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La fraiche demoiselle sortant de sa caverne. [Seraphiel]

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MessageSujet: Re: La fraiche demoiselle sortant de sa caverne. [Seraphiel] Lun 21 Mar - 19:43

Chapeau melon & Bottes de cuir





« Voici nos prix, 120 livres pour la nuit, nous espérons que vous passerez une agréable soirée chez nous. »
Une jeune femme vêtue d’une robe de velours noir munie d’une cape de la même teinte demeurait indifférente au charme du bel homme qui se tenait derrière le comptoir. En effet, il portait la coupe brune mi- longue à merveille et semblait entretenir son corps pendant ses jours de congé. Son sourire denté blanc immaculé reflétait le nombre d’amantes qui lui passaient sur le corps ; sa façon de relever les sourcils lorsque la jolie petite –très petite- brune avait franchi le seuil le trahissait également. Le visage glacé de la cliente demeurait de marbre si bien qu’elle finit par rompre le silence qui commençait à peser.
« Je crains m’attarder en ces lieux, paysan, l’endroit me déplaît fortement, sans compter le prix. En attendant, je vous prierais d’interrompre vos fantasmes sur ma personne et de ne pas trop délaisser votre femme. Que c’est vilain de votre part d’ôter votre alliance, si si, regardez bien, la marque de bronzage sur votre annulaire. De plus, de par votre manque certain d’intelligence et de perspicacité, vous auriez remarqué que votre dite femme se trouve ici même dans ce hall, à épier vos journées bien remplies. Vous savez, vos si belles journées dans les chambres, à « nettoyer » avec quelques clientEs de passage. »

Abasourdi par ce qu’il venait d’entendre, le réceptionniste étouffa un cri de surprise lorsque la femme qui se tenait encapuchonnée s’était dévêtue. La réaction du mari était si flagrante que deviner qui était-ce devint un jeu d’enfant pour le reste des personnes dans le hall. S’en suivit une immanquable querelle, ou plutôt une véhémente scène de ménage, puis celle qui les avait démasqués tourna les talons et marcha vers la sortie.
« Lamentable... ou pitoyable, au choix. »
Un soupir, un regard las au menaçant ciel gris puis un vol de parapluie. Furtive et discrète, le pauvre cocher n’avait sans doute pas remarqué que l’infidèle parapluie sur son avant bras avait disparu pour abriter la jolie nordique. Elle ouvrit son parapluie alors qu’il ne pleuvait pas une goutte si bien que les passants la regardaient drôlement. Quelques secondes plus tard, c’était l’averse. Pour la première fois depuis le début de la matinée, elle ricana en lançant un regard vers les toits au dessus d’elle. Mais que regardait-elle ? Aucune idée pour un pauvre petit narrateur tel que moi.
Une autre question se posait. La jeune femme semblait ne pas être de passage, de par ses manières habituées, puis elle ne portait aucun bagage. Alors pourquoi cherchait-elle un logement en hôtel ? …Eh bien je vais cesser d’être au point de vue externe pour m’adapter à l’omniscient car c’est fichtrement agaçant d’attendre que tout se passe pour le décrire. Donc, je disais, cette jeune femme ne VOULAIT pas rentrer chez elle. Cependant, après les huit hôtels qu’elle venait de parcourir dans la matinée, son humeur et ses jambes alourdies tendaient à rentrer ; cruel manque d’exercice ces temps-ci.
Le petit oiseau noir s’engagea enfin dans la rue de Baker Street après avoir fait tout Westminster, le Soho ainsi que tout le West End.
Sa petite main aux doigts de pianiste saisit la poignée du 221b puis elle s’engouffra dans l’appartement. Au rez de chaussée vivait sa locataire, l’adorable mais un peu trop bonne Mrs Hudson tandis que la brune aux yeux d’argent vivait à l’étage. Elle s’assit un instant dans le salon de sa locataire qui venait de lui ouvrir avec un air affolé. Affolé ? La bonne femme commença de sa voix saccadée de personne bouleversée.
« Oh, Seraphiel, je vous en prie, allez lui parler... Je viens de monter à l'étage. La fumée ressort d'en dessous de la porte! Je me demande s'il n'est pas mort depuis le temps... Cela fait maintenant trois jours que je n'ai même pas entendu le plancher craquer dans sa chambre. »
Seraphiel soupira bruyamment. Ce qu’il pouvait être agaçant ce Sherlock Holmes ! Sûrement le pire colocataire de tout Londres ! Mais ne vous en faites pas, Seraphiel lui rendait bien la pareille. Elle répondit d’un ton las à sa locataire puis se décida enfin à monter. En effet, si la jeune femme cherchait un hôtel pour les prochains jours, c’est que, malgré ses airs indifférents, elle n’en pouvait plus de ce fumoir doublé de porcherie. Mrs Hudson aurait pu faire le ménage, mais avait bien trop peur de la caverne maudite.
Fatiguée, elle monta afin de faire quelque chose pour changer la situation.
PAN !!

Hum, on aurait dit que Sherlock l’avait fait avant. Mrs Hudson failli la crise cardiaque tandis que le voisin hurlait à pleins poumons. Seraphiel écrasa son visage dans sa main et monta tout aussi paresseusement l’escalier. Arrivée devant sa porte, elle y tourna les clefs et pénétra dans une immondice innommable. Ses yeux argentés en pleuraient tant il y avait de fumée. Elle persévéra jusqu’à la double fenêtre qu’elle ouvrit d’un grand coup afin que la fumée s’y échappe – pourvu que les gens ne croient pas un incendie. L’air redevenu presque vivable, les gouttes d’eau mouillant le plancher, Seraphiel pouvait maintenant s’attaquer à l’Antre.
« Cryo, rentre donc ou tu finiras par ressembler à un cadavre dans la chaussée… »

Une grande panthère noire aux reflets violets passa la fenêtre après s’être ébrouée. Elle ouvrit la bouche et parla calmement.
« J’y comptais bien, mais la douche de ce matin était fort plaisante, je comptais me toiletter intégralement.
- Ca attendra, défonce moi cette porte.
- Et qui la réparera ? »
Il soupira à l’égal de sa maîtresse. Ce regard qu’elle avait lancé à sa répartie était presque tordante tant elle semblait signifier « mais qui s’en fout bordel ? ». Il exécuta les ordres et explosa la porte du détective. Le noir y régnait, Seraphiel vit le revolver sur le sol, une main pendante au dessus. Mrs Hudson qui était montée, s’évanouit cette fois-ci et Cryophalis l’installa sur le canapé après l’avoir débarrassé de toutes les paperasses. Seraphiel pénétra l’Antre, telle une valeureuse aventurière en quête de péripéties palpitantes.
Un corps allongé sur le dos, voilà ce qu’elle voyait.
Et pourtant, ne cillait pas. Elle s’accroupit près du lit et railla.
« Lève toi bougre d’idiot, t’as failli tuer Mrs Hudson avec tes sottises. Tu es bien trop fier pour mettre fin à tes jours, ce n’est pas à moi que tu vas faire gober tes caprices. »
Regardant le visage pâle de son colocataire, elle vit le petit filet de sang couler de sa lèvre. Bien joué le vieux, on y aurait presque cru. Mais elle savait bien que c’état de rire dont Sherlock aurait pu mourir. Seraphiel sortit un mouchoir de sa poche et s’approcha du détective avec un geste presque… affectueux ?
*narratrice morte de rire, « ah Lilith… »*
Soudain, elle empoigna le col de Sherlock, et lui mis un bon poing dans la gueule. Ravie, elle se leva d’un bond et alla se placer derrière son dragon – car oui, Cryo est un dragon - afin de prévenir les éventuelles représailles. Si avec ça il ne se relevait pas, Seraphiel laisserait Mrs Hudson appeler la morgue.


_______________
Désolée du temps que j'ai mis, la gastro m'a clouée au lit ! XD
Voici donc, j'espère que ce n'est pas trop pourri... @___@
C'est un peu long, mais c'est a mise en jambes ! 8D
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MessageSujet: Re: La fraiche demoiselle sortant de sa caverne. [Seraphiel] Sam 23 Avr - 3:26

Grosse huître & Tarte au citron



Une fois cachée derrière son innocence, Seraphiel ne craignait plus les représailles. Cryophalis soupira puis alla s’installer confortablement sur un fauteuil après l’avoir dégarni des tonnes de paperasse et restes de tabac. Sherlock Holmes s’était relevé et lançait le regard le plus meurtrier qu’il avait en vitrine pour exprimer son mécontentement. L’exorciste, ravie, ne se tint qu’à un modeste rictus puis alla poser son nouveau parapluie dans un coin à côté de la porte d’entrée.
« Car pour toi, être une vraie londonienne c’est commander au ciel de ne pas pleurer ? Ou bien prévoir l’averse ? Que nenni, vous êtes déjà maintes et maintes fois rentré trempé jusqu’aux os mon cher londonien. »
Sans prêter attention à cette petite remarque, le détective descendit les escaliers afin de se remplir la panse qui devait être vide depuis des jours. Le petit merle aux yeux d’argent – et non le sale corbeau déguisé – n’eut nul besoin de se pencher pour atteindre Mrs Hudson sur le canapé afin de l’aider à se relever. Ceci fait, elle regarda d’un air las l’horreur dans laquelle elle devait vivre : le salon était devenu déchèterie, des substances non identifiées étaient répandues sur le sol, les murs et les coussins du divan, des papiers et des lettres demeuraient entrouvertes et déchirées sur tous les meubles, le mur de sa chambre était d’avantage plombé que d’ordinaire, sans oublier bien sûr les mottes de tabac et l’odeur nauséabonde qui subsistaient. Comment Cryophalis pouvait-il rester assis comme si de rien n’était ? Décidemment impressionnant ce dragon. Seraphiel quant à elle, décida de rejoindre son idiot de partenaire dans la cuisine. Arrivée en bas, les sarcasmes se renouvelèrent une fois de plus.
« Ote donc de ton visage terne cette mine brouillée telle tes œufs dans la poêle ! J’ai du croustillant à nous mettre sous la dent… »
La jeune femme leva un sourcil et esquissa un sourire. Il était évident que ce détail allait perturber le quotidien flapi de son ami. Après tout, elle était aussi rentrée à Baker Street pour cette raison ! Relevant légèrement sa robe de velours noir encore humide, elle s’assit en face du bougre d’homme. Elle lui vola en douce une tartine et croqua dedans. La saisissant entre deux doigts d’un air entendu, elle posa une condition à sa révélation prochaine.
« En revanche… Il est hors de question que je m’abaisse à faire le ménage pour un homme tel que toi – si nous pouvons te considérer comme tel – c’est pour cela que tu vas gentiment mettre à neuf notre modeste appartement avant que je te dise quoi que ce soit sur cette potentielle affaire… »
A ce mot, elle était certaine du résultat.
Ce ne fut pas aisé, mais après quelques protestations et sarcasmes agacés, elle réussi à convaincre Sherlock de nettoyer son foutoir (il fallait dire aussi que Cryophalis savait se montrer convaincant). Après deux bonnes heures de torchette, Seraphiel étant restée sagement assise dans un coin à admirer son collègue à l’œuvre, sieur Holmes avait enfin terminé. L’appartement ressemblait finalement à quelque chose d’autre qu’une grotte primitive. La nordique alla s’installer confortablement sur le divan aux côtés de son dragon qui rouspéta car il était en train de lire. Se saisissant de sa voix la moins indifférente, elle commença.
« Imagine-toi un appartement au rez-de-chaussée, au dessus d’une taverne mal fréquentée… Un théâtre d’une tragédie qui sait nous mettre en haleine… Si je te dis cadavres et folie religieuse, tu me dis quoi ?! »
Elle poursuivit.
« Bien, tout ce que je peux te dire pour l’instant, c’est ce que m’a confié notre aimé Lestrade – que j’ai croisé ce matin, lui non plus n’avait pas de parapluie… Je n’ai pas eu le temps de passer sur la scène de crime, elle est dans l’East End, pas très loin de Whitechapel. Il m’a dit que trois corps avaient été retrouvés incroyablement mutilés dans un appartement clos de l’intérieur. Nous avons donc trois cadavres dans un huis clos. Mais ce n’est pas tout ! Lorsque je dis mutilés… Le premier n’a plus de tête, de mains et de pieds. Le deuxième voit sa langue coupée dans un plat en face de lui, il lui manque le torse entier. Le troisième n’a ni d’yeux, ni de parties génitales. Puis, au centre de ces trois cadavres est dessiné à la craie un cercle transpercé de deux flèches en croix, d’où ce qui m’a fait penser au rituel religieux… sûrement quelque chose d’exotique. »

Elle abaissa ses paupières et conclut.
« Alors, convaincu ? »






______________
(tu m'as tuée avec Bryan in the Kitchen... XD Hate de la suite ! <3)
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