elle ne souhaitait qu’il revienne. Ce silence, ce vide, cette place inoccupée dans le lit était comme des coups de poignard qu’elle recevait en plein cœur. Son visage avait vieilli d’au moins une dizaine d’année en seulement quelques jours. Seuls ses beaux cheveux rouges témoignaient de sa jeunesse.

Ma mère avait trente ans et en paraissait cinquante.

IV. Strange meeting under the moonlight

« - Seigneur…on vous dit si bon….alors….rendez-moi mon mari…Je vous en prie !
« - tu n’as qu’à l’appeler, mon enfant ♥

Ce soir-là je rentrais d’une promenade. La nuit avait déjà étendu son long manteau sur le vaste ciel de Paris. C’était une de ces soirées où seul l’aboiement lointain d’un chien venait briser le silence. Une de ces soirées où l’air doux d’été vous caresse doucement la nuque, brise rassurante et maternelle.

Je desserrais doucement le tissu qui me serrait la gorge avant de pousser tout aussi doucement la porte de la demeure familiale. Rien. Pas une lumière. Pas une parole chaleureuse pour m’accueillir. Seul semblaient résonner dans le grand salon un dialogue entre une voix féminine et une autre masculine. Une voix d’homme que je ne connaissais pas. Méfiant, je m’avançais doucement dans le couloir avant de pousser du bout de ma canne la porte en bois, déjà entre ouverte, qui me séparait du salon. Ecarquillant les yeux, je découvrais avec horreur la scène qui se déroulait devant mes yeux.

Ma mère tenait à peine sur ses jambes, son visage baigné de larmes. Devant elle se tenant un bien étrange personnage, rondouillard, qu’elle semblait implorer. Cet homme, ou plutôt cet être, n’avait rien d’humain. Son sourire et son déguisement qui semblait au premier regard bien sympathique me paraissait alors tout à fait terrifiant. Il tendit soudainement le bras, présentant à ma mère une sorte de squelette qui, comme par enchantement, venait d’apparaitre. Une étoile était gravée sur son front, suivit d’un nom… « Lucius »…Le prénom de mon père. En lisant cela, je ne sais pas vraiment ce qu’il s’est produit chez moi. Une sorte de décharge d’adrénaline peut-être ? En tout cas j’avais senti que ce qui se passait risquait de mal finir. J’ai donc violemment poussé la porte qui se fracassa contre le mur avant d’hurler je ne sais quoi à ma mère. Puis plus rien. La seule chose dont je me souviens de cette soirée, à part ce que je vous ai raconté, est la silhouette d’un homme vêtu de noir, dans un uniforme bien étrange. Je me souviens aussi de la rosace accroché à son manteau.

Quelques semaines plus tard, je me réveillais dans une chambre d’hôpital. Ma mère était assise à côté de moi et, dès qu’elle me vit ouvrir l’œil, sauta de sa chaise pour me prendre dans ses bras. Jamais je ne l’avais vu aussi heureuse depuis la mort de mon père. Elle me raconta que les médecins nous avaient trouvé elle et moi inconscient sur le sol du salon, qu’elle ne se souvenait de rien mais n’avait pas reçu de choc physique. En revanche, je devais avoir pris un bon coup sur la tête me dit-elle. Mais peu importe, ma mère semblait avoir tout oublié de cette soirée. Sa tristesse s’était en aller en même temps que sa peine.

Après quelques minutes de discussions, elle se pencha pour attraper quelque chose. Un phonographe. Elle le déposa doucement sur mon lit, souriant fièrement. Elle attrapa alors un énorme disque qu’elle posa sur l’engin, activant celui-ci. Une douce mélodie se répandit dans toute la chambre. Une voix de femme, une soprano, commença alors à chanter son refrain sur la musique. C’était semblable à cette brise d’été. Douce, chaude et rassurante. C’est à partir de là que j’ai commencé à aimer l’Opéra je crois… Ma mère me voyant alors complétement subjugué par la musique et pas cette voix me dit d’une aire taquin « Cette fille, tu l’épouseras un jour ! »

Et je l’ai épousé.

V.Sweet heart

Christine Beaumont. C’était son nom. Une femme fraiche et belle doublé d’une excellente cantatrice. Un être charmant qui semblait avoir était façonné par la main des anges pour représenter tout ce qu’un homme aurait pu désirer et souhaiter d’une femme sur cette terre. Et moi, j’avais 20 ans, la fougue d’un jeune homme ambitieux, bon soldat – car entre temps je m’étais engagé dans l’armée -…et laid. Moi, petit guerrier de pacotille, que j’avais l’air bête quand j’allais pour l’écouter à l’Opéra, caché derrière mon masque, écoutant sa voix d’ange, un rêve fou en tête : l’épouser… Jamais au grand jamais elle ne voudrait de moi ! J’étais difforme sous ce visage de porcelaine, et elle… elle était tellement belle, tellement parfaite ! J’étais un vulgaire pantin alors qu’elle était une gracieuse poupée. Nous n’avions rien en commun à part peut-être l’amour pour l’Opéra et notre rang. AH ! Toutes ces heures que j’ai passées dans la loge numéro 5 à la regarder, la contempler, je dirais même l’idolâtrer ! Toute le temps que je ne passais pas à courir après le fantôme d’un homme en manteau noir, je le passais dans une salle de concert à l’écouter, elle et sa si belle voix de soprano. J’aurais tout donné pour qu’elle me voie, pour qu’elle me parle…

C’est alors que, durant la représentation de Faust, elle posa ses yeux sur moi. Ma réaction fut des plus bettes : je sursautais et tombais de ma chaise, faisant un affreux bruit qui mis quelque peu en colère toute la salle. Ma belle Christine, ma douce Marguerite – je me souviens encore du rôle qu’elle jouait – se mis alors à rire, tout d’abord discrètement, puis un grand fou rire, si bien qu’on dû la conduire hors de la scène durant une bonne vingtaine de minute avant de pouvoir reprendre le spectacle. Après la représentation, elle vint me voir. Je baignais dans une sorte de bonheur, de joie, d’euphorie ! Un grand bain dont je buvais le contenu sans modérations, savourant le plaisir de lui parler.

Après cette rencontre, tout se fit très vite. Je lui avouais mes sentiments pour elle un mois après cela : un « je t’aime » auquel elle répondit « moi aussi ». Un an plus tard, pour le plus grand bonheur de ma mère, nous étions mariés et moi promu. On m’offrit un poste comme garde au Vatican. Direction l’Italie. Nous nous installâmes avec Christine. Deux ans plus tard, elle mit au monde notre premier enfant : Louis, mon plus beau trésor.

Mais c’est alors qu’au détour d’un couloir, j’aperçus ce grand manteau noir et cette rosace de fer. Un exorciste.

VI. Black Order

Cela fait à présent 7 ans que je travaille pour le Vatican en temps qu’inspecteur. A force d’enquêter sur ces hommes en manteaux noirs, on a fini par me dire qui ils étaient et leur but. C’était donc le comte qui avait rendu une visite à ma mère ce soir-là ?
Hélas, on ne pouvait me céder un poste à la Congrégation de l’ombre, comme ils l’appelaient. Je n’étais pas compatible à l’arme sainte, l’innocence. Je nétais pas non plus un bon scientifique. Mais j’ai bien vite trouvé une combine pour en découvrir plus sur ce monde inconnu qui éveillé ma curiosité et l’intégrer: je suis devenu inspecteur pour le Vatican. Mon métier ? Trouver ce qui ne va pas à la congrégation, faire des rapports et punir. Et en ce moment, on ne peut pas dire que je manque de travail…


Famille;


Christine de Cantel

Cantatrice de talent à l’Opéra de Paris, cette magnifique créature est ma femme. Aussi douce qu’intelligente, elle est, avec mon fils, l’un de mes trésors.
Je garde toujours une photo d’elle sur moi où elle prend la pose avec son enfant.



Louis de Cantel

Ce petit ange n’est autre que mon fils, celui que j’aime le plus au monde. Il doit être âgé de cinq ans maintenant…



Lucius de Cantel

Je vous présente feu mon père. Un homme admirable qui ma inculqué nombre de mes valeurs. Il était strict, certes, mais plein de sagesse.
Que Dieu garde son âme.



Madeleine de Cantel

Cette femme n’est autre que celle qui m’a donné la vie. Malgré la dureté de celle-ci, je la remercie à présent de ce cadeau. Tout comme ma chère épouse elle est douce, drôle et intelligente.
Depuis la mort de mon père, elle séjourne seule dans un immeuble situé dans les beaux quartiers de Paris.

Physique;

Avoir pour seul identité un masque, c’est bien triste croyez-moi… Mais ce qu’il y a en dessous l’est d’autant plus.

On dit que les Hommes naissent tous égaux. Je ne pense pas. Je ne suis pas né comme les autres. Je n’étais pas aussi beau que tous ces petits bambins aux joues bien rouges, aux grands yeux bleus. Non, je n’étais vraiment pas comme eux. Dieu, dans toute sa cruauté, avait choisi de me faire différent, mais avait été assez bon pour que ma mère veuille de moi. Néanmoins, c’est non sans horreur qu’elle découvrit mon visage quand je naquis cette nuit d’hiver. J’étais laid, tout le contraire de ce que doit être un bébé. Je suis né dépourvu d’un nez qui n’était composé en fait que de deux grands trous, comme ceux des crânes. Mon œil gauche était à moitié clos, presque aveugle. Heureusement, le reste de mon visage était intact, comme si il avait échappé à la chose qui avait dévoré mon nez et mon œil gauche. A partir de ce jour, mes parents tentèrent de m’éduquer comme n’importe quel enfant mais ma différence dérangeait toujours autant. Mon père eut alors l’’idée de me fabriquer un nouveau visage. Un qui ne connaitrait ni la laideur, ni les aléas du temps. Mon père m’offrit un masque.
J’ai bien grandi depuis. Je suis à présent un adulte et un père de famille qui plus est. Néanmoins, je conserve cet étrange accessoire pour préserver la laideur de mon visage de la dureté du monde et des hommes qui l’habitent. La figure blanche de porcelaine qui masque ce que je suis réellement a néanmoins un défaut malgré sa beauté : il est froid, autant au touché qu’à la vue. Aucune émotion ne s’affichera jamais sur ce visage. Jamais les lèvres ne se fendront en un sourire, jamais les yeux ne se plisseront de douleur, jamais ces joues ne rougiront. Ce masque me rend certes beau, mais me fait perdre toute humanité. Hélas dans le monde d’aujourd’hui, l’apparence compte bien plu que le côté humain. Je porte donc ce faux visage en permanence.

Je serais bien moins poétique et grave pour décrire ma garde-robe, ne vous en faites pas. De toute façon, mon vêtement de travail, que je porte en quasi permanence, est plutôt simple. Si je devais le décrire grossièrement je dirais qu’il s’agit d’une sorte d’uniforme militaire, de couleur sombre, composé d’un pantalon et d’une veste. Mais pour être plus précis, je dirais qu’il est de couleur bordeaux, que le pantalon est quelque peu bouffant, le bas étant caché pas des guêtres blanc assortis avec des chaussures fines de couleur cuivrée à talonnettes. La veste, elle, est cintrée au niveau de la taille, taillée pour être à la fois pratique et élégante. Ses manches sont longues, trois boutons dorés venant décorer les bords, et le col, quant à lui, reste simple et élégant. En dessous, on peut voir une chemise de couleur blanc au col montant au bord plié de sorte à ne pas cacher tout le cou, un ruban croisé de couleur noir décoré par une pierre de la même couleur que l’habit vient s’ajouter autour du cou. Un veston de couleur bleu clair caché sous la veste complète l’habillement.
En ce qui concerne mon vêtement de tous les jours, il est lui aussi simple, témoignant cependant du rang auquel j’appartiens. Encore une fois les tons sont sombres. Je porte donc un pantalon de couleur noir, ni trop serré, ni trop large, avec une chemise blanche, des bretelles noires cachées par un veston de tafta noir rayé dans lequel je cache le bout de ma lavallière, elle aussi noire, qui serre le col de ma chemise. Je choisis en revanche mes chaussures en fonction du temps qu’il fait. J’ai donc le choix entre des bottes noires en cas de mauvais temps ou alors des chaussures de cuir noir à talonnette accompagnées de guêtre blancs m’arrivant au haut de la cheville.

Mais, revenons donc à mon visage, ou du moins ce qu’il en reste -. J’avais précisé plus tôt qu’une partie de ma figure était abimée depuis ma naissance. Mais qu’en est-il de l’autre partie ? Eh bien, mon œil droit, entouré de cils blonds et souligné par une cerne grisâtre – preuve de mon travail acharné mais aussi de mon âge – est d’un bleu profond, semblable à la couleur d’une mer déchainée. Mes lèvres, elles, sont tout à fait normale, charnues sans être trop pulpeuse, elles n’ont néanmoins aucune couleur, ou du moins celle de ma peau.
Passons maintenant à ma chevelure. Blond vénitien, mes cheveux sont coiffés en une sorte de mèche – coiffure à la mode de notre siècle – qui me retombe la plupart du temps sur le front quand je ne tire ma chevelure en arrière, dévoilant de petits favoris. Ils sont courts, s’arrêtant à la hauteur de ma nuque, et ne sont en aucun cas ébouriffé. Au contraire, ils sont toujours bien coiffés. Généralement lisse, ils deviendront plus souples en cas d’humidité.

Passons maintenant au reste de ma physionomie. Plutôt mince, je ne suis pas pour autant ce qu’on pourrait appeler « un cure-dent ». J’ai l’air malade, certes, mais croyez-moi, je suis plus musclé que ce que vous pouvez penser. Après tout, j’ai été soldat, je suis sensé être assez fort pour pouvoir repousser un ennemi. De plus, avec l’entrainement que j’ai subis, il serait étonnant que je ne sois pas musclé. Niveau taille, on peut dire que je suis quelqu’un de plutôt grand. Mesurant dans les 1m85, je dépasse généralement la plupart des gens que je côtoie. J’ai au moins l’avantage d’être intimidant.

Caractère;

Je ne suis pas quelqu’un d’aimable. Je vous le dit franchement. Je suis de nature calme, ce qui fait de moi un véritable enquiquineur. Je n’aime donc pas l’agitation – l’une de mes excuses étant la nature même de mon caractère, une autre étant mon sommeil léger- ainsi que le changement. La modernisation n’est pas mon for et je préfère m’attacher à d’anciennes valeurs, chose plutôt rassurante. Je dois avoir l’air d’un vieillard radoteur à toujours ressasser le passé… En tout cas, je ne suis pas non plus un grand bavard, malheureusement pour les quelques pipelettes qui voudraient m’adresser la parole. Pour expliquer cela, je dirais simplement ceci : la parole est d’argent mais le silence est d’or. Rien ne sert de parler pour ne rien dire. Le mauvais point dans tout cela étant que je me terre tellement dans le silence que certaines personnes à la congrégation ne se doutent même pas de mon existence ! Je serais même un fantôme pour certains. Etrange n’est-ce pas ? Mais vous devez savoir qu’il y a une chose qui pourrait me rendre ma langue : discuter d’Opéra.

Parlons-en d’ailleurs de cette passion dévorante ! C’était il y a plus de sept ans. J’avais – certes pas pour la première fois- entendu cette si belle voix de soprano. Magnifique. C’était tout simplement magnifique. Dès lors, je me suis mis à aimer cet art. Chaque fois que je pouvais aller voir un Opéra, j’y aller. Je dépenser tous mes sous dans ce loisir, me délectant des mélodies et des voix tout aussi belles les unes que les autres. Faust, Don Juan, Nabucco, Tristan und Isolde ! Je les ai toutes dévorées, des œuvres les plus célèbres au plus méconnues, savourant avec plaisir chacune des représentations. J’ai ensuite acheté des disques, les plus que je pouvais, de sorte à en avoir assez ici pour ne pas m’ennuyer durant les heures où je ne trouverais rien à faire. Bref, vous l’aurez compris, l’Opéra est ma passion.

Sinon, je suis un assez bon travailleur. Dévoué à mes supérieurs, je fais tout ce qu’ils m’ordonnent sans même ronchonner à la tâche. Je suis d’ailleurs perfectionniste – ou manique, appelez ça comme vous voulez – au niveau de mon travail. Je veux que rien ne cloche, que tout soit vite fait, mais bien fait car – encore un de mes nombreux defaults – je ne suis pas très patient. Certes je sais attendre, mais venu un moment, je veux que ce qui doit se passer se passe. Je n’aime donc pas attendre dans mon coin qu’els chose me tombe dessus. Je suis alors toujours à la recherche de quelque chose à faire. A vrai dire, je préfère que mes pensées soient occupées par le travail plutôt que par la douleur que me cause la séparation entre mes proches et moi.

Froid et distant avec les gens de la congrégation, je suis pourtant chaleureux et aimable avec les membres de ma famille. Je leur ai accordé ma confiance et tout mon amour. Me savoir loin de celle que je chérie et de mon enfant me brise le cœur, croyez-le. Je suis un grand nostalgique l’air de rien, gardant toujours près de moi une photo de mes deux amours. Certains soirs, avant de me laisser tomber dans les bras de Morphée, je passe quelques minutes à la contempler le papier brillant. J’ai souvent eu envie de tout arrêter pour les revoir. Mais si je fais ce travail, c’est pour les protéger de ce qui pourrait leur arriver, les protéger de ces machines démoniaques et de ce démon immortel qu’on appelle ici le comte Millénaire.




Dernière édition par Lazare de Cantel le Ven 11 Fév - 5:11, édité 3 fois
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Julian L. Ramirez
L'Oiseau de Chasse

♥️~♥️


♥️~♥️

Ces plaisirs violents ont des fins violentes, dans leurs excès ils meurent,tels la poudre et le feu que leurs baisers consument..

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MessageSujet: Re: Lazare de Cantel // phantom of the black order { FINI } Jeu 10 Fév - 7:21

Yay .. Welcome here ;)

& Bon courage ^^
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Tsuki Sayori Akatsuki
La Fille au Passé Sombre

Le bonheur n'existe pas, c'est la souffrance qui fait une pause.

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MessageSujet: Re: Lazare de Cantel // phantom of the black order { FINI } Jeu 10 Fév - 8:23

Hellow et Welcome <3

Le contexte de DGM n'a pas de date précise donc ce serait mieux qu'il n'y ai pas de dates précises. (naissance etc...)
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MessageSujet: Re: Lazare de Cantel // phantom of the black order { FINI } Jeu 10 Fév - 8:24

Bienvenue à toi !
Très belle présentation, j'aime d'ores et déjà beaucoup ton personnage !
Un féru d'opéra (>8D), c'est si rare de nos jours, et une cantatrice pour femme ? ;D

Bon courage pour la fin, il me tarde de lire le caractère !
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MessageSujet: Re: Lazare de Cantel // phantom of the black order { FINI } Jeu 10 Fév - 9:10

Bienvenue!
J'aime beaucoup ton style d'écriture et ton personnage semble être très interessant! J'ai vraiment hâte que l'on se confronte, toi un partisan de l'Ordre Noir et moi une descendante de Noé, ça promet d'être encore plus interessant que contre un exorciste >8D
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Lazare de Cantel
Le Fantôme Masqué

Avoir pour seul identité un masque, c’est bien triste croyez-moi… Mais ce qu’il y a en dessous l’est d’autant plus.

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MessageSujet: Re: Lazare de Cantel // phantom of the black order { FINI } Ven 11 Fév - 5:21

Hey !
Corrigez moi si je me trompe, mais je crois avoir bel et bien fini ma présentation :3

Julian L. Ramirez > Merci beaucoup ^w^ !
Tsuki Sayori Akatsuki > merci à toi ! J'ai effectué les changements pour les dates.
Seraphiel Euphrasyn Orkan > héhé, encore merci ! Je suis contente que ma présentation te plaise ^w^. Oui, pour ce qui est de l'Opéra, c'est un petit clin d'œil à un livre que j'aime. Il y a d'ailleurs beaucoup de références à deux de mes livres préférés >3<
Armin Faust VIII > aaaah merci ! Que de compliments ! je vais rougir ou alors avoir la grosse tête ! Ce serait en tout cas un plaisir de rp avec toi ( ooow Sherlock ♥ )
Lulubell > Merci beaucoup, ça me touche >< ! En effet, ce serrait très intéressant un face à face Noah / Inspecteur. Pareille que pour Armin donc, se serait un plaisir de rp avec toi !
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MessageSujet: Re: Lazare de Cantel // phantom of the black order { FINI } Ven 11 Fév - 10:43


Vérification de la Fiche de Personnage.

_Titre du Topic : Oui.
_ Couleur du Titre : Yes.
_ Image : Ouaip.
_ Référence du Personnage : Il faut inscrire ton personnage dans la liste des personnages choisis ( dans le forum des rappels ).
_ Copyright : Okay.
_ Nom et Prénom : Okay.
_ Surnom : Okay.
_ Âge : Yep.
_ Famille : Yes.
_ Histoire : Héhé. Ça me fait penser au Fantôme de l'Opéra tout ça.
_ Physique : Yes.
_ Caractère : Oui.
_ Particularité : Ouaip.
_ Le Nombre de Ligne : Yes !
_ Avatar : Ouii.
_ Orthographe, Conjugaison : Okay.
_ Rang du Personnage : Uep.
_ Code : Validés.
Méchamment, Kanda.
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Eve/Angel
L'Incarnation de
La Chance ₪ La Malchance

L'Incarnation de  La Chance ₪ La Malchance
Hoc erat fato !

▐ Ton Age : 26 ▐ Rp : Four
Féminin « Messages » : 1001
« Two Perso » : Eliade
« Situation » : No Rp


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MessageSujet: Re: Lazare de Cantel // phantom of the black order { FINI } Sam 12 Fév - 3:13

Wouoooooo ! Super beau tout ça ! Je viens juste mettre ta couleur et ton rang et hop le tampon ! XD
Enjoy yourself !



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MessageSujet: Re: Lazare de Cantel // phantom of the black order { FINI }

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Lazare de Cantel // phantom of the black order { FINI }

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