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Chacun son masque, aux Pyrénées [PV: Deserty]

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Heaven Dorcester
La Conteuse d'Infini

La faiblesse est synonyme d’allégresse.
La duplicité est synonyme de cruauté.
La douleur est synonyme d'erreur.
Mon masque est synonyme de frasque.

▐ Ton Age : 21 ▐ Rp : [ Deserty //
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MessageSujet: Chacun son masque, aux Pyrénées [PV: Deserty] Mar 15 Fév - 9:32

« Heaven, tu peux te rendre en France? Plus précisément dans les montagnes appelées Pyrénées. J'aimerais récupérer quelques informations.
-... La France? C'est loin, ça... Je vais faire comment?
-Ne t'inquiètes pas, tous les frais sont gérés.
-Alors dans ce cas, me voilà partie. »


La tête appuyée contre la vitre du train, Londres lui manquait déjà. L'adolescente avait l'habitude d'être ballotée de pays en pays, mais à chaque fois, elle se retrouvait nostalgique dès le premier jour. Elle fallait qu'elle cure ça. Soupirant pour la énième depuis le début du voyage, elle observa les décors qui défilait sous ses yeux. Elle essayait de se concentrer sur un point, mais le transport allait bien trop vite pour lui permettre. De ce fait, elle se contentait de vaguement « enregistrer » les grandes lignes du paysage. Des arbres, tiens, encore des arbres. De nouveau des arbres. Et pour changer, encore des arbres. Heaven se leva brutalement, pestant contre l'innocente verdure. Ce qu'elle n'avait pas prévue, c'est que, dans sa précipitation, sa valise avait elle aussi bougée, et elle venait de s'écraser violemment contre son crâne.

    « Wouaïe!!! »


A présent accroupie, appuyant fermement ses mains à l'endroit de l'impact et les larmes aux yeux, elle fusilla du regard l'objet immobile. Dans sa rage, elle eut même l'impression de le voir sourire, comme s'il se moquait d'elle. Inspirant un grand coup, elle essaya de se calmer, car sinon elle savait parfaitement qu'elle allait frapper inutilement – puisqu'elle allait encore se faire mal – le « coupable ». Après avoir bien frotté – pour refaire circuler le sang -, elle se posa sur la banquette. Tellement confortable, qu'elle en oublia son précédent mal de tête. Finalement, elle était heureuse de prendre le train car, étant une envoyée du Vatican même, elle profitait toujours des privilèges de la première classe.

Regardant à droite, à gauche, elle remarqua le plateau de confiseries et autres sucreries. Salivant d'or et déjà, elle prit une tartelette à la Framboise et « l'engouffra » d'une simple bouchée. Elle refit de même avec une autre, pour se rendre compte cinq minutes plus tard qu'elle avait littéralement engloutie le plateau. N'ayant plus de distraction, elle se leva et se balada dans le train.

La seule chose qui était marrante, dans ce moyen de transport, c'était d'identifier le caractère d'une personne rien qu'à son aspect physique. Heaven était plutôt forte à ce jeu-là, d'autant plus qu'elle savait reconnaître les hypocrites, en étant une. Amusée à l'idée de renouveler de nouveaux défis, elle entra tout d'abord dans le compartiment restaurant. Sa première cible fut une dame bien dodue, garnie de bijoux et tout autres babioles qui valent des millions, vêtue de telle façon que l'on pouvait à peine distinguer son visage. Le premier mot qui trotta dans la tête de la joueuse fut:

    « Egoiste. »


L'une des autres règles du jeu, c'est de vérifier si elle a raison. Et elle le prouva magistralement, en quémandant à la bonne dame de lui acheter une sucrerie à 50 cents. Ce peu d'argent, c'était ce que gagnait un gosse en faisant les yeux doux au passant. Une ridicule somme. Et bien non, il fallut que l'égoïste refuse. Mieux encore, elle ordonna – madame se croit tout permis? - à Heaven de sortir, pour argument qu'elle lui gâchait la vue. Tout sourire, la civile lui rétorqua qu'elle avait parfaitement le droit de rester ici. Elle fut tentée de lui montrer sa carte prouvant qu'elle était membre du Vatican, mais l'anonymat était d'or au QG. Se résignant finalement, elle haussa les épaules et sortit de la salle sous le regard moqueur de la dodue.

Alternant le regard entre les portes de chêne massif et les vitres, l'adolescente retourna à son compartiment. De nouveau, elle se posa mollement sur la banquette et regarda au plafond. Elle se demanda alors combien de temps lui restait-il avant la France. La réponse fut rapide:

    « Demoiselle Heaven. Nous sommes arrivés., dit le Trouveur.
    -Merci. Tu peux prendre congé.
    -Mais...
    -Aucun problème. Je sais me débrouiller. »

Ne lui laissant pas le temps d'argumenter, Heaven se jeta hors du train. Posant sa valise au sol, elle observa le ciel. Ou du moins, elle aurait essayé. Sans qu'elle ne s'en soit rendue compte, la brume avait pris place aux alentours de la ville. La température changea du tout au tout. Par réflexe, elle prit une veste dans sa valise et la mit. Elle se dirigea alors vers l'hôtel, demandant son chemin aux passants. Après quelques minutes de recherche, elle y arriva. Sachant que sa chambre était réservée, elle montra rapidement sa carte, puis monta en trombe. Elle jeta ses bagages sur les lits, puis redescendit aussi vite qu'elle était montée. L'envie de se balader l'a démangeait, depuis qu'elle avait vue – de loin – les montagnes.

Hâtant son pas, elle finit par arriver, après deux petites heures de marches – plutôt endurante, hein? - , à l'entrée de la forêt. Elle s'appuya à un arbre, le temps de reprendre son souffle. Elle essaya d'apercevoir les montagnes, mais fut déçue de constater qu'elles étaient cachées par le feuillage touffu. Se laissant glisser contre le tronc, elle s'assit finalement et attendit.

Des bruits de pas parvinrent alors à ces oreilles. Des légers, mais de rapides bruits. Priant pour que ce ne fut pas un détraqué, elle se leva et suivit l'inconnu en se fiant au son. Elle arriva finalement dans une partie du bois reculé, où se dressait un gigantesque chêne. Agréablement surprise, elle s'en approcha lorsqu'elle sentit quelque chose bouger derrière elle.

    « Qui est là? »


Sous ses yeux se présenta alors une jeune fille, portant un demi-masque. Heaven, rassurée de voir une personne normale plutôt qu'un danger public, marcha jusqu'à l'arbre et y posa doucement sa main. Elle réfléchit, puis jugea bon de se poser.

    « Enchantée. Je suis Heaven Dorcester. Et toi? »
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Deserty Blossom
La Demi-Voix

J'ai toujours voulu devenir ce que je ne suis pas. Un joli minois. Un beau sourire. Une magnifique santé. Une famille...C'est peut-être en cela que je suis la plus humaine.



Tu sais Invité, je t'ai toujours voulu. Mais la Mort et le Silence ferment mes lèvres, je te regarde partir au loin, les larmes aux yeux, le cœur brisé. Je n'attends qu'une chose ; que tu te retournes et me prenne dans tes bras, jusqu'à ce que ce corps si fragile laisse s'envoler, mon âme emplie de remords et du besoin d'être aimée. Je veux que tu pleures ma Mort Invité, pour que je me sente enfin heureuse et vivante à travers la Faucheuse et sa liberté...

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MessageSujet: Re: Chacun son masque, aux Pyrénées [PV: Deserty] Mer 16 Fév - 10:14

Tu sais, Deserty, lorsque ces charbons ardents ont enflammés ta joue en larmes, j’ai souris. J’en fus très heureux. Car tu sais, ma chère enfant, lorsque nos paroles se réalisent, alors la victoire est assurée. J’ai su dès cet instant, que je pouvais déguiser ton histoire et ton âme de mes mots et de ma volonté. Deserty, tu es à Moi.

Voilà que tu marches seule. Sans main pour te rattraper. Solitude inexplicable qui t’a prise, comme ça, à sortir de ton lit pour venir toucher de tes mains, l’air pur de la montagne. L’on dirait une vieille femme venue voir un souvenir. Venue s’assurer qu’elle n’avait rien laissé en arrière…Deserty, n’est-ce pas que toi, tu as perdu une chose incroyable à cet endroit ? Peut-être ta vie, en fait.

Faible. Si faible. Toujours à espérer. Non. Tu n’espères pas. C’est vrai. Tu en as terminé avec ces futilités. Tu l’as dit. Tu l’as toujours murmuré depuis que tu as su qu’il ne te restait que peu de temps à vivre. C’est étrange, un humain ne croyant plus en rien. Il a l’air vide de sens. Perdu au fond d’un gouffre silencieux où ses lamentions ne rencontrent comme échos les cris et sanglots d’une âme déchirée…Haha. Deserty, tu es vide de sens. Cela se voit à ta démarche, à ta façon de penser, à la manière dont tu respires.

Habillée de fourrures, fermant à jamais tes yeux troublés par ces morts. La souffrance. Tu ne l’as ressens pas ainsi. Serais-tu un monstre, Deserty ? Ne pas souffrir de ne plus avoir de famille…Immonde chose semblable à un bouton purulent sur ma main. Je n’ai qu’à te percer pour que tu te vides de ton sang et de tes pêchés. L’amertume. Oui. Le regret. Oh oui ! Et le remord ? Ressens-tu le remord ? A vouloir tant et plus te susurrer « Et si je n’avais pas dit ces mots, je serais encore là-bas, à vivre ce que j’ai toujours voulu obtenir ». Alors, tu cherches. La solution. Ton passé. Une nostalgie inouïe qui te ronge.

Cet endroit. Cette forêt aux odeurs enivrantes. Humide. Fraîche. Glacée par le temps et l’hiver. Mais il y a de la vie. Oui ! Tes paupières clairsemées de points blancs, tu le sens, tout bouge, tout vole ! Sauf toi. Toi, la statue aux mirages. Celle aux larmes refoulées. Mourir. Tu vas mourir. Pourtant, avant de te traîner dans ta crasse et ta volupté maladive, tu poursuis cette vie que tu as menée.

N’est-ce pas à cinq ans que Papa t’a fait visiter la forêt ? Il disait que le vieux chêne était le foyer de la fée de la forêt. Autant aller vérifier ceci, non ? Oui. Retourner dans cette innocence, cette blancheur enracinée dans ton cœur et couverte des cendres de ta tragédie, du charbon de ton mutisme…Voici ce que tu veux, Deserty. Retrouver des moments heureux et les voler de ces endroits pour qu’ils recouvrent ta rancoeur, tes regrets. Ah ! Deserty ! Pitoyable chose que j’ai créée ! Tu t’en veux et je le sais. Je suis ton Créateur, je te connais. Tu n’attends plus rien du futur ! Car il n’y a rien à y chercher ! Ton train ? Raté. Alors, autant rester embourber dans ce sang et cette laideur, n’est-ce pas ?

« Enchantée. Je suis Heaven Dorcester. Et toi? »


Disparu, l’être aux paroles tortueuses. Voilà que mon esprit se retrouve désembruni des soupçons de mon imagination…Je me demande qui me parle, lorsque je suis seule. Il semble que la folie attende son heure pour venir me rire au nez. Je lève mon visage de la grosse fourrure de mon manteau, fixant de ce regard fermé une silhouette inconnue. Alors, suis-je arrivée ? Le chêne, le foyer de la fée des forêts se tient devant moi. Dans ce cas, l’inconnue est-elle la jolie fée ? Hum, étrange nom pour une fée.

-О, я полагал, что только я знал это место. Пожалуйста извините меня, я называю Расцвет Desserti.

Ma main rencontra mes lèvres bleutées. La jeune fille parlait anglais, elle aurait du mal à comprendre le russe. J’aurais dû y penser plus tôt. Mais j’aime bien me laisser emporter par la langue de Maman. Elle me rapproche un peu d’elle…Je me demande si Elizabeth l’embête encore. Si elle attend de me frapper, pour me dire je t’aime et tu m’as manqué. Ne t’inquiètes pas, méchant démon, je viendrais bientôt te rejoindre…
Sourire contrit. A quoi penses-tu encore, Deserty ? A te laisser naviguer dans les eaux sombres de ton esprit, tu vas finir comateuse, ma chérie…Je repris, d’un accent légèrement russe, retrouvant la langue de mon père, ce qui me surprit assez je dois dire ; depuis le temps que je ne communique plus avec elle, j’aurais dû perdre la main…

-Je suis désolée. Je suis ailleurs. Veuillez m’excuser de ma maladresse, l’on me nomme Deserty Blossom, je ne savais pas qu’il y avait quelqu’un ici, je ne vois pas très bien, ces temps-ci.

Ah ! Tu peux le dire, que tu ne vois même rien du tout. Oh ! C’est vrai, tu ne veux pas qu’on te prenne en pitié…Alors pourquoi venir dans cet endroit ?! Tu aurais mieux fait de rester dans ta jolie chambre vieille de trois cent ans plutôt que de partir à la chasse aux fées. Enfin…Je ne peux plus rien pour toi, désormais.

Je fixe le ciel, en direction du beau chêne. A quoi peut-il ressembler maintenant ? Si je me remémore bien, il y a quinze ans, il était couvert de mousses mais ses feuilles vertes servaient à merveille d’ombre lorsque la chaleur se faisait trop forte. Un jour, Papa m’a raconté cette histoire, sur ce chêne. Il avait son joli sourire en biais, et ses yeux un peu compatissants en me voyant ramper vers lui, presque affectueux. Il m’a dit, que c’était un peu comme l’arbre généalogique de la famille, que chaque branche représentait un grand-père, une sœur, une tante, et que, jusqu’à ce que l’arbre meurt, la famille continuerait à vivre.

-Quel arbre magnifique, murmurais-je.

Je me demande bien si ma branche est encore verte, ou bien peut-être est-elle cassée ? Ou même brûlée ? En y repensant cela doit être logique. Ah lala. Je suis désolée Papa, mais je crois que j’ai cassé ton conte un peu tôt. La famille va disparaître avec moi…J’ai touché mon masque, songeuse, sentant encore les afflux incessants de la maladie. Envie de vomir. De s’évanouir. De tomber au sol. Mais pas devant quelqu’un. Non. Je préfère mourir seule, dans mes vomissements et ma crasse. Un peu de dignité, ça ne fait pas de mal…Alors, je souris, repensant à cette jolie année, la saison de l’été, bref mes moments heureux.

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Heaven Dorcester
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MessageSujet: Re: Chacun son masque, aux Pyrénées [PV: Deserty] Sam 19 Fév - 21:28

« Du russe? »

Une bien étrange langue, que jamais Heaven n'avait réussi à comprendre. En tant qu'informatrice, c'aurait pu lui être utile, mais il fallait croire que cette langue lui refusait ses portes. Ce n'était pas faute d'avoir essayé. Elle avait pris des cours, étant enfant. Mais ça rentrait par une oreille, sortait par l'autre. Et pourtant, un des mots se détacha du lot: « Desserti ». Qui devait sûrement s'écrire « Deserty » en bon anglais. Faute d'avoir assez d'appuis, l'hypocrite en conclut que c'était son prénom.

« Pas le moindre problème, demoiselle Deserty. C'était bien du russe, ce que vous avez dit quelques secondes auparavant? »

C'était une question moindre, mais qui avait titillé son esprit. Par simple satisfaction personnelle, elle voulait se prouver qu'elle savait reconnaître les langues diverses. Elle fixa ensuite, sans même s'en rendre compte, l'étrange demi-masque ornant le visage de la jeune fille. Cette dernière se plaignait de ne pas voir très bien, mais n'était-ce pas la faute de cette chose? Si elle l'enlevait, d'une, elle serait bien plus jolie et de deux, elle verrait bien mieux. Sa curiosité avait été attisée, il fallait maintenant qu'elle sache. Une vraie chipie.

Elle regarda alors la souche de l'arbre, cherchant un petit quelque chose qui la divertirait. Un petit insecte, une écorce mi-arrachée, de la mousse à retirer, ou bien un simple boût de baton. Mais non, rien. Tout était parfait, autour de cet majestueux chêne.

« Je suis absolument d'accord avec vous. C'est un splendide arbre. »

Soupirant, Heaven leva la tête et observa le ciel au travers des feuillages. Il semblait ne plus y avoir de nuage, et elle venait de se rendre compte que la brume s'était dispersée. Peut-être était-ce parce qu'elle se trouvait au fin fond des forêts? Peut-être pas. Elle ferma ses paupières, écoutant le chant des oiseaux. Ce n'était pas si mal, si un colibri n'avait pas décidé de pousser un gazouillement strident. Elle jura à voix basse, se rappelant maintenant pourquoi elle haïssait les bestioles.

Scrutant ensuite avec désir les environs, elle se rendit compte que les décors étaient bien différents de ceux qu'elle avait vus à Londres. La ville anglaise était bien terne et polluée, comparée à cette forêt aux feuilles vertes comme les prés et aux décors colorés. Si elle aurait su, elle se serait rendue plus rapidement dans ce pays accueillant. Mais l'heure n'était pas aux refléxions. Quelque part au coin de sa tête, un petit Komui faisait une danse étrange, avec ce même sourire machiavélique qu'il arbore quand il vient de finir un Komulin. Heaven, qui comprenait qu'elle perdait la tête, se gifla séchement pour effacer cette étrange image. Elle n'avait pas oublié qu'elle était venue pour des informations. Mais elle avait une semaine, elle pouvait bien prendre du repos, non? De plus, elle venait de faire connaissance avec quelqu'un, autant en profiter.

Elle fouilla un peu dans sa sacoche de cuir, pour en sortir des tas de papiers qu'elle posa au sol. Elle prit ceux du dessus, les examina, et mémorisa tout les détails inscrits. Elle prit ensuite sa plume et son encre, pour marquer quelques notes au dos des feuilles. Puis, elle jeta un regard discret à Deserty. Cela l'intriguait-t-elle? C'était possible. Tout comme c'était possible qu'elle puisse s'en ficher royalement. Mais par politesse, elle s'expliqua.

« Navrée, je dois trier mes papiers. Sinon, mon « chef » ne le fera jamais. »

Il y avait une part de vrai, mais aussi une part de faux. Son « chef », ou plutôt Komui, ne ferait jamais, ô grand jamais, ses papiers. Il trouverait toutes sortes d'excuses, ou bien il ferait travailler ses pauvres scientifiques. De ce fait, elle avait acceptée d'en faire une partie. La partie « fausse », c'était qu'elle ne devait pas trier ses papiers, mais plutôt repertérioré les possibles Innocences du coin. C'était ça, son travail. Elle devait examiner les potentiels Apôtres, et en garder une trace sur papier. Et peut-être bien que Deserty en faisait partie...

Au bout de quelques minutes, cela l'agaça un peu et elle décida d'arrêter. Elle rangea le tout en vrac dans son petit sac, puis se releva. Elle fit alors face à l'arbre, et remarqua les branches à sa hauteur.

« … Pensez-vous que l'on puisse monter dans cet arbre? »

Ce n'était pas très féminin, il fallait l'avouer. Mais ici, il n'y avait que la jeune fille au masque et elle. Et puis, cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas grimpé. Alors si elle pouvait le faire, elle comptait bien en profiter. Par chance, elle ne portait pas l'une de ces encombrantes robes à froufrous, mais un short tout ce qu'il y avait de plus pratique. La seule chose qu'elle attendait maintenant, c'était d'avoir la confirmation d'une habituée des lieux.


H.R.P: Désolée, relativement cours. Je me rattraperai au prochain ~
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Deserty Blossom
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MessageSujet: Re: Chacun son masque, aux Pyrénées [PV: Deserty] Jeu 24 Fév - 7:16

J’avais l’impression de voir. Oui, à force de se remémorer les branchages, les lieux, les racines torsadées et même les fleurs fanées, on en venait à croire qu’il s’agissait de la réalité. Ma réalité, à moi. Si j’en crois mes paroles et mes ressentis, j’étais en train de m’enfoncer dans un monde irréel et mélancolique composé seulement de mon imagination et de mes souvenirs. Chaque détail semblait ancien, mais paraissait par les mains de mon âme, appartenir au présent. Je croyais voir, alors que je ne faisais que me souvenir. Il est dur d’imaginer un paysage sans se servir de notre mémoire, des choses partielles observées du coin de l’œil. Je crois même que personne n’y est arrivé ; façonner une histoire sans se servir de son passé. N’ai-je pas raison, narrateur ?

Cesses de m’appeler ainsi. Pour toi je suis peut-être le narrateur, pour moi je suis Moi. Je n’utilise rien qui ne m’appartienne sauf des mots, sauf ma voix et mes ressentis. Je te trouve toujours pitoyable, Deserty. Je ne pourrais me faire à l’idée que tu puisses croire une seule seconde que j’ai vécu ce que tu as vécu. Je ne suis pas laid. Je ne suis pas au bord de la mort. Je n’ai rien perdu, car je n’ai rien eu. Et si cela se trouve, mon enfant, je ne suis que le fruit de ton imagination. Un monstre né de ton ombre, ta part silencieuse et profonde, la partie immergée de l’iceberg. Dans ce cas, Deserty, tu ne peux savoir si tu as tort ou raison, car je suis toi, car tu es moi.

J’ose à peine me rapprocher du chêne aux contours un peu vieillis. J’ai l’impression d’être enracinée sur place, paralysée par une chose inconnue, qui ne veut pas me laisser avancer. Je me sens embourbée, fatiguée, enlisée dans une boue immonde qui me fait penser à du sang. Mon imagination est grandiose. J’en suis apeurée…Avoir peur de soi-même, est-on considéré comme fou ? Si je dois en tirer des conclusions hâtives il s’agirait là de moi-même. Le problème au fait que je ne puisse attraper la vie et suivre son chemin, c’est que je m’arrête moi-même. Pourtant, j’aimerai courir, la rattraper, j’ai envie, je le veux…Qu’est-ce qui m’en empêche ? Pourquoi ne puis-je sourire au monde et savourer le temps qu’il me reste à vivre ? Qu’est-ce qui cloche chez moi ?...

Ma présence même est un problème, Deserty. Si tu arrêtais de m’imaginer, d’entendre ma voix, tout irait bien mieux. Mais tu ne peux, n’est-ce pas ? Tu n’y arrive pas, à vivre ta vie sans écouter mes mots. Et dieu sait, que tu en a besoin, de mes paroles. Ahah ! Comme j’ai l’impression d’être le maître et toi mon chien. Tu ne peux t’asseoir sans que je te l’ordonne, ni même manger sans obtenir mon consentement. Et si j’étais toi, cela voudrait-il dire que tu demandes l’autorisation à toi-même, Deserty ? Sale petite folle ! Vieille gondole ! Disloquée ! Disjonctée ! Folle à lier ! Massacrée ! Sans beauté ! Trouée ! Suicidée ! Imaginée ! Tuée.

« … Pensez-vous que l'on puisse monter dans cet arbre? »


Je sors de mon esprit, comme d’un rêve. Cette réalité m’entourant revient brusquement autour de moi. Le froid. La neige. Les oiseaux. Le petit vent. J’avais même oublié mon interlocutrice. J’ai frotté mon œil à jamais fermé, l’autre caché par mon demi-masque. Je sentais mon corps ankylosé par la fatigue. Cela devait être dû à la dernière nuit blanche passée à écrire une nouvelle mélodie. De ce fait, j’étais moins réceptrice aux regards qu’on me lançait, aux auras m’entourant pour juger les gens.

Monter dans cet arbre ? Etrange idée. Quel âge avait-elle pour penser à cela ? Par sa voix, j’aurais dit une dizaine d’années. Ce qui l’entourait et ses mouvements fluides et rapides me donnaient raison. Il ne s’agissait pas là d’une personne âgée, mais bien d’une jeune femme pleine de vie et de jugements. C’était l’une de ces auras un peu banales entourant les adolescentes allant passées à l’âge adulte. Mais alors, pourquoi cette idée ? Cela m’intriguait, pas au point de m’embrouiller dans des questions de vie ou de mort, cela dit.

Commençant à réfléchir, je me suis remémorée un moment de mon enfance qui me fit sourire. J’étais coincée en haut du chêne et je n’arrivais pas à redescendre. Papa m’attendait en bas et disait de me laisser tomber. Je pleurais à chaudes larmes et pour me rassurer et me convaincre, il avait sorti une ânerie. Le chêne t’aidera à redescendre, même si pour cela il doit te faire mal, pour lui, ta sécurité vaut plus que de te faire quelques blessures, qu’il disait. Moi, j’y ai crû. Je me suis laissée tomber, j’eus seulement la jambe cassée. Tu vois qu’il t’a sauvé, le gentil arbre ? répondit mon père à mes pleurs. S’il avait été si gentil que cela, il m’aurait reposé tranquillement et avec douceur sur le sol herbeux, non ?

J’ai commencé à faire le tour de l’arbre, ravie d’aider quelqu’un. Au moins une bonne action de fait avant de mourir, Deserty, qu’est-ce qu’on est heureux ! Je me souvenais que j’arrivais enfant, à monter entre les branchages grâce à une ramification un peu plus basse. Alors, pour la trouver, je tâtais le tronc, hésitant sur les endroits où poser mes pieds pour ne pas tomber dans un maudit trou.
L’ai-je trouvé ? Oui. Et pas de la meilleure façon. Voyez-vous le problème de construire un paysage par ses seuls souvenirs ? C’est que les choses ont pu disparaître, ou bien apparaître, et dans mon cas, grandir.

Je me pris en pleine poire une branche basse, qui me mit K.O en même pas deux secondes. Je me suis écroulée à terre, mon visage à vif. Quelques égratignures ornaient mon front. Je sentis l’hémoglobine sortir à profusion. Si ça n’avait été que ça…Pourquoi affichais-je un visage un peu pâle et horrifié ? Tout simplement parce que la partie la plus sensible de mon visage, celle brûlée, avait été atteinte malgré le demi-masque et le sang perlait à profusion sur mon menton, sortant du cache que je plaquais bien fort contre ma joue. Un peu étourdie, j’ai sorti quelque chose d’assez…incroyable ?

-Mademoiselle Dorcester, utilisez cette branche pour monter dans le chêne, ce sera plus facile.

Je n’osais regarder dans sa direction, de peur de lui faire peur, et surtout de me sentir effrayée. Alors, en m’aidant de l’arbre, je me suis remise sur mes deux pieds pour lentement me diriger vers un endroit plus stable, tournant le dos à l’inconnue et m’asseoir tranquillement au sol. Ce n’était pas une hémorragie, cependant ça me piquait la peau, cette partie laide de mon être. J’en étais très gênée, et je ne voulais qu’une chose ; rentrer chez moi dans la minute qui suivait.
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MessageSujet: Re: Chacun son masque, aux Pyrénées [PV: Deserty] Dim 6 Mar - 7:16

Elle ne pouvait juste pas se retenir. Il fallait qu'elle rigole, qu'elle laisse éclater sa voix aigue, qu'elle se roule par terre en se tenant le ventre. La politesse lui dictait de bien se tenir, de ne rien laisser transparaître. Cependant, son cerveau lui ordonnait de se laisser abandonner à ses éclats de rires. La main devant la bouche, l'autre sur le ventre, Heaven essaya d'étouffer les sons sans grande réussite. C'était assez impoli, de rire ainsi alors que la personne était blessée, mais ce n'était pas dans les habitudes de l'hypocrite d'aider les gens. Elle n'avait pas envie de faire semblant d'être inquiète, d'aller lui tendre un mouchoir et lui demandait gentiment si tout allait bien... Mais noblesse oblige.

Elle s'exécuta, s'approchant de Deserty, et lui tendit un mouchoir en soie. Une fausse expression inquiète sur le visage, un sourire caché derrière son masque d'hypocrisie, elle lui demanda si tout allait bien. Elle savait parfaitement que la jeune maladroite allait dire « oui », elle ne s'attarda donc pas sur sa réponse. Heaven, comptant se préoccuper de l'arbre, remarqua cependant un détail. Un filet de sang s'échappait de dessous le masque, finissant sa course sur le menton de la jeune fille. « Etrange, étrange! Mais intriguant! » furent ses pensées. Si sa compagnie venait à être blessée, elle se devait de l'aider, non? Vrai, et faux. En réalité, elle venait de trouver l'excuse parfaite pour voir ce que Deserty essayait de cacher au mieux. Si elle proposait son aide, cette dernière ne pourrait évidemment pas refuser. Et apparemment elle le comprit, car elle enchaîna bien vite la phrase suivante, empêchant l'adolescente de revenir au sujet. Après tout, il fallait qu'elle le fasse en finesse, et si elle insistait trop, cela serait suspicieux...

« Par là? Merci bien! »

Cachant son excitation derrière une phrase de politesse, elle s'empressa pourtant agripper fermement la dîte-branche, en prenant soin de laisser sa sacoche au sol. D'un geste souple, elle y plaça ses jambes et se leva. Elle continua son ascension, jusqu'à atteindre le milieu du grand arbre. Elle regarda en bas, pour voir que son invitée lui semblait bien petite. De là où elle était, elle ne pouvait décemment pas lui adresser la parole sans hausser la voix. Elle se pencha alors dangereusement, la tête balancée en arrière. Le sang lui montant à la tête, elle ne s'arrêta pas pour autant. Elle laissa ses mains ballantes dans le vide, ayant pour seule attachement ses jambes pliées sur la branche, la soutenant et l'empêchant de tomber droit au sol. Ses cheveux soufflés par le vent, sa tête rougissant à vue d'oeil, elle arborait un grand sourire. Il n'y avait pas à dire, elle adorait les hauteurs. Habilement, elle balança le haut de son torse et se redressa, ses mains rattrapant de justesse le bois. Restant quelques minutes passives, elle s'allongea ensuite sur le ventre. Elle respira, se posant. Un sourire aux lèvres, elle ferma les yeux, pensant à tout et à rien. Elle était trop décontractée pour songer à la guerre Sainte, mais trop impliquée pour en oublier la totalité. Quand elle réfléchissait, il y avait toujours une ombre quelque part, lui rappelant qu'elle ne pouvait plus rester « neutre », que le temps de l'insouciance était finie. De même que lorsqu'elle dormait, une partie de ses rêves en revenaient toujours à cette bataille. Elle soupira longuement, avant de jeter un coup d'oeil en bas. Apparemment, demoiselle Deserty n'avait pas pris les jambes à son cou.

« Je suppose que vous n'allez pas me rejoindre là-haut? », dit-elle en haussant doucement la voix.

Bien que leur rencontre fut récente, Heaven avait déjà cerné les principaux traits de caractères de Deserty. Elle savait donc, d'or et déjà, que celle-ci n'allait certainement pas monter. Surtout pas après la beigne qu'elle s'était prise, « la pauvre ». Soupirant de nouveau, elle s'assit sur la branche, balançant ses pieds dans le vide. Elle prit une inspiration, et sauta à un niveau en dessous. De bonds en bonds, elle atteignit bien vite le bas de l'arbre, et ce en un morceau. En un dernier effort, elle posa pied sur l'herbe et sourit à son invitée. Elle s'assit contre le tronc, et regarda le ciel. Toujours autant de feuilles vertes...

« Tout va bien? Pour votre blessure, je veux dire. »

Elle n'était pas vraiment inquiète, loin de là. Ce serait même plutôt le contraire. La seule chose qui lui importait était de voir ce qu'elle cachait sous son masque. « La curiosité est un bien vilain défaut... ». Mais dans le cas présent, il fallait bien qu'elle lance la conversation. Elle détestait les blancs, ce qui avait le don d'agacer certaines personnes. Mais ces dernières, elle ne leur faisait même pas l'honneur de leur faire entendre le son de sa voix, donc vous pensez bien qu'elle s'en fichait.
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MessageSujet: Re: Chacun son masque, aux Pyrénées [PV: Deserty]

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Chacun son masque, aux Pyrénées [PV: Deserty]

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