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Le silence de l'attente [libre]

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MessageSujet: Le silence de l'attente [libre] Mer 10 Fév - 7:29

Dans son kimono de soie, les cheveux relevés et le visage blanc, une jeune femme avançait dans la nuit d'Edo. Elle marchait lentement et avec légèreté sur ses hautes semelles, brassant l'air ambiant avec son éventail, digne et secrète. Cela faisait des semaines qu'elle attendait les ordres du Comte. En attendant elle tuait, encore et toujours. Humains, akumas, animaux... toute chose vivante et moins puissante qu'elle se trouvait sans vie après son passage. Elle se cachait également. Elle n'avait croisé aucun akuma qui soit supérieur au niveau trois mais elle se doutait qu'il devait y en avoir. Sans la crainte de niveaux supérieurs elle se méfiait des bandes, car certains des siens formaient duo, trio et quatuor pour imposer leur pouvoir et évoluer ensemble. Elle-même s'y refusait, elle ne savait que trop bien où menait de telles alliances. La seule solution était de rester la plus forte des créatures qui l'entouraient. Ses sens délicats lui transmirent la présence d'un ou plusieurs individus. Dans le doute, elle se cacha sous un pont juste à côté d'une rivière.

Elle attendait les ordres du Comte ou du clan Noah. Elle attendait en silence, ne montrant rien de son impatience à détruire des Exorcistes. Orihime ne craignait pas seulement les bandes d'akumas ou de supposés niveaux supérieurs, mais aussi les Noah. Elle avait vu nombre de créations du Comte se faire désintégrer parce qu'ils n'avaient pas rempli leur mission correctement. Elle espérait ne jamais finir comme ça. En réalité, elle espérait ne jamais quitter ce monde. Le règne du Comte était annoncé, ils gagneraient. Ces maudits Exorcistes et leur prétendu Dieu, ces apôtres de l'invisible allaient payer et tous les autres avec.

Plus un bruit. Seul les roulements des cailloux sur la pente qui menait au ruisseau rompaient le silence de mort qui entourait l'akuma. Elle leva la tête vers le dessous du pont, biensûr elle ne voyait rien mais c'était un reflexe que tout le monde possédait que celui de regarder vers l'origine d'un son suspect. Mais toujours rien... Sur ses gardes elle se préparait à n'importe quoi...
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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Mar 2 Mar - 7:23

Il était encore revenu au japon. Lieu étonnamment infesté de plusieurs akumas de niveaux quelconques, que le compte millénaire et ses acolytes monopolisaient comme bon leur semblait. Il faut dire que lors de la précédente excursion dans ce pays, avait laissé un goût plutôt amer aux exorcistes. Nombreuses étaient les victimes des deux forces, dans cette bataille. Les pertes en vies humaines chez les exorcistes, étaient surtout les traqueurs qui n'avaient pas eu vraiment de chance. Certes Froi aurait pu intervenir, mais il avait été convoqué trop tard. Son équipe n'avait pu faire grand chose, et c'était déjà un miracle qu'ils aient pu en sortir indemnes. Le maréchal sur place, avait beaucoup pleuré les morts de cette fausse bataille disons. Ce qui était plus douloureux dans une certaine circonstance, était le fait que le compte pouvait créer à volonté des akumas. Les esprits faibles existaient de tous part, et les âmes en détresse se multipliaient. Récapitulation, il n'avait rien perdu de vraiment concret...

L'information avait été donnée à tous les exorcistes, que l'usine de productions d'akumas au japon avait cessé pour le moment. Les activités du clan des noah aussi devenaient rares, pour ne pas dire inexistantes. L'inquiétude de la congrégation de l'ombre, face à ce nouveau changement, doublait d'intensité. Ce calme douteux, devait bien cacher quelque chose. Quelques akumas dans plusieurs villes faisaient leurs apparitions, mais sans plus. Pour vérifier l'information quand à l'usine d'akumas, une délégation de traqueurs avait été formée. Bien que les maréchaux soient beaucoup occupés, Froi s'était rapidement désigné pour aller au "front". Il ne voulait plus de sacrifices inutiles. C'était en quelques sortes jeter plusieurs brebis dans la gueule du loup. Certes, il était peut être en danger, mais il pouvait lui au moins se défendre. Komui avait été difficile à convaincre, mais le maréchal Froi était quelque peu têtu sur les bords. Bien que son innocence pouvait être le "coeur" sa décision était prise, et personne d'autre ne devait l'accompagner...

- Général...

C'était lors de son départ. Il se tourna vers Mari qui voulait encore insister, et lui fit un beau sourire paternel. Il devait et voulait cette fois y aller seul. Son côté solitaire en ressortait un peu.

- Ne t'en fait pas Mari, je ferais attention à moi, d'autant plus que je n'ai pas fini de chouchouter Yu-kun

-Tsssss...

On voyait Kanda repartir sur ses talons, l'air grincheux après avoir montré son mécontentement. Froi ne fit que maintenir son sourire, avant d'adresser un signe de main à Mari, et prit une barque, qui menait à l'extérieur du Q.G de la congrégation de l'ombre. Il s'était muni de son sac habituel, de son innocence, et d'une couverture qui recouvrait entièrement son manteau d'exorciste. Seul ses cols en sortait, et il serait difficile pour beaucoup d'akumas de le reconnaitre. De toute façon, vu qu'il ne laissait aucune vie humaine passer, ça ne servait à rien, et il portait cette couverte que pour se protéger du froid...

Notre protagoniste arriva trois jours plus tard au japon. De simples akumas de niveau 1 semblaient vouloir barrer son chemin mais il n'en fit que de petites bouchées. Durant quelques heures, il avançait normalement vers sa destination, et tout semblait calme pour lui. Sa première journée étant faiblement mouvementé, il arriva aux abords d'Edo, en début de soirée. Ici, la forte concentration d'akumas devait être élevée, et bien que conscient du danger, il s'autorisa une petite pause en bordure d'un ruisseau. Toujours sur ses gardes, il ôta ses lunettes, et mouilla son visage, histoire de se rafraîchir un peu...

- Haaaaaa... Ça fait vraiment du bien...

Il nettoya rapidement son visage, posa sa paire de lunette à sa place habituelle, scrutant le paysage autour de lui, en s'asseyant sur l'herbe fraiche. Il allait commencer à esquisser un dessin, quand son regard balaya une nouvelle fois l'endroit, avant de tomber sur une belle jeune femme, arrêtée en dessous d'un pont... Haussant ses sourcils, il regarda paresseusement la jeune femme, avant de continuer son oeuvre, quand il se rappela soudain qu'aucune humaine ne pouvait ici...

- Eh bien eh bien... M'ont t'ils déjà détectés ?

Il rangea doucement ses instruments, et se releva, petit sourire aux lèvres, en regardant de loin la jeune femme qui le scrutait. Et bien qu'il n'aimait pas trop se battre, il le fallait bien, car il y allait de sa survie...
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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Mar 2 Mar - 13:55

Qui était-il? Orihime resta figée intérieurement sans rien laisser paraître. Elle vit un homme aux cheveux grisonnant, plutôt bien mis et vigoureux qui se rafraichissait dans ce petit ruisseau. Son coeur d'akuma bondissait furieusement dans sa poitrine. Mais pourquoi? Il ne semblait pas avoir d'animosité quelconque à son égard, du moins pour l'instant... Cette couverture qu'il portait sur lui masquait toute information sur son groupe d'appartenance. Etait-ce un ennemi? Un allié? Un citoyen lambda? Ordinaire n'était pas le mot pour qualifier quelqu'un qui était toujours en vie à Edo en sachant que même les akumas avaient du mal à survivre en ces lieux... La jeune femme déplia l'un de ses éventails et se masqua de moitié le visage avec, souriant avec retenue. Elle ignorait tout de cet homme, c'est bien pour cette raison qu'elle devait en savoir plus. Etant de niveau trois, Orihime était plus intelligente que les monstres grotesques sortis de la fabrique. Ces sournois stratagèmes lui valaient d'être en vie à l'heure actuelle. Le vieil homme l'intriguait énormément... Peut-être était-ce un akuma de haut niveau ou bien autre chose de plus inquiétant... Ce n'était pas l'un de ses maîtres. Se pourrait-il que ce soit... un Exorciste? A cette pensée, un éclair discret passa dans le regard envoûtant de la belle jeune femme. Masquant avec habilité ses doutes par un rire soulagé, elle s'avança vers le mystérieux inconnu.

"Monsieur, vous m'avez effrayée. Ce n'est pas un endroit sûr ici, vous devez avoir une bonne raison pour vous mettre ainsi en danger."

Sa voix était douce et son regard empli d'inquiétude. Elle prit grâcieusement place aux côtés du voyageur, ses mouvements étaient fluides et naturels. N'étant pas certaine de son identité elle ne tenta rien contre lui, malgré les ordres du Comte qui lui indiquaient de tuer toute forme de vie si elle en avait la capacité. Orihime n'avait pas l'habitude d'obéir trop aveuglément aux règles auxquelles elle était soumise, aussi agissait-elle avec discernement. Se lancer corps et âme dans l'inconnu sans se méfier des risques n'était que pure folie et ce n'était certainement pas comme cela qu'elle réussirait à gagner en puissance et pourrait ainsi satisfaire le Comte Millénaire. Elle dévisagea le Maréchal. Il semblait méfiant mais une impression de bonté, de générosité et de sensibilité se dégageait de lui. Un homme pouvait-il avoir toutes ces qualités? La vie passée d'Orihime lui aurait indiqué tout le contraire mais elle vit comme une image de longue date dans sa tête... Elle vit la générosité et la sincérité de madame Yamamoto, celle qui l'avait transformé en akuma... Etrangement, cela ne lui fit strictement aucun effet. Si la jeune femme n'était pas insensible, elle préférait garder un voile d'ombre sur sa personne conservant ainsi un visage serain et un regard chalereux. Jouait-elle? Qui pouvait savoir... Il fallait qu'elle en sache plus sur lui, d'une manière ou d'une autre...

"Ces temps de terreur me font oublier mes bonnes manières, je vous prie de m'en excuser. Mon nom est Orihime, pour vous servir. Je travaillais à Edo mais j'ai dû m'enfuir sous la menace de ces monstres. Tout comme vous venez de le faire, je m'apprêtais à me rafraîchir ici même lorsque je vous ai entendu arriver."

Cette manière de s'exprimer passait pour une simple information, non pour une tentative de justifier sa présence en ces lieux. Elle avait tout l'air d'une femme qui cachait la peur qu'elle éprouvait. Jetant un oeil alentour, elle prenait soin de ne pas toucher son maquillage blanc par un mouvement maladroit. Quand elle ne guettait pas un danger éventuel, elle regardait le visage de l'homme, souriant et détournant timidement les yeux parfois. Une simple femme qui venait de rencontrer un voyageur au bord d'un ruisseau.
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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Mer 3 Mar - 19:19

Et voila qu'elle se mettait à avancer vers lui. Il aurait pu froncer les sourcils en la voyant venir, dégainant par la même occasion son innocence, mais rien de tout cela ne se fit. Maintenant son sourire en étant légèrement perturbé, il dévisageait la jeune inconnue qui était maintenant proche de la rive où il était. En temps normal, un akuma n'aurait pas tardé à l'attaquer, mais là, tout était différent. Le "dit" akuma pouvait même en alerter d'autres, sachant qu'un exorciste était dans les parages, et pas n'importe lequel. En y repensant bien, peut être avait t'il été trop radical quand à l'origine de cette personne. Des exceptions, ils en existaient partout. Accordant d'avance le bénéfice du doute à cette femme, il soupira grandement, en se disant que sa bonté lui jouait des tours. Sans doute devenait t'il trop naïf...

La conversation rapidement entreprise par la jeune femme, Froi s'asseyant, recommença à reproduire l'endroit sur une feuille de dessin. C'était toujours un moment d'évasion pour lui. La peinture était tout ce qui l'avait rythmée durant toute sa vie, et encore avait t'elle toujours une place importante dans sa vie d'exorciste. Une vie justement stressante, que Froi comme beaucoup d'autre auraient voulu éviter. Il aurait volontiers passé son statu à quelqu'un d'autre, mais sachant cela impossible, il était contraint à bien remplir ses missions. Le bon côté des choses, était surtout l'acquisition d'une nouvelle famille, malgré cette vie semée d'embûches. Et n'était ce pas cette femme, qui lui parlait de danger en ce lieu même ? Sans rien ajouter, il fit un autre tendre sourire à sa compagne d'infortune du moment avant de continuer à dessiner. Il avait presque achevé son dessin. C'était un bel endroit très calme, parsemée de plusieurs cerisiers. La brise du moment vous berçait dans des rêves lointains. Un endroit à double tranchant qui faisait baisser votre garde, puisque étant infesté de monstres, il vous exposait au plus minime des dangers. Froi en oubliait même l'inconnue à ses côtés, trop occupé à peaufiner son oeuvre, gravant par la même occasion ce beau paysage dans son esprit. Bluffé et émerveillé par la beauté de cette rive, il félicitait intérieurement le comte et ses acolytes. Avec l'évolution de ces temps, les belles choses se dégradaient considérablement, et c'était à se demander sur le coup, qui étaient les "monstres" de ce monde. La technologie prenait une trop grande ampleur, rasant les plus beaux endroits. Tout cela pour le besoin urgent de l'homme. C'était désolant et triste, mais voila, la réalité était bien pire même, et Froi ne le savait que trop bien, étant sorti de sa bulle dorée depuis belle lurette...

Ce fut grâce aux paroles de la jeune femme, que le maréchal réussit à sortir de ses profondes réflexions. Lui prêtant une oreille attentive, il écarquilla grandement ses yeux sur la rivière, à la fin de sa phrase. Un akuma !! C'était plus qu'évident même !!! Avait elle été modifiée par Cross ? Non bien sur !! Elle n'aurait surement pas menti... Et dire qu'il croyait cette femme humaine...
Une humaine ne serait jamais préoccupée d'un rafraichissement sa vie étant en danger... Par la même occasion, il serait incompréhensible de sa part, de s'amuser à trainer aux abords de la ville... Les akumas eux mêmes n'auraient jamais laissés un si beau kimono orner cet étau de chair qui pouvait rapidement provoquer de la luxure... En gros, elle s'était elle même vendue. Mais tant qu'elle ne voulait pas se battre ou stopper sa course...

- Veuillez m'excusez, mais j'ai à faire... Profitez aussi que ces monstres ne vous poursuivent pas, pour fuir jusqu'à la frontière...

Ne voulant plus rien ajouter de plus, il se leva et réajusta sa couverture qui venait de glisser. Tant qu'à faire semblant, en évitant de se battre, c'était toujours bon à prendre comme option. Après tout, il n'était ici en tant qu'éclaireur, et il savait bien qu'engager une bataille en territoire ennemie était suicidaire, surtout qu'il était la seule force représentante de la congrégation de l'ombre. D'un pas lent et léger, il dépassa la belle jeune femme, et continua son chemin en se rapprochant du pont ou elle était auparavant...
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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Ven 5 Mar - 0:27

En s'approchant de l'homme, son âme torturée semblait bouillir d'une rage encore inconnue pour l'akuma. Silencieuse telle une présence bienveillante aux côtés du Maréchal, elle admirait son don pour le dessin. Cette toile représentait la beauté de l'endroit où ils se trouvaient. Très paisible et un brin romantique, cet espace reflétait pour bien des résidents de ce lieu le calme avant la tempête. Légèrement en retrait, elle eu comme un haut-le-coeur violent qu'elle masqua à demi, une chance qu'il ne l'ait pas vu. Du moins elle espérait que cet artiste n'avait pas d'yeux dans le dos... Cet instant pour le moins disgrâcieux s'expliqua dans la seconde... Une brise plus forte que les précédentes avait soulevé un pan de la couverture en même temps que les manches de son kimono. C'est là qu'elle aperçut des bandes dorées sur la tenue noire de l'homme. Sans voir l'insigne des Exorcistes, elle reconnu la classe à laquelle il appartenait. C'était.. un Maréchal?! Orihime paniqua un moment. Soit elle appelait ses compagnons pour l'éliminer et risquait d'y rester, soit elle continuait son petit numéro. Après cette découverte, elle devint plus attentive que jamais aux moindres faits et gestes de ce morceau de choix. Une furieuse envie d'attaquer le Maréchal se fit sentir, maintenant qu'elle avait entraperçu son uniforme, mais elle se devait d'être plus intelligente que cela. Elle l'était, n'est-ce pas? Alors pourquoi le Maréchal s'était-il levé et s'apprêtait-il à par... Oh, biensûr... Quelle idiote, elle avait été beaucoup trop calme! Saleté d'humains, pourquoi fallait-il toujours qu'ils paniquent dans des moments comme celui-ci? Elle aurait parié que même un Exorciste aurait été un tant soit peu tendu dans cette zone du Japon... A la reflexion, elle aurait dû se presser même d'une manière théâtrale et entraîner le Maréchal loin, paraître essoufflée... Mff, seuls les gens sans manières pouvaient agir de la sorte. Ou des gens censés...? Le fil de l'histoire était qu'elle s'était certainement faite repérer. Alors pourquoi ne l'attaquait-il pas? Doutait-il?

*Tuer... Tuer... Tuer le Maréchal!*

Non, pas le tuer tout de suite... Si elle parvenait à se revaloriser en tant qu'humaine tout était bon. Plusieurs options s'offraient à elle. Elle pouvait faire croire qu'elle avait été modifiée, mais ça n'aurait pas grande valeur aux yeux du Maréchal et pour cause elle s'était présentée comme une simple fugitive, aussi cela n'avait pas de sens. Elle pouvait se faire passer pour une femme un peu dérangée que le danger n'effrayait pas... Mais là encore c'était bien trop risqué... Oh, elle savait quoi faire... Elle avait tout l'air d'une geisha n'est-ce pas? Non, elle était une geisha. Il fallait jouer sur ce qu'elle savait le mieux faire... Le regard triste, elle se leva à son tour, effleurant la toile du bout des doigts.

"Cette toile est magnifique... Vous êtes quelqu'un de sensible."

Elle se retourna vers le Maréchal, des pétales de cerisier s'échouant sur son kimono et dans sa coiffure raffinée. La brise faisait onduler les plis de tissu comme les vagues d'une mer paisible. Un sourire triste et une lueur sincère dans les yeux, pas la moindre animosité ne se manifestait en elle. Le doute était tout à fait de mise...


"Votre départ est compréhensible... Vous vous demandez certainement pourquoi je ne me suis pas précipitée vers un lieu plus tranquil, n'est-ce pas?"

Elle se rapprocha du Maréchal, les yeux baissés. Elle attendit quelques instants et leva un regard désabusé vers l'homme. Ses paroles ne semblaient pas pleines de mensonges mais s'apparentaient plus au discours d'une femme qui ne se faisait plus aucune illusion quand à sa tragique destinée.

"C'est parce qu'un tel lieu n'existe pas ici. Je vous ai dis la vérité, je me cachais. Mais monsieur, pourquoi devrais-je me précipiter alors que ma mort est certaine? Echapper à ces monstres est un vieux réflexe que nous avons tous... Je devrais peut-être me livrer à eux et mettre dignement fin à mes jours. Au fond, j'espérais peut-être croiser quelqu'un avant d'expirer mon dernier souffle."
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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Sam 6 Mar - 6:50

Il y avait bien des jours où la force physique ne résolvait rien. Du coup, les plus futés se rabattaient vers de douces paroles. Des paroles simples, et bien ajustées pouvaient remédier à n'importe quel situation. Le cas de Froi, en compagnie de cette "présumée" humaine était l'exemple le plus concert du moment. Il avait pacifiquement réussi, à écarter un monstre de son chemin. C'était quand même assez rare, dans cette guerre que se livraient exorcistes contre akuma. Aussi était elle très sage, ce qui titillait Froi. Un calme inébranlable comme celui là, ne pouvait que cacher quelque chose. Habituellement, les akumas se ruaient vers les exorcistes, comme un bout de viande qu'on avait lancé à un chien particulièrement agressif, du à une grosse faim. Celle la était peut être pacifique... luttant sans doute contre ses pulsions meurtrières. Mais peu importait... Un akuma restait un akuma. Cette reflexion était vraiment digne du maréchal Sokaro, qui n'en aurait fait qu'une bouchée, au lieu de s'hasarder à blablater. Et bien que barbare pendant ses combats, il avait complètement raison sur ce point...

C'était seul qu'il continuait son chemin, plantant complètement la jeune femme au bord de la rive. Il était repéré, c'était déjà clair, et devait l'être depuis qu'il avait posé son pied sur cette terre japonaise. Mais qu'attendait le comte pour l'attaquer ? Ce calme relevé chez tous ses ennemis commençaient sérieusement à l'inquiéter, ne présageant rien de bon à l'horizon. Le côté positif restait quand même minime sur le coup. Bien que le maréchal ne combattait pas, son coeur était empli de doute, chose que cette femme était venue accentuée... En pensant à elle d'ailleurs, il envoya son golem récolter quelques séquences dans la ville qui devenait de plus en plus proche. Il valait mieux ne pas s'y approcher si elle était infestée de plusieurs akumas. Il pouvait bien sur combattre, mais la fatigue était son seul ennemi. Par la même occasion, la chance serait au rendez vous, si son golem revenait en un morceau... Une douce et belle voix s'éleva derrière Froi. Et c'est en froissant sa mine, qu'il se retourna l'air complètement découragé, sachant à l'avance de qui il s'agissait. La jeune femme l'avait donc suivie, et posa une question pour le moins étrange.

- Hmmmmm ?

Sur le coup, le maréchal n'avait rien capté, et c'est quelques secondes plus tard, qu'il comprit, le regard baissé vers le sol, soupirant longuement. Comment pouvait elle se poser une question pareille alors qu'il ne l'avait formulé qu'intérieurement. Rien dans sa phrase précédente, n'indiquait qu'il ne croyait pas la belle jeune femme. Encore qu'une personne normale, aurait écouté son conseil en prenant les jambes au cou. Froi avait aussi été chanceux. Cette personne aurait pu profiter de son inattention, vu qu'étant plongé dans des réflexions qui n'avaient ni têtes, ni queues, sa garde était baissée. La brise s'amusait à déloger sa couverture, effleurant délicatement son visage, telle une personne fragile. Et c'est dans ce tableau pour le moins beau, que l'antagoniste prit encore la parole, l'air hésitant, sous la mine habituelle de Tiedoll qui continuait, on ne sait pourquoi, de supporter ces mensonges un peu trop flagrants...

- Un vieux réflexe ? Si c'était vraiment le cas, vous ne seriez même plus au japon. L'espoir fait vivre, continuez de courir tant que vous pouvez...

Il était d'une certaine sincérité. Grattant sa tête, il se retourna, s'en voulant un peu de jouer à ce jeu grotesque avec cet akuma. Et c'est en continuant sa route, qu'il tendit une main vers la jeune demoiselle...

- Je vais en ville. Pour éviter votre mort, il voudrait mieux que vous continuez votre chemin, déjà entamé. Et ne vous inquiétez pas pour moi, ces monstres ne peuvent rien me faire...

Espérant avoir été convaincant, il soupira et continua son chemin, en admirant les beaux cerisiers, qu'il voulait sur le coup reproduire sur une feuille de dessin. Faute de temps, il ne pouvait le faire, et c'est en accélérant le pas, qu'il s'éloigna de plus en plus de la femme...
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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Lun 15 Mar - 7:24

Elle ne tenait plus... Lorsque le Maréchal toujours prévenant mais plus ferme mit une barrière à ses mensonges et lui tourna le dos, ses yeux se maculèrent soudainement de veines sombres et des rides apparurent sur ses tempes tant l'intensité de sa haine était forte. En réalité, évoquer la haine pour un akuma n'était pas tout à fait le terme exacte. Ce qu'Orihime ressentait était l'odieux mélange d'une douleur terrible alliée à une pulsion meurtrière naturelle chez les protégés du Comte. Ses tentatives maladroites pour embobiner le Maréchal venaient d'essuyer un échec cuisant, aussi allait-elle retenir la leçon pour les prochaines fois. Elle ignorait si c'était à cause de son rang ou que tous les Exorcistes possédaient la faculté de la percer à jour, mais si c'était le cas elle avait du mourron à se faire... Bien qu'ayant quelques avantages non négligeables, Orihime utilisait beaucoup ce qui touchait à la duperie. Se servant de ses talents d'illusionnistes pour divers desseins elle avait comprit qu'en plus de rester à couvert cela lui conférait certains avantages, comme l'obtention de certaines informations ou une résistance moindre de la cible dûe à la stupeur provoquée lorsque l'akuma passait à l'attaque. Le Maréchal était le premier apôtre qu'elle rencontrait. Jamais auparavant elle n'avait eu à faire à un élu de Dieu.

*Tuer... Tuer... Le tuer...*

L'envie d'anéantir le peintre angélique était tellement présente qu'elle entra dans une sorte de rage innommable. Elle avait déjà senti cette sensation des dizaines et même des centaines de fois... La sensation de déchirer sa peau pour se présenter à l'ennemi sous une forme plus imposante et moins grâcieuse, s'arrachant par la même occasion un hurlement horrible qui avait sans doute été entendu à des kilomètres la ronde. Ce cri à mi-chemin entre le hurlement de terreur d'une jeune femme et un gémissement monstrueux aurait eu de quoi effrayer n'importe qui. Bien entendu (et elle le savait) ce n'était pas n'importe qui qui se tenait à quelques dizaines de mètres d'elle... Au fond, elle n'aimait pas quand ce moment précis arrivait. Sa grâce, ses gestes fluides sans animosité et ses techniques employées avec subtilité laissaient place à des mouvements parfois un peu gauches et des attaques qui bien que précises étaient des plus barbares. Ainsi révélée sous sa véritable forme de monstre, le Maréchal pouvait aisément détailler comment l'akuma était fait. C'était une sorte de poisson gigantesque, un poisson volant pour plus de précisions. En réalité, ses ailes nageoires étaient si impressionnantes par leur envergure qu'il était difficile de les rater... Elle les battait doucement dans le vide, elle-même suspendues à quelques mètres du sol. De loin ç'aurait été un sectacle étrange mais non déplaisant, de près en revanche le vent soulevé par le battement de nageoire donnait un avant-goût de ce qu'elle pouvait déplacer comme masse d'air si elle les battait à pleine puissance... Elle tenta quelque chose... Activant son pouvoir de manipulation elle donna un coup plus fort avec une seule de ses nageoires. En théorie le Maréchal devrait tomber sous son contrôle mais rien n'était moins sûr. D'après ce qu'elle savait, les Maréchaux étaient rares et surpuissants. C'est d'ailleurs pour ces raisons qu'elle voulait tester ses pouvoirs. Ca pouvait lui coûter très cher, d'autant plus que la fuite était proscrite. Même si elle réussissait à s'enfuir si les choses tournaient mal, elle se ferait automatiquement désintégrer par ses maîtres et elle les aimait trop pour faillir à sa mission. Il fallait bien dire qu'elle n'avait pas le choix, c'était inscrit en elle de se battre contre les Exorcistes.

Suite à cette tentative, elle observa la réaction du Maréchal. Allait-il flancher ou resterait-il de marbre comme si une simple brise lui avait carressé le visage? Elle le saurait bien assez tôt. Plus par curiosité que par un désir de succès, l'akuma ne délencha aucune autre attaque en même temps. Elle voulait connaître les capacités du Maréchal pour pouvoir mettre au point une tactique rapidement.
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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Mar 23 Mar - 5:39

Encore quelques pas, et Froi était arrivé au sommet d'une petite colline, après une beau chemin parsemé de cerisiers. Cette butte en question, donnait une très belle vue sur un vaste espace vert, et l'on apercevait de loin, les couleurs de la ville. Il y était enfin. Aux abords de la cité de construction d'akumas. Le maréchal n'avait plus qu'à espérer le retour de son golem, et il lui fallait de la patience, ainsi que vigilance...

C'est d'un regard contemplatif qu'il se perdait encore dans ses pensées, malgré la brise assez fraiche qui régnait, pénétrant toujours aussi profondément son corps malgré la couverture sur lui. La patience d'on il faisait preuve, attendant son golem, dans un élan d'espoir, n'allait pas être le cas de plusieurs personnes. Kanda quand à ce genre de missions n'était pas homme à observer ou à attendre. Il aimait passer à l'action, et en finir au plus vite. Il ne fonçait pourtant pas dans le tas tête baissée, mais il demeurait toujours l'opposé direct de son maitre, qui n'agissait que lorsque la situation n'était que critique. L'une des raisons alors du refus de Froi, de se voir accompagné par le jeune Kanda. Marie était tout à fait calme, suivant assez l'exemple du maréchal quadragénaire, qui en était tout heureux, et tout flatté. Néanmoins, le choisir en laissant Kanda sur la touche, aurait été cruel, et vice versa.

La ville ne faisait que charmer le quadragénaire. Elle n'avait rien de chaotique, et semblait toujours nickel. Fait pourtant impressionnant, puisqu'elle était quadrillée et habitée par des akumas; créatures mélancoliques, inconsciemment assoiffées de destruction... M'enfin... Ce cas n'était logiquement valable que pour des akumas de niveau 1. Les niveaux supérieurs, aussi dotés de force incroyable, avaient pour privilège, l'incroyable chance d'avoir une personnalité, donc une conscience. Malgré tout, la pulsion meurtrière restait la même, pratiquement incontrôlables chez certains. Comme on dit, un akuma reste un akuma !
Ils avaient aussi la capacité d'avoir un aspect humain. Compétence typique pour tous les autres akumas, qui s'appropriait tristement le corps du personnage ayant corrompu leurs âmes. En pensant à ces choses, le maréchal prit une mine sérieuse, presque mélancolique, s'encourageant à en délivrer plus, en réajustant ses lunettes sur son visage.

Malgré la nuit noire qu'il faisait, il put apercevoir de loin grâce à l'éclairage de la lune, un petit point noir qui fonçait vers lui. Automatiquement, un sourire se forma sur son visage. Savant à quoi s'attendre, Froi tendit son bras, où un petit golem noir se posa, quelques secondes après. Une mini- vidéo se présenta soudainement, et ce ne fut qu'une minute plus tard qu'il soupira. La ville en gros était déserte, et une forte brise se déclencha brusquement derrière lui, chaude, et dense à la fois. Il n'y avait pas âme qui vive là bas, même pas un akuma... Même pas un seul...

C'est en tournoyant sur lui même, le sceptre brandi à peine sorti de sa veste, qu'il écarquilla les yeux d'horreur. Un akuma, suspendu dans les airs, l'air très imposant, se tenait à quelques mètres de lui. Il ne l'avait senti qu'à cause de cette soudaine brise, et celui ci aurait pu profiter de son inattention, si ce n'est qu'il voulait le faire même...

- MAKER OF EDEN, ACTIVÉE... Quoi ?!!!

Ce n'est qu'après avoir activé son innocence, qu'il vit une bourrasque se diriger vers lui. L'attaque semblable à un tourbillon, fonçait droit sur Froi, qui pétrifié sur le coup, se reprit assez rapidement...

-ART !!!

Un champ d'énergie se forma autour de lui, et dévia complètement la trajectoire du coup ennemi. Elle était propice à la destruction de la matière noir d'un akuma. Tout s'était joué en quelques secondes, il fallait le reconnaitre, et à l'aide de sa manche, Froi s'épongea le front, qui était soudainement en sueurs. C'était la première fois qu'un akuma de niveau 2 le surprenait autant. Était t-il vraiment de niveau 2 ? Le maréchal n'en était pas vraiment sur, même si à ses souvenirs, les niveaux trois se ressemblaient presque eux tous. Évidence aussi faite, son champ d'action ne pouvait véritablement pas atteindre cet akuma, qui déjà était supérieur à un banal niveau 1. Il fallait autre chose, et vite...
Froi ne put s'empêcher alors d'écrier une deuxième fois le mot "ART" frappant son crucifix sur son épée de lumière, tel un burin qui sculptait de la terre. Une sorte de matière blanche végétative, se forma autour de lui, créant ainsi une poupée blanche, gigantesque, de la taille d'un menos grande, association de plusieurs akumas...

- La marionnette du pardon...

La poupée se redressa derrière lui, et fixa l'akuma géant. Froi n'eut besoin de mot pour commander le colosse, qu'a peine, il prit la direction de l'ennemi. La marionnette en prenant une position de garde, se stoppa juste devant le maréchal, qui soupira en caressant sa chevelure...

- Je t'avais pourtant prévenu, tu aurais du partir. Et maintenant, faire marche arrière, est tout bonnement impossible...
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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Lun 7 Juin - 8:06

La nuit était paisible, calme. Sara, comme toujours rêvassait. Edo. La jeune fille aimait ce lieu pour sa tranquillité, mais aussi pour la beauté de son paysage. Perchée sur un cerisier, elle était couchée sur une branche, en équilibre. A quelque pas d'elle, il y avait le sommet d'une petite colline, qui donnait la vue sur la cité de construction d'akumas. Sara n'avait pas été envoyée par le Comte, elle était simplement ici car elle savait pertinemment que personne ne la dérangerait. En temps normale, elle serait en ville, étudiant le caractère des humains. C 'était l'activité favorite de Sara : l'analyse des comportements humains. Elle aimait se fondre dans la masse, oublier un instant que le monde court à sa perte et réfléchir. Pourquoi les humains vivaient-ils? Ils n'ont aucun but, ils vivent pour vivre, parce qu'on leur a donné naissance. Alors, cela peut s'apparenter à une obligation, les parents font des enfants, mais ces enfants, ont-ils vraiment envie de vivre? De toutes façon, ils vont mourir. Le Prince dans l'histoire, se fait passer pour le Grand Méchant. Mais en réalité, il ne fait qu'alléger la souffrance humaine... en donnant naissance à des akumas. Comme on dit, "on soigne le mal par le mal"... non?
Sara ne réussit toujours pas à réaliser qu'autrefois, elle faisait partie de ces humains. Comment faisait-elle pour vivre? Elle ne se souviens plus de rien. Le seul souvenir qui la marquait, c'est la Beauté. Et ce souvenir, elle l'a gardé.
Ainsi, Sara pensait, toujours. Elle rêvassait sans cesse, jour et nuit. La jeune fille trouvait fascinant le comportement de chaque humain. Étant de nature froide et associable, elle trouvait divertissant d'observer les humains créent des liens entre eux, pour un jour les regrettaient car ceux-ci faisaient trop souffrir.

- MAKER OF EDEN, ACTIVÉE... Quoi ?!!!

Sara sursauta violemment et manqua de tomber de l'arbre. Elle se rattrapa et, avec agilité, elle se rassit sur sa branche, comme si ce support instable était une chaise solide. Qui trouble ainsi le repos d'Aphrodite? Au pied de l'arbre, un vieil homme semblait se battre contre quelque chose. Alors, Sara, détestant l'ennui, débuta une analyse visuelle. Quelque chose venait la divertir alors que les sujets de réflexions commençaient à s'épuiser. Quelle chance!
L'homme avait les cheveux grisonnant et semblaient pourtant plein de forces. Il devait alors avoir entre 40 et 50 ans humains. Il avait des lunettes : preuve que ses yeux faiblissaient ou qu'il aimait voir les détails visuels.

-ART !!!

Sara se crispa. L'homme qu'elle était en train d'analyser était un exorciste. Il se battait contre un akuma, au loin. Se basant sur ces connaissances, le jeune fille crut reconnaître un Niveau 3. Une immense marionnette blanche s'éleva dans les airs et se posta devant le vieil exorciste. Elle eut tout d'abords peur que la marionnette la voit, l'interdisant ainsi d'assister à une magnifique scène de combat. Mais ce ne fut pas le cas. Celle-ci semblait trop préoccupée.

- Je t'avais pourtant prévenu, tu aurais du partir. Et maintenant, faire marche arrière, est tout bonnement impossible...

*Un grand cœur cet homme.* pensa ironiquement la jeune fille.

Les forces étaient tout simplement déséquilibrée : la victoire était assurée pour l'exorciste et le petit spectacle n'allait pas durer longtemps. Ainsi, après la mort de l'akuma, Sara s'ennuierait à mourir. Elle avait remarqué que l'homme avait des outils de peinture sur lui, dans un sac. S'il aimait la Beauté, il allait bien s'entendre avec elle.
Sara descendit de sa branche avec souplesse et sans aucun bruit, s'approcha de l'exorciste trop occupé à se battre à l'avant du front pour s'occuper de l'arrière. Quelle fut sa surprise quand elle reconnut un maréchal. Mais malgré cela, elle continua d'avancer, pas dans le but de l'attaquer par derrière non, mais pour mettre fin à ce combat inutile. Alors elle s'avança, dépassa l'exorciste qui se trouvait maintenant dans son dos et s'adressa à l'akuma en face d'elle.

« Arrête-toi. »

Sa voix douce et inexpressive avait fait place à une voix dure et autoritaire. Rien ne laisser paraître dans son comportement et dans son apparence qu'elle était une Noah. Strictement rien. Elle avait l'apparence d'une jeune fille qui donne un ordre sans savoir réellement le danger en face duquel elle se trouvait. Elle se tourna vers l'exorciste et le scruta. Aucun détails de ce personnage n'échappait à l'œil attentif de Sara. Elle n'était pas venue pour se battre, du moins, pas sur ordre du Comte. La tranquillité des lieux avaient été perturbée par ce vieux personnage et par l'akuma de niveau3. A quoi bon continuer le combat? Si l'akuma voulait gagner, ce n'était pas ainsi qu'il y parviendrait. Alors, pour se divertir, Sara allait légèrement désobéir au Comte. Elle ne comptait pas tuer l'exorciste. Simplement... se battre pour faire passer le temps, pour la beauté d'un combat.
La jeune fille se trouvait à deux mètre, en face du vieil homme. Les deux s'observait en silence. Sara attendit une réaction de la part de l'exorciste. Son visage n'affichait aucun sentiment, aucune envie. Seul la beauté semblait marquait ses traits.
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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Dim 22 Aoû - 1:35

    Le Topic se poursuit entre Froi Tiedoll et Sara Ryu.
    Décompte du nombre de postes afin d'aider au calcul du rang.
    _Invité (Orihime); 4 points.
    _Froi Tiedoll ; 4 points.
    _Sara Ryu; 1 points.

    Je vous souhaite un très bon Combat. ♥
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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Mar 14 Sep - 1:39

Trépassé…

Le mécanisme, sinistre et volant qui faisait office d’ennemi au maréchal venait tout simplement de s’évaporer. Et ce, sans vraiment laisser de traces notables. En l’espace d’un instant, si ce n’est qu’une seconde, Froi avait complètement écarquillé les yeux de surprises. Il n’avait pas vraiment appréhendé le fait que sa mission d’infiltration puisse virer jusqu’à la rencontre d’une jeune noah. Fillette sans doute responsable de la disparition de l’âme déchue qu’il allait combattre. Entité au bord de l’agonie qu’il allait sans doute purifier de tous péchés, grâce à l’arme que lui avait confié, et ce dans sa miséricorde, le Seigneur tout puissant. Créateur incontesté, et incontestable. Mais il avait bien fallut que par la faute d’une autre personne, l’akuma soit, et à jamais, condamné à errer dans le royaume d’Hadès. Un triste sort, qui fendit en deux le cœur de notre bienveillant maréchal.

Cependant, et bien que cela puisse paraitre contradictoire, Froi sentait en lui, l’âme d’un guerrier prêt à renouveler un combat. Loin d’être souriant et taquin comme à son habitude, il plongea ses prunelles grisâtres, dans celles de la jeune fille aux couettes orangées, et au minois particulièrement angélique. L’apparence était pourtant, et drôlement trompeuse. Malgré son air sévère, elle n’en demeurait pas moins être une beauté de la nature. C’était véritablement dommage qu’elle ne puisse pas être une simple humaine, membre de la congrégation de l’ombre, ou même, une petite exorcise. Donner un ordre à un akuma n’était pas don attribué à tout le monde. Aussi fit-il rapidement tilt des origines, et des différentes puissances de l’armée opposée à celle à qui il appartenait. Mis à part les akumas, il y avait bien sur la famille des noah. Personnellement, il ne s’était jamais frotté à un quelconque noah. Il n’ignorait pourtant pas quelles étaient leurs caractéristiques physiques. La reluquer n’apportait rien à Froi comme informations notables. Elle n’avait aucun signe qui la trahissait, à savoir le teint gris, et les pupilles jaunâtres, sans même oublier les stigmates au front…. En gros, ses yeux lui dictèrent qu’elle avait tout pour être un individu commun, comme toute la population humaine que voulaient éradiquer le comte millénaire et ses acolytes. Compère qui lui faisait justement face, comme si de rien était. Il en était sur, il en avait la ferme conviction, et il était même prêt à mettre sa main au feu, ou à la portée de la véhémence de mugen. Cette jeune fille était une noah, pas l’ombre d’un doute. Et plusieurs thèses venaient confirmer ce qu’il soutenait intérieurement, dont une, très flagrante. Les akumas ne pouvaient résister à l’envie d’exterminer toute autre race. Mis à part leur race –S’il l’on ne comptait pas leur anthropophagie akumanéènne- et le cas exceptionnel de la famille des noah, ils tuaient tous ce qui était à portée de main. D’ailleurs, l’uniforme des exorcistes les attiraient énormément. Bien que ceux des maréchaux soient quelques peu différents, il n’en demeurait pas moins qu’ils portaient la croix de rose, signe même de l’uniforme d’un exorciste. En temps normal, elle aurait du l’attaquer, où laisser paraitre, tout comme l’avait fait le précédent akuma, des signes de sadisme assez indéniables. Dans le cas présent, elle ne faisait que le toiser, d’une manière assez dure et arrogante. Lui ne faisait pas de même. Simplement qu’il ne pouvait émettre un sourire à son ennemi sur le moment. A quoi bon ? D’ailleurs, le silence qui les entourait devenait assez pesant. Il ne savait quoi penser de ces humains qui se désignaient comme étant des « apôtres créés par Dieu ». Bien sur, ces paroles ne pouvaient être que considérés comme des blasphèmes. Blasphème que remettait en questions Tiedoll. Toujours était-il qu’ils subsistaient des ennemis jurés, et ça, il ne le savait que trop bien…

Le fruit de sa puissance destructrice –La marionnette- ne fit que s’effriter doucement, n’ayant reçu aucun ordre de combat, et n’ayant apparemment aucun ennemi à attaquer. Il leva doucement les yeux vers le ciel, et regarda le phénomène se produire. Une arme de sure il avait, et son caractère n’aura jamais été aussi serein. Son regard finit par se reposer sur celle qui se faisait passer pour une adolescente. Le combat était sans nul doute inévitable. En camp ennemi, et bien que aguerri quand aux combats, une seule chose trottait à l’esprit du maréchal : L’instinct de survie. Ce n’était pas une fuite en temps que telle, mais il fallait s’y résoudre. Il était maréchal, ce qui signifiait qu’il était vraiment puissant, certes, mais il restait avant d’être un exorciste, un humain à l’endurance pas forcement extraordinaire. Se battre en faisant encore du bruissement ferait apparaitre multiples akumas, en plus d’autres noahs qui pouvaient très bien être tapies dans l’ombre, guettant la moindre ouverture. Ouverture que pouvait exploiter la noah, quand son attention était totalement focalisée sur l’akuma en y repensant... La mission était périlleuse, mais se vendre aussi bêtement n’était pas un choix pour Froi. Il voyait de loin, la pauvre tronche de Kanda…

- Eh bien eh bien… Je suppose que je devrais te faire face quoi qu’il en soit, bien que l’idée d’affronter une humaine, ne m’enchante guère…

Dès qu’il sentit son golem sur son épaule, Froi se mit à sourire, et fit un grand bon en arrière en misant sur la surprise. La distance parfaite creusée, il ne se fit pas prier pour prier pour rééditer son attaque antérieure. Cette fois là, ce n’était pas le mannequin du tout au tout qui se dressa devant lui, mais bien un de ses gigantesques membres (Sa main) qui fonça à toute vitesse vers son interlocutrice, histoire de l’empoigner, et de l’écraser. Le combat promettait d’être long… et rude !
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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Sam 18 Sep - 7:25

Il fallait vraiment être trop optimiste pour pouvoir croire que le Maréchal ne se serait pas rendu compte de la nature de Sara. En effet, une humaine surgit de nul part, sans aucun bruit, et donne un ordre à un akuma qui s'exécute aussitôt. Quel genre d'humain pouvait ne pas s'enfuir, les jambes au cou, en voyant un truc aussi imposant et horrible qu'un akuma? Aucun... ou du moins, aucun humain à part entière. Il ne fallait pas négliger le fait que chaque Noah a autrefois été un humain. Qu'importe, Sara savait pertinemment que le Maréchal n'allait pas lui offrir un sourire radieux en lui disant "Vous m'avez beaucoup aidé, merci." L'akuma avait disparu, volatilisé, certes, mais le danger restait présent pour le vieil homme. Toutefois, sa forme avait changé, il ne s'attaquait plus à un simple akuma, mais à une Noah. Malgré cela, il ne changea pas de tactique, et la main énorme de l'immense marionnette s'était précipitée dans la direction de Sara. Aussitôt que la jeune fille vit la chose se mouvoir, elle bougea à son tour, dans le but d'esquiver la future attaque qui allait arriver.
Plusieurs choses avaient traversées l'esprit de Sara. Elle avait cru entendre, avant que la grosse main pâle ne fonce dans sa direction, l'exorciste prononcer des paroles semblables à "affronter une humaine ne m'enchante guère". A dire vrai, elle n'avait pas bien entendue, trop attentive aux moindres gestes de l'immense chose blanche dressée face à elle. Si le vieux avait dit cette phrase sans l'attaquer, la jeune fille aurait pu croire qu'il n'avait pas sut déceler en elle la race de Noah, elle aurait peut-être eut alors l'occasion de discuter avec lui et de l'étudier plus attentivement. Mais elle n'avait pas eut le temps de penser de cette manière puisque ces paroles étaient accompagnées d'une attaque, il n'y avait pas à dire : le Maréchal connaissait sa véritable nature.
La main s'approchait, à une vitesse croissante. Pour une fois, il n'y avait pas à réfléchir, soit c'est souffrir sous la future pression de ces doigts blanchâtres, soit c'est esquiver et... on verra la suite. C'est ce que décida la jeune fille. Le Maréchal semblait impatient d'en finir, il n'avait même pas attendu la réponse de la jeune Noah pour l'attaquer, quel manque de courtoisie!
Quand Sara avait vu la chose bougeait, elle avait automatiquement fait un bond en arrière d'environs cinq mètres. Ce fut une chance pour elle, puisque ce petit bond avait été juste assez suffisant pour esquiver l'étreinte manuelle de la chose : tandis que Sara venait tout juste d'atterrir sur le sol après avoir fait son petit bond rapide de cinq mètres, la main s'était élancée dans sa direction et n'était plus qu'à trois mètres d'elle. Cela signifiait que sans ce petit saut anticipé, elle serait actuellement en train de faire connaissance avec les doigts de la marionnette qui l'aurait compressée. La main approchait à une grande vitesse : plus que deux mètres, alors la jeune Noah usa de sa grande rapidité pour faire de nouveau un bon, en hauteur cette fois. Elle s'élança rapidement dans les airs.
De la poussière s'éleva sous les pieds de la jeune Noah alors qu'elle était en l'air : la main s'était refermée à l'endroit exact où elle se trouvait il y a à peine deux secondes. Des cailloux volèrent et égratignèrent les jambes de Sara. Les Noahs avaient beau êtres des êtres puissants, ils n'en vivaient pas moins sur cette Terre et ainsi, devaient se soumettre aux lois de la nature. Ainsi, l'interaction gravitationnelle fit son travail et Sara ratterrie... non pas sur le sol mais sur l'immense main pâle. Pouvait-on considérer que l'esquive avait réussie? Pas vraiment. La poussière, dense, empêchait une vision claire des choses. Elle ne voyait rien à moins d'un mètre d'elle. Ainsi, le Maréchal ne verrait pas pendant un court instant s'il avait réussi à l'attraper ou non. Elle était debout sur la main, et non dans la main. Alors elle courut le long du bras. Étrange n'est-ce pas? Elle devrait plutôt s'enfuir, mais au lieu de cela, elle courut et parcourut le bras à une très grande vitesse, une vitesse digne de ces Noah, qui à l'œil humain, semblaient se téléporter d'un point à un autre tellement qu'ils se déplaçaient rapidement. En un court instant, Sara se dressa debout, sur l'épaule de la marionnette.
La jeune fille était égratignée aux jambes, mais déjà, sa régénération cellulaire faisait son travail. Le Maréchal était toujours à la même place que tout à l'heure, et Sara le fixa d'un regard froid, totalement inexpressif. Quelque chose dans son regard semblait reprocher au vieillard son impolitesse. Sara n'avait toujours pas prise la forme d'une Noah, toujours aussi humaine d'apparence qu'elle l'était au départ. Elle ne ressentait aucune colère d'avoir était attaquée par surprise : en réalité, il fallait s'y attendre de la part d'un exorciste. Toutefois, elle se sentit déçue, comme si l'homme d'apparence chaleureux et bon semblait être quelqu'un d'impatient de tuer sa cible et de détruire tout ce qui bouge. En effet, Sara avait arrêté le combat entre le Maréchal et l'akuma et elle ne l'avait pas attaqué par surprise comme elle aurait pu le faire. Et même après s'être découverte, elle se tenait face à l'exorciste, immobile, inoffensive, se contentant de le toiser du regard. Quel genre d'homme pouvait être cette exorciste pour attaquer alors qu'il aurait pu éviter un combat? Sara pensa, se tenant droite, sur l'épaule de la chose blanche qui était l'Innocence de cet homme. Les humains avaient souvent représenté un intérêt pour elle. Ils étaient distrayants... vivants comme morts. Car une fois morts, ils laissaient derrière eux l'empreinte douloureuse de leur existence. Sara se demanda s'il était nécessaire de ressentir de l'intérêt pour ce vieux Maréchal. Étrangement, elle ne semblait pas mettre les humains et les Maréchaux au même niveau. Comme si ces exorcistes supérieurs étaient son exact opposé. Du moins, c'est ce qu'elle eut comme impression en voyant ce Maréchal-là. Comme s'il était l'exact opposé d'un Noah : se contentant de supprimer toutes menaces ou désagréments sans chercher à discuter.
Sara n'avait encore jamais rencontré de Maréchal. Peut-être se trompait-elle? Peut-être qu'en dehors, il était quelqu'un de bon, comme son apparence semblait le laisser penser? Peut-être que si elle l'avait rencontré dans d'autre situation, ils auraient pu discuter avant? Tant de pensées et d'hypothèses affluèrent dans la tête de Sara qu'elle s'en sentit nauséeuse. Penser était un de ses divertissement. Mais actuellement, elle avait déjà un divertissement. Un à la fois était suffisant.
Toujours dressée sur l'épaule de la marionnette, sachant qu'elle n'allait pas rester très longtemps sur celle-ci, Sara prononça rapidement ses paroles, avant que le Maréchal n'attaque de nouveau.

« Vous désirez vraiment vous battre n'est-ce pas? »

L'exorciste avait-il pensé un instant que Sara n'était pas là pour se fatiguer dans un combat, d'autant plus qu'elle n'était pas en mission? Il semblerait que non, et c'était bien dommage. Prête à bondir de nouveau pour esquiver une possible future attaque, Sara lui lança un regard franc, attendant une réponse sous forme de paroles, et non sous forme d'attaque.
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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Dim 3 Oct - 1:37

Plusieurs bruits sourds se succédèrent à l’endroit où ils étaient, soit au sommet de la petite colline. Avec une telle attaque amorcée, c’était inévitable. Sans vraiment de surprises, le maréchal observait les esquives de la jeune noah. Elle avait un peu de mal cependant. Il le sentait. Le combat n’en finirait pas s’il se retenait de la sorte. User de toute sa puissance serait comme qui dirait « un double tranchant ». Multiples akumas se profileraient dans le coin, et la situation ne ferait qu’empirer. Pour lui, le salut se trouvait à la berge qu’il eût quittée. Ayant certaines informations à l’intérieur de son golem, il n’avait plus rien à faire en camp ennemi. C’était de là qu’il utiliserait l’arche qu’avait su dompter le jeune Walker. Mais pour l’heure, il y était encore loin…

Un dernier bruit se fut entendre, et le silence fut complet, total. Seule la faible brise s’amusait à produire un faible bruissement dans les parages. Celle-ci d’ailleurs, ébouriffa complètement la chevelure du maréchal. Il se demandait si son attaque avait marchée, mais n’avait de réponses concrètes, vu le nuage de poussière qui s’amplifia devant lui. Ce n’était pas de veine. Elle faisait une certaine ablation à son sens de la vue. Il fallait qu’il se fie à ses autres sens, notamment celle de l’ouïe. Nullement sollicitées, alors qu’il avait complètement tendues ses oreilles, il soupira. C’était peine perdue. Il ne percevrait rien comme ça. Le mieux était de rester sur ses gardes, et patienter, encore un petit peu, histoire de voir si l'assaut avait porté ses fruits… Juste pour cela.

Le seul fait qui lui semblait bizarre était l’immobilité de la production de son arme. Le membre de la poupée du Seigneur serait-il défaitiste, ou tout simplement neutralisé pour ne plus pouvoir effectuer le moindre mouvement ? Il en avait une vague idée. Ce combat prêtait à confusion. Habituellement, il ne s’agissait que de simples akumas avec qui il ne perdait de temps. Ce soir là, c’était bien la première fois qu’il se frottait à une Noah. Mais il restait de marbre, et assez confiant. Non pas optimiste, mais confiant. Si cette attaque n’avait pas marchée, il n’allait pas pour autant baisser les bras, et s’alarmer. Cela ne servirait strictement à rien, sinon qu’à le mener à sa propre perte…

La fumée poussiéreuse finit par s’estomper peu à peu. Alors qu’il s’attendait à la disparition de la jeune fille aux couettes orangées, il n’en fut pas moins surpris de la voir complètement debout, mine de rien, sur la partie de sa poupée. Son visage n’avait été que très peu expressif, en ce qui concernait sa petite surprise. De la part d’un membre de la famille des Noah, il fallait s’attendre à tout, et même le pire. Légèrement renfrogné, Tiedoll, finit par se relâcher complètement, bras ballants, innocence pointé vers le sol. Il n’était pas vraiment enchanté de mener une bataille de la sorte. Qu’adviendrait t-il d’elle s’il finissait par la tuer ? Son âme serait-elle purifiée… ? Et de lui-même s’il continuait à s’éterniser ici… ? Contre tout un clan, même son fameux jardin de l’étreinte ne résisterait pas bien longtemps. Il finirait par créer une petite brèche, qui lui serait fatale. Si seulement, il n’était pas précisément au Japon… Il aurait pu se donner corps et âme à la bataille, tel Sokaro et sa folie habituelle…

L’heure n’était pourtant pas aux lamentations. Il avait même, bien fait de venir. Des traqueurs auraient très certainement trouvés la mort face à l’akuma récent, et leurs chance de survies s’évanouissaient, si de surcroit, la Noah y participait, que ce soit activement, ou passivement. D’ailleurs, en parlant d’elle, il l’entendit lui adresser la parole. Au son de sa voix, il sureleva doucement ses sourcils, sans pour autant reporter son regard sur elle. Et franchement, il n’était pas vraiment d’humeur bavarde… Pas comme à son habitude. Il n’avait pas non plus l’obligation de se justifier. N’était ce pas clair qu’ils étaient en pleine guerre… ?

Sans perdre ne serait ce qu’une seule autre seconde, Tiedoll décrivit un demi-cercle avec son pied droit. Il plaça son sceptre sur le sol, comme le ferait n’importe quel artiste sur une pierre à sculpter, et abattit complètement son gros crucifix noir sur la partie précédemment citée. Non sans avoir prononcé le mot « art » et ce de manière vive. Une lueur dorée relia son innocence, au membre filiforme de sa poupée. Et sans perdre de temps, ni même regarder ce qui allait se passer, il se mit à contourner le champ de bataille au pas de course. De toute façon, il savait d’avance ce qui allait se produire. A partir du membre déjà matérialisé se formerait une autre poigne qui saisirait la jeune fille par derrière, et par surprise. En fait, le maréchal n’avait fait que créer une autre main, à partir de l’autre déjà entamé. Il ne voulait pas la tuer, ou du moins, ne le pouvait pas pour l’instant. La seule option qui s’était ouverte à lui pendant son temps de réflexion était tout simplement la neutralisation. Gagner en quelques minutes était primordial. Cela lui permettrait d’emprunter le passage secret menant à l’arche pour rentrer à la congrégation. Ils faillaient ensuite qu’ils la déconnectent rapidement de ce grand site. Elle pouvait tout aussi s’avérer dangereuse si quiconque la découvrait…

A peine sa course entamée que sortirent de nul part deux monstres mécaniques, du niveau 1 ou 2 apparemment. Il n’eût même pas le temps de le vérifier, puisqu’il continua à foncer. Il se confondait vraiment à son collègue barbare au masque noir. Il n’y avait presque aucune différence. Nul le temps de concevoir une autre attaque. Le temps était maintenant compté. Sans avoir ralentit une seule seconde, le maréchal fit un grand bond qu’un simple humain ne pouvait réaliser, sauf grands athlètes, et encore. Lorsqu’il se réceptionna quelques mètres plus loin, il continua de courir comme si de rien était. Derrière lui, chutaient de simples carcasses accompagnées de grands bruits métalliques. Il les avait tout simplement découpés avec son sceptre qui en plus d’être une sorte de burin, pouvait faire office d’une épée de lumière. Les attaques frontales, il ne les utilisait que rarement. Autant dire que ce n’était pas ses habitudes, même s’il pouvait exécuter des offensives corporelles, comme éloignées. Pouvait enfin, continuer sa course. Ce n’était pas un véritable reniement. Ce n’était point une fuite au sens propre du terme. Dieu comprendrait surement son acte. Il ne pouvait livrer combat ici. Sans doute qu’ailleurs, il le pourrait aisément Sa survie était bien trop prioritaire… En ce lieu, c’était comme « Se jeter dans la gueule du loup ».


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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Sam 9 Oct - 21:57

-ART !!!

Ne serait-ce pas le nom de l'attaque du vieux Maréchal? A peine ce mot fut-il lancé dans les airs que Sara comprit. En même temps, elle était resté sur ses gardes, prête à bondir au moindres mouvements de l'homme. Et c'est ce qui se produisit. Ne cherchant à comprendre en quoi consistait l'attaque, elle bondit dans les airs, avec la même vitesse surhumaine avec laquelle elle avait parcouru le bras de la marionnette blanche.
Quel fut sa surprise quand, du coin de l'œil, elle crut surprendre l'exorciste prendre ses jambes à son cou et fuir le champ de bataille, laissant son ignoble poupée faire face au danger que la jeune Noah représentait. Mais elle n'eut pas le temps d'y réfléchir bien longtemps puisqu'une énorme main se précipita dans sa direction, prête à la saisir. Mais d'où sortait ce nouveau membre? Voilà en quoi consistait l'attaque. La marionnette était peut-être rapide, mais elle était bien trop grande, et c'est là où résidait son plus grand point faible. Sara atterrit comme précédemment sur l'énorme poing de la marionnette. A peine la toucha-t-elle qu'elle se propulsa de nouveau dans les airs.
Ô que non, le Maréchal n'allait pas abandonner le combat déjà si bien entamé. S'il fallait aller le chercher par sa barbe, il en serait ainsi, mais un combat engagé, c'est un combat où l'un des adversaires doit être tué.
Alors la jeune fille se rua dans la direction que le vieil homme avait emprunté pour prendre la fuite. D'ailleurs, pourquoi avait-il pris la fuite? Il était certain qu'il était dans ses moyens de battre la jeune Noah - mais pas de la tuer certes, mais au moins de la neutraliser - ; pourquoi avoir choisi une issue aussi lâche? Cela ne faisait qu'attirer l'attention et réveiller son intérêt pour le Maréchal. Alors qu'elle traçait telle une flèche, lancée aux trousses de l'exorciste, la distance entre elle et la marionnette s'agrandit de manière considérable en peu de temps. La chose ne pouvait plus l'atteindre.

Sara sentit en elle une certaine adrénaline. Courir après quelqu'un ... pour le tuer. N'était-ce pas amusant? D'autant plus que le Maréchal allait forcément être retrouvé, le Japon était le derniers des lieux auquel il fallait penser pour se réfugier en sécurité. Où qu'il aille, le vieillard ne trouverait pas la sécurité paisible qu'il semblait rechercher en fuyant le combat qu'il avait lui même engagé. La jeune Noah ralentit. Deux bruits retentirent : le bruit commun de deux akumas s'étant faits abattre. Le vacarme parvint aux oreilles de la jeune fille qui ne put s'empêcher de dessiner un sourire sur son visage : Maréchal, je vous ai retrouvé.

Il était là, courant aussi vite que son âge lui permettait, ou du moins, que sa rapidité le permettait. Il était rapide pour un humain, certes, mais il n'en était pas de même pour une Noah. Le petit jeu avait assez duré.
Qui était cet homme, que faisait-il sur une terre aussi dangereuse pour lui? Était-il en mission? Le soupçon s'installa dans l'esprit de la jeune fille.
Il avait attaqué sans retenue la Noah qui avait gardé l'apparence d'une jeune et frêle humaine. L'attaquerait-il avec la même brutalité si elle prenait sa véritable forme?
Se tenant sur un arbre, sa peau s'assombrit, une couronne de crois apparut, décorant son beau visage et son regard devint cruel. Elle bondit.

Alors qu'il courait le long du chemin, Sara apparut, lui barrant la route. De la surprise? De la peur? De La haine? Une étrange expression apparut sur le visage du Maréchal essoufflé. Elle le toisa du regard. Ils étaient face à face, à plus de dis mètres l'un de l'autre et se lançaient des regards assassins. Sara l'observa. Il avait à la main quelque chose de semblable à un sceptre. Alors elle mit doucement sa main derrière son dos et le même sceptre sortit de son corps et atterrit dans sa main. Cet objet était exactement le même que celui du vieillard en face : ils étaient identiques au détail près que la copie de Sara avait quelque chose de beaucoup plus beau. Peut-être était-ce sa couleur sombre, différente de celle du Maréchal. L'objet que tenait la jeune Noah était magnifique. Il avait exactement les mêmes pouvoirs et capacités que l'original, mais quels étaient-ils? Elle allait bientôt le découvrir de toute façon. L'exorciste allait se battre contre sa propre arme... contre sa propre innocence...
Sara, à chaque fois qu'elle copiait l'arme d'un exorciste, se dégoutait elle-même : en effet, dans chaque arme se cachait une innocence et Sara ressentait du dégout face aux objets qu'elle créait. A peine avait-elle copié l'objet qu'elle ressentit l'envie immédiate de la supprimer, mais elle ne pouvait pas : ses créations étaient le support de la beauté elle-même, comment pouvait-on détruire une œuvre pareil?
Alors Sara chuchota doucement à l'objet et celui-ci se dressa dans les airs face à elle, elle recula de quelque pas et sourit au Maréchal, d'un sourire si doux si angélique qu'il en ferait presque oublier sa véritable nature.
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MessageSujet: Re: Le silence de l'attente [libre] Dim 21 Nov - 0:34

La course du quadragénaire continuait encore depuis quelques minutes. Son âge semblait ne pas affecter ses prouesses athlétiques. Il continuait encore et encore, et depuis, il avait déjà atteint le seuil de la colline sur laquelle il put aisément récolter les informations qui lui étaient nécessaires, afin de mener à bien cette mission d’espionnage, si l’on pourrait dire ainsi. Le repli était à portée de main. Le sentier précédemment emprunté semblait lui faciliter la tâche, puisqu’il s’agit en fait d’une pente qui lui permettait d’intensifier au maximum sa randonnée prompte. Sa cape toujours accrochée à ses épaules, voletait d’un air charismatique derrière lui, au rythme endiablé du vent qui s’élevait peu à peu. L’atmosphère se faisait humide. Pas de doutes possibles. La côte n’était plus lointaine. Encore quelques minutes et il y parviendrait sans problèmes, si les akumas daignaient se terrer tranquillement dans leurs encoignures. Une chose le turlupinait depuis… A part cette drôle de fille qui l’eût accostée, pourquoi ses compères Noah, ne se manifestaient t-ils pas ? Mine de rien, il s’agissait quand même d’un maréchal. Un exorciste véritablement, et hypothétiquement susceptible d’être l’hôte tant recherché. Cette arme divine que voulait détruire ce clan fort démoniaque… Se pourrait-il qu’ils sachent l’identité de l’hôte, d’où l’absence de manifestations importantes ? Lui courir après n’était pas si important ? Peut être n’étaient finalement tous pas au courant de son arrivée ici... Et pourtant, il était prêt à parier ce fait, vu l’échange qu’il s’était accordé avec l’akuma mort. Quelle différence notable y avait t-il de toute façon ? Tous les exorcistes, pour eux, devaient impérativement mourir. Le monde avec. Et il était plus qu’évident, que le maréchal faisait parti de la tête de la liste des nuisibles… Si l’hypothèse qui commençait sérieusement à germer dans sa conscience s’avérait fondée, il ne lui restait plus qu’une seule chose : Courir…

Chose qu’il arrêta soudainement de faire lorsqu’il aperçut une silhouette… Et s’il eût été ébranlé ne serait qu’un seul instant, c’était bien à cause de la nouvelle apparence que son adversaire avait arborée…

L’émotion de la surprise se lisait aisément sur son visage. Un tantinet ponctué par l’écarquillement de ses yeux qui détaillait enfin ces caractéristiques qu’il ne connaissait que par le biais des membres de la congrégation. Ce teint… Ces stigmates… Ces mirettes jaunâtres… Preuve indéniable de l’origine de cette fille. Sa transformation relatait d’une chose. Elle n’était en aucun cas, prête à laisser partir le maréchal. Comme le cours naturel de cette guerre sainte le voulait. Le sérieux était maintenant de mise dans ce combat. Mais encore une fois, une once d’inquiétude vint à perturber un tant soit peu notre maréchal. Cette fille … Comment réussissait-elle à contrer toutes ses attaques ? A pleine puissance, il semblait à première vue que Froi aurait assez de mal à l’attendre. Mais pour passer, tout était clair. Il fallait mettre sa vie en jeu comme d’habitude. C’était une option coutumière certes, mais risquée dans ce pays qui lui était malheureusement hostile. Mais, avait-il le choix au final ? Toutes ses attaques frontales engendrées à la hâte n’avaient pu faire mouche… Lui aussi allait être dorénavant sérieux. Au point où, bras ballants, il regardait son ennemie, de manière quelque peu nonchalante. Confrontation qui allait produire inévitablement du bruit. Bruit capable d’alerter les akumas aux alentours… Décidément…

Il arqua légèrement un de ses sourcils lorsqu’il vit ensuite l’objet dans ses mains. Plus rien ne l’étonnait de sa part. Tout de même, s’en suivit un froncement de sourcils qui marquait bien sa position défensive. Il était véritablement sur le qui-vive, et attendait une quelconque réaction de la part de la dénommé Noah, qui ne fit rien… de vraiment spécial. Loin d’être frustré par sa soudaine envie de le narguer, le maréchal restait de marbre, en l’observant sourire. Comme s’il en avait besoin. Voulait-elle ternir, ce mot qu’on appelait communément « art » ? Déçue, elle serait. L’on ne bafouait pas l’activité maitresse d’un homme au cœur pur, qui jusque là, n’avait pour but que de quitter l’île. Son objectif n’avait pas vraiment changé du tout au tout, mais cette petite fille méritait une bonne correction. Peut être la tuerait-il, mais était ce prudent d’effectuer un combat à mort ? Au fond de son être, Froi savait bien que l’idée n’était pas bonne. Aussi, serra-t-il ses poignes contre son innocence qui avait le don de le réconforter. Car même âgé, et aguerri, il savait bien qu’il était loin d’être invincible… Sur son arme, il jeta un bref coup d’œil… Et s’en suivit dès lors, une voix qui s’éleva. D’un ton aphasique, mais assez perceptible…

- Pour une noah, tu devrais bien savoir que les innocences sont uniques… non ? Et qui plus est, as-tu vraiment le temps de me sourire ?

Sous terre, sortirent soudainement, plusieurs lianes, branches et ronces, d’une couleur purement blanchâtre. Sans mal, elles ligotèrent les jambes de la jeune noah, progressant de manière lente autour de sa physionomie. Ces mêmes plantes se reconstituaient en une gigantesque poigne qui saisit fermement la jeune fille, et qui n’avait de cesse de sortir du sol, jusqu’à former un avant bras émergeant…

- Mes attaques précédentes… N’allaient pas devenir passives, tout simplement parce que tu t’es amusée à me courser…

« Témoins de la beauté de ce monde… »


D’un geste vif, il réédita une dernière fois son attaque sommaire. La vague déferlante qu’il produisit suite à ses gestes, et sa voix qui énonça une énième fois le mot « art » s’occupa de détruire le burin malsain qu’elle eût créé antérieurement. Une sotte pensa t-il avec le sourire au coin des lèvres.

Un dernier regard,

Le rangement furtif de son innocence,

La course.

Froi finit par quitter les lieux, tandis que la main destructrice de son pouvoir, serrait considérablement son étreinte contre la victime. Il s’avait qu’elle allait s’en sortir. Il le sentait même. Mais son échappement s’effectuerait tardivement. Puisque 5 minutes plus tard, le maréchal arriva au bord de la mer au pas de course. Il se hâta donc à hisser les voiles de son petit bateau, et commença lentement à s’éloigner de cette terre souillée…

Une chose de faite. Une fausse bataille d’acquise. L’avenir promettait, avec le peu d’informations qu’il avait pu récolter.

Spoiler:
 
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Le silence de l'attente [libre]

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