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PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ]

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Hikari Hakumei
La Lumière Céleste †





Forget these empty lies.

▐ Ton Age : 24 ▐ Rp : 0
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MessageSujet: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Dim 10 Jan - 22:59


  • "Now its time to pay the price
    painful is the cost
    in the dawn of innocence
    your paradise is lost

    Taste forbidden fruit
    the sweetest sin of all
    oh, so hard they come
    and so hard they fall".


    C’était effrayant. La lune lui offrait sa faible clarté nacrée, et elle errait parmi les ruines, se sentant comme une intruse au beau milieu d’un incroyable sanctuaire ; celui du passé. Elle ne savait pas quand le phénomène aurait lieu. On lui avait dit que cela n’arrivait que la dernière nuit, juste avant que la lune ne soit plus visible dans le ciel. Cela devrait être le bon soir, normalement… Les étoiles offrant leur lumière salvatrice suffisaient à peine à soutenir l’astre qui semblait vouloir se dissimuler sous le tissu velouté de la nuit noire. Hikari peinait à voir où elle mettait les pieds. C’était la première fois qu’elle venait à Rome. La première fois qu’elle contemplait les ruines du forum, les vestiges sublimes des temples et des palais antiques. Hélas, elle n’était pas là pour visiter. Sinon elle se serait fondue, de jour, dans la masse informe des touristes qui chaque jour envahissait le site. On l’avait envoyée récupérer une innocence. Du moins, les trouveurs étaient persuadés qu’il y en avait bel et bien une cachée quelque part. Et comment était-elle censée la trouver ? De plus, il y avait des risques que le Comte ait déjà envoyé ses sbires la récupérer. Il y avait donc deux possibilités : soit elle allait se retrouver bientôt entourée par des akumas, ou même des Noah, soit elle passerait la nuit à pourchasser une innocence qui avait peut-être déjà été détruite.
    Brusquement, sans qu’elle ne comprenne pourquoi cela eut lieu. Pourquoi ? Cela ne se passait jamais à la même heure selon les témoins, l’innocence ne réagissait donc pas à une quelconque lumière lunaire. Il y eut un bruissement derrière elle, et une idée s’introduisit dans son esprit, soudain plus vif. L’innocence pouvait parfaitement réagir à la présence des akumas… Rome étant l’une des villes Saintes, le Comte aimait y envoyer ses monstres. Hikari jeta un œil autour d’elle, oubliant le frémissement qui avait agité l’atmosphère un instant. C’était tout simplement magnifique. Toutes les ruines, reconstituées… De la musique, des voix emplissaient l’atmosphère, en un doux bruissement bien éloigné du vacarme auquel notre époque avait habitué la jeune exorciste. Des silhouettes floues et immatérielles passaient devant elle. Un instant, elle tendit la main, espérant effleurer l’étoffe d’une toge. Mais ses doigts se refermèrent sur du vide, et elle sourit. De magnifiques illusions. Un paradis éphémère qui ne tarderait pas à s’évaporer, jusqu’à la prochaine apparition.
    C’est alors que l’enfer se déchaina. Le ciel parut se fendre, la douce mélodie se fit crissement hideux. Et un démon fondit sur elle. Sans plus réellement penser, elle contempla un instant la créature des ténèbres qui un instant s’était fondu dans la masse des chimères venues du passé, engendrées par l’innocence. Ainsi, c’était bien à la présence de l’akuma qu’avait réagi l’étrange phénomène ? Hikari ferma un court instant les yeux. Son cœur accélérait, son corps devenait brûlant. Elle avait mal. L’innocence devait commander au cerveau, il fallait qu’elle la laisse faire. Rapidement, la lumière intense illumina sa jambe. Elle pivota, et frappa la créature de son membre lumineux, presque éblouissant. Un niveau 1. Il explosa, lui brûlant presque les yeux. Il irradiait comme un soleil. Mais le Comte n’avait sûrement pas envoyé uniquement cet akuma. Il était bien trop simple à tuer, et bien trop bête également. Hikari esquissa un sourire agacé, méfiant. Sa jambe était brûlante, mais elle ne préférait pas désactiver son innocence. Cependant, elle se concentra pour que la lumière circule jusqu’à son bras. L’innocence devait aller contre le sens du sang, visiblement. Ce n’était décidément pas très prudent. Un instant, elle tenta de se forcer à modeler la lumière brute. Puissante, certes, mais sans finesse, ni précision. Elle aurait pu la façonner, si elle en avait la force. Mais pour l’instant cela n’était pas à sa portée. L’exorciste réussissait difficilement à tisser une toile de lumière, mais créer une lame ne lui était pas encore accessible. Cependant, elle parvenait à étirer l’aura, l’énergie de son innocence jusqu’à plusieurs mètres. De plus, elle avait réussi, en réduisant la surface d’étendue de l’innocence, à utiliser son pouvoir de façon défensive. Si elle parvenait à envoyer son pouvoir de façon très concentrée sur la zone qui allait être frappée, alors elle réussissait à éviter les blessures graves.
    Soupirant, elle passa doucement sa main – du moins celle qui ne se prenait pas pour une bougie – dans ses cheveux. Ils avaient poussé, et lui arrivaient aux épaules désormais. Elle devait ressembler de nouveau à Meian. Sa sœur qu’elle avait délaissée bien malgré elle, afin de devenir exorciste. Ce qui lui avait offert une raison de vivre, une utilité. Une maison. Mais aussi une prison. Et une santé fragile. L’innocence était stockée dans son ventricule gauche. Elle se transformait en poussière lorsque Hikari l’activait, et circulait donc dans tout le corps, créant une énergie pure qui se présentait sous la forme d’un halo lumineux à la surface de l’épiderme de l’adolescente. Les possibilités d’utilisation étaient infinies, mais la jeune fille était encore très maladroite. Mais un jour elle serait forte. Hikari fronça soudainement les sourcils. Etait-ce parce qu’elle avait pensé à Meian ? : La douleur de la séparation qui s’était assourdie avec le temps était revenue, aigue, infiniment forte. Une grimace étira ses lèvres, en écho au soubresaut qui devait agiter son âme à cet instant. Son innocence se mit à briller avec plus d’intensité alors qu’elle aurait souhaité que tout s’apaise. Il fallait qu’elle trouve l’innocence qui se cachait parmi les ruines. Ensuite elle rentrerait. Ses grands yeux bleus fouillèrent un instant l’obscurité. Au moins, elle y voyait mieux maintenant que son bras irradiait de clarté. Suivant son intuition, elle décida de suivre le chemin qu’avait parcouru l’akuma. Peut-être était-il passé tout près de la matière pure, ce qui avait donc déclenché les illusions ? Non, elles devaient apparaître lorsqu’un survolait la zone, la proximité n’était sûrement pas nécessaire.
    Ses pas la menèrent jusqu’à ce qu’il restait d’un temple qui, comme elle l’avait vu plus tôt grâce à l’innocence, avant que tout ne s’évanouisse dans le néant de nouveau, avait du être somptueux autrefois. Et qu’en restait-il ? Quelques pierres, une colonne détruite. Et là, incrustée au cœur d’une gravure, un cristal. Ce pour quoi elle avait voyagé jusqu’à Rome : L’innocence, enfin. La lumière sembla reconnaître sa sœur. Le cristal fut proprement retirée du motif, sans abimer le moins du monde le vestige. Hikari le rangea dans un écrin comme elle l’aurait fait pour un joyau : car c’en était bien un. Cette minuscule chose avait une volonté propre, elle veillait sur son compatible, elle l’aidait à libérer des âmes. A sauver des vies. En cet instant, Hikari comprenait un peu mieux pourquoi elle tenait tant à rester exorciste. Elle avait beau se sentir prisonnière de la congrégation, elle, la symbiotique qui devrait mourir comme tous les autres pour son idéal, elle qui avait du perdre Meian, lorsque sa mère l’avait laissée au QG sans même lui dire au revoir. Oui, elle se battait pour un Dieu qu’elle ne priait jamais, pour un idéal qui lui paraissait bien abstrait, mais au moins, elle avait une raison de vivre qui était noble. On ne pouvait pas en dire autant de tous. Les Noah, par exemple, servaient le Comte. Ils défendaient un autre dieu, un dieu qui visiblement haïrait les hommes, les âmes. La terre. Un Noah, comme celle qui se tenait non loin. Hikari pouvait sentir son regard sur sa nuque. L’innocence s’évanouit, laissant la jeune exorciste dans l’ombre. Peut-être que la Noah la prendrait pour une simple villageoise attirée par les illusions ? Non. Elle avait du l’observer. Mais il ne lui coutait rien d’essayer de rester un instant dans l’anonymat. Rabattant sa capuche noire sur son visage, balayant les mèches sombres qui lui barraient les yeux, elle tenta de modeler sa voix, de la rendre faible et tremblotante.

    « Qui… Qui est là ? »

    Elle recula d’un pas pour tenter d’étoffer un peu son rôle. Ange innocent perdu dans les fournaises de l’enfer.
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MessageSujet: Re: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Lun 11 Jan - 9:08


    « I think I know what's on your mind,
    A couple words, a great divide,
    Waiting in the wings, a small respite,
    Crowding up the foreground from behind.

    Take anything you want, it's fine,
    Keep up the slow life for the night,
    Don't take it back, I'll just deny,
    This constant noise all the time.
    »

    Le vent nocturne caressait ses bras nus. Elle se tenait en équilibre sur un vieux pilier, que son maigre poids ne pouvait briser. Sa robe virevoltait autour de ses jambes, un tissu d’un bleu foncé qui dans cette sombre nuit se prouvait discret. Des formes sombres se tenaient autour d’elle, soient agrippés à des ruines plus robustes ou volantes dans le ciel, comme des démons, des ombres mauvaises qui veillent, ou qui guettent. Un frêle sourire illuminait le visage pâle de la jeune fille. Elle écarta ses bras pour garder équilibre, ayant vaguement l’air d’une danseuse noctambule. D’un revers de la main, simple geste gracieux, elle envoya quelques sombres formes déambuler parmi les antiquités. Puis elle se laissa tomber de son perchoir, son corps se désaltérant presque pour retrouver le sol dans le silence. Ses grands yeux bleus observèrent avec curiosité les vestiges fascinants d’un époque ancienne. La douce clarté des étoiles auréolait faiblement les arches gracieuses et les restes de palais époustouflants. Bien que dans l’Arche du Comte elle ait le plaisir d’errer parmi des constructions toutes aussi uniques et sublimes, ce qui rendait ce lieu fascinant était son âge, et le fait qu’il ouvre l’imagination de ces spectateurs. Elle glissa sa main le long d’un mur aussi pâle qu’elle, et ferma les yeux avant d’y coller sa joue. Pouvait-elle vraiment entendre les sons d’autrefois qui résonnaient silencieusement à l’intérieur du mur, de la lourde pierre dans laquelle il avait était construit ? Des secondes s’écoulèrent avant qu’elle ne se détache de la ruine et avance vers d’autres pièces marbrées. Elle était venue ici parce que le prince le lui avait demandé. Il lui avait dit de prendre avec elle des Akumas. Elle l’avait fait. Sa présence était d’ailleurs bien justifiée. Elle venait récupérer quelque chose de très précieux. De sa démarche dansante elle se retrouva en face d’une statue que le temps avait brisée. Elle prit les vieilles joues marmoréennes du dieu grec entre ses paumes et souffla quelques paroles inaudibles. On eut dit qu’elle chantait. Mais s’il s’agissait véritablement d’une chanson, elle fut interrompue par la venue d’un monstre qui se déposa dans son dos, menaçant. Ses mains retombèrent contre les plis agités de sa robe. La créature lui tendit une main absurde et gigantesque sur laquelle elle monta. D’une commande silencieuse il la laissa une fois encore sur une ruine fragile. Elle s’installa les jambes dans le vide et observa. L’Akuma se trouvait toujours derrière elle, ses ailes déployées et silencieuses. Finalement, elle n’était peut-être pas la seule à rechercher cette précieuse chose dans cette sainte ville. Ses yeux trouvèrent la personne que l’Akuma avait repérée et elle l’observa un moment. Étrange, cet inconnu semblait danser. Ses mains avaient l’air de frôler des choses qu’elle ne voyait pourtant pas. Elle relâcha sa tête en arrière et gratifia le monstre d’un sourire effroyable. Un instant plus tard, il se précipitait sur cette personne insouciante. Mais à sa surprise l’absurde créature explosa. L’explosion de lumière la fit fermer les yeux et elle leva un bras devant son visage.
    Lorsqu’elle put enfin observer la scène, elle n’eut plus aucun doute sur l’identité de la personne. C’était un exorciste. Il avait une jambe qui resplendissait comme un astre. C’était visiblement un coup donné par ce membre lumineux qui avait privé l’Akuma de sa piètre existence. Elle ne souriait plus. Mais sans plus agir, elle observa avec plus d’attention à qui appartenait cette aveuglante innocence. La lumière qu’elle offrait lui permit de discerner les traits de son visage et pendant un long moment elle resta immobile. Ce visage ressemblait tellement au sien… Elle mordit ses lèvres et continua de couver des yeux l’exorciste. Elle savait maintenant que cette terrifiante lumière ne lui était pas inconnu, et que celle qui la créait encore moins. Plusieurs créatures s’étaient approché suite à l’explosion et encerclait maintenant l’ennemie. Meian se redressa de son triste trône et leva un doigt contre ses lèvres. Les monstres n’attaqueraient pas. Pas tout de suite. Était-ce bien sa sœur qui pourchassait l’innocence ? La précieuse innocence qu’elle était elle même venu chercher ? Un sourire sans joie anima son visage.
    Meian observa sa jumelle alors qu’elle déambulait parmi les ruines. C’était si étrange de la voir ainsi, seule, qui se promenait sans que personne ne la force à faire quoi que ce soit. Pendant un moment, il sembla à la jeune Noah d’être entrain de rêver. Dans ses rêves, elle voyait souvent d’images éphémères et pourtant immortelles qui appartenaient à son passé. Des images de deux petites filles très semblables qui, pieds nus, courraient dans un jardin ensemble, alors que le soleil berçait les fleurs. Un soupir franchit ses lèvres qui semblaient glacées. Non. Ça ne ressemblait pas à ses songes endormis. Cette exorciste, enveloppée dans sa cape noire et armée d’une arme qui tuait autant les âmes que la pénombre n’avait rien à voir avec son passé flou. De plus, le soleil s’était depuis longtemps évadé. Et depuis longtemps maintenant elle l’évitait. Elle ne supportait pas la lumière éblouissante et jaunâtre que l’astre solaire offrait. Pas depuis qu’on lui avait tout arraché. Pas depuis qu’une lumière semblable lui avait arraché sa sœur et pas depuis que sa vie lui avait était dérobée. Morte ? Elle ne l’était pas vraiment, mais elle n’était pas extrêmement vivante non plus. Elle avait changé, et pas seulement au niveau de son front où était apparue une couronne de croix noires qui contrastaient avec sa peau lisse, il y avait bien plus que ça. Un corbeau noir franchit silencieusement le ciel et se déposa non loin d’elle. Elle le contempla tendrement et ses doigts frôlèrent ses plumes ébènes. Lui avait toujours était présent depuis cette sombre nuit… Un oiseau de malheur qui lui rappelait tous les jours ce qu’elle avait perdu et ce qu’elle était devenue. Peut-être était-ce à cause de lui que ses souvenirs n’étaient pas morts. Ses pupilles virevoltèrent à nouveau sur la silhouette sombre de sa jumelle. Elle la vit s’approcher d’anciennes gravures et quelque chose s’anima en elle. Elle comprit instantanément. Ses pupilles bleutées fixaient le petit cube que l’exorciste extirpa de la roche. Rapidement, cette dernière l’enferma dans un petit écrin. Se transformant en un spectre qui avait la même allure que l’oiseau fétiche qui se tenait perché près d’elle, sa silhouette glissa le long de l’arche où elle était, et, invisible dans la nuit, s’approcha de celle qui détenait le joyau. Elle reprit une apparence humaine à hauteur du sol et se cacha dans l’ombre d’un haut vestige. On lui avait tout arraché. Elle avait disparue, sans doute la croyait-on morte maintenant. Ses parents avaient dut taire sa fuite pour sauver leur fierté. Ils ne parlaient plus d’elle. Il n’avait plus qu’une fille. Elles n’avaient jamais étaient deux, mais une. Ils n’avaient qu’une exorciste, possédant une exécrable innocence. Mais une Noah ? Impossible. Sans doute ne la reconnaîtrait-ils même pas. Et sa sœur, la reconnaîtrait-elle ? Elle ne pouvait pas voir les Akumas, seulement les étoiles, mais elle savait qu’ils étaient bien là. Et ils la voyaient, elle. Au moindre ordre de sa part, ils réagiraient. Il fallait qu’elle cherche l’innocence. Sa jumelle n’allait pas tarder à partir. Elle ne la laisserait pas partir sans lui avoir prit l’innocence. La laisserait-elle partir tout court ? L’exorciste enfila son capuchon. Il était temps d’agir. Mais une voix tremblante la devança. Elle mit du temps à reconnaître la voix d’une sœur avec qui elle avait vécu toute son enfance. Et pourtant ce fut les paroles de cette sœur qui résonnèrent dans la nuit, et en elle. Alors elle sortit à moitié de l’ombre. Ses lèvres s’entrouvrirent avec un léger sourire.

    « Moi. Je cherche quelque chose. Peut-être pourras-tu m’aider… ? »

    La clarté des étoiles venait avec peine caresser sa peau et signaler sa présence. Le corbeau poussa un cri perçant qui résonna longtemps, plainte déchirante qui s’éternisa un moment. Il lui sembla faire face à toute une vie. Pourtant son visage était impassible, et tout disait qu’elle ne savait rien de l’exorciste. Tout indiqué qu’elle était entièrement inconsciente de l’identité de cette fille qui se trouvait plus loin devant elle, mais ses mots montraient clairement ce qu’elle voulait. Elle ne sauterait pas dans ses bras. Pas cette fois. Et si elle aurait dut ressentir quelque chose à propos de ça, elle tut ses réactions avant même qu’elles ne naissent. Elles étaient deux anges, cette nuit là.
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Hikari Hakumei
La Lumière Céleste †





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MessageSujet: Re: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Mer 13 Jan - 23:30




    All your smiles, all is fake
    Let me come in I feel sick,
    Gimme your arm
    From the shadow to the sun
    Only one step and you'll burn
    Don't stay too high



    La jeune exorciste contemplait la nuit à la recherche d’une réponse, lorsqu’une voix vint briser le silence :

    « « Moi. Je cherche quelque chose. Peut-être pourras-tu m’aider… ? »

    Hikari tourna aussitôt la tête, et là, dans les ténèbres, elle put discerner avec peine la silhouette d’une jeune fille. Une Noah. Ses yeux turquoise errèrent sur le visage délicat de la nouvelle venue. Se plongèrent dans un regard si semblable au sien, caressèrent des traits qui lui rappelaient les siens. Seules les croix noires que voilaient la chevelure de nuit marquait leur différence. Hikari aurait sans doute se figer, montrer une certaine surprise, et surtout, extérioriser la douleur qui empoignait son cœur dans sa main pressante. Mais elle se contenta de cligner des yeux, avant d’adresser un sourire moqueur à sa sœur jumelle, feignant de ne pas la reconnaître puisque celle-ci semblait parfaitement indifférente. Ainsi Meian était bel et bien devenue une Noah. Un frisson agita l’échine de la jeune exorciste, qui aujourd’hui laissait tomber son masque, celui même qui lui permettait d’offrir aux autres l’image d’une enfant paisible, silencieuse, qui acceptait sans même réfléchir son devoir. Sans donner un seul signe, prouvant qu’elle connaissait la nouvelle arrivante, Hikari décida en revanche d’abandonner sa maigre tentative de camouflage. La Noah savait ce qu’elle était, c’était évident. La Lumière fusa à travers son sang. L’innocence engendrait cette vague d’énergie qui parcourait son épiderme. Le cristal divin se faisait sculpteur, sa conscience délicate s’imposant comme un rallongement de celle de sa compatible. La clarté éblouissante fut dessinée soigneusement, glissant le long de la peau diaphane, l’enveloppant dans la lumière tranchante et brûlante, plus dure qu’un diamant, coulant jusqu’à ses doigts effilés.

    Fermant les yeux, l’exorciste se concentra un court instant, et des lames se dressèrent entre ses phalanges. Des griffes. Parfait. Un léger filet de sang coula à la commissure de ses lèvres soudainement gercées, se fondant dans la couleur purpurine de sa bouche. L’effort était considérable, son innocence était difficile à maitriser. Lorsqu’elle rouvrit de nouveau les yeux, son regard tomba sur son bras, auréolé par la lumière de son arme. Bien, elle devrait être assez puissante. Elle parvenait de mieux en mieux à la modeler. Mais devait elle réellement tenter de tuer sa sœur ? Un soupir silencieux s’échappa de ses lèvres qu’elle serrait étroitement. Hikari avait toujours été étrange, difficile à cerner. Son caractère différait de celui de Meian. Parfois on la croyait plus faible. Mais seule sa jumelle avait autrefois su la comprendre. L’enfant enfermée dans son silence durant la plupart du temps, mais qui savait parfois révéler une témérité et une insolence à toute épreuve. Et il fallait qu’elle abandonne définitivement ce lien , qui durant leur séparation, l’avait fait survivre ? Cette osmose parfaite qu’elle avait toujours espéré retrouver un jour ?
    Car oui, elle s’était battue pour Meian, autant que pour elle-même. Ainsi, il fallait que désormais elle devienne une réelle exorciste, et non pas une ombre qui, en libérant des âmes, prouvait son existence à tous. C’était fini, de rester seule, plongée dans ses pensées, dans ses souvenirs. Il lui faudrait maintenant se mêler aux autres, car il n’y avait plus personne pour l’attendre au dehors.

    « Il arrive parfois que ce que l’on cherche ne puisse être trouvé. »

    Sans pouvoir résister, Hikari fit quelques pas vers la Noah, la toisant de son regard froid. Ce regard qu’elle ne présentait que rarement, lorsqu’elle parvenait à s’emporter. Ou lorsque, comme aujourd’hui, elle luttait contre ses vrais sentiments. Contre l’amour qui l’avait lié à sa sœur jumelle, celle qu’elle avait toujours chérie, celle contre laquelle elle s’était blottie la nuit. Mais aussi celle qu’elle avait abandonnée pour apprendre à marcher seule, pour trouver enfin sa place dans le monde. Ses doigts pâles vinrent saisir le rebord de son capuchon, qu’elle abaissa lentement, sans pour autant le faire solennellement. Ses cheveux noirs glissèrent le long de ses épaules, et elle les rejeta soigneusement en arrière, feignant toujours d’avoir oublié sa sœur. Elle semblait simplement se préparer au combat contre une inconnue. A vrai dire, elle aurait pu demander à qui elle avait l’honneur, mais elle craignait la réponse. Elle craignait d’entendre le nom de sa sœur, suivie du souvenir de Noah qu’elle représentait. La jeune exorciste tendit la main qui n’hébergeait pas l’innocence en cet instant, et l’approcha du visage de sa jumelle, un sourire mutin aux lèvres.

    Mais elle s’arrêta avant même de toucher la peau. Non, elle ne voulait pas se souvenir. Meian était sa sœur jumelle. Elle était morte à jamais, désormais. Cette femme en face d’elle était une Noah. Elles n’avaient aucun lien. Seulement celui qu’il existe entre deux ennemies. Reculant brutalement, son sourire factice s’accrochant obstinément à son visage, Hikari leva les yeux vers le ciel tacheté d’étoiles. Elle tendit l’oreille, cherchant à repérer les monstres qu’on avait du envoyer à la recherche de l’innocence. Ces atrocités qui devaient servir sa sœur. Mais elle avait beau chercher, son attention ne se détachait pas de la jeune femme non loin d’elle. Celle à laquelle elle revint rapidement. Autrefois elles étaient pareilles. Complémentaires lorsqu’il le fallait, faible lorsque l’autre savait être forte. Mais elles étaient faites pour vivre à jamais l’une avec l’autre. Chaque séparation avait été un échec, mais aujourd’hui elles suivaient des chemins on ne peut plus différents. Leur lien était détruit. Comment ? Meian lui en voulait d’elle d’avoir suivi l’innocence lorsque sa mère l’avait offerte à la congrégation de l’ombre ? Elle ne l’avait pas revue, cette génitrice qui s’était désintéressée d’elles dès qu’elles avaient causé la ruine de leur famille. Evidemment, que lui aurait-elle dit après tout ? Merci ? Sûrement pas. Peut-être aurait elle demandé des nouvelles de Meian, mais aujourd’hui elle en avait enfin, et des fraiches. Des nouvelles qui venaient de source sûre. Ainsi le rêve terrifiant qu’elle avait fait était devenu réalité. Leurs esprits s’étaient ils connectés ainsi, afin de célébrer la rupture de leur lien si précieux, ce lien qu’elles avaient cru indestructible ?

    Les doigts d’Hikari effleurèrent un instant la poche dans laquelle se trouvait l’écrin contenant l’innocence. Il allait falloir qu’elle parvienne à la ramener à la congrégation. Et pour cela, en effet, elle allait devoir se battre contre Meian. Elle le savait, il suffisait d’observer le regard bleu de sa sœur pour le comprendre. Après tout, autrefois, elle savait tout d’elle. Mais la Lumière Céleste se doutait que rien n’était plus pareil. Sa sœur aimante n’était plus présente, elle s’était endormie dans le brouillard sitôt qu’Hikari avait lâché sa main pour marcher seule. Et une ombre était née de son corps, marchant à sa place. Une ombre au front couronné de croix noires. Une ombre qui, peut-être , finirait par aspirer sa lumière.

    « Alors, je suis désolée mais je ne peux pas t’aider. »

    Ou plutôt, elle ne le voulait pas. Non, malgré le fantôme de son amour, malgré le gouffre que creusait leur séparation, elle devait être fidèle à ce qu’elle était devenue. Une exorciste. C’était bien plus qu’une simple occupation, c’était une raison de vivre, d’exister, certes, mais aussi le résultat de ses convictions. Une tâche noble et nécessaire, qui pourrait lui couter la vie. Et qui aujourd’hui, lui arracherait la seule personne qu’elle ait jamais aimé. Hikari aurait tant souhaité, comme l’avait fait le Comte, frôler ce front souillé, et, d’un revers de la main, balayer les marques sombres. Elle aurait souhaité retourner à ce jour où, pieds nus, elles avaient courus ensemble pour empêcher leurs parents de les séparer. Et serrer si fort la main de Meian qu’elle ne pourrait plus jamais s’en détacher. Mais non, elle était là, à se mentir à elle-même en croyant qu’elle réussirait à oublier leur amour passé. A mentir à sa sœur, qui l’avait elle aussi oubliée, en la traitant comme une inconnue. Une simple ombre parmi les ombres, là où elle était l’unique lumière.
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MessageSujet: Re: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Jeu 14 Jan - 6:37

    « This ordinary mind is broken
    You did it and you don't even know
    Leaving me with words unspoken
    You better get back.

    Well even if our minds are broken
    There's something that I need you to know
    It's nothing like the life we wanted
    You better move on.

    I'm not angry
    Don't know what to do
    After all the years that I spent with you
    I can't blame you for the things you say
    I was using you just to hide away.
    »

    Si l’une d’entre elle était restée longtemps dans les bras du passé à respirer le souffle du bonheur, c’était bien celle qui, toujours immobile et silencieuse, observait sa jumelle, quelque chose d’indescriptible au fond des yeux. Elle avait vu juste. Sa sœur, cette fois si, n’était pas venue se jeter dans ses bras. Pendant un moment, elle avait hésité. Pendant un court instant, alors qu’un frisson glacé remontait le long de son dos, elle avait crut que la paume de sa sœur viendrait caresser sa joue. Mais c’était tout le contraire. Maintenant, les pupilles céruléennes de la jeune femme semblaient être agressées par la lumière éblouissante qu’Hikari venait de faire apparaître. Alors elle n’aurait pas de regret ? Avait-elle mit tout de côté ? Visiblement son semblant d’inconscience n’avait pas tenu lieu. Alors, les lèvres closes, elle s’était tut, écoutant simplement la voix d’une sœur qu’elle n’avait pas entendu depuis bien trop longtemps. Et ce son lui plaisait. Et pourtant c’était du dégoût qui s’éveillait en elle. Entre les deux, elle était celle qui était resté en arrière, qui n’avait jamais put oublier. Finalement, le destin l’avait rattrapé et elle était allé de l’avant. Mais chaque pas qui l’avait amené à quitter l’enceinte de son ancienne maison, cette maison où logeait à présent leurs souvenirs d’enfance, avait vu disparaître leurs échos, accompagnés d’un peu de sa vie. Elle s’était tut, et la vie l’avait quitté. Sa peau en était un témoin infaillible. Elle avait était réduite en ombre, et pourtant elle avait gardé la pâleur des morts. Elle aurait voulut prendre entre ses doigts les joues roses de sa sœur, de sentir leur douceur et le souffle de vie qu’elles possédaient. Et pourtant elle savait qu’elle ne pouvait pas. Ne pourrait probablement jamais. Le temps des escapades clandestines d’enfants était-il vraiment résolu ? Tout revenait à leur simple choix, et pourtant tellement de choses pesaient sur ces choix délicats qu’elles ne pouvaient même pas choisir volontairement. Meian recula, pour remettre la distance que sa sœur s’était permise de prendre. Cette lumière que sa main familière dégageait, elle la haïssais. Mais Hikari ne pouvait sûrement pas comprendre. Elle lui en voulait sûrement d’être devenue ainsi. Elle la trouvait peut-être même repoussante. Et pourtant, bizarrement, elle n’avait pas était surprise ou attristée. Et c’est à ce point qu’elle comprit que sa sœur avait changé. Elle ne la reconnaissait plus. Ses yeux devinrent froids et ce n’était plus de la douce indifférence qu’ils offraient aux iris magnifiques de sa jumelle, mais une haine malaisée. La nuit était subitement devenue lourde. Elle qui était devenu son nouveau logis, son foyer, ne pouvait la sauver en cet instant. Un petit cristal s’était interposé entre elle et sa sœur, bien auparavant. Cette nuit là, après tant de temps passé loin l’une de l’autre, après des mois de douleur enfuie, il y était encore. Et les choses avaient évoluées dans le mauvais sens. Elle recula encore d’un pas. La main d’Hikari s’était glissée dans une de ses poches et Meian savait parfaitement ce qu’elle tenait serré entre ses doigts. Une innocence. Sur chaque main. Si elle n’avait pas appris à rester calme depuis tout ce temps, elle aurait sûrement craqué. Mais aujourd’hui, elle ne pouvait plus faiblir devant sa sœur. Elle ne pouvait même plus sourire ou pleurer. Cette retrouvaille n’était pas celui d’un passé douloureux mais celui d’un avenir affreux. Le corbeau avait observé les deux sœurs, immobile et oublié sur son perchoir, couronné de sa cruauté et de son présage infect. Mais ses ailes venaient de se déployer et une nouvelle plainte s’était échappée de son gosier. En quelques battements d’ailes il s’était déposé sur l’épaule de la jeune Noah.

    « Oublier est un choix facile. »

    Ses lèvres s’étaient entrouvertes pour qu’un murmure glacé s’en échappe. Ses mots contredisaient ses moindres pensées. Et pourtant elle voyait sa sœur devant elle, prête à l’abattre de sa main dorée. Comme si elle n’était plus qu’une ombre que son soleil allait faner. Meian pouvait comprendre. Que sa sœur la tue maintenant rendrait tout tellement plus facile pour qu’elle continue d’avancer de sa démarche tremblante. Autant rendre vrai ce que tous avait crut jusqu’à maintenant. Autant s’occuper de ses soucis directement avant qu’ils ne fassent des dégâts. Autant l’occire tout de suite avant que les souvenirs se multiplient et augmentent la pression. Un sourire sans joie anima un instant le visage de la Noah. Alors qu’attendait sa sœur ? Qu’elle débute en première ce coup de grâce désolant ? Qu’elle débute la danse de ce bal déroutant ?

    Des reproches. Oui elle en avait. Mais elles n’étaient pas seulement destinées à Hikari. Elle avait tellement de choses à demander, et pourtant, elle ne dirait rien. On pouvait s’en douter non ? Car son plus vif souvenir était celui du silence ; le silence où elle avait erré en attendant. Elle faillit faire un autre pas en arrière, mais se ravisa. Quelle ironie, cruelle moquerie. Ce n’était pas de cette façon qu’elle avait espéré retrouver sa jumelle. Dans les yeux de sa semblable, elle n’existait plus depuis déjà longtemps. Cette terrible révélation que sa sœur lui avait apporté eut pour cause de la faire décrocher. Oui, décrocher de ce semblant de vie que, parfois, dans la pénombre de la nuit, dans la clarté argentée de la lune, elle avait esquissé, comme une actrice qui tenterait désespérément de réussir son acte. Mais elle n’était plus désespérée. Du moins c’était ce qu’elle pensait. Si l’amour l’avait abandonné, il ne lui restait plus qu’à plonger plus profondément dans les abîmes pour s’y perdre. Son visage s’assombrit d’une façon presque irréelle alors qu’elle pencha doucement la tête. Ces révélations l’assaillait de plein fouet. Le maigre espoir que sa sœur jouait la comédie était mort prématurément. Elle voulait lui demander tellement de chose, mais elle ne voulait plus les réponses. La vérité avait éclaté d’une façon sombre, et c’est presque avec douceur que la jeune Noah réagit. Il y avait tellement de choses qui se déroulait dans son corps meurtris que tout ce qu’elle put esquisser fut un sourire extrêmement doux qui n’était qu’un apitoiement sur elle-même. Hikari pourrait croire ce qu’elle voulait à propos de ce sourire, que ça soit la folie ou l’amour, après tout, ces deux choses étaient relativement proches. Elle quitta le regard de sa sœur. Ajusta la masque. Les abîmes l’appelaient. Le papillon de nuit fuyait la lumière qui lui brûlait les ailes.
    La fureur devenait un brasier silencieux dans son cœur. Elle leva ses bras avec une douceur contradictoire, un mouvement gracieux qui, suivit de sa robe virevoltante, lui donnait toujours un air de ballerine. Les traits noirs qui se démarquaient sous ses yeux étaient les seules véritables traces de tristesse que son visage juvénile montrait. Puis de ses mains qui s’étaient rejointes, elle fit naître une minuscule corbeau d’ombre qui resta dans ses paumes, comme endormi. Mais la petite créature ténébreuse leva la tête et ses yeux, deux simples lueurs sur un corps noir, s’ouvrirent, curieux. Elle approcha sa tête de la petite créature et déposa un baiser sur son dos. Puis elle souffla sur l’oiseau qui déploya ses ailes uniformes et qui tourna lentement autour de l’exorciste.

    « J’ai pris l’habitude. » Murmura t-elle.

    Le corbeau prit de la vitesse et de son petit corps, d’autres corbeaux s’extirpèrent. Ils entamèrent leur danse autour de la jeune fille au bras illuminé, doux songes que la lumière ne pouvait dissiper.

    Quand leurs ailes sont mortes
    Les papillons vont où le vent les porte.

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Hikari Hakumei
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MessageSujet: Re: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Sam 16 Jan - 7:25

    I think I'm moving but I go nowhere
    Yeah I know that everyone gets scared
    But I've become what I can't be


    La lumière étincelait autour de son bras, comme un phare au beau milieu des ténèbres, lançant sa lueur à travers les nuages pour guider les navires loin des récifs. Les grands yeux de l’exorciste étaient posés sur Meian, légèrement écarquillés. Autant pour son indifférence. Hikari aurait aimé laisser les larmes couler le long de ses joues, mais un soupçon de courage vint l’aider à ne pas s’abandonner ainsi. Pourtant, elle ne put empêcher ses lèvres de s’entrouvrir. Elle allait parler, sans bien savoir ce qu’elle comptait dire, lorsque sa sœur reprit la parole, dans un murmure mélancolique. Et lâcha sur elle ses sombres corbeaux. Les formes noires vinrent tournoyer autour d’elle, et un court instant, elle ferma les yeux, serrant étroitement les paupières. Deux jeunes filles de 16 ans se faisaient face. Meian semblait avoir oublié Hikari. Et Hikari donnait toujours l’impression d’avoir laissé son passé derrière elle. Le regard de l’exorciste était glacé, et celui de sa jumelle empli de haine. Chacune d’elles aurait pu comprendre que ni l’une ni l’autre n’avait pu oublier sa sœur. Mais, envahie par la douleur, Hikari était comme une aveugle, elle avançait à tâtons. Elle leva la main, la secouant presque distraitement pour chasser ces oiseaux de malheur qui tournoyaient autour d’elle. Ils étaient dangereux, elle en était consciente, mais toute son attention était concentrée sur sa sœur. A quoi jouait-elle ? Avait-elle perdu tout souvenir de son ancienne vie, où avait elle simplement chassée sa sœur jumelle de son cœur à tout jamais ? Sans doute n’en avait-elle même plus, après tout, elle était au service d’un monstre désormais.
    Sans qu’elle ne s’en rende même compte, sa voix s’éleva dans l’air, alors qu’elle tentait toujours de fixer sa sœur, même si elle devait désormais guetter les corbeaux qui dansaient autour d’elle.

    « Tu crois vraiment ? »

    Elle avait soufflé cela, mais déjà, elle le sentait, sa poitrine vibrait, alors qu’elle serrait étroitement les poings, sentant la lumière de son innocence lui entailler la paume. Le sang chaud coula entre ses doigts, toujours enveloppés de l’aura qui, cette fois, se faisait menaçante.

    « Comment peux tu dire cela ? Tu crois vraiment que c’est simple ? Vraiment ? »

    Cette fois, elle avait hurlé, et une larme roula le long de sa joue. La seule qu’elle s’autoriserait à verser ce soir là. Elle avait la sensation que sa gorge s’était déchirée, et son cœur semblait être sur le point de suivre la tendance. Une aile sombre obscurcit son champ de vision. Ex cédée, elle leva son bras irradiant de lumière, et fendit les ténèbres. Un corbeau s’évanouit dans le néant. Légèrement apaisée par ce geste, elle souffla, avant de reprendre :

    « Oublier n’est pas un choix facile. C’est un choix nécessaire, rien de plus. »

    Sa voix était légèrement tremblante, il ne fallait pas. Hikari avait ouvert son cœur, l’espace de quelques mots. Sa sœur risquait de voir la faiblesse qui palpitait en elle. Et cela, elle ne le voulait surtout pas. Car si Meian s’était permise de l’oublier, il n’y avait pas de raison qu’elle soit la seule à vivre avec le souvenir d’un fantôme hurlant dans son esprit. Serrant étroitement les paupières, elle prit le temps de se recomposer un masque froid et impassible. Ce n’était plus sa sœur. C’était une Noah, une ennemie. Il fallait qu’elle se le rentre dans la tête.

    « Après tout tu as bien réussi à faire ce choix. » souffla elle.

    Le murmure s’évapora dans la nuit, culbuté par le vent, frôlant à peine l’oreille de sa sœur. Meian l’avait elle entendu ? Elle en doutait sérieusement. Les frémissements d’ailes des corbeaux emplissaient l’atmosphère, même s’ils n’étaient au final que le murmure d’oiseaux factices.

    Comment devait-elle réagir ? A vrai dire elle n’arrivait plus à se cerner elle-même. Que voulait elle, exactement ? Elle voulait exister. Mais sans sa sœur… ? Non. Elle aurait aimé partager son existence avec Meian, mais cela n’était plus possible désormais. Celle-ci l’avait chassée de sa vie, et de sa voie, comme Hikari devait désormais le faire. L’innocence l’avait choisie, elle. Tandis qu’un souvenir de Noé était allé s’enterrer dans l’âme de sa sœur jumelle. Il était de son devoir en tant qu’exorciste de la combattre, de se dresser contre le Comte et ses sbires, de détruire les akumas, et par ce geste, délivrer leurs âmes prisonnières. Un jour, Hikari avait cessé de penser aux âmes détériorées qui animaient les corps, et elle avait voulu songer à ceux qui les avaient rappelées. Avaient ils trouvé le repos, lorsque l’akuma s’était emparé de leur corps ? Ou attendaient ils sans relâche de retrouver leur être cher, prisonnier sur terre ? Cela avait achevé de la convaincre que ce qu’elle faisait était bien. Mais sa sœur, quelle conviction pouvait-elle avoir ? Elle avait beau chercher, elle ne parvenait pas à en trouver.

    Hikari releva la tête, une expression déterminée sur le visage. Son regard était vide de toute émotion. Son sourire n’était plus qu’un vague souvenir. Peu lui importait l’amour, le chagrin, les rires passés, qui attendaient en elle, seuls comptaient la haine et la rancune qu’elle aurait souhaité ressentir. Les griffes lumineuses qui ornaient sa main vinrent trancher un autre ectoplasme. Elle adressa alors un sourire moqueur à celle qui avait été sa sœur. Si elle voulait la tuer, alors qu’elle le fasse. Hikari l’attendait.
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MessageSujet: Re: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Dim 17 Jan - 9:55

    « Guilt kicks in and I start to see
    The edge of the bed
    Where your nightgown used to be
    I told myself I won't miss you
    But I remember
    What it feels like beside you
    I really miss your hair in my face
    And the way your innocence tastes
    And I think you should know this :
    You deserve much better than me.
    »

    Soudain, alors que l’action commençait doucement à s’installer dans le cœur troublé de la jeune Noah, elle resta figée, comme une fleur qui se déploierait sous la chaleur du soleil avant de se clore à nouveau, brûlée. Ses yeux étaient finalement retombés sur le doux visage de sa jumelle et elle y trouva enfin quelque chose qui n’était pas de l’inconscience. Ou pire encore, de l’indifférence. Elle ne comprenait pas pourquoi ce visage si familier avait tant changé en un si court laps de temps. Alors qu’elle envoyait ses corbeaux sonder l’âme de sa sœur, trouver des vérités qui pouvaient être cachées, il sembla que ces véracités se divulguaient toutes seules. La voix de sa sœur s’élevait et ses mots venaient la percuter sans douceur. Alors qu’un moment auparavant elle avait crut être celle qui errait dans la brume de l’oubli, elle voyait maintenant les frêles mains d’Hikari se serrer. Elle observa l’éblouissante innocence qui ne pouvait même pas s’empêcher de blesser son porteur. L’odeur métallique du sang de sa sœur, de son sang, vint jusqu’à elle. Les lèvres serrées, elle se surprit à espérer que les deux innocences s’abîment entre les doigts serrés de l’exorciste. Ces choses qu’on appelait ‘Innocences’ n’avaient rien de chaste. Elles étaient même coupables dans cette histoire. Cette affaire était tout aussi mondiale que personnelle. La guerre qui se tramait dans son cœur était à l’instar de celle que subissait le monde. Le souffle de la nuit fit virevolter les plis de sa robe, ses yeux ne cillaient plus. L’arme dorée finit par trancher le petit corps d’un oiseau qui se volatilisa comme si la lumière de l’arme le dissipait. Meian laissa sa sœur parler, pour qu’elle lui dise enfin ce qu’elle pensait vraiment. Pensait-elle réellement qu’elle l’avait oublié ? N’était-ce pas elle qui était partit ? Sa mère lui avait empêché de prendre contact avec sa sœur, elle n’avait pas daigné lui donner une adresse, un simple autre mot que celui de ‘congrégation’ qui était devenu cauchemar. L’espoir de la voir s’était rapidement tut. Mais qui l’avait empêché, elle, de lui laisser un mot ? Quelques paroles ? Ô, ce dieu que la congrégation vénérait devait être bien exigent. Ses sbires ne pouvaient certainement pas perdre de temps avec de simples humains. Un sourire illumina le visage pâle de Meian. Et à présent ? Elle n’était plus humaine. Elle était devenue assez importante pour que sa sœur lui accorde de son temps. Et bizarrement, elle en était satisfaite. Néanmoins, elle savait pertinemment qu’elle aurait préféré que les choses se passent différemment.
    Ses traits s’étaient adoucis jusqu’à ce que les lèvres de sa jumelle remuent à nouveau. Oublier n’avait pas était facile. Son cœur ne pouvait qu’appuyer cette idée. Ça n’avait pas était difficile non plus puisqu’au final, ça n’avait été qu’impossible. Même en accueillant un nouveau souvenir en elle, celui du silence, les siens ne l’avaient jamais laissé et ils ne s’étaient jamais abandonnés à cette sérénité. Mais quand était-ce devenu nécessaire ? Ses yeux se plissèrent doucement, refusant toujours de ciller. Hikari cessa de trembler et son regard redevint froid, et en même temps, distant. Car cette froideur n’était pas habituelle dans ce si beau regard. Leur teint glacé était inconnu à Meian et pendant un moment, la personne qui se tenait devant elle n’était plus qu’un exorciste ennemi. Mais le fantôme qui apparu sur ses lèvres colorées lui rappela directement de qui il s’agissait. Elle repoussa ses cheveux derrière ses épaules, sans pouvoir empêcher quelques mèches de retomber contre sa poitrine. Avec aisance, elle s’approcha de sa sœur de quelques pas. Elle se trouvait à un mètre à peine de celle qui avait bercé son enfance. Sa main, comme si elle était devenue maître d’elle-même, vint effleurer la joue rosâtre d’Hikari. Ce n’était qu’un frôlement que ses doigts glacés avaient esquissé mais la main de la Noah resta un moment suspendue dans les airs, se remémorant cette courte approche qu’elle n’avait put empêcher. Un soupir fendit ses lèvres bleutées. Elle avait extrêmement changé, comme si depuis que sa sœur l’avait quittée, la mort l’avait poursuit. Et comme si chaque course l’avait mit à bout, elle avait perdu ses couleurs. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire. C’était si cruel, mais si drôle, d’en être arrivé là. Elle approcha son visage de celui de sa sœur, lui murmurant quelques mots.

    « Tu as l’air bien sûre de toi, Hikari Hakumei. »

    Il n’y avait plus de secret sur leurs identités. Hikari avait clairement laissé savoir qu’elle reconnaissait sa sœur et s’en était de même pour Meian. Les deux jouvencelles s’étaient reconnues comme si elles contemplaient un miroir. Et pourtant une face de ce miroir était obscurcie et l’autre éclairée. La Noah n’avait jamais cherché à oublier avant que ses souvenirs ne la blessent. Il lui avait fallut du temps pour accepter de laisser tomber son passé et maintenant qu’elle en était arrivé là et à son choix délicat, elle s’était rendit compte qu’elle ne pourrait jamais. C’était simple. Pourtant tout était compliqué. Elle ferma ses yeux cernés de noir un court instant. Les corbeaux se mirent à danser plus vite. Leur valse devint fulgurante et bientôt ce ne fut plus que des battements frénétiques d’ailes. Puis en un battement de paupière sur un œil céruléen, un corbeau s’extirpa de la masse et fonça sur l’exorciste… La lune berçait les deux enfants du destin, les deux orphelines du bonheur. Les étoiles venaient les caresser de leurs chants silencieux… Le corbeau percuta l’exorciste sans bruit et se fonda dans son corps. Puis un autre corbeau fit de même, disparaissant derrière la peau de l’exorciste avec vitesse, comme une ombre malsaine.
    Ces corbeaux, comme les ombres qu’ils étaient, allaient recouvrir la conscience de sa sœur d’un voile sombre, chamboulant son subconscient et ses rêves. Les murs des émotions se brisaient en morceaux, il n’y avait plus de contenance. La valse se trouvait dans le cœur d’Hikari, d’autres corbeaux s’infiltrèrent en elle.
    Spoiler:
     

    La Noah eut du mal à ne rien ressentir. Normalement, elle pouvait déchiffrer les sentiments, partager les émotions. Son adversaire était dans un état latéral et il était alors facile de se tracer un chemin jusqu’à son cœur. Pourtant elle fit de son mieux pour ne pas toucher à ceux de sa sœur. Souvent, elle ne pouvait empêcher les émotions de l’envahir mais elle ne voulait absolument pas découvrir à qu’elle point sa jumelle était immunisée contre elle. Elle n’avait jamais crut lever la main si rapidement sur son unique famille et ça la répugnait. Pourtant, un désir était assouvit. Hikari ne pouvait que la remarquer. Elle ne pouvait que se débattre dans les sombres filets de Meian. Elle devait se trouver dans sa tête, parmi les flots incessants de ses pensées. Ses émotions devaient devenir incontrôlables, juste avant de se taire. Il ne devait plus rien y avoir. Que le silence. Elle devait être perdue dans les abîmes de son âme, entre le blanc et le noir, entre la tristesse et le bonheur. Elle devait être perdue.

    « Qu’il soit facile ou nécessaire, c’est un choix que tu as su faire. »

    Meian recula d’un pas et observa le visage de sa sœur. Elle ne l’avait sûrement pas entendu.


Dernière édition par Meian Hakumei le Jeu 28 Jan - 0:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Dim 24 Jan - 11:13

  • I'm sitting here in a boring room
    It's just another rainy sunday afternoon
    I'm wasting my time, I got nothing to do
    I'm hanging around, I'm waiting for you


    Des frémissements agitaient encore son corps. Sa poitrine, bien malgré elle, se secouait parfois convulsivement alors qu’elle aurait souhaité feindre le calme. Hikari ferma les yeux un court instant, soudainement aveugle aux corbeaux qui dansaient autour d’elle, leurs plumes de nuit effleurant parfois sa peau. Ils leur étaient si semblables, à elle comme à sa sœur. Bien plus à sa sœur en vérité. Si Hikari pouvait-elle aussi s’enfermer à double tour dans les ténèbres les plus profondes, elle savait aussi comment allumer la lumière. Comment pourfendre l’ombre de sa clarté presque agressive. Mais Meian s’était enfoncée sans remords dans l’obscurité. Et désormais sa sœur jumelle ne pouvait plus rien pour elle. Pourquoi tremblait elle encore ? Simplement parce que sa sœur tant aimée s’approchait d’elle, d’un pas apaisé. Meian l’avait elle réellement oubliée ? Etait-ce possible de dire adieu à tant de rires, de pleurs, tant de bonheur et de souffrance partagés ? Un instant auparavant, elle qui avait voulu mentir, peut-être pour ne pas rester derrière dans le souvenir alors que sa sœur avait réussi à l’effacer, avait laissé tombé son masque ridicule. Et par ses cris, elle avait jeté sa faiblesse au visage de la Noah. La Noah… Le mot refusait de s’inscrire dans son esprit. Pourquoi devait-elle être la seule à souffrir ainsi, à se souvenir alors que l’autre se créait une nouvelle vie ? Pourquoi le regard de sa sœur était il si étranger à celui qu’elle avait toujours connu ? Etait-ce pour la punir de ne pas avoir rejeté l’innocence quitte à s’en arracher le cœur ? Un instant, sa lumière faiblit, se teintant de nuit et de douleur. Oui, Hikari avait perdu sa sœur le jour où elle était partie en courant de leur maison. Ce soir là, elle avait été lâche. Pour fuir le futur qu’on lui imposait, elle s’était enfuie, sans chercher à libérer Meian de leur cage dorée, cette fois-ci. Après tout, leur première fugue avait été un échec, l’événement qui avait déchiré leur famille. Pourquoi n’avait elle pas pu, ces deux fois, accepter son destin, sourire poliment, et s’en aller au bras d’un inconnu pour redorer le blason de ses aristocrates de géniteur ? Non, une première fois elle était allée se blottir contre sa sœur alors qu’on les préparait à la séparation, et elles avaient fui ensemble. Pour se faire enlever, et ruiner leurs parents avec une rançon exorbitante. Qu’ils avaient hésité à payer. Puis, lorsque elle avait su qu’on allait la marier, elle était partie, une fois de plus. Mais sans Meian cette fois. L’innocence s’était révélée aux yeux de sa mère et de sa sœur qui l’avait poursuivie. Il avait suffi qu’elle fasse quelques pas pour qu’un akuma la trouve, lui qui la guettait depuis si longtemps. Une fois de plus le malheur s’accrochait à elle. On l’avait jetée dans la congrégation, et un instant peut-être, elle avait cru que sa sœur, la favorite de ses parents, pourrait vivre libre et heureuse. Pourrait se remettre. Oui elle l’avait cru, mais l’avait elle voulu ? Au delà de la légère jalousie qui avait palpité dans son cœur, Hikari n’avait pas voulu que Meian puisse se remettre alors qu’elle-même n’y arrivait pas. Egoïstement, elle avait souhaité rester le seul sujet de préoccupation de sa sœur. Mais elle avait échouée. Et en plus de cela, en l’abandonnant, alors qu’elle aurait pu s’enfuir de nouveau, retrouver sa maison, Hikari avait laissé à sa jumelle l’occasion de devenir un monstre. Une créature qu’un jour ou l’autre elle devrait anéantir.

    Un doigt froid effleura sa joue, perçant à travers la nuée de volatiles ténébreux. Puis, un souffle d’éternité, et leur visage furent proches comme ils ne l’avaient pas été depuis plus d’un an. La séparation s’était en vérité effectuée un peu avant son départ pour la congrégation. Tout avait commencé après leur première fugue, tout simplement. Elles avaient ensuite du se comporter en parfaites jeunes filles. Leurs âmes marchaient au bord du gouffre, mais leurs esprits se contentaient d’être droits et agiles. Silencieuses, intelligentes et polies. Hikari l’était restée, au fond. Mais elle avait appris à s’exprimer lorsqu’il le fallait. Par des hurlements parfois, des colères froides d’autres, ou encore de simples paroles narquoises. Oui, comme autrefois, lorsqu’elle était encore heureuse et que l’insolence était sa meilleure arme. Mais elle avait tout gâché. C’était elle qui par deux fois avait craqué. Elle qui avait été faible, ne pouvant vivre sans Meian. Ne pouvant vivre enchainée. Oui, pour la liberté elle avait failli à l’amour qu’elle devait à sa sœur. Et voilà ce à quoi cela les avait menées. L’oubli. Vraiment ? Les mots que prononça sa jumelle la firent trembler un peu plus.

    « Tu as l’air bien sûre de toi, Hikari Hakumei. »

    Brusquement, elle releva les yeux vers Meian.

    « Meian, tu… »

    Mais elle se tût. En un éclair insaisissable, l’un des oiseaux s’était avancé, pénétrant en elle comme s’il n’avait jamais existé. Les ailes parurent effleurer son cœur, caresser son âme. Le flou se fit, mais elle tendit la main, dans un geste mi- suppliant mi- colérique. Ainsi sa sœur se rappelait d’elle ? Que devait-elle en penser ? Oui, Meian connaissait son nom, mais elle ne la considérait plus comme sa jumelle. Elles étaient ennemies, et elle devait réellement s’y faire. Elle allait se reprendre, lorsque d’autres oiseaux s’enfoncèrent dans sa poitrine. Et plus rien ne fut clair. Son cœur battait toujours sans paraître souhaiter lâcher, mais elle, plus que jamais, voulait abandonner. Il y avait tant de souffrance, tant de haine et d’amertume qui se battait dans son être. Toutes ses peurs révélées de nouveau. Oui, elle s’enfonçait au beau milieu de sa crainte de perdre sa sœur et ses pairs, dans le dégoût qu’elle éprouvait parfois pour elle-même, parfois pour ses ennemies. La main qu’elle avait offerte à sa sœur vint se poser lentement contre son visage, le couvrant de sa paume tremblante, de ses doigts crispés. Un léger gémissement lui échappa, alors qu’elle se retrouvait face à sa culpabilité, à tout ce qui était en elle. Où était elle ? Elle n’aurait su le dire. Qui était-elle ? Une créature perdue dans une infinité de tristesse. Sa main se crispa sur son front, et elle ferma les yeux un court instant, laissant échapper un halètement de terreur. Pouvait-elle seulement résister ?

    Un instant elle tenta de chasser les oiseaux qui s’envolaient au creux de son cœur, emportant son âme avec eux. Que ressentait-elle vraiment ? Colère, peur, chagrin, bonheur, amour, haine, amertume, culpabilité pouvaient-ils se mélanger en elle si facilement pour ne plus faire qu’un ? Ils constituaient sa personnalité, son passé, et détermineraient son futur. Des visages, des mots défilaient en elle. Tous lui échappèrent, et elle tomba alors à genoux. Ses paupières se soulevèrent de nouveau, révélant un regard vide et mort. La douleur était enfouie loin, là où elle pouvait encore la ressentir. Hikari ne pouvait plus lutter. C’était fini, maintenant. La lumière de son innocence s'apaisa lentement, un filet de sang s'écoulant de ses lèvres. L'activation avait été interrompue de manière impromptue, et son organisme en pâtissait. Dans sa poche, le cristal divin parut palpiter avant de s'endormir à son tour.
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MessageSujet: Re: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Jeu 28 Jan - 8:17

    « I just want to be alone tonight,
    Take a little glance of the stars’ light,
    Cause lately all I do is fight,
    The pain’s never been so bright.

    And every time it cuts me deeper,
    Maybe we weren’t meant to be together,
    Cause something’s really changed,
    You’ve been acting so strange.

    When I watched you walk away,
    I knew it’d never be okay,
    We’d done a lot of growing,
    But the tears keep on showing. »


    Il existe des rêves qu’on ne peut pas expliquer. Pourtant, ce sont les souvenirs qui alimentent les rêves. Ils se tordent, s’agitent, mais leurs couleurs ne changent pas. Elle, vibrante dans le silence d’une nuit en dérive, sur les chemins ivres à l’inaccessible rive, vint caresser du bout des doigts le dos en soie d’un corbeau. Ses cauchemars naissaient de deux mémoires. Deux mémoires floues qui obstruaient son être. Rien ne pouvait les obscurcir, pas même les douces ailes du corbeau qui avaient atténué sa solitude. Les ténèbres seules avaient sut se montrer rassurant aux yeux de cette enfant. À tâtons, elle avait cherché à étreindre la lumière, mais en tentant de l’agripper, elle s’était brûlé les mains. Pour oublier, chose qu’elle n’avait jamais pu faire, elle avait choisit de s’enfoncer dans l’obscurité qui lui avait tendu ses bras ébènes. Était-ce lâche de vouloir oublier tout, quand tout l’a oublié ? Avait-elle eut tord de vouloir ressentir au moins une fois dans son existence ne serait-ce que l’ombre de la liberté ? Pourtant cette ombre qu’elle avait tant recherché était la seule qui manquait. Elle n’avait jamais pu s’enfuir de sa cage dorée. La force lui manquait. Les deux jumelles avaient toutes les deux leurs forces et leurs faiblesses. Elles étaient pareilles et différentes a la fois. Elles se complétaient. Jamais elles n’avaient été aussi éloignées que cette nuit là, et pourtant elles ne s’étaient jamais aussi bien assemblées. Jamais l’une n’avait était si lumineuse et l’autre si ténébreuse. Mais leurs cœurs, peut importe la couleur, criaient la même triste berceuse. Dans l’esprit de la Noah retentirent des cris. Les cris perçant de deux petites filles qui hurlaient leur désespoir à la lune envieuse. Dans sa poitrine elle ressentait un grand vide, et des images papillonnèrent devant ses paupières momentanément closes. Celles d’une petite gamine aux longs cheveux noirs qui s’agrippait le ventre, les joues trempées, hurlant pour sa moitié : ce qui lui manquait. Une unique créature aux deux cœurs et à la double respiration… Quant était-il maintenant ? Cette créature s’était-elle découpée en deux, pour abandonner deux parts encore sanguinolentes d’un corps amputé devenu faible et tremblant ? Elles étaient face à face, mais seul leur silence se réclamait. Après tant de temps, les deux différente parties de ce corps s’étaient-elles oublié ? C’était idiot de croire une telle chose. Un corps ne peut pas oublier sa moitié quand il naît et grandit avec. Mais la volonté peut le souhaiter. Et même si les souhaits ne sont pas tout exaucé, l’envie réside toujours dans le cœur, aussi sanglant soit-il. Une autre aurait peut-être survécue à cette déchirure d’une manière plus digne. Peut-être qu’une autre aurait continué à jouer la magnifique petite poupée et se serait marié, se traînant et salissant le sol de ses blessures béantes et salivantes. Elle aurait continuer comme une vulgaire bête qui laisserait sa bave écarlate sur son triste chemin. Son sort n’était pas glorieux. Mais elle avait trouvé de la force, assez pour tenir le coup. Les ténèbres pouvaient-ils recouvrirent la plaie ? Ce n’était que des ombres, après tout. Simplement une manière de cacher la blessure. Et peut-être restait-elle aveugle au sang de Hikari, car ses yeux écarquillés étaient éblouit.
    Qui sait.
    Les corbeaux volaient dans son âme, volaient son cœur, caressant du bout de leurs ailes les sentiments enfuies de sa sœur. La tristesse face au bonheur, sur une balance d’or et d’argent. Elle aurait put trancher les corps de dizaines de corbeaux, mais elle n’aurait pas réussit à tous les repousser. Ils avaient disparu au contact de sa peau pour éveiller les sentiments de son âme. La lumière de sa sœur s’éteignit doucement. Les pupilles de la Noah se dilatèrent. Elle avait prit l’habitude de se retrouver dans le noir. Elle n’avait plus peur maintenant que la douloureuse clarté s’était éteinte, accompagnant la conscience de sa sœur. De ses pas légers et dansant, elle s’approcha d’Hikari qui s’était laissé tomber inconsciemment sur ses genoux. La Noah s’accroupit en face de sa jumelle inanimée, s’installant dans les plis nombreux et frivoles de sa robe. Elle fut surprise en voyant un filet de sang s’échapper des lèvres de sa sœur. Elle nettoya le visage de sa jumelle et observa ses doigts rougeâtres. Voici où l’innocence l’avait menée. Elle soupira et ferma les yeux. Hikari vivait parmi les exorcistes. Elle était dans le camp adverse au sien. Elle était son ennemie parfaite. Meian serra les points, se foutant royalement du sang qui souillait sa paume. Elle se souvenait des mots qu’avait prononcé le docteur, il y a bien longtemps. L’innocence d’Hikari se trouvait plongée dans son cœur. La lui retiré ? Était-ce une possibilité ? Elle ne pouvait pas, pas sans dérobé au passage la vie de sa sœur. C’était cruel. Si cruel. Elle ne pourrait jamais empêcher le destin de suivre sa route toute tracée. Elle ne pourrait jamais la sauver de sa destinée. Elle plongea ses yeux dans ceux morts d’Hikari. Ses bras se levèrent avec grâce et hésitation pour enlacer sa sœur. Elle posa sa tête sur l’épaule de sa jumelle et resta un moment immobile. Son visage n’avait plus d’expression. Elle s’enfuit loin dans ses souvenirs. Souvenirs qu’Hikari avait dut enfermer loin de son esprit. Elle avait eut plus de force mentale pour se libérer de tout ça. Lentement, elle glissa une main dans la poche de l’exorciste, et en sortit la petite innocence qu’elles étaient venues chercher. La tenant du bout des doigts, elle l’examina un moment.

    « C’est triste, Hikari. Ton innocence te ronge. C’est elle la Coupable. Je ne te laisserais pas partir avec une deuxième innocence. Mais tu ne peux pas comprendre. » Elle se détacha de sa sœur, et observa son visage. « Encore moins m’entendre… » Un rictus anima ses lèvres alors qu’elle s’éloigna.

    Avait-elle devant elle la poupée que sa sœur aurait été si elle n’avait jamais eu d’innocence ? Non. Elle avait une exorciste, une simple exorciste anéanti par sa guerre religieuse. Guerre dont Meian avait aussi prit part. En réalité, elles avaient été jetées dans cette guerre involontairement. Premièrement lorsque l’innocence d’Hikari s’était manifestée pour la première fois, et, toujours par cette innocence, un dégoût profond qui avait mené l’autre sœur à rejoindre le camp adverse quand un drôle d’homme était venu dans la chambre de la souffrante. Aujourd’hui les corbeaux n’étaient plus les mauvais présages de son destin mais ses mauvais présages à elle. Quand ils étaient présents, elle n’était pas loin. Elle repoussa quelques mèches du visage de sa sœur. Ses cheveux étaient si courts, maintenant… Elle recula de quelques pas. Doucement, elle virevolta sur elle-même, fermant les yeux. D’un revers de la main gracieux, elle rappela ses corbeaux. La peau de l’exorciste devint noir par endroit. Et comme si elle déployait des ailes, des plumes jaillirent de son corps. Les petits oiseaux s’extirpèrent de son être, y laissant peut-être quelques plumes, et retrouvèrent les cieux.

    Elle dissimula l’innocence dans une de ses propres poches, qui n’étaient que de petites ouvertures dans les nombreux plis de sa robe. Et qui s’avérait pratique. Se transformant en une ombre ailée, elle glissa le long d’un pilier et retrouva sa forme initiale une fois à son sommet. Il n’était pas extrêmement haut, mais elle pouvait observer sa sœur à une distance convenable. Après tout, elle risquait de mal réagir une fois qu’elle se verrait volée. La Noah s’assis au sommet de la ruine et mit son menton dans ses paumes, les coudes sur ses genoux. Lorsqu’elle avait retrouvé sa forme humaine, des croix étaient apparues sur son front lisse, et la blancheur de sa peau s’était légèrement ternis. Elle était indéniablement de la famille Noé. Le corbeau vint la rejoindre, formant des cercles autour de la colonne avant de se déposer sur son épaules. Les petits corbeaux valsaient toujours dans les airs, au-dessus de sa sœur, mais eux aussi avaient prit de la hauteur. Meian voulait partir, fuir comme un mauvais rêve. Elle aurait voulut amener sa sœur avec elle, l’avoir comme une poupée si c’était ce qu’il fallait, mais elle ne pouvait pas. Et elle ne pourrait pas la garder avec ce regard troublant, vide. Elle ne pouvait simplement pas. Elle s’en était aperçue et indécise, elle s’était éloignée sans pouvoir partir. Pourtant, inconsciemment, elle le savait depuis longtemps. Depuis toujours peut-être. S’il y avait la haine, on retrouvait ici aussi la balance d’or et d’argent, et de l’autre côté, le poids de l’amour faisait concurrence. La lune illuminait la scène de ses lueurs argentines. Meian leva son menton et ce fut son visage tout entier qu’elle enfuit dans ses mains. Son torse fut prit de quelques tremblements. Il semblait qu’il n’y avait plus de choix. Elle pouvait encore redescendre et donner le silence éternel à sa sœur. Mais le temps passait et elle restait perchée sur la ruine, le visage lové dans ses paumes tremblantes. Et les corbeaux continuaient inlassablement leurs danses, comme la preuve que le destin ne s’arrêterait jamais, pas plus que le temps, que les saisons, et que cette guerre où elles s’étaient perdues. Non, il n’y avait plus de choix. Une plume tomba doucement à travers le ciel, et juste avant de toucher le sol, se désintégra.
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MessageSujet: Re: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Sam 30 Jan - 7:36

  • Si je dois tomber de haut
    Que ma chute soit lente
    Je n'ai trouvé de repos
    Que dans l'indifférence
    Pourtant, je voudrais retrouver l'innocence
    Mais rien n'a de sens, et rien ne va

    Tout est chaos
    A côté
    Tous mes idéaux, des mots
    Abimés
    Si la mort est un mystère
    La vie n'a rien de tendre
    Si le ciel a un enfer
    Le ciel peut bien m'attendre
    Dis moi,
    Dans ces vents contraires comment s'y prendre.


    C’était terrifiant. Encore et encore, elle sentait passer en elle des souvenirs et des sentiments tortueux. Mais il avait au moins un point positif, elle retrouvait progressivement sa conscience. Un point positif, vraiment ? Non, à vrai dire, elle préférait encore sombrer dans l’obscurité à jamais que continuer à souffrir ainsi. Hikari était enfermée en elle-même. Des hurlements, des rires résonnaient continuellement à ses oreilles. Elle était aveugle à la réalité, mais bien trop clairvoyante pour ce qui était de l’état de son âme. C’était la première fois qu’elle se retrouvait ainsi face à face à ce qu’elle avait en elle. Il y avait tant d’émotions refoulées en elle. Il était vrai qu’autrefois elle n’était que passion. Puis, elle avait appris à grandir, et elle était devenue une poupée de porcelaine. Dans un sens, en devenant exorciste, elle s’était libérée de son masque, mais seulement pour mieux en porter un autre. Pourquoi cachait elle ce qui l’animait ? Toute cette haine, cette souffrance. Cette insolence, ce silence.
    Ce dernier avait toujours été son royaume, tout autant que celui de sa sœur. Mais elle était devenue une souveraine déchue qui s’était enveloppée dans la nuit en feignant d’être éblouissante, tandis que sa sœur avait obtenu la couronne. Meian resplendissait de ténèbres. Et elle, suintait la luminosité. Un court instant, elle eut envie de pleurer, de se jeter dans les bras de sa sœur, de la frapper jusqu’au sang, de se serrer contre elle jusqu’à ce qu’elles ne fassent plus qu’un à nouveau. Oui, elle avait terriblement besoin de sa sœur jumelle, mais il lui fallait l’abandonner à jamais. Un sanglot anima son esprit. Au dehors, loin de la prison de ses pensées, une Noah caressait son visage, murmurait des paroles qui l’auraient blessée, et peut-être, l’enfermait dans une étreinte qu’elle-même aurait souhaité esquisser.

    Hikari n’avait pas senti les corbeaux s’extirper de son corps. Quelques plumes s’écroulèrent le long des fondations de sa raison. S’il fallait qu’elle hurle, alors elle le ferait. Elle crierait contre cette cage qu’était l’existence. Se battre pour un dieu, se battre pour la pérennité d’une famille. Sa vie n’avait été qu’un immense champ de bataille. Autrefois elle s’était appuyée sur sa sœur, et maintenant, elle devait apprendre à suivre ses propres idéaux. Voulait-elle continuer à être exorciste si cela signifiait s’opposer à sa sœur ? Peut-être. Il était après tout temps qu’elle pense pour elle-même. Et le but de la congrégation rejoignait au final le sien. Exister, être utile. Combattre les atrocités qu’engendrait parfois l’amour. Son amour à elle n’avait pas donné naissance à un akuma mais à une Noah. Devait-elle donc renier ce sentiment puisqu’il poussait à commettre des erreurs gravissimes ? Peu lui importait. Cela faisait longtemps qu’elle n’aimait plus. Par crainte de la mort. Par crainte de la perte. Cela avait été trop douloureux de renoncer à sa jumelle. Elle n’y était d’ailleurs jamais parvenue.
    Lorsqu’Hikari parvint à reprendre pied, des larmes coulaient sur ses joues. Sans même réfléchir, elle poussa son cœur à nouveau, et la lumière vint timidement éclairer son bras droit. D’une main hésitante, elle la frôla doucement, et l’aura, par désir peut-être de ne pas blesser son hôte, s’écarta prudemment de ses doigts. Alors, l’exorciste reposa sa paume sur son visage, et constata que ses joues étaient humides. Avec un soupir, elle ferma étroitement les yeux. Espérant que le cauchemar allait s’arrêter. Qu’elle se réveillerait, amnésique peut-être, ou du moins enfoncée dans l’oubli confortable de sa sœur, du bonheur passé et si fragile. Elle était à genoux, sur le sol poussiéreux. Où était elle ? Rome. Le forum.
    L’innocence… Sa main encore trempée de larmes vint plonger dans la poche qui avait contenu le cristal divin. En constatant la perte, elle se leva doucement. Ses membres étaient engourdis, douloureux, comme si son corps avait cessé d’exister alors qu’elle s’enfermait à double-tour dans le donjon de son esprit. Ses grands yeux bleus, hagards, fouillèrent la nuit pour finalement se fixer sur la silhouette délicate de sa sœur jumelle.

    « L’innocence est à moi. » siffla elle alors d’une voix agressive.

    Elle était blessée. Meian l’avait attaquée et ne paraissait pas éprouver le moindre remords. C’était donc bel et bien terminé ? Ne restait-t-il donc plus rien de leur ancien amour ? Au lieu d’afficher clairement sa détresse, elle laissa la colère trop longtemps refoulée s’évader par sa bouche. La rage d’une enfance en tant que captive de ses propres lois. D’avoir du abandonner sa sœur pour gagner sa propre vie.

    « Dis moi, Meian, est-ce si simple de renoncer à tout son passé, est-ce facile d’attaquer sa propre sœur ? »

    Les mots étaient emplis d’amertume. En cet instant, elle semblait exécrer sa sœur, et peut-être était-ce le cas. Pour elle, elle avait cru que c’était pour elle qu’elle se battait. Pour un jour, pouvoir vivre en paix, et retrouver Meian. Pour passer outre les barrières et les convenances.

    « Nous allons voir ça maintenant. » Le murmure était déterminé cette fois. La lumière se fit plus ardente.

    Cela faisait un an qu’elle vivait à la congrégation, et pourtant, jamais elle n’avait appris à aimer ceux qui s’y trouvaient. Ils n’avaient toujours été pour elle que des ombres qui s’évanouiraient un jour ou l’autre. Mais elle ne pouvait plus considérer sa sœur comme quelqu’un qui serait là pour elle lorsqu’il le faudrait. Hikari devait oublier Meian désormais, et pour cela elle se croyait prête à l’anéantir. Pour la punir de l’avoir faite souffrir, de l’avoir torturée. De ne plus l’aimer alors qu’elle même ne vivait encore que pour elle. Durant tout le temps où elle resta immobile à observer sa jumelle, ses doigts s’agitèrent, tissant une toile presque imperceptible et pourtant brillante dans cette nuit noire. Les fils qu’elle créa avec l’aide de son innocence, cette énergie délicate, s’allongea doucement, comme poussée par le vent, et se posa dans un soupir contre les épaules de la Noah. Et Hikari tira doucement sur la prise qu’elle avait désormais, invitant sans violence sa sœur à la rejoindre au sol.
    Non. Cela ne serait sûrement pas facile.
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MessageSujet: Re: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Sam 30 Jan - 10:17

    « The rain is gonna fall
    The sun is gonna shine
    The wind is gonna blow
    The water’s gonna rise
    She said
    When the day come's look into my eyes
    But no one’s giving up quite yet this surprise
    We have too much to loose

    Hold me down

    And I’ll carry you all the way
    When you say you’re fine
    But you’re still young and out of line
    When all I need’s to turn around
    To make it last
    To make it count
    I ain’t gonna make the same mistakes
    I don’t wanna be alone anymore.
    »

    Comme un picotement, ses yeux réclamaient des larmes. Comme un souvenir mécontent, qui s’était jusqu’alors battu pour rester présent, comme une habitude inlassable qui démange mais qui est insatiable. Comme un sourire que des lèvres mortes souhaiteraient esquisser, elle ne pouvait pleurer. Ses paumes creusaient ses joues, empêchaient toute clarté de pénétrer dans ses yeux turquoise. Ainsi elle ne remarqua pas la brute lumière qui se débattit sur sa peau avec les ombres, qui rivalisait avec l’éclat des étoiles. Avec douceur, elle sentit ses nouvelles chaînes caresser ses épaules et doucement la ligoter. Elle ne montra aucune résistance et se laissa traîner vers le bas. Finalement elle n’avait pas pus s’échapper longtemps. Mais elle n’avait rien à cacher. Ses mains retombèrent contre les plis farfelus de sa robe pour dévoilé un visage sec et froid. Mais ses yeux étaient encore clos et l’ombre d’un sourire illuminait son visage. L’étreinte de sa sœur n’était pas affectueuse, mais elle s’y laissa bercer. Elle n’avait pas fait preuve de gentillesse. Elle l’avait enlacé dans son innocente inconscience. Elle lui avait dérobé son bien lors de son impuissance. Ce n’était pas vraiment glorieux, mais c’était le seul moyen pour partir d’ici sans blesser sa sœur. Elle serra les poings, dissimulant ses doigts encore ensanglantés. Du sang d’Hikari. De son sang aussi. Un sang qu’elle ne voulait pas voir verser. Avait-elle fait tout ça pour rien ? Ne devrait-elle pas se débarrasser de ses liens éblouissants avant de faire à nouveau face à sa jumelle ? Doucement le sol se rapprochait. Elle aurait souhaité que cette douce chute ne finisse jamais. Attirée et repoussée à la fois, elle ne savait vers où aller. Ainsi elle laissa à sa sœur le loisir de choisir pour elle. Ses pieds ne touchèrent pas la terre mais déjà elle sentait la présence de sa sœur, son souffle sursautant et ses battements de cœur frénétiques. Elle voulait entrouvrirent les lèvres, lui chuchoter de partir, de rentrer à la maison. Elle voulait lui ordonner d’oublier l’innocence qu’elle était venue chercher, comme elle avait oublié le reste. Si facile… La Noah sentit quelque chose se serrer dans sa poitrine. Trop cruellement facile. Pourquoi ne pouvait-elle pas oublier, elle ? Pourquoi juste une des deux ? Si le monde ne pouvait s’occuper des deux alors pourquoi avaient-elles étaient deux à naître en cette nuit hivernale, 16 ans auparavant ? Depuis les fleurs des cerisiers s’étaient éclot et fané de nombreuses fois, mais aujourd’hui, cette enfance n’avait plus de sens. Elle n’était plus rien d’autre qu’une splendide sculpture qui se brisait. Les morceaux s’écroulaient un à un, les fissures se multipliaient, leurs échos résonnants dans l’âme errante de la Noah. Il fut un temps où à son sourire, elle aurait rit. Où à ses larmes elle aurait pleuré. Où à ses idioties elle aurait participé. Mais maintenant elles ne partageaient plus que cette haine étouffée par le silence. Les deux poupées de porcelaines se brisaient-elles aussi. Quel lourd choc avait chamboulé ce rêve pour qu’il devienne cauchemar ?
    Une lumière trop vive avait brisé les ténèbres. Un éclat de vif avait éveillé l’enfant trop soudainement. Ses rêves n’avaient pas eut le temps de se conclure, une lame avait coupé leur dénouement. Il n’y avait pas eu le temps pour d’heureuses fins. Et la leur était morte prématurée. Elles ne seraient jamais heureuses la main dans la main. Quelle lumière enlacerait l’ombre ? Quelle ombre embrasserait la lumière ? La peur de faiblir et de faner était présente. Celle de tomber encore plus lourdement alors qu’on croyait avoir touché le fond était mordante. Un abîme pouvait se creuse au fond d’un autre. Les chutes pouvaient se répéter jusqu’à la folle damnation.
    Meian était suspendue. Elle n’avait toujours pas ouvert les yeux. Elle sentait les fils et ils la brûlaient. Elle n’arrivait pas à savoir s’ils étaient réellement chauds, où si c’était leur simple touché qui la calcinait. Et dans sa tête elle entendait toujours ce cœur qui battait frénétiquement, cette moitié de son cœur qui était partit avec Hikari, qui l’avait trahis en épousant l’innocence et qui la faisait souffrir aussi physiquement que mentalement. Serait-elle lacerait par leur étreinte cette nuit là ? Elle ne bougeait pas. Par son simple désir elle se ferait corbeau d’ombre et se glisserait dans la nuit comme une danseuse voltigeuse. Mais si sa cage était de lumière, pouvait-elle y échapper ? Craignait-elle d’essayer ? Elle se rendit compte que ses dents étaient douloureusement serrées. Elle relâcha avec difficulté la tension de ses mâchoires et, les yeux toujours clos, offrit une réponse à sa sœur.

    « Tire les rideaux pourpres autant que tu voudras. Projète ta lumière sur la scène de l’ignorance. Les réponses l’ont déserté. »

    Elle plissa enfin les yeux, voyant à peine la silhouette de sa sœur à travers la protection de ses cils. Les lumière l’éblouissait. Elle frémit un moment, papillon de la nuit, martyr de la lumineuse innocence trépassée. Elle détestait cette lourde lumière aux nuances dorées.
    Elle ne redonnerait pas l’innocence à sa sœur. Si celle ci tenterait de la reprendre, un corbeau à l’œil attentif se hâterait de le voler, et de rejoindre le firmament pour le suspendre parmi les étoiles. Pour le confondre parmi des milliers. Non. La détruire. Les étoiles sont bien trop belles pour accueillir une telle horreur. Sa laideur la trahirait. Il y avait eu de longues nuits étoilées où les deux petites filles avaient fuit l’enceinte des murs pour observer les étoiles. Mais jusqu’alors elles n’avaient jamais cherché à rivaliser avec leur innocente clarté. Jusqu’alors.

    Un soupir silencieux sembla fendre sa poitrine. Ses paupières se fermèrent comme si elles cherchaient le repos. Elle ne résistait pas, déposée dans les filets de sa sœur, comme un lépidoptère déjà mort qui se faisait simplement transporter par le vent. La nuit déchirée avait laissé tomber deux étoiles. Deux étoiles perdues dans un semblant de paradis qui s’était prouvé enfer. Un enfer de silence dans lequel une âme muette hurle. Il n’y a pas de choix. Il n’y a pas de marche arrière. Le feu ne peut pas toucher la glace. Hurles aux étoiles. Chuchotes moi.
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MessageSujet: Re: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Lun 15 Fév - 1:38


  • « N’attendez rien de moi, je ne sais pas quoi faire,
    Si je parle tout bas c’est que je voudrais me taire.
    Mes mots ne marchent pas, mes gestes ne touchent pas,
    Je souffle du vide dans l’air, je suis de l’antimatière,
    Je suis hors de portée, la lune c’est ma terre,
    J’ai la nuit sous les pieds, mon cœur est un cratère.
    J’ai ruiné tous mes vœux en attendant d’y croire,
    Si je baisse les yeux, c’est que je crains le miroir. »

    http://www.youtube.com/watch?v=3k88imyuPgQ

    En voyant sa sœur s’abandonner ainsi à elle, prisonnière de ses fils de lumière, Hikari sentit son cœur se serrer douloureusement. Pourtant, elle ne relâcha pas sa prise sur l’énergie incandescente qui naissait de l’innocence circulant en cet instant dans son sang. L’innocence dévorait son cœur. Pour qu’elle soit à nouveau libérée de ce cristal il aurait fallu le lui arracher. Et à vrai dire, elle ne savait pas si elle s’en réjouissait ou non. Si elle souhaitait que sa sœur en soit capable. La tête haute mais le regard incertain, l’exorciste observa venir vers-elle l’objet de toute sa souffrance. Meian, son bonheur et sa peine mêlée. Le soleil de minuit autour duquel gravitait son existence. Lorsque sa sœur fut à moins d’un mètre d’elle, elle secoua négligemment la main, libérant la Noah de son étreinte fantôme. Puis, une fois de plus, elle s’avança vers Meian, et se serra brièvement contre elle. Ses mains effleurèrent la nuque de la jeune femme, avant que les doigts fins ne viennent effleurer les croix sur le front foncé, autrefois si pâle, de sa sœur jumelle. Les deux sœurs Hakumei étaient face à face. Le temps avait pourtant réussi à glisser entre elles un obstacle qu’Hikari savait insurmontable. La lumière d’un coté, les croix et les corbeaux de l’autre. L’innocence vint combler doucement le gouffre, par son rayonnement qui savait toujours réconforter l’exorciste. La nuit n’existait plus pour elle. Son innocence pouvait pourfendre les ténèbres, et l’envelopper de sa douce chaleur, réclamant parfois son sang comme prix pour sa compagnie. Pourrait-elle chasser la pénombre qui stagnait au fond de ses croix noires et repoussantes ? Lentement, Hikari posa son front contre celui de sa sœur, éloignant l’éblouissante innocente qui se pressait contre ses doigts, comme vivifié par la présence de ces stigmates qu’avait un jour tracé le Comte le long d’une peau autrefois parfaite.

    « J’ai peur, Meian » murmura-t-elle alors, ignorant les précédentes paroles de la jeune Noah.

    Sa voix n’était pas celle d’une enfant effrayée, mais le souffle d’un spectre lui-même hanté, qui chuchotait dans le noir ses pires craintes, ses vices les plus douloureux. Dans le désir insensé de la blesser autant qu’elle le pouvait, comme elle-même avait été blessée par la trahison, elle reprit la parole, s’éloignant cette fois à jamais de Meian. Renonçant à elle, préférant abandonner à nouveau plutôt que de devoir courir après un songe mensonger.

    « J’ai peur car il me faut te haïr cette nuit. »

    Etait-ce bien sa sœur qu’elle blesserait par ces mots ? A vrai dire elle sentait son cœur hurler de dépit alors qu’elle crachait ces paroles fausses comme un venin amer. L’innocence en elle s’agita, réagissant à la souffrance qui palpitait dans son cœur. Au fond, Hikari était comme tous les hommes. Elle se pressait vers la lumière, mais pas pour mieux voir. Non, seulement pour mieux briller. Mais elle avait sa propre luminosité, une qui lui était proche, qui aimait détruire son cœur chaque fois, et libérer son sang. Et en dépit de tout cela, elle tenait à elle. Car sans son innocence, elle ne serait plus qu’ombre. Et sans l’ombre, elle ne serait plus rien. Oui, Hikari avait autant besoin de sa sœur que de son arme désormais. Elles étaient les deux uniques entités qui lui donnaient le droit d’être sur terre. Doucement, elle recula, échappant à l’emprise qu’avait eu sur elle Meian. C’était la fin d’une ère, la fin de l’amour qu’il y avait eu entre elles. Désormais Hikari haïrait Meian, puisqu’elle ne pouvait plus l’aimer. Fermant les yeux, la jeune exorciste se concentra. Les chimères qui palpitaient dans son esprit pouvaient naître dans la lumière. Souvent elle avait tenté de modeler les illusions inhérentes à son cœur rêveur. Mais à chaque fois, elle avait senti l’innocence s’agiter nerveusement, consciente qu’elle lui demandait trop. Pourtant, aujourd’hui, elle n’avait pas le choix. Il lui fallait les faire vivre devant elle, si Hikari ne souhaitait pas blesser sa sœur. Si elle voulait s’enfuir une fois l’innocence récupérée. La lumière s’évanouit doucement, et des formes fantomatiques vinrent troubler l’atmosphère. Un loup, évanescent malgré sa splendeur immaculée, et un aigle, noble oiseau spectral. Constitués de lumière pure, ou d’innocence, elle ne savait pas.

    « Maintenant, rends la moi, Meian. Et laisse moi oublier comment il fallait faire pour t’aimer. »

    Sa main redevenue pâle et presque terne, elle qui avait été plus éblouissante qu’un astre se tendit impatiemment. Désormais sa lumière flottait à ses cotés, donnant vie à ses chimères. Pourtant, en un instant, la flamme brûlante se remit à brûler dans la paume qui attendait avidement le cristal divin.

    Un jour peut-être, je serai assez forte pour cesser de fuir.
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MessageSujet: Re: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Ven 5 Mar - 2:10

    Ta lumière brille devant moi,
    Faisant mourir à chaque fois,
    Les couleurs du papillon,
    Que la nuit prend comme nourrisson,
    Prouve-moi qu’à chaque fois que j’inspire,
    Tu ne fais pas semblant d’agir.
    Il n’y a pas de consolation,
    On a jamais vraiment raison,
    Je continue à te chercher,
    Sans parvenir à te trouver,
    Ma main est toujours ouverte,
    Sur d’invisibles découvertes,
    Trop lumineuse pour mes yeux,
    Trop habitués au ténébreux,
    Mais tu me fuis sans un regard,
    Tu t’éloignes sans dire aurevoir.



    Elle se laissa faire. Elle se laissa manipuler comme la poupée fragile qu’elle avait toujours été. Et malgré toutes les fissures qu’elle avait accumulé, et malgré toute la poussière, malgré son semblant fragile et son cœur étouffé, elle ne pouvait plus ce casser, désormais. Même si elle le voulait, sans doute. Elle ne souffrait plus par le sang, ni par la peur. Elle souffrait par le temps, ce temps qui coule lentement et qui ne peut remonter dans son sablier. Si seulement le Comte avait le pouvoir de le contrôler. L’avait-il, au juste ? Le lui céderait-il pour qu’elle revienne au passé et change les choses ? Mais comment ? Cette innocence qui logeait dans le cœur de sa sœur avait probablement toujours était là. Et même si elle revenait en arrière, au temps où elles étaient de simples gamines, le temps où elles n’étaient qu’un, il aurait fallut qu’elle arrache son cœur. Si elle ne pouvait le faire maintenant, comment l’aurait-elle fait auparavant ? Puis, le Comte ne la laisserait pas échapper à sa destinée. Il était peut-être temps d’arrêter de se morfondre dans les méandres du passé. Elle ne pouvait rien changer, et ne pouvait pas vivre – si on peut appeler ça vivre – en s’accrochant à ce souhait, s’empêchant d’avancer. Sauf que… Elle n’avait rien devant elle. Elle n’avait pas de but si ce n’était obéir aux ordres du Compte et de poursuivre leur plan. C’était son unique rôle. C’était le seul regrettable cadeau qui l’empêchait d’être complètement larguée en arrière. Mais ça semblait si détaché, une simple occupation qui la sortait de sa triste errance. Il n’y avait rien devant elle, rien d’autre que des fantômes et des chimères. Des spectres du passé et des augures du futur. Des visages aux regards morts. Et même si elle levait la main pour tenter de les caresser, ils étaient toujours un peu trop loin. Au fur et à mesure qu’elle avançait, ils reculaient. Ils l’observaient, la hantaient, s’effaçaient sous ses doigts fins pour apparaîtrent à côté. Ils étaient insaisissables et elle ne pouvait les éviter.
    Les bras de sa sœur s’entrouvrirent. Ils étaient dépourvus d’innocence. Meian ferma les yeux. Le contact presque chaud de sa sœur la fit frissonner, et avant qu’elle n’intercepte les actions de sa jumelle, cette dernière l’étreignait déjà. Douce étreinte, qu’elle avait elle-même esquissé, dans l’inconscience totale de sa sœur. Mais Hikari, elle, ne cachait plus rien. Et son front vint se déposer sur celui de la Noah sans aucune prudence. À quoi jouait-elle ? Elle venait et partait inlassablement, de l’amour à la haine, indécise, cruelle. Jouait-elle si bien la comédie que, même ses sentiments étaient faux ? Et si, dans son embrasse, elle décidait de planter son poignard resplendissant dans son dos ? Les tristes croix qui ornaient son front étaient appuyées contre celui pâle et lisse de l’exorciste, et elle s’interdit de respirer, sentant son cœur se serrer une énième fois. La voix de sa sœur résonna dans sa tête.

    Hikari avait peur. Peur car elle devait maintenant la haïr. Était-ce le verdict ? Avait-elle choisit ? Meian s’éloigna d’un pas, dévoilant ses pupilles azurées pour observer sa jumelle. D’un revers de la main elle écarta ses longs cheveux derrière ses épaules. Ses doigts frôlèrent son front, tâtant doucement les croix qu’il avait à jamais tracées dans sa peau, pour qu’elle n’oublie jamais…

    « Il faut vaincre ses peurs, tu le sais bien. »

    Il ne sera fait que de pure lumière, puisée au foyer saint des rayons primitifs, et dont les yeux mortels, dans leur splendeur entière, ne sont que des miroirs obscurcis et plaintifs ! Hikari. Depuis trop longtemps ta lumière a obscurci ses yeux. Depuis trop longtemps elle a du fermer ses paupières et t’imaginer dans ses rêves. Et malgré la ressemblance frappante entre elle et toi, ton image est devenue distante et floue. Peut-être est-elle déjà partit trop loin. Peut-être est-ce déjà trop tard. Les lèvres de la Noah frémirent alors qu’elle retint un triste gémissement. Il mourut dans sa gorge. Comme ses rires, comme ses pleurs. Elle était emprise à jamais dans sa prison de croix, dans sa cage de silence. À jamais. Le point de non-retour avait été franchit. Les ailes du corbeau étaient clouées aux bras du crucifix. Et chaque nouveau soleil le ferait frémir de honte.

    La haine était présente dans le cœur de la Noah depuis longtemps. Si celle que portait sa sœur venait tout juste de naître, celui de Meian venait d’accroître. Dans ses rêves elle courrait, tendant la main vers ses chimères sans jamais s’arrêter, trébuchant sur la route tortueuse, s’écorchant les pieds. Mais ils fuyaient sa paume. Les visages se moquaient d’elle, pleuraient sur son sort. Et elle continuait, encore, encore. Encore. Mais cette nuit, alors qu’elle n’avait jamais été aussi proche du plus beau visage qui se fanait dans ses cauchemars, elle ne pouvait tendre le bras pour le frôler encore une fois. Il fuyait. Et elle comprenait que sa course serait toujours veine. Ses yeux semblèrent s’assombrirent, comme sa peau. Le seul trait du clan Noé qu’elle n’avait pas encaissé était la couleur de ses yeux. Ses pupilles étaient restées semblables à celles de sa sœur, tout aussi bleus. Pour la fixer, peut-être. Pour troquer son manque de larmes. Son visage délicat se pencha doucement. Elle en avait marre de courir, mais elle ne pouvait faire autrement. On continuait à la fuir, mais aujourd’hui elle donnait raison. Aujourd’hui ses couleurs s’étaient ternies, et ses yeux n’avaient jamais porté de telles flammes. Elle avait vendu son âme pour devenir un monstre. Mais elle flagornait l’humanité pour laquelle elle se battait. L’humanité d’une nouvelle ère, qui n’avait rien d’humains. Ses yeux tombèrent sur les plis frivoles de sa robe. Ses doigts glissèrent entre le tissu et s’en extirpèrent en tenant l’innocence entre ses doigts. Le joyau était incroyablement terne dans le creux de sa main, comme s’il savait qu’il se trouvait entre les griffes de son assassin. Les grands yeux de la Noah papillonnèrent vers sa sœur. La lumière était revenue. Elle scintillait avec force. Meian écarquilla les yeux. Au-dessus de sa tête, le corbeau poussa un cri, se mêlant aux ténèbres de la nuit. Un loup tenait sa tête resplendissante vers elle, et un rapace impressionnant battait l’air de ses ailes lumineuses, sans pour autant faire le moindre vent. Meian recula. Elle ouvrit son poing devant elle, et montra au ciel le petit cristal qu’elle haïssait tant.

    « Personne, jamais, ne la portera. »

    Arriverait-elle à le faire disparaître ? Il n’emporterait pas sa sœur. Pas cette fois, pas encore. Jamais, jamais elle ne le laisserait faire. Si elle voulait partir, elle partirait les mains vides. Jamais…
    Elle enferma le cristal entre ses doigts. Des ombres menaçantes jaillirent d'entre ses phalanges, comme de l'énergie pure. Des fissures se dessinèrent sur les façades du joyau. Elle ferma les yeux, alors qu’une brise nocturne agitait ses cheveux. Jamais. Ses doigts se resserrèrent d’avantage. Les fissures entaillaient profondément le petit instrument, si petit et pourtant si dévastateur. Jamais. Elle ouvrit les yeux. Des yeux tristes. Une fois encore sa paume se montra au ciel. Il n’y avait plus que des morceaux ternes. Il devinrent progressivement noirs et puis, soudainement, il devinrent de la poussière. Le vent emporta tout. Sa main retomba contre elle. Ses yeux se posèrent, oubliant leur tristesse, sur les créatures illuminées. Elle avait réussit. Et si ces bêtes voulaient la dévorer, elles ne pouvaient plus rien lui prendre.

    Le corbeau sur sa croix agite ses ailes.
    Les yeux couvant avec haine le ciel.
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Hikari Hakumei
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MessageSujet: Re: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Ven 12 Mar - 9:09

Je connais ces nuits d’amertume, où l’air vient à manquer,
Où l’on avance dans la brume, seul et les poings serrés,
Je suis sorti, avec l’envie au fond de moi,
Mais la blessure que tu m’as faites, ne se referme pas
A cœur ouvert, maintenant je dois m’avancer,
A découvert puisque tu as tout emporté,
A cœur ouvert, pourtant toi seul peut y entrer,
A découvert, et enfin tout recommencer.
A toi de décider.


Un rire doux et léger vint éclater à la surface de sa bouche. Alors c’était réellement comme cela que ça devait se passer ? Pourtant autrefois tout était parfait, pourquoi cela avait il basculé ainsi ? Etait-ce réellement sa faute ? La folie glissait le long de sa langue, serpentait entre ses lèvres. Hikari avait terriblement mal, en cet instant. Voulait-elle réellement abandonner Meian, et par ce fait, chasser tous les souvenirs heureux qui tourbillonnaient encore autour d’elle ? Serrant les poings, elle crut voir son cœur s’émietter en même temps que l’innocence, et cette réflexion la fit rire un peu plus.

Chuut, serre moi, fort fort fort… Tu entends comme je t’aime ?

« Dis moi Meian. Que feras tu lorsque le Comte te demandera de me tuer ? Prendras tu mon cœur dans ton poing comme tu viens de le faire avec cette innocence ? Le serreras tu jusqu’à ce que le cristal qui y sommeille soit réduit en cendre ? »

Sa voix avait sifflé en un murmure rempli de colère et d’amertume. Au plus profond d’elle-même elle était persuadée que Meian n’hésiterait pas. Après tout, il n’y avait plus qu’elle, Hikari, pour s’accrocher ridiculement à un amour fané. La Noah n’avait aucun mal à aller de l’avant, alors il lui faudrait faire de même maintenant. Les yeux bleus suivirent la chute de la poussière d’innocence, et la jeune fille s’avança, la main nimbée de lumière, un rictus mauvais aux lèvres.

« Bien, alors je vais vaincre ma peur. A moins que tu choisisses mon indifférence plutôt que ma haine ? »

Les mots étaient si faux, si ridicules. Elle mourrait d’envie de serrer sa sœur, encore une fois, tout contre elle, de lui dire qu’elles n’avaient qu’à s’enfuir ensemble, abandonner la congrégation, abandonner le Comte. Être toutes les deux, simplement. Mais depuis quelques temps, elle avait compris que son statut d’exorciste n’était pas seulement une raison pour elle d’exister. Non, peu à peu, en contemplant les corps difformes des akumas, elle avait commencé à comprendre toute l’atrocité de cette guerre. Et ce qui au départ était une simple obligation, était devenu conviction. Elle se battrait, pour qu’un jour, les monstruosités qu’étaient les akumas cessent d’exister. Et pour qu’un jour, elle osait encore l’espérer, il existe un monde qui pourrait les accueillir, et les réunir, Meian et elle.

Les yeux de l’adolescente étincelaient. Comment était elle censée réagir ? C’était trop compliqué pour elle. L’exorciste avait eu l’espoir de vivre une existence normale à la congrégation, du moins aussi normale que possible. Elle aurait tout fait pour gagner la guerre, et une fois ceci fait, si elle avait toujours été vivante, elle aurait couru retrouver Meian, lui demander pardon, et rester avec elle toute sa vie. Elle s’avança, prête à se battre, prête à lui faire payer ce sentiment cuisant de défaite qui déchirait sa fierté comme un voile effilé, décidée à lui retirer ce calme rageant affiché sur son visage sombre. Mais brutalement, elle s’arrêta, ses poings serrés s’ouvrant lentement. A quoi bon ? Si elle faisait couler une seule larme du sang de sa sœur, elle le regretterait le lendemain.

Soudainement son cœur fut transpercé d’une rafale de douleur. L’aigle de lumière s’affaissa douloureusement, avant de s’évanouir. Un akuma se tenait aux cotés de sa sœur. L’immonde créature avait sans doute du trouver que la Noah trainait. La Noah… Son chef en quelques sortes. Les ailes déformées de la chose se déployaient dans son dos. Son visage osseux aux yeux creux et noirs était tourné vers elle. Rappelant le loup qui s’apprêtait à bondir d’un simple geste de la main, Hikari posa ses yeux dessus. Le prédateur souple et véloce qui émanait de son être vint s’enrouler autour de ses jambes, avant de se fondre en elle.

« Tes serviteurs sont charmants. » souffla-t-elle alors, une main crispée sur la poitrine.

Son corps tentait de s’adapter au changement de rythme qu’elle ne cessait de lui imposer. Et son cœur, qui devait soutenir l’innocence par chacun de ses battements, commençait à peiner. Réquisitionnant la moindre parcelle d’énergie qui errait en elle, elle laissa la lumière se faire plus acérée, plus épaisse autour de son bras droit, et autour de ses jambes. L’énergie s’arrêtait cependant au niveau des genoux.

« Des âmes damnées. Au final ils sont comme ce que nous sommes devenues. »

Tristesse. Amertume.

La main courut effleurer une épaule squelettique, qu’elle pénétra sans peine. Un long fil d’innocence s’enroula autour du corps de son ennemi. Un mouvement de la main, puis des plaies qui s’ouvrent et cisaillent la chair. L’akuma eut un geste pour elle. Une caresse tranchante qui vint heurter son épaule, là où l’innocence n’avait pas établi son siège. Le sang jaillit, mais le bras fendit l’air une nouvelle fois. Un akuma, même pas un niveau deux, tomba en ruine. Fragile machine hantée d’un souffle de vie.

La lumière s’évanouit à son tour, et il ne resta plus qu’une petite exorciste sans éclat, qui faisait face à sa sœur, le souffle court, un bras en sang. Du chagrin plein le cœur, et de la rage plein la bouche.
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MessageSujet: Re: PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ] Mar 30 Mar - 0:05

    « Help me come back down,
    I'm high above the clouds,
    You know I'm suffocating,
    But I blame this town.

    Why do I deny,
    The things that burn inside ?
    Down deep I'm barely breathing,
    But you just see this smile.

    And I don't wanna let this go,
    Really I just want to know. »


    La paix n’existe pas. La guerre est éternelle. Il y aura le mal tant qu’il y aura le bien. Il n’y aura jamais de fin. Alors comment supporter attendre ? Comment espérer trouver le bonheur alors que la paix elle-même est désespérée ? Le temps aurait longtemps coulé avant qu’elles ne puissent espérer se retrouver. Il aurait déjà fini de recouvrir sa tombe avant que le prochain espoir de paix soit établi. L’espoir. Il n’y a que ça. L’espoir et la haine. Si le mal cohabite avec le bien, interdisant tout bonheur et toute réelle misère, alors elle voulait bien s’abandonner au mal pour pouvoir enlacer le bien. Elle voulait bien s’abandonner aux ténèbres pour pouvoir enlacer la lumière.

    La jeune Noah reprit doucement des couleurs. Le bleu de ses yeux devint plus pur, et sa peau plus claire et blanche. Ses joues cependant n’acceptaient pas la moindre teinte de rose, et ses lèvres la moindre teinte de rouge. Elle était pâle. Et pourtant ses cheveux plus sombres que la nuit encadraient son visage délicat. Elle s’approcha avec grâce, délicatement penchée sur ses pointes de pied, tournoyant légèrement sur elle-même, soulevant doucement ses paumes vers le ciel. Sa robe bleue frôlait ses chevilles, d’innombrables dentelles dans le vent et le chagrin. Elle virevolta comme une plume jusqu’à ce qu’elle fasse face au loup, où elle fit une révérence qui amena ses pupilles apathiques au même niveau que celles resplendissantes de l’animal. Elle ne cesserait jamais de tourner, maintenant. À jamais elle pivoterait sur son piédestal poussiéreux, sur sa boite cassée. Sur son coffret laissé ouvert où elle ne pouvait que danser, une boite de musique qui ne laissait plus entendre le moindre son. Mais la poupée, ternie, est obligée de tourner, encore et encore, dans le silence le plus parfait. La Noah fit un dernier tour sur elle-même, lente, et releva la tête. Sa main s’approcha doucement des crocs illuminés. La clarté de la bête illuminait sa peau. Mais pas ses croix, qui malgré la lumière, n’étaient que plus sombres, comme si elles avalaient cet or resplendissant pour le rendre noir. Les doigts redevenus clairs de la Noah s’écartèrent, comme s’ils cherchaient de la chaleur, mais brusquement se figèrent. Pourtant elle ne fut pas brûlée. Elle leva les yeux. L’oiseau qui sillonnait le ciel, tenant les corbeaux à distance, disparu. Un être bien plus effroyable avait prit sa place. Meian se redressa doucement, ses yeux cruels et froids observant l’akuma qui venait de s’incruster. Elle ne lui avait pourtant rien demandé. Croyait-il qu’elle était en difficulté ? Ses yeux se plissèrent alors qu’elle observa le loup se fondre en sa sœur. C’était peut-être vrai. Elle était probablement dans la pire difficulté qu’il soit. Ses gestes maintenant jouaient avec sa vie ou sa mort. Deux choses qui tenaient autant à Hikari qu’à elle. Cette dernière passait à l’attaque, mais Meian resta immobile, observant simplement la scène. La lumière de sa jumelle s’empara de l’akuma, jeu de clarté qui finit rapidement en explosion. Mais aussi en sang : Hikari était blessée.

    Meian observa la teinte écarlate de ce sang qui était le sien. La douleur : c’était leur prix a payer. Elles devaient payer pour atteindre un but qu’auparavant elles n’avaient jamais souhaité. Tout était venu en s’accumulant. Une simple étincelle avait suffit pour tout briser. Après, les flammes étaient venues d’elles-mêmes, et une fois enflammé, on cherchait le brasier. Ses lèvres frémirent avant de s’entrouvrirent péniblement.

    « Eux ils n’oublient pas. Ils n’aiment pas. L’amour est un rêve que leur sommeil n’atteint même pas. Ils n’ont que la haine. »

    Ses mots résonnèrent dans la nuit, et les corbeaux fuirent se fondre dans les nappes ténébreuses du ciel. Elle observa sa sœur. Elles étaient à nouveau seules. Il n’y avait ni créatures de lumière, ni créatures d’ombre, et un geste à la fois sec et gracieux de la Noah commanda aux autres akumas de ne pas intervenir. Elle devait être folle pour refaire un tel face à face avec sa jumelle. Elle ne savait pas du tout quoi faire. Mais les choix étaient restreints. Elle savait parfaitement qu’elle ne pouvait pas blesser sa sœur une nouvelle fois, et ni la toucher. Leurs étreintes ne pouvaient plus être douces. Elles ne pouvaient plus être tendres. Elle ne partageaient plus le même lit, ni les mêmes rêves. Elles n’étaient plus une à souhaiter la même chose, ou du moins elles l’ignoraient. Elles étaient deux. Deux fillettes qui n’avaient plus de points communs alors qu’autrefois elles pouvaient se confondre.

    « Sommes-nous pareilles qu’eux ? »

    Ces quelques mots s’extirpèrent avec délicatesse d’entre ses lèvres. Elle détacha avec soin chaque syllabe, murmurant clairement chaque son comme si elle en avait peur. Avait-elle perdu ses facultés d’autrefois ? Impossible. Son cœur était oppressé. Elle savait toujours aimer, et elle savait toujours haïr. Au fond elle était toujours la même. Elle était Meian. La seule chose qui avait vraiment changé, et qui avait accumulé les autres différences, c’était son cœur scié, son âme amputée de sa moitié. C’était quand elle avait perdu une partie d’elle-même qu’elle était devenue une moitié si distincte. Au fond, à qui ressemblaient-elles le plus ? Soupir. Meian fixa les prunelles de sa sœur, cherchant à lui faire comprendre qu’elle allait partir. Hikari était blessé, et ce n’était pas en restant ici qu’elle aller se soigner. Mais pour qu’elle parte, il fallait qu’elle s’en aille en premier. Et qu’elle amène tout les akumas qui les encerclées avec elle. Elle n’attendit pas la réponse de sa sœur. Elle savait qu’elle était vouée à la haine. Et qu’elle ne symboliserait rien de plus. Elle avait eut ce qu’elle voulait : l’innocence. Elle pouvait partir. Alors une ombre noire s’éleva derrière elle. Un sombre oiseau qui déployait ses ailes. Celui, plus petit et plus vivant qui planait dans le ciel vint se fondre dans l’ombre de son semblable, et, faisant quelques pas en arrière, Meian disparue aussi, jusqu’au dernier pli de sa robe, jusqu’à la dernière plume.

    « Au revoir, Hikari. »

    J'attendrais ta réponse...

    « If I let you love me,
    Be the one Adored,
    Would you go all the way ?
    Be the one I'm looking for. »



[ END ]

Hikari - 7 points.
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PERFECT ENNEMY[ Meian <3 ]

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