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Au bord de la mort, au bord de ma dépendance [Pv Alvis]

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Deserty Blossom
La Demi-Voix

J'ai toujours voulu devenir ce que je ne suis pas. Un joli minois. Un beau sourire. Une magnifique santé. Une famille...C'est peut-être en cela que je suis la plus humaine.



Tu sais Invité, je t'ai toujours voulu. Mais la Mort et le Silence ferment mes lèvres, je te regarde partir au loin, les larmes aux yeux, le cœur brisé. Je n'attends qu'une chose ; que tu te retournes et me prenne dans tes bras, jusqu'à ce que ce corps si fragile laisse s'envoler, mon âme emplie de remords et du besoin d'être aimée. Je veux que tu pleures ma Mort Invité, pour que je me sente enfin heureuse et vivante à travers la Faucheuse et sa liberté...

▐ Ton Age : 24 ▐ Rp : Le chant des Pyrénées ; Julian L. Ramirez. Chacun son masque aux pyrénées ; Heaven Dorcester. Au bord de ma mort, au bord de ma dépendance ; Alvis Rosewell.
Féminin « Messages » : 74
« Two Perso » : I'm alone *.* /PAN/
« Situation » : Yes Rp


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Souvenir/Pouvoirs/Innocence_:


MessageSujet: Au bord de la mort, au bord de ma dépendance [Pv Alvis] Jeu 17 Fév - 10:21

Je n’ai jamais aimé Paris. Ses rues me restent oppressantes. Sa joie, hypocrite. Lumineuse. Pleine de vie. Sourires enchanteurs. Maquillages faramineux. Pauvres éplorés. Rires machiavéliques. Doigts garnis de bagues. Prostitution. Viol. Tuerie. Massacre. Destruction. Mort. Fausseté. Bien le bonsoir messieurs dames, je vous présente la ville lumière.

Deserty, lorsque l’hyperthyroïdie veut jouer avec ton corps, tu as l’air d’un pauvre caniche au bord de la mort, s’évertuant à cracher ses tripes dans son coin pour ne pas montrer une once de faiblesse à ses maîtres. Pourquoi, Deserty ? Par orgueil ? Par inquiétude ? Ou bien seulement pour rester seule, à jamais, dans les profondeurs de ton esprit ?…Mais saches ma chérie, que tu ne seras jamais seule. Car je suis là. Je suis toujours là lorsque tu te désespères à compter les jours qu’il te reste…C’est si drôle, Deserty. Si drôle que j’en ai assez de rire.

Mal. Si mal. Je m’essouffle rien qu’en respirant. Ma poitrine me fait mal. J’ai froid. Ma gorge s’assèche. Je grelotte dans ces vêtements d’hiver. Je retiens de laisser mon sang s’écraser goutte par goutte sur les planches vieillies. Les vibrations de mon corps suivent celles de la roulotte, celle se dégageant peu à peu des trous et pavés de la capitale française. Depuis combien de temps suis-je là, allongée dans ces couvertures, n’ayant même plus la force de remettre mon masque en place ? Je ne compte plus les jours. Si cela se trouve, le docteur a tort. Si cela se trouve, je vais partir dans quelques minutes…

Mes mains rencontrent mes lèvres, accueillant le liquide vermeil dans leurs paumes. Mon cœur se serre ; j’ai l’impression d’étouffer en sentant ce sang caresser ma peau. Papa et Maman, leurs corps brûlés, leurs visages peu à peu devenus horreur par les flammes, devant mes yeux horrifiés, trempés de notre sang. Je souris. Est-ce pour cela que je n’arrive plus à ouvrir les yeux ? Que je ne veux plus me lier au monde ? Ma naissance a causé la perte de nombreuses vies. Je ne suis pas folle au point de regretter ma création. Mes remords sont autres. Chaque matin je me lève avec. Chaque soir je m’endors emplie de ces pensées. Rien que part six mots, j’ai réduis ma vie à néant. Cela m’offusque de voir la réalité en face. Un mot peut avoir des conséquences énormes, dans la vie d’une personne. Elle pourra vous haïr pour seulement une syllabe sortie de vos lèvres. Ca m’effraie. Ca me paralyse. A moins que ce ne soit le fait de ne pas avoir mangé depuis hier soir…

Tu t’échappes dans ce monde. Un peu imaginaire, je l’avoue. C’est le tien. Celui qui te reste. Ton jardin privé. Tu caresses la brûlure ornant ton visage, comme si tu y tenais…Peut-être est-ce ta punition ? Tu souris. Tu ne pleures pas. Même si ça te fait un mal de chien, tu ne pleures pas. Non, jamais. La tristesse ? Tu l’as garde pour toi. Ne pas gêner les autres, c’est ton choix. Pour ne pas être blessée. Encore. Et encore. A chaque année passée. Seulement, Deserty, celle-ci est la dernière. Désolé, ma pauvre chérie de t’avoir convié à obtenir une si belle candeur. A te faire croire aux jolies fées, à l’amour d’Elizabeth, aux violences de Ninon. Désolé de t’avoir créée, en fait…

Un bruit. Une présence. Je me demande pourquoi je ne l’ai pas entendu plus tôt, ce petit rebond assez pataud de la roulotte. Mon visage non couvert se tourne soudain vers la lumière, un peu surpris, plus livide encore que jamais. Je tente de me lever, sans grand succès. Ce n’était pas de la curiosité, juste de l’inquiétude. La voiture est censée tenir les portes closes et voilà que de la lumière filtre dans mon convoi. Ma main hésite entre m’enterrer sous les couvertures ou bien brasser l’air en quête d’un quelconque objet étranger. Elle reste là, en suspens dans l’air froid et humide de Paris. Finalement, j’opte pour la deuxième solution et ne sentit rien au bout de mes doigts, puis je pris la peine de seulement m’adosser contre le mur, un peu trop gênée pour retourner dans mon esprit.

-Il y a quelqu’un ?

Ces paroles étaient inaudibles et disparurent dans l’air matinal de la capital, avalées par les cris et autres actions des marchands. J’eus un petit sourire qui finit dans un sanglot de douleur. Plutôt un toussotement. Le sang se répartit en fines gouttes sur le plancher. Je n’aimais pas ce goût métallique dans ma gorge. Il m’usait. Je n’aimais pas non plus cet état de ma personne. Il me rabaissait. Alors, pourquoi m’avoir donné ce corps ?
Mes doigts tâtonnèrent vers l’endroit où se trouvait mon demi-masque. Je souhaitais m’en vêtir, un peu trop apeurée par l’idée qu’une personne pouvait facilement monter dans la calèche et s’horrifier de mon visage. Je n’ai rencontré que du bois. Mon cœur se serra. Et si ce seul mensonge avait disparu ? Comment pourrais-je contrôler ma peur et ma folie d’être détestée, si ce voile chéri ne me séparait plus des gens de la réalité ?
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