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Lost in the sand || PV : Lavi

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MessageSujet: Lost in the sand || PV : Lavi Ven 12 Mar - 8:43

    Fallait-il vraiment qu’elle fusse envoyée au Caire ? Cette question s’amusait à tambouriner dans le crâne d’Evangeline. Tantôt elle gambadait de l’hémisphère cérébral droit, puis d’un entrechat, se faufilait dans son voisin de la gauche. La pensée de débarquer dans un pays chaud lui donnait la nausée, elle qui avait une sainte horreur –même bien pire- de la chaleur. De plus, les vêtements noirs d’exorciste n’étaient en aucun cas fait pour de pareilles excursions. La demoiselle s’imaginait déjà descendre du train et subir la chaleur mordante du soleil de plomb. Elle s’imaginait aussi devoir affronter les cactus en combat singulier ainsi que les dunes à la course à pieds. L’éventualité de devoir faire la guerre aux akumas en plein désert lui arracha une grimace qui n’embellissait point son visage de porcelaine. La pensée de la foule piétinant dans les rues surchauffées de la capitale égyptienne lui faisait presque froid dans le dos, et sûrement la dernière fois qu’elle aurait cette sensation avant bien des jours. Evangeline songea aux habitants habitués à cette chaleur quotidienne, elle pensa à leur peau bronzée par tant de coups de l’astre lumineux. Elle songea également aux maisons étroites et tassées les unes contre les autres, puis les enfants qui devaient jouer sur la place centrale avec une balle en brins de chardons. L’exorciste pensa au bruit, à l’agitation d’une ville mouvementée. L’idée de devoir se mêler à la foule lui paraissait être une tâche bien difficile vu l’excentricité de son accoutrement. Il était plus qu’évident qu’une jeune femme à la peau de satin blanc, aux yeux océan, aux cheveux noirs long jusqu’au sol –faisant par la même occasion la serpillère des trottoirs- et attifée comme un moine gothique surgit des ténèbres les plus profondes n’allait pas passer inaperçue. Evangeline n’aimait pas le regard inquisiteur de tous les humains, ce regard qui vous transperce le cœur de par votre différence apparente. Ce regard qui, lorsqu’il atteint vos yeux vous fait culpabiliser, et nous ignorons pourquoi. Envoyés de Dieu, hein ? Les exorcistes devaient faire preuve d’un courage énorme ainsi que d’une patience à toute épreuve. Il devaient supporter le rejet de la société et protéger des êtres vivants ingrats, qui n’imaginaient pas une seule seconde le travail fournit par ceux qui offrent leur vie aux champs de bataille. Evangeline s’était habituée depuis longtemps déjà à supporter le regard des autres, elle avait appris à sourire aux passants, qui rarement, leur rendait son sourire. Un long soupire mourut sur les lèvres de la poupée de porcelaine aux cheveux d’encre. L’exorciste au Requiem appuya sa tête dans sa main et laissa s’abandonner son regard azuré aux travers des dunes ensablées. La ville n’était toujours pas visible, seuls les cactus et le sable voulaient bien défiler devant les yeux blasés d’Evangeline. Pourquoi diable avait-elle été envoyée au Caire ?!

    Une petite secousse, puis le coude d’Evangeline glissa, laissant tomber sa tête sur le rebord de la fenêtre. Un gémissement plaintif s’envola de la bouche du propriétaire de la bosse sous le menton. L’exorciste râla puis se rassit convenablement dans son siège de toile rouge. La jeune femme croisa ses bras sur sa poitrine, l’air renfrognée. L’agacement et l’impatience étaient lisibles sur son visage comme les gros titres du Times. Evangeline s’efforçait de penser à quelque chose de plaisant, mais rien ne lui venait à l’esprit. Elle entra alors dans une profonde contemplation du lustre au plafond de la cabine en bois cirée. Quelques ampoules de verre en faisaient le tour et l’une d’elles ne daignait pas s’allumer. Brûlée, carbonisée, calcinée, grillée, cuite, incinérée. Telle l’avait été cette pauvre petite ampoule. Et tel sera le sort d’Evangeline lorsqu’elle descendra du train.

    Destin tragique pour la pauvre Russe.

    Evangeline détacha son regard de marbre du lustre porteur de mauvais présage certain. Ses yeux plein d’océan –et pleins de poissons- finirent sa course sur une masse assise devant elle. Cette masse se distingua bientôt sur la toile pourprée, puis les yeux encore endormis d’Evangeline discernèrent enfin le contour exact de la personne en face d’elle. Un certain soupire de soulagement s’échappa de ses lèvres, car à devenir mélomane et à dramatiser sur son avenir torride, elle en avait oublié son grand ami. Si Lavi n’avait pas été là pour l’accompagner, elle n’aurait sans doute pas accepté la mission. Le fait de savoir que son fidèle ami était à ses côtés réchauffa le cœur de la Russe en un instant. Les joues ordinairement pâles de l’exorciste s’empourprèrent un instant, puis elle détacha son regard du rouquin.

    Evangeline rassembla l’extrémité de ses dix doigts et croisa les jambes. D’un coup d’œil vif, elle capta l’attention de son partenaire de mission et en profita pour mettre les choses au clair. C’était une habitude chez Evangeline de retracer la mission dans tous ses détails.

    « Lavi ? Tu dors pas, hein ? »
    Evangeline claqua des doigts devant ses yeux pour vérifier.

    « Bon, je récapitule la mission. Un traqueur nous a d’abord signalé de drôles d’agissements du côté du Caire. Il parlait de personnes qui disparaissaient mystérieusement, demeurant introuvées jusqu’à maintenant. Komui n’y a guère fait attention, puis cela à persisté. Cela fait déjà deux mois que la première personne a disparu, et nous en comptons maintenant cinquante-sept, dont douze traqueurs. Nous avons donc été envoyés sur cette mission dans le but de retrouver ces traqueurs. Puis juste avant notre départ, nous avons reçu un nouvel appel du traqueur au Caire nous signalant qu’une innocence était peut-être derrière tout ça. Voilà la mission, en gros. »
    Evangeline décroisa les jambes et sourit à son voisin d’en face.

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MessageSujet: Re: Lost in the sand || PV : Lavi Dim 14 Mar - 6:01

    « Où que l’on se rende, ce sont des batailles, des batailles, et encore des batailles ... Une chose est sûre, la bêtise de l’homme est insondable. »


    Je hais l’espèce humaine. Malgré tout le temps passé, elle est toujours aussi débile, répétant les mêmes erreurs sans cesse, comme si tout n’était qu’un cercle vicieux. Elle se tue de l’intérieur, à petit feu, laissant éclater des guerres et mourir de faim ses fils. Comment voulez-vous qu’elle l’emporte face au Diable qui a eu tout le loisir de se préparer à l’anéantir ? Ce conflit est comme perdu d’avance, mais malgré tout ils continuent tous d’espérer et c’est ce qui les rend ... humains ? C’est ce petit sentiment qui me détourne de ma voie, ce petit sentiment qui me fait tellement aimer ceux que je devrais ignorer. Je suis un Bookman, un archiviste, je n’ai rien à voir avec eux ... Je ne fais que les observer et coucher leurs idioties sur papier pour « les futures générations » afin qu’elles s’en inspirent en y ajoutant quelques massacres de plus. Les sentiments me sont interdits, et pourtant ... Malgré moi, il faut croire que je me suis sérieusement attaché à certains humains, ce sont mes « amis ». Pour eux, je ferai tout, je ferai couler, gicler, jaillir mon sang, ouvrerai mes veines sans regrets, donnerai ma vie. Allen, Kanda, Krory ... Eva.
    Je fais souvent ce rêve, ou plutôt cet horrible cauchemar qui me fait me réveiller en sueur, paniqué et désemparé. Les ténèbres m’enveloppent et je sens leurs griffes effleurer et déchirer ma peau, le liquide épais, source de toute vie, coule lentement de mon corps. Mais je ne ressens aucune douleur, absolument rien, comme si mon esprit commençait à quitter son enveloppe charnelle. Bizarrement, pendant ce court laps de temps je me sens ... bien ? Enfin, cette sensation est assez étrange, c’est comme si je flottais dans l’air, vide de tous sentiments. Malheureusement, le bonheur n’est qu’éphémère et tout se met vite à se transformer en vision d’horreur. Je me tiens seul, debout, entouré de dizaines de cadavres. Ceux de mes amis. Egorgés. Mes pieds trempent dans leur sang encore chaud, mes yeux émeraudes s’écarquillent d’effroi, je n’ai rien pu faire pour les sauver ... Je suis l’unique survivant de ce massacre, même Panda, dont le visage est horrifié, gît, allongé sur le sol à ma droite. C’est à cet instant que mes paupières s’ouvrent cependant les images continuent de défiler dans ma tête afin de me torturer ...



    Dormir n’importe où, c’était l’une des caractéristiques que possédait Lavi. Le sommeil ne tardait jamais le faire céder, après tout, il veillait souvent à des heures très tardives afin d’accomplir son devoir de Bookman : étudier et écrire et croyez-moi, ce n’est pas de toute repos comme boulot. Aujourd’hui n’échappant pas à la règle, le rouquin somnolait dans le train l’amenant à sa nouvelle mission. Ses cheveux recouvraient ses paupières, cachant ses prunelles vertes, sa respiration se faisait profonde et régulière. Cependant, il ne tarda pas à s’éveiller lorsque sa camarade capta son attention. L’adolescent cligna plusieurs fois des yeux, cachant un bâillement qui faillit lui démettre la mâchoire.

    « Mais nan je dors pas ! Je regarde par la fenêtre, nuance. »

    Un large sourire étira doucement ses lèvres, éblouissant son doux visage, tandis qu’un léger rire s’envolait de sa gorge, dansant dans l’air avant d’y mourir. Il observa sa grande amie, plongeant son regard pétillant dans le sien tandis que celle-ci, comme à l’habitude, récapituler la mission à venir. Lavi passa doucement son bras autour des épaules de la jeune femme, se rapprochant d’elle.

    « T’inquiète t’inquiète j’la connais pas cœur cette mission, te fais pas de souci ! J’pourrai te la réciter toute entière, parole de Bookman ! Alleeeeeez, déstresse et profite du moment présent que tu passes avec mon admirable personne ! »

    Le rire cristallin du jeune homme vint faire concurrence au bruit sourd et continu du train en marche, ses yeux était plissés par l’amusement passager qui faisait se soulever avec irrégularité sa cage thoracique. Il retira son bras des épaules d’Evangeline avant de lui ébouriffer les cheveux.

    « Comment vas-tu faire avec cette tignasse ? Tu vas crever de chaud ma parole ! Heureusement que je serai là pour t’asperger d’eau sans arrêt, non ? »

    Il en riait mais malgré tout, Lavi était convaincu au fond de lui qu’il passerait la mission entière à veiller à la santé de sa camarade. Elle lui était tellement chère c’était comme une évidence. Il baissa la tête, laissa ses cheveux cacher son visage rougi.

    « Promet moi que quand on rentrera de cette foutu mission ennuyante on ira se goinfrer de cochonneries et qu’on ne dormira pas de la nuit tellement on s’amusera, hein ? Je hais les missions, j’ai toujours peur qu’il arrive quelque chose ... Et puis, qui vient nous apporter de bons petit plats et où peut-on prendre un bon bain, hein ?! »

    Ses mains tremblaient légèrement, nerveux, il cacha l’une d’elle le long du siège tandis que l’autre venait serrer une de celles d’Evangeline.


Dernière édition par Lavi Bookman le Lun 5 Avr - 0:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lost in the sand || PV : Lavi Mer 17 Mar - 0:34

    Evangeline eut comme une certaine envie de meurtre.
    Lavi avait osé. Oui, il avait osé mettre sa main dans ses cheveux. Non, n’allez pas imaginer que le beau prince rouquin eut passé ses doigts fins dans la chevelure de l’exorciste dans le but d’une certaine séduction. Non. Lavi Bookman n’avait trouvé que l’idée de lui ébouriffer les cheveux. Et seul le diable savait combien de temps Evangeline Pavlichenko mettait à se les démêler le matin. Chaque réveil était la hantise de la jeune femme à la chevelure démoniaque. N’osant à peine sortir de son lit afin de regarder sa tignasse démesurée, Evangeline redoutait plus que tout le miroir, ennemi interdimentionnel. Tenez par exemple. Un matin alors que l’exorciste se réveillait de bonne humeur, oublia de passer sous le peigne. Elle s’habilla et descendit prendre son petit déjeuner. Lavi n’était pas là et n’avait pas pu en témoigner ce jour-là. Mais une dizaine d’exorcistes hurlèrent tandis que deux s’étaient évanouis.
    Voilà la raison pour laquelle Evangeline ne sortait plus de sa chambre avant de s’être coiffée.
    Mais cessons de divaguer sur la chevelure de l’exorciste, et concentrons nous sur les faits actuels. Lavi venait d’ébouriffer les cheveux de la jeune femme qui grinça des dents. Cependant sa colère s’envola presque aussitôt lorsque le jeune homme archiviste lui prit la main, tremblant. Evangeline sursauta à ce contact, surtout car la main de son ami était très chaude tandis que la sienne était plus que glaciale. Elle ne voyait pas le regard de son compagnon, mais le rouge monta sur ses joues en un rien de temps. Combien de minutes passèrent avant que l’un des deux ne bougea un seul petit doigt ? Nul ne le sut.
    Evangeline n’osait pas se mouvoir, car étrangement, elle aimait ce contact. Elle ne voulait pas rompre ce lien imperceptible qui les avaient unis un instant. Mais la jeune femme sentit soudain que le train commençait à ralentir. Ils ne devaient plus être loin de la capitale Egyptienne et ils allaient bientôt devoir commencer ce pourquoi ils étaient venus. Le chemin avait été long, surtout à causes des voix marines inaccessibles, ce fut pourquoi les exorcistes avaient été forcés de prendre le train. Evangeline retira sa main et se leva à contrecœur. Elle posa ses doigts de pianistes sur le haut de la tête de son compagnon et en profita pour lui ébouriffer les cheveux à son tour. Elle se retourna puis lui dit, le rose aux joues.
    « Bien évidemment qu’on passera la nuit blanche à se goinfrer en rentrant à la maison ! »
    Evangeline sourit puis quelqu’un frappa à la porte. Le train était à présent totalement arrêté. La jeune femme ouvrit la porte et le traqueur qui les avaient escortés leur signala que le train était en gare. Evangeline ne sauta pas de joie d’apprendre la nouvelle car elle redoutait déjà la chaleur plombante du soleil Egyptien. Elle saisit son ami archiviste par le bras et l’emmena tout de même dehors. Il avait raison sur un point, plus ils rempliraient la mission rapidement, plus ils seraient vite rentrés à la congrégation pour se goinfrer de cochonneries. L’idée lui plaisait bien.
    Les deux exorcistes descendirent du train, et au grand désespoir d’Evangeline, la chaleur était insupportable. La jeune femme râla discrètement et jura contre l’astre lumineux. Ils n’avaient pas le temps de visiter l’endroit qu’ils devaient déjà se rendre sur le lieu de mission. Après tout, Evangeline n’avait pas particulièrement envie de s’attarder dans la gare et n’avait encore moins envie de visiter la ville. Le traqueur prit la tête de file suivit de près par l’exorciste au requiem qui ne cessait de réclamer des informations.
    « S’il vous plaît, conduisez-nous là où la première personne a disparu.
    -Tout de suite mademoiselle, il y a quatre lieux plus ou moins reliés. La première victime fut enlevée près de la Synagogue Ben Ezra. D’autres furent enlevés près de ce point, mais nous avons relevés aussi un bon nombre de disparitions inexpliquées du côté de l’Eglise Saint-Serge, de la Forteresse de Babylone et enfin l’Eglise Sainte Barbe.
    -Barbara en latin, je me trompe ?
    -Non, vous avez en effet raison.
    -Conduisez-nous d’abord à la Synagogue Ben Ezra… Tu es d’attaque, Lavi ?
    -Je vous y conduit de ce pas, suivez-moi. »
    Evangeline posa sa main entre son pouce et son index, elle réfléchissait. La première phase avait maintenant débuté, celle de la réflexion, de l’inspection, de l’investigation et de l’analyse de l’enquête. Elle commençait d’ores et déjà de resituer les monuments dans leurs époques et chercha un lien entre chaque bâtisse. Rien de bien concluant s’affichait dans l’esprit de l’exorciste qui se résigna à voir les lieux avant de construire des hypothèses démontables après la vue des édifices. La jeune femme était impatiente de voir les lieux des drames, et en avait presque oublié la chaleur environnante bien que ses cheveux tentaient de la lui rappeler. L’amour de l’historienne pour l’Histoire revint en un instant, et comme si ses méninges se souvenaient des milliers d’années que les scientifiques lui avaient fait apprendre alors qu’elle n’était encore dans un tube, elle plongea dans l’époque de chaque monument pour y trouver un lien. Le lien. Le regard de l’exorciste était devenu imperturbable, comme plongé des milliers d’années auparavant.

    [Voilà ! En espérant que ça te plaise toujours ! ♥️]
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MessageSujet: Re: Lost in the sand || PV : Lavi Lun 5 Avr - 0:05

    Il y a des visages plus beaux que le masque qui les couvre. (J.-J. Rousseau)

    http://www.youtube.com/watch?v=foKyq-Ld4fI

    « Yukimi.
    - Mouais ?
    - Est-ce-que ... je suis vivant ?
    - Ben ouais, t’es vivant, ça se voit, non ?
    - Pourtant ... Personne ne remarque ... Que je suis en vie.
    - Et moi, je ne m’en rends pas compte, peut-être ? Tu es en vie, crois moi. La preuve : tu es là, en train de respirer.
    - Est-ce que vivre signifie fréquenter les autres et agir pour les autres ? Le monde réel est couvert de plaies ... Et le monde de Nabari aussi. Plus les Hommes se rassemblent, plus les blessures se multiplient. Pourquoi, alors, les Hommes continuent-ils de vivre ensemble ?
    - Parce qu’au bout du compte, ils ne peuvent pas vivre autrement. C’est comme ça !
    - ... Dans mon cas c’est à sens unique ... Je ne fais que blesser les autres, c’est tout ... Je ne suis pas vivant.
    - ... Contente-toi de faire ce qu’on te demande ! Que tu sois mort ou vivant, ici, la porte te sera toujours ouverte. Si jamais il pleut, ce sera parfait pour venir te mettre à l’abri !
    »

    A vrai dire, je n’ai plus vraiment de « chez moi » ... Enfin, plus depuis que je suis devenu un Bookman. Avant, peut être ... ? On m’a forcé à oublier. Je suis une bête errante aux yeux grands ouverts. Sans foyer, sans cœur, sans rien. Ami d’un jour mais jamais plus longtemps même si mes sentiments me dictent l’inverse. Ne vous attachez pas à moi, je ne suis là que pour un court instant et mon départ vous ferrait souffrir. Déchirement d’un au revoir. Non, pitié, ne m’aimez pas, ne découvrez pas mon existence ... Laissez moi être invisible. Ainsi lorsque je vous abandonnerai, tout sera beaucoup plus simple ... Lorsque je vous tournerai le dos avec regrets. Les larmes ne couleront pas, il n’y aura même pas d’adieux. Aucun regard, aucune tristesse. Oui, tout serait beaucoup plus simple ... Si seulement. Mais comment vivre sans la dépendance à autrui ? La solitude n’est pas de si bonne compagnie qu’il n’y paraît. J’ai rencontré tellement de gens dans mes multiples voyages, tellement d’âmes en peine. Mes pieds ont baignés dans tellement de sang. Pourtant, cette fois-ci est la « bonne ». J’ai trouvé ma voie et ceux que j’aime. Ceux qui me donnent enfin l’envie de vivre et retiennent ma tête à la surface. Je ne me noie pas. Je ne me traîne plus avec lassitude dans cette vie. Je me sens comme si j’étais chez moi. Enfin ... Merci. Cependant rien n’a changé, un jour Panda viendra me voir et me dira « Il est temps. ». Evangeline ... Si tu savais comme je suis désolé. L’idée de vivre sans toi me répugne, mais il faudra bien faire avec ? Si seulement nous nous n’étions jamais connus, tu n’aurais pas à souffrir. Maintenant je regrette, je refuse de voir les larmes couler sur ton doux visage que j’aime tant, déformé par la tristesse. Je refuse de lâcher ta main et sentir tes doigts m’échapper. Restons ainsi pour toujours, laisse-moi sentir ta peau, ta présence. Car sans elle, je ne suis rien.
    Mon cauchemar se répète chaque nuit, inlassablement. Horrible habitude.
    Regardez comme je suis pathétique. Oui, regardez-moi. Parfait incapable. Les autres ne devraient rien savoir à propos de ma souffrance intérieure. Ce ne sont pas leur problèmes, juste les miens. C’est à moi de les régler, et à moi seul. Je suis un grand garçon maintenant, non ? Quand bien même on m’a forcé à grandir trop vite, Evangeline ne doit pas subir ce qui me tourmente. Elle ne doit voir de moi que l’ami, toujours là pour elle, pas le faible exorciste angoissé. J’ai honte de moi-même, à vrai dire, je me dégoute. Observez ma main, toute tremblante ... Tss.


    L’adolescent sortit de ses pensées lorsque sa fidèle amie se leva. N’osant bouger, il n’esquissa aucun mouvement, laissant sa main tomber doucement, avec peine, comme quittée de toute vie, Ses doigts se crispèrent sur le fauteuil. Sa tignasse recouvrait toujours ses prunelles éteintes, presque fermées. Il était temps pour eux d’arriver, d’en finir avec ces heures interminables de voyage. Rester assis là, sans rien faire, à attendre avec nervosité le moment venu où il faudrait se battre. Pour Dieu, pour l’Innocence ... Ne peut-Il pas se débrouiller seul par moment ? C’est lui le tout puissant, par les hommes. A lui de régler ses petites affaires, sans briser tant de ses enfants. Les doigts fins de la jeune femme vinrent se frayer un chemin dans la tignasse écarlate de Lavi, les ébouriffant. Celui-ci lui lança un regard étonné, les yeux écarquillés avant de laisser un doux sourire étirer ses lèvres.

    « Oui ... Ca sera bien. Tiens, nous voilà arrivés. A vrai dire, je commençais sérieusement à en avoir marre ! » Dit-il, accompagné d’un léger rire forcé qui vint mourir dans la cabine étroite où se trouvaient les deux « soldats de Dieu».

    Enfin, l’heure était venue de quitter ce siège. Bye-bye maudit train, ce fut un plaisir de te connaître. Ou pas. La Congrégation de l’Ombre ne manquait pas particulièrement d’argent, disons plutôt qu’elle était sadique. Pourquoi les exorcistes devaient-ils toujours supporter de longs voyages sur des fauteuils qui rendaient l’âme ? Tss. Vraiment ! Quel remerciement pour ces personnes qui risquent leur vie pour la survie de l’espèce humaine ! Le jeune homme, encore légèrement fébrile, se leva le plus rapidement possible afin de suivre Eva. Cette dernière eut tôt fait de saisir le bras de l’adolescent dont les joues avaient pris une douce teinte rosée. Allez savoir pourquoi. Les hommes sont parfois si compliqués sous leur air... Elle avait l’air comme pressée, ses pas se faisant rapides cependant Lavi n’y fit pas plus longtemps attention, se concentrant sur ses propres pieds pour ne pas trébucher. Il se laissa guider par sa camarade, tout deux descendirent du train et déjà la chaleur les étouffait avec plaisir. Quand vous avez froid, il est toujours possible de se couvrir et de se rapprocher d’un bon feu, mais quand vous avez chaud ... C’est un tout autre problème. Bien plus complexe. Un léger grognement résonna dans la gorge du rouquin mais eut tôt fait de cesser, il n’était pas le plus à plaindre après tout. Avec sa chevelure longue et ténébreuse, Evangeline allait comment dire ... Douiller ? Un léger sourire amusé orna le visage fin du jeune homme qui le cacha à sa grande amie du mieux qu’il pouvait. Non, non, il n’était pas sadique ! Il tourna la tête, se plongeant dans la mémorisation des lieux, prenant des sortes de photos qui se gravaient dans son vaste esprit. A son retour, il devrait tout coucher sur papier, ce qui lui promettait de nombreuses nuits blanches ... En plus de leur soirée « Qui réussira à s’en mettre le plus dans l’estomac ? ». Sa concentration était palpable, si bien qu’il n’écoutait que d’une oreille la discussion qu’entamaient le traqueur et Evangeline. Cependant celle-ci l’inclut dans la conversation.

    « Evidemment que je le suis ! On n’a pas fait tout ce chemin barbant pour rien ! Passe devant, je te suis. ♥️ »

    Et c’est ce qu’il fit.

    A en voir sa posture, elle réfléchissait. Elle prenait toujours cette position, c’était comme une habitude, comme celle de toujours tout récapituler en début de mission. Et c’est tous ces petits détails qui la composaient, sans eux, ce n’était pas vraiment Eva. Tout comme Lavi n’était pas vraiment lui-même s’il n’avait pas son air blagueur. N’êtes-vous pas d’accord ? Oh oui, il la connaissait presque par cœur. Il l’avait observé, dans l’ombre parfois. Comme lui, elle savait tellement plus de choses qu’un humain normal. Bien plus que vous ne pourrez jamais l’imaginer. Bien plus que vous ne pourrez jamais l’apprendre, il vous faudrait plusieurs vies. N’osant la déranger, le rouquin resta silencieux, à ses côtés, observant tour à tour les monuments puis le regard vague et concentré de sa camarade. Les secondes puis les minutes défilèrent, si bien qu’il commença à s’en lasser.

    « On est resté sans rien faire de ce train si longtemps, on va pas recommencer ! Me fais pas le coup de « Attends, je réfléchis ! ». Je t’ai laissé le temps, maintenant c’est parti ! »

    Lavi saisit la main d’Evangeline, laissant ses doigts s’entrelacer aux siens puis se mit à courir, traînant presque l’exorciste derrière lui. Attention maudits Akumas ! Ils arrivaient ! Cachez –vous, ça ne va pas être joli-joli. Un grand sourire aux lèvres, il parcourut ainsi quelques mètres avant de stopper net dans sa course. Posant sa main libre sur son maillet qu’il caressa doucement, le jeune homme lança un regard désolé mais en même temps amusé vers l’exorciste.

    « Euuuh ... C’est bien beau tout ça, mais ... On va où au fait ? » Dit-il avec un air innocent avant d’éclater de rire.

    Les jours à venir sûrement promettaient d’être épuisants pour Eva, non ?


    http://www.youtube.com/watch?v=lNsJhhiXwOw


    [Désolée pour la qualité, et le temps d'attente ;_;]
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MessageSujet: Re: Lost in the sand || PV : Lavi Mar 27 Avr - 1:23

    Seul le diable savait ce qu’il se passait entre les neurones surdéveloppés de l’exorciste au Requiem. Mais tout s’effondra en une demi-seconde, grâce à une poignée de main. Lavi avait entrelacé les doigts de la jeune femme avec les siens, puis se mis à courir comme un effréné parmi le dédale de ruelles. Evangeline ne pipa mot, elle n’était pas étonnée de cette réaction, le futur bookman était d’un tempérament quelque peu… Impulsif ? Impatient ? Le dernier adjectif lui correspondait mieux. Si bien qu’après quelques mètres seulement, le roux s’arrêta et Evangeline manqua presque de le renverser. Il se retourna à moitié pour faire face au rat de bibliothèque qu’était l’exorciste.
    « Euuuh ... C’est bien beau tout ça, mais ... On va où au fait ? »
    Lavi rit. Evangeline sourit. Ses dents pointues étaient visibles, puis elle ferma les paupière un instant. Leur traqueur qui servait de guide avait disparu, sûrement dépassé par ce trop plein d’énergie dans une chaleur pareille. Evangeline oublia un instant tout être sur la planète et ressentit l’essence de la terre elle-même. C’était une chose qu’elle savait faire, capter les auras. Plongée dans une concentration sans faille, elle parcourut une dizaine de kilomètres grâce au vent et au soleil. Elle n’avait jamais mis les pieds en Egypte, mais maintenant, elle connaissait le domaine comme si elle y était née.
    Saisissant la main de son compagnon d’aventure et gardant toujours les paupières closes, Evangeline se mis à courir à travers les ruelles.
    « Ok ! Alors suis-moi bien gentiment et je te montrerai notre destination ! »
    Evangeline emprunta des morceaux de rue totalement désertes, apparemment fermées au public. Chaque recoin était visible de part sa vue aérienne si bien qu’après une longue course –et un immense escalier- ils arrivèrent à la Synagogue Ben Ezra. L’historienne était de retour, elle lâcha la main de son ami pour contempler la masure historique. Ses yeux pétillaient d’intérêt et de curiosité. Elle ne montrait ce genre d’enthousiasme que très rarement, mais là, c’en était trop pour le cerveau passionné de l’exorciste folle de l’Histoire. Elle virevolta dans les jardins, et notait pleins de détails dans son carnet de notes. Elle fit quelques croquis, puis parlait à voix basse d’un air enjoué et satisfait. Elle haussa tout de même le ton pour faire profiter à Lavi ses connaissances –en réalité, il n’avait guère le choix, lorsque la machine était en marche, il était bien difficile de l’arrêter.
    Le stylo à la main, elle releva la plume un instant et posa ses prunelles violines sur la pierre sablée.
    « Sais-tu, Lavi, que l’histoire de cette Synagogue est passionnante… Elle est mouvementée. La légende la plus connue raconte que Moïse y fut recueilli par la fille du roi Pharaon et qu’il a vécu en ces lieux. Le peuple juif fuyait le règne de Nabuchodonosor de Babylone. Ils étaient guidés par Jérémie, ils découvrirent des traces du prophète et élevèrent une synagogue. Mais les Romains l’on détruite en… 30 avant Jésus-Christ, et il fallut attendre l’an 641 pour que les Coptes rebâtissent une église, sous le nom de l’Ange Gabriel. Mais quatre cent soixante-quatorze ans plus tard, soit en 1115, le rabbin Abraham ibn Ezra rebâtit une synagogue à son nom grâce à l’accord du patriarche Alexandre le cinquante-sixième pour la restitution du terrain. Regarde de plus près cette architecture Lavi ! »
    Evangeline cessa de s’extasier sur l’extérieur et entraîna son compagnon dans l’antre mystérieuse. Elle poursuivit avec le même entrain.
    « Regarde en l’air ! Ce plafond de style arabesque ! Ou alors ce bain rituel –dit Mivke- vieux d’à peu près neuf cent ans ! Il est vrai que le reste du bâtiment date d’il y a peu, à cause de la restauration à partir des plans originaux mais… Si je m’en rapporte à mes dessins de l’extérieur et mes observations –fort aisées je dois avouer- cette synagogue possède deux étages, l’étage supérieure est réservé aux femmes et le rez de chaussé aux hommes. Et j’aperçois là-bas… Mais oui ! C’est la Guenizah ! Elle contient plusieurs textes anciens, notamment de la Torah… et si j’en crois mes yeux, le feuillet semble être parfois de papyrus, puis du vélin… Et de la peau de gazelle !... »
    Evangeline se stoppa d’un coup et joignit les main à sa bouche. Elle se retourna, les joues légèrement rosées.
    « Mais je suis stupide parfois, Lavi tu est bookman, tu le sais peut-être déjà… »
    L’exorciste se reprit soudain et encra ses deux jambes bien dans le marbre immaculé. Elle scruta les colonnes blanches et bleues, puis le livre sacré et enfin les petites marches au centre de la salle.
    « Je me demande où peut-être cachée cette innocence si c’en est bien une… Et surtout si elle se trouve ici. Nous n’avons plus de guide… Ah ! Mais si le voilà ! »
    La silhouette du dit guide –soit dit en passant, le pauvre traqueur malheureusement tombé sur l’équipe la plus dynamique de la Congrégation de l’Ombre- se dessina dans l’entrebâillement de la grande porte. Il s’avança vers eux l’air exténué et s’appuya contre une colonne pour reprendre son souffle. Avaient-ils couru si vite que cela ? Evangeline en parut étonnée un instant puis présenta ses excuses au pauvre traqueur de son air le plus adorable.
    « Pouvez-vous nous indiquer, maintenant que vous êtes-là, où se trouve la première scène de crime ? Enfin… Là où la première personne a disparu ?
    -Bien entendu, je vous y conduit de ce pas, suivez-moi c’est au niveau supérieur.
    -Je vous remercie, nous vous suivons à présent. »
    Les trois individus gagnèrent le premier étage par un escalier sur la droit de la porte d’entrée. Evangeline tentait de dissimuler son enthousiasme, qui s’estompa lorsqu’elle vit le lieu de la disparition. Ils étaient entrés dans une pièce très sombre. Soudain le traqueur referma la porte derrière yeux, se trouvant plongés dans le noir total.
    «Monsieur le traqueur ?!... Lavi, je pense que tu vas enfin pouvoir sortir ton maillet ! »
    En effet, quelques secondes plus tard, un cri abominable résonna dans la chambre close. Le traqueur était vraisemblablement devenu un akuma pendant le temps où ils s’étaient quittés. Il y avait donc des akumas en ville qui dissimulaient leur auras qui plus est.
    « Je t’en pris Lavi, ne dégommes pas les antiquités présentes dans cette pièce »
    Evangeline activa son innocence lorsqu’elle eut fini de descendre les fermetures éclaires au niveau de ses omoplates. Elle avait l’habitude de combattre dans le noir, c’était un entraînement qu’elle avait rudement pratiqué, elle ferma les yeux pour ressentir les auras de chaque objet dans la pièce. La première chose qu’ils devaient faire, c’était de sortir impérativement de cette synagogue ! Mais l’akuma bougea vite, Evangeline se vit projetée en arrière, et se cogna contre le mur. L’exorciste se releva et inspecta le mur une fraction de seconde.
    *Mais ce n’est pas un mur ordinaire, ça !*
    Non en effet, après une petite pressions dessus, une fenêtre voilée par une lourde toile opaque se brisa. La lumière était enfin revenue dans la pièce, et Evangeline sauta pour rejoindre l’extérieur. S’envolant à la hauteur de la fenêtre, elle put enfin contempler l’immondice qu’était l’akuma. Puis elle jeta enfin un coup d’œil à l’intention de son compagnon.
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MessageSujet: Re: Lost in the sand || PV : Lavi Dim 2 Mai - 1:19

    « When you're down, when you feel alone
    When your love and hapiness are gone
    Deep inside there is a blue blue light
    The moon is in you
    I`m the moom, I take care of you
    Just follow the blue light
    Take care of you
    Just follow the blue light »

    « - C’est un pléonasme. Le risque, c’est la vie même. On ne peut risquer que sa vie. Et si on ne la risque pas, on ne vit pas.
    - Mais là, si je risque, je meurs !
    - Tu meurs encore plus si tu ne risques pas.
    - Vous n’avez pas l’air de comprendre. Si je vous tue et que vous n’êtes pas moi, je passe le restant de mes jours en prison !
    - Si tu ne me tues pas, tu passes le restant de tes jours dans une prison mille fois plus abominable : ton cerveau, où tu ne cesseras de te demander, jusqu’à la torture, si tu es l’assassin de ta femme.
    - Au moins, je serai libre.
    Texel hurla de rire.
    - Libre ? Libre, toi ? Tu te trouves libre ? Ta vie est brisée, ton travail, c’est ce que tu appelles être libre ? Et tu n’as encore rien vu : tu crois que tu seras libre quand tu passeras des nuits entières à débusquer le criminel en toi ? De quoi seras-tu libre, alors ?
    - Oui, c’est un cauchemar, mais il a une issue. Il n’en a qu’une. Heureusement, elle est sûre.
    - Qui que vous soyez, vous m’avez mis dans la situation la plus infernale de l’univers.
    - Tu t’y es mis tout seul, mon vieux !
    - Cessez de me parler avec cette insupportable familiarité !
    - Monsieur Jérôme Angust est trop précieux pour qu’on le tutoie ?
    - Vous avez gâché ma vie. Ca ne vous suffit pas ?
    - C’est drôle, ce besoin qu’on les gens d’accuser les autres d’avoir gâché leur existence. Alors qu’ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l’aide de quiconque !
    - Taisez-vous.
    - Tu n’aimes pas qu’on te dise la vérité, hein ? Dans le fond, tu sais bien que j’ai raison. Tu sais que tu as tué ta femme. Tu le sens.
    - Je ne sens rien !
    - Si tu n’avais pas l’ombre d’un doute, tu ne serais pas dans cet état.
    Texel rit.
    - Ca vous fait rigoler ?
    - Tu devrais te voir. Ta souffrance est pitoyable.
    »
    Cosmétique de l’ennemi – Amélie Nothomb.


    L’homme est fasciné par les crimes. Les siens.
    La mort ne me fait pas peur. Enfin ... je crois.
    Vous me faites douter d’un coup ... Est-ce-que je tiens à ma vie ? Bonne question ... Un minimum, je suppose.
    J’ai vu trop d’abominations pour trembler. Mon opinion sur l’Homme ne pourra changer ... Ce monde se détériore de plus en plus, et pauvre de nous, nous n’y pouvons rien.
    Mettons ça sur le dos du Comte Millénaire, encore une fois. Même dangereux, il n’est pas la cause de tous nos maux. On aimerait hein ? Se dire que si l’on meurt, c’est de sa faute. Moi aussi j’aimerais me dire que la bêtise humaine, c’est lui qui la cause.
    Je ne me répèterai pas en disant que je ne veux pas perdre mes amis mais ... Quand je vois Evangeline, particulièrement ses yeux pétillants face à ces antiquités, je ne peux m’empêcher d’y songer. C’est plus fort que moi et ça me rend dingue. J’ai l’impression d’être faible ... Mais où est donc passé le puissant Bookman que je croyais être ? L’ai-je au moins déjà été ?
    Oui, regardez-là. Complètement fascinée par ce qui l’entoure, j’ai l’impression d’être invisible. Son esprit est en ébullition et ne cesse de se remémorer l’histoire de ces monuments afin de les raconter avec délice. Ils ne provoquent chez moi aucune réaction, tout du moins, pas de cette manière. Leur histoire ne m’apporte peu. Je me sens vide ...
    J’aime son regard, même si lui ne me remarque pas.
    Il faut croire que je tiens à vivre un minimum.


    Un long et violent frisson parcourut l’échine de Lavi dont la main gauche cherchait avec envie son puissant maillet. Celui-ci avait sûrement du basculer à cause du sursaut de l’exorciste lorsque cet horrible hurlement avait retentit. Faiblesse, étonnement, surprise ? D’ailleurs, le cri résonnait encore dans la tête du soldat de Dieu, encore et toujours, comme s’il hantait une dernière et ultime personne avant de s’évanouir dans l’obscurité du néant glacé. Il avait beau vouloir s’y habituer, c’était toujours aussi effrayant. De plus, il y avait ces ténèbres étouffantes qui enveloppaient, de leur lourd manteau d’un noir profond, le rouquin qui avait, malheureusement, perdu l’habitude des combats dans ce genre de milieu. L’adolescent se tenait aux aguets, prêt à se servir de son arme anti-Akuma à tous moments ... Sa respiration se faisait calme et espacée afin de minimiser les bruits parasites. Son corps se raidit quand la voix de sa camarade s’éleva. Un doux sourire étira les lèvres fines de Lavi qui ajouta dans un soupir :

    « Je ferai de mon mieux, mais je ne te promet rien. J’espère que tu as adoré les regarder, il n’en restera peut être plus rien. Komui paiera la facture ! »

    Non, ce n’était pas une vengeance ... Ce n’était pas parce que ces foutus monuments avaient, pour un moment, éclipsé l’exorciste que celui-ci n’y portait aucun soin. Non ... Non ... Lui aussi ressentait un soupçon d’intérêt, après tout, il avait reçu une éducation qui le lui permettait. Cependant, ce n’était qu’un sentiment fugace qui mourrait vite dans son vaste esprit. Mais il aurait voulu faire d’eux son ombre, pas le contraire. Ne trouvez-vous pas ça puérile venant d’un jeune homme comme Lavi ? A mon humble avis, oui, ça l’est. Mais, cela colle à son personnage, non ? Enfin, ce qu’il laisse apparaître de lui, caché derrière son doux sourire niais et sa bonne humeur permanente. Oui, tout était parfaitement dissimulé.
    Mais là n’est pas la question, revenons à cette obscurité assassine qui brouillait les sens, pourtant aux aguets, de l’adolescent dont le cœur s’affolait. Les battements se faisaient puissants et se répercutaient dans les oreilles du rouquin, comme des coups de tambours vifs et répétés. Son sang, épais et d’une délicieuse couleur cramoisie, courait dans ses veines à vive allure. Ses prunelles se mouvaient constamment dans ce néant ambiant. A quoi bon fixer un point lorsque l’on n’y voit rien ? Autant chercher un soupçon de lumière, un léger rayon de Soleil brûlant et aveuglant.

    « Merde ... J’y vois rien. »

    Ses yeux émeraude étaient plissés, à la recherche de la silhouette sombre et fine d’Evangeline. Son pouls s’accélérait de plus en plus, ce qui aurait inquiété plus d’un médecin. Mais qu’importe ... Sa poitrine devenait douloureuse, il avait la sensation d’une décharge électrique à chaque battement de son organe. Celui qui était le centre de toutes émotions, disait-on. Il n’était pourtant pas condamné à mort, non ? Soudain, il entendit le bruit lourd d’un corps se heurtant à un mur. Le rouquin se retourna, les yeux écarquillés, en position d’attaque. Il ne voyait vraiment rien, même pas une simple ombre et cela ne le rendait que plus faible. Ses canines vinrent mordre avec rage sa lèvre inférieure qui, entaillée, laissait perler de fines gouttes de ce sang rouge, source de vie. Un léger grognement s’échappa lentement de sa gorge.

    « Eva ... Eva, c’était toi ce bruit ? Me dis pas que ... Réponds-moi, pitié. Akuma ... ORDURE ! »

    Ses lèvres s’étirèrent en un rictus mauvais et meurtrier, tandis que sa langue venait récoltait le doux liquide au goût métallique. Celui-ci avait laissé des fines traces sur le menton fin de l’envoyé de Dieu. Cela donnait un côté viril, non ? A peine sortit, il luisait légèrement. Mais ... L’obscurité avait encore sa place, non ? Alors cela ne se voyait pas. Une certaine colère envahissait peu à peu le corps mince de Lavi. Pourquoi ? Parce que ce bruit, c’était celui du corps d’Eva se heurtant à jenesaisquoi. Il en était sûr ... Un Akuma ne fait pas ce genre de son. Et cela suffisait à libérer tel sentiment chez notre exorciste. La jeune femme était une des ses plus grands camarades, après tout. Les doigts de l’adolescent se crispèrent violemment sur le manche du Maillet, ses articulations craquèrent bruyamment. Que faire ? Ils se trouvaient tous dans une pièce fermée, s’il utilisait le sceau du Feu cela aurait de lourdes conséquences sur les soldats du divin, et s’il laissait son arme grossir, il risquait de blesser Eva ... Une soudaine hésitation emplit Lavi dont les bras tremblaient légèrement dû à son étreinte puissante.
    Heureusement pour lui, pour on ne sait quelle raison, un mur de cet enfer sombre vint à céder. Le lourd Soleil pu enfin reprendre sa dictature brûlante et laisser ses rayons affamés attaquer l’espèce de chambre où se tenaient les deux exorcistes et l’affreux Akuma. Les prunelles émeraude de Lavi se portèrent rapidement au monstre, tandis que le rictus mauvais se transforma en un sourire sadique.

    « Enfin, je te vois. Le jeu ne fait que commencer ... ♥️ Laisse-moi l’honneur de débuter la partie. »

    Ses lèvres fines laissaient encore couler quelques minces gouttes de sang. Le jeune homme passa avec délicatesse son index sur sa bouche, en dessinant son contour. Quelques secondes s’écoulèrent rapidement avant qu’il ajoute dans un souffle, accompagné d’un léger rire :

    « Ōzuchi Kozuchi, grandis. Hey, charmant petit Akuma, as-tu peur ? »

    En un rien de temps, le maillet devint une imposante arme qui vint malheureusement abîmer les murs de la pièce. Mais qu’importe ! Elle était déjà en piteux état après tout. Au diable le plafond !
    Un rire moqueur s’échappa de la gorge de Lavi dont les yeux pétillaient d’excitation. Ses doigts serrèrent encore plus le manche de l’objet. Le jeune homme l’avait décidé, il utiliserait le sceau de Feu afin de créer un torrent de flammes qui viendrait anéantir tout ce qui était présent dans cette pièce. Peut être même lui. C’était les risques du métier, après tout ? Lorsqu’on l’on devenait exorciste, on engageait notre vie entière dans ce combat qui paraissait être sans fin. Au revoir famille, au revoir amis. Dieu compte sur nous, à notre plus grand malheur.

    « Hi Ban: Gouka Kaijin. »

    Un énorme serpent de feu apparu soudainement, s’extirpant avec puissance de l’arme Anti-Akuma du rouquin dont les prunelles s’étaient portées vers Evangeline en un dernier regard. Un léger sourire vint orner le visage fin de Lavi tandis que le monstre de flamme emplissait doucement la pièce. Bientôt, le corps entier de l’exorciste disparu dans ce tourbillon brûlant.
    C’était les risques du métier.

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MessageSujet: Re: Lost in the sand || PV : Lavi Sam 17 Juil - 23:24

    Il avait osé.
    Il avait osé.
    Sous le regard anéanti d’Evangeline, Le jeune Bookman avait réduit en cendre les merveilles de la Synagogue. Les vases, les pots, les sculptures, les tableaux, les tapisseries, les tapis, les coupelles, les verres, les meubles et même les murs et le plafond. Evangeline joignit ses deux mains et se mordit la lèvre inférieure. Certes, l’Akuma venait d’être éradiqué du beau monde, mais à quel prix ? Pour Evangeline, ce fut un terrible affront. L’Horloge virevolta du côté des antiquités et fouilla de ses mains pour trouver quelconque rescapées du torrent de feu. Mais à son grand désespoir, tout avait été brûlé.
    Evangeline jeta un œil mauvais du côté de son compagnon d’armes, mais ne put lui tenir tête bien longtemps. Le sourire niais du rouquin associé à sa main dans les cheveux, pimenté d’un petit « héhé »… Non, Evangeline ne pouvait pas lutter. Après tout, elle n’avait jamais pu lutter contre Lavi, jamais. Pourquoi ? La raison en était fort simple : le corbeau était animé par un sentiment encore inconnu à ses yeux, l’amour ! Ne croyez pas être tombé dans un téléfilm minable, car non, ses sentiments n’étaient pas partagés. L’Horloge le savait bien, elle connaissait les sentiments que portait Lavi à l’égard d’une autre exorciste qu’Evangeline ne connaissait pas beaucoup. Elle était jalouse, ça nous pouvons l’affirmer, mais le dissimulait bien derrière ses larges sourires et son attitude désinvolte.
    Le fait d’avoir été créée dans un laboratoire n’arrangea pas les choses. Bien qu’Evangeline connaissait toute l’histoire de l’humanité, ou demeurait capable de résoudre n’importe quel problème de mathématiques, les imbéciles de scientifiques qui l’avaient mise en pot ne lui avaient pas insufflé la moindre connaissance en matière de sentiments. Cela pouvait aller de la simple amitié – l’exorciste désarticulée étant une vraie néophyte en matière de sociabilité- jusqu’au plus perfide des sentiments humain. L’Horloge ignorait tout de ses propres émotions à l’égard d’à peu près tout le monde, sauf des akumas et du Comte Millénaire. Etrangement, le seul sentiment que l’exorciste était capable de nommer était la Haine. Après tout, peut-être que ces scientos lui avaient appris quelque chose au fond, quelque chose de bien réel et qu’aucun humain n’est capable de contrer. Mais ce sentiment n’était pas glorieux, non, et c’est pour cela qu’elle tentait tant bien que mal de mettre un nom sur tous les autres sentiments, d’apprendre à les utiliser et les connaître. Après tout, que deviendrait notre Evangeline si elle n’était plus gauche du côté du social ? C’était plutôt amusant de voir la belle exorciste apprendre durement les émotions des humains, non ? Et quand elle les connaîtrait tous, se transformerait-elle en machine impressionnante qui connaît tout sur tout ? Non il était presque impossible qu’elle réussisse un jour à devenir entièrement humaine, et c’est ce qui faisait son charme, à notre encyclopédie humaine !
    Mais revenons dans notre pays excessivement chaud, où les humains sont collés les uns aux autres et se donnent encore plus chaud. Sous le soleil de plomb, Evangeline contemplait la force de son camarade, et peut-être ses beaux yeux, et put une fois de plus se consterner devant sa propre faiblesse. Pourquoi avait-elle verrouillé son esprit quelques années auparavant ? Elle aurait dû pourtant savoir qu’elle aurait à affronter de nouveau le mal dans une guerre sainte, non ? Après tout, telle était sa vraie nature, et ce pour quoi elle avait été créée. Peut-être que ce fut la seule réaction optimiste qu’elle avait eue depuis sa naissance. Enfin, elle était devenue à présent une exorciste de bas niveau qui devait tout réapprendre de ses propres facultés… Fini le temps où d’un claquement de doigts, ou plutôt d’os, elle parvenait à anéantir toute forme de vie diabolique. La terrible Horloge des anciens temps avait laissé place à une Horloge cassée, désarticulée.
    D’un hochement de tête vif, Evangeline chassa ses pensées négatives, puis s’approcha de son ami.
    « Tu t’es encore cramé le bout des cheveux Lavi ! Pas étonnant qu’à la longue tu deviennes chauve ! »
    L’Horloge donna une pichenette sur le haut de la tête du Bookman et s’envola rapidement, un petit rire aux lèvres.
    « Dépêche-toi Lavi ! On a encore beaucoup de lieux à aller inspecter ! Cesse de traîner et bouge tes fesses ! Tâche de me suivre, je pense que nous n’avons plus besoin de guide à présent… De toute manière, vu comme tu l’as amoché, il ne nous est plus d’aucune utilité. C’est parti pour l’Eglise Saint-Serge ! »
    L’exorciste descendit un peu vers le sol pour être clairement visible de son compagnon de mission. Elle ferma les yeux un instant pour consulter son encyclopédie intracrânienne, puis se dirigea instinctivement dans la bonne direction. Virevoltant à une grande vitesse entre les ruelles de la cité Egyptienne, Evangeline conduisait le duo vers leur prochaine destination : l’Eglise Saint-Serge, dans le Vieux Caire. Evangeline y arriva enfin, plus particulièrement dans le Caire Copte. Ils venaient de quitter Ben Ezra, et se dirigeaient à présent dans un lieu chargé d’un certain passé. Lorsqu’ils furent enfin arrivé au dernier tournant de maison, L’Horloge rentra son innocence afin ne pas paraître trop suspecte. Il était en effet indispensable pour la survie du groupe qu’Eva range ses os là où ils devraient être. Ceci fait, elle saisit la manche de son ami roux pour l’entraîner vers l’Eglise Saint-Serge.
    « Nous y voici enfin, Lavi ! La célèbre Eglise Saint-Serge construite à la fin du IVe siècle! Elle fut édifiée au-dessus d’une crypte où la sainte Famille se serait réfugiée lors de la fuite en Égypte… Un lieu chargé d’histoire donc ! De plus, nous avons de la chance, il n’y a presque personne ! Dépêchons-nous Lavi, car cet endroit est généralement très touristique ! »
    Pour l’instant, celle qui avait l’air d’une parfaite touriste, c’était Evangeline Pavlichenko.
    Munie de son calepin à dessin –sûrement trop influencée par son gentil maître j’ai nommé Froi Tiedoll- et d’un crayon bien taillé, l’exorciste aux cheveux noirs croqua vite fait mais bien l’architecture de l’Eglise. Ceci fait, ils purent enfin pénétrer à l’intérieur. Seul un filet de lumière était filtré par les vitraux, et l’ambiance était on ne peu plus… morbide. Trois personnes étaient présentent dans l’enceinte du bâtiment religieux, mais aucune d’entre elle ne pipait mot. Evangeline était sur ses gardes et observait attentivement la pièce et ses occupants.
    « Lavi, il n’y a rien ici, descendons dans la crypte »
    L’exorciste prit les devants et descendit la première. Elle n’aimait pas l’atmosphère étouffante de la crypte et seule une faible lumière, provenant d’une bougie à moitié consumée, éclairait le dédale des morts. Encore une fois, elle ne sentait ni la présence d’une quelconque innocence, ni d’un akuma. Elle préféra néanmoins faire le tour complet de la crypte. Plus ils s’avançaient, plus le noir se faisait complet, jusqu’à un endroit où l’obscurité devint maîtresse. Eva se retourna un instant pour vérifier que Lavi ne s’était pas perdu, car lui n’avait pas vraiment l’habitude de se déplacer dans le noir total. Elle tendit la main et empoigna le poignet du jeune homme.
    Les deux exorcistes persévéraient dans le noir, lorsqu’un bruit étrange parvint aux oreilles attentives de l’Horloge.
    « Gin to kinde tsukure, tsukure, tsukure ♪ “
    L’exorciste à l’aise dans le noir s’arrêta net et se confirma que c’était du japonais. Malheureusement, cette langue ne figurait pas dans la liste de celles qu’elle avait apprises. Evangeline s’élança vers le mystérieux chant lorsqu’elle arriva dans une pièce mieux éclairée. Elle vit soudain à ses pieds une petite marionnette défigurée aux traits monstrueux.
    « Gin to kinde tsukure, tsukure, tsukure ♪”
    Sous le regard dégouté de l’exorciste, la marionnette sembla mourir dans un petit cri d’agonie. Subitement, le poignet qu’elle avait saisi pendant de longues minutes se raidit et l’empoigna violemment. Ce n’était pas Lavi qu’elle venait de conduire à travers le dédale mortuaire ! Le corbeau réussit à se retourner à moitié et vit une abomination du compte, mi-Lavi, mi-Akuma. L’exorciste râla et tenta de se libérer de l’étreinte. Mais la force de l’akuma était trop grande et elle n’avait malheureusement pas pu voir s’il était de niveau deux ou de niveau trois. Elle s’était faite bêtement avoir et ne comprenait pas comment elle avait pu confondre l’aura de son grand ami avec celle de cet ignoble monstre. Mais l’instant présent n’était pas aux regrets, car elle était seule avec un akuma assez puissant, et n’avait aucune idée d’où pouvait bien être le rouquin. Evangeline tenta alors de tourner la situation à son avantage et donna un coup de pieds dans les bougies qui s’éteignirent sur le champ.
    « Mad Bones, activation. »
    Une idée lui traversa l’esprit véloce de l’exorciste puis déclencha son innocence dans son dos. Elle allongea les os de ses omoplates et de ses côtes, comme lorsqu’elle employait sa technique Mad Wings. Seulement, elle ne recouvrit pas de membrane noire son ossature ensanglantée et planta l’Akuma en douze points. A présent libérée de l’étreinte de son ravisseur, elle fit passer l’Akuma qui hurlait devant elle grâce à son innocence. Le problème était toujours qu’elle ignorait de quel niveau était l’Akuma, et si elle devait fuir ou bien le combattre. De toute évidence, elle n’avait pas vraiment le temps de réfléchir et engagea le combat inéluctable. Il fallait juste espérer qu’elle n’allait pas être trop faible pour venir à bout de son adversaire, et que sa vie ne s’éteindrait pas comme les bougies qu’elle avait renversées.



[Voilà, voilà Lavi ♥ Ma réponse, enfin ! XD]
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MessageSujet: Re: Lost in the sand || PV : Lavi Lun 30 Aoû - 2:43

    « Comme tout le monde j'ai mes défauts
    J'ai pas toujours les mots qu'il faut
    Mais si tu lis entre les lignes
    Tu trouveras dans mes chansons
    Tout c'que je n'ai pas su te dire

    Il y a des fautes d'impression
    Des "Je t'aime" un peu brouillon
    Malgré mes accords malhabiles
    Tu trouveras dans mes chansons
    Tout ce que je n'ai pas osé te dire

    Tu trouveras...
    Mes blessures et mes faiblesses
    Celles que j'n'avoue qu'à demi-mot
    Mes faux pas mes maladresses
    Et de l'amour plus qu'il n'en faut
    J'ai tellement peur que tu me laisses
    Sache que si j'en fais toujours trop
    C'est pour qu'un peu tu me restes
    Tu me restes

    Il y en a d'autres que tu aimeras
    Bien plus belles, plus fortes que moi.
    »

    [Lente et courte réponse.] http://www.youtube.com/watch?v=BSxfy0OofX4 J’aimais bien l’air. >8D

    Parfois, j’aurais voulu m’allonger dans les creux de la lune blafarde, souriante, tout là-haut, là où toute âme s’égare à sa fin, à son nouveau commencement. J’aurais voulu balayer l’horizon du regard, confortablement installé sur ce perchoir divin, splendide, hors de portée. J’aurais voulu dissiper les nuages noirs, rôdant à mes flancs, remplis de mes cauchemars les plus atroces, d’un coup de main brusque et fluide, d’une claque violente et mauvaise. J’aurais voulu voir arriver des duvets de cotons parfaits, immaculés, venant caresser ma peau nue, effleurée par la brise glaciale du ciel. J’aurais voulu pouvoir baisser le regard, et te voir, souriante, parfaite, tes longs cheveux ondulant. Ceux dans lesquels j’aimais laisser mes mains se frayer un chemin. J’aurais voulu observer tes prunelles fixées sur mon émeraude, j’aurais voulu qu’elles se croisent, pour ne plus se quitter. Et j’aurais voulu m’endormir sur cette vision, et sombrer, au creux de la lune blafarde, souriante, tout là-haut, où toute âme s’égare à sa fin, à son nouveau commencement.

    -x-

    Pour elle, il aurait osé. Lui décrocher la lune, lui offrir la moindre petite chose qu’elle désirait, lui sourire constamment malgré ses souffrances intérieures, tuer pour elle. Et se faire tuer en son nom, faire barrière de son corps afin d’épargner à la jeune femme autres atrocités et douleur, le sentir se disloquer lentement avant de tomber au sol avec fracas, dans ce bruit sinistre et humide de chair déchirée. Oui il aurait osé. Abandonner sa vie, sans regret, pour entendre les battements du cœur d’Eva se poursuivre, éternellement, rebondissant dans les oreilles du rouquin, comme une magnifique mélodie. Celle-ci lui était devenu indispensable, impossible dorénavant de vivre sans entendre ces quelques notes, sans s’en délecter chaque seconde un peu plus, pendant que ses joues rougissaient et sa prunelle émeraude s’humidifiait. Oui, vivre sans elle était devenu impossible, inimaginable. Depuis le jour où ils s’étaient rencontrés, depuis la seconde où Lavi avait aperçu le sourire de celle qu’il considérait maintenant comme sa sœur. C’était tellement puissant, tellement intense. Et l’exorciste développait pour elle une sorte de sister complex, guettant avec mépris, du coin de l’œil, la moindre âme qui osait s’approcher d’Eva, de trop près, avec un visage trop joyeux. Tsss. Oui, il tenait horriblement à elle, et cela l’effrayait. Obligé de cacher ses sentiments face à Panda, qui chaque jour ouvrait un peu plus les yeux sur la condition de son Héritier, sur cette encre humaine qui l’anéantissait un peu plus à chaque minute, à chaque sourire devenu sincère. Ce Bookman qui ne l’était plus vraiment. Pourtant, face aux regards noirs de Grand-Père, le rouquin poursuivait son éloignement, sans s’en rendre réellement compte. Pour lui, mêler amour et devoir était possible, s’il savait caresser du bout des doigts ses limites. Oui, il était naïf, un peu trop il faut croire. Oubliant ses principes, ce pourquoi il avait voulu changer, ces pensées qui lui avaient tant fait désirer de perdre son humanité. S’en éloigner, de ce carnage, de ce bourreau. Oublier.

    Il avait cru qu’elle serait toujours tout pour lui, l’unique trésor entre ses mains. Cette boîte à bijoux jalousement gardée secrète, dans les méandres de son esprit, de son cœur. Cette minuscule cachette, où ne gisaient que quelques uniques diamants, resplendissants, illuminant ces ténèbres gluantes. Pourtant Lavi avait rencontré Hikari, dans une nuit étoilée, irréelle. Il avait découvert une nouvelle raison de vivre, et, comme à l’habitude, ses émotions l’avaient surpassé. Il était tombé amoureux, ce soir-là, comme un humain normal. Et il avait renoncé à tenter constamment de résister, il avait accepté, ce poison glacé qui coulait dans ses veines bleutés. Bêtement, tout surpassait sa force, ce fameux jour. Le borgne refusait dorénavant de lâcher la main de sa belle, rompre ce contact brûlant qui le faisait vivre, affolant son cœur. Une nouvelle mélodie, hypnotisant, sans fin. Jusqu’à ce que la mort les sépare. Pour mieux les faire se retrouver.

    Lavi aurait voulu faire clairement comprendre à sa meilleure amie que ses sentiments ne changeraient jamais. Ils étaient bien trop ancrés dans son crâne, profondément gravés. Jamais, ô grand jamais, son amour ne se transformera, et plus que tout, il souhaitait rester à ses côtés. Eternellement. Main dans la main, comme toujours, tandis que des sourires étiraient leurs lèvres. Oh Eva ... S’il faut t’apprendre l’amour, je le ferai.

    La ténébreuse se rapprocha doucement du rouquin, laissant onduler sa voix dans l’air pesant et brûlant de la ville trop peuplée, le son se répercuta comme une symphonie aux oreilles du jeune homme, tandis qu’une grimace amusée déformait ses traits, ses doigts fins tripotant avec soin ses cheveux de flammes. Et c’était le cas de le dire.

    « Chauve ... Chauve ?! Il ébouriffa ses cheveux avec plus d’ardeur, avant de secouer la tête de droite à gauche, plongeant sa prunelle verte dans celles de sa camarade. De toute façon, j’en aurais toujours plus que Panda ! Enfin j’espère ... »

    Ces belles paroles s’achevèrent avec un rire, nerveux. Tandis qu’Eva s’amusait. L’exorciste lui lança un regard concentré mais, comme à l’habitude, joyeux. Il fit quelques pas, minuscules.

    « J’arrive, j’arrive ! Ecoute, détruire des antiquités, ce n’est pas de tout repos. Dit-il en arborant un masque moqueur. Laisse moi juste le temps d’activer mon Maillet, j’ai pas des ailes ma vieille ! »

    Ses mains saisirent l’arme divine qui déjà, sous les ordres de son maître, grandissait à vue d’œil, jusqu’à devenir un imposant marteau, illuminé par la fierté de son possesseur. Ce dernier s’y positionna rapidement, prenant appuie sur ses jambes avant de sauter gracieusement, les doigts fermement repliés sur le manche de son pouvoir, les articulations jaillissant sous sa peau rougie par les flammes. D’un regard en coin, Lavi observait sa meilleure amie, y cherchant un sourire, une expression joyeuse, qui arborait constamment son visage masculin, aux traits fins. Oh ça, elle était rapide, et le rouquin redoutait, plus les secondes défilaient, de la perdre, appréhendant son atterrissage qu’il savait souvent violent, et surtout douloureux. Quelle dure vie, celle d’un exorciste ! Envoyé de Dieu, pour la Cause, pour sauver l’Humanité du Chao ultime. Oui, c’est sûr, ça sonnait bien, ça sonnait héroïque, mais en attendent il fallait subir les morts, dont les cercueils s’amoncelaient dans le Hall de son arrivée à la Congrégation de l’Ombre. Il fallait supporter les plaies béantes, le sang qui gicle. La perte des proches. Les combats acharnés, contre des anciens Humains, contre des âmes désespérées. Quoi de mieux ? Chassant ces pensées négatives lorsque sa camarade s’empressa de dissimuler son Innocence, le soldat du Divin se chargea de poser pied à terre, le plus doucement possible, sans égratignure. Chose plutôt réussie, il fallait l’avouer. C’est donc avec un sourire immense que le jeune homme se retourna, lançant un regard fier à Eva, levant les bras au ciel avec son mini-Maillet. Quel gosse ! Mais Lavi n’était pas Lavi sans ce côté immature.

    Sa camarade prit la parole, d’un air illuminé, merveilleux, que le rouquin chérissait tant.

    « Aha, la fameuse ! Coupa-t-il, une once de moquerie dans la voix. Vas-y, je te suis, Eva. Je ferme la marche, qui sait si des Akumas nous suivent. »

    Le borgne, après voir effleurer du regard les alentours, guettant le moindre mouvement, emboita le pas à sa précieuse amie, accélérant le pas pour la rejoindre, observant avec sérieux l’architecture, celle qu’il devrait décrire dans ses archives. Il adressa un hochement de tête lorsque la jeune femme usa de sa voix, cette invitation. Cependant, son émeraude fut captée par les personnes présentes, celles qui les observaient étrangement, comme des piques assassins plantés dans leur dos. La ténébreuse disparue avant que l’homme n’ait le temps de se défaire de cette impression oppressante. Il croyait percevoir les commissures des lèvres de ces inconnus frémir, de façon incontrôlable, comme pour retenir un rire, un cri. Un grognement s’échappa de la gorge délicate de Lavi, qui secoua la tête. Tendant l’oreille, ses oreilles entraînées captèrent des bruits infimes, anormales. Ses dents se serrèrent violemment tandis que ses talons pivotèrent, déjà il s’élançait à la suite d’Eva, là où il l’avait vu disparaître. Là où il n’aurait jamais dû la laisser aller seule. Oh oui, le jeune homme s’en voulait. Quel frère ignoble faisait-il ! Tsss. Sa main droite vint rapidement saisir son Maillet accroché à sa taille, sagement. Il courait, incroyablement vite, engloutissant les quelques mètres qui séparaient les deux âmes.

    « Eva, je ... »

    Son regard rencontra l’innocence de la jeune femme, tout du moins, ses os sanglants qui jaillissaient de son corps mince, face à cet Akuma monstrueux, fruit de désespoir. Le pouvoir impressionnant de sa camarade provoquait chez lui à la fois admiration et peine, face à cette douleur que la pauvre devait sûrement subir. Doucement, inlassablement, comme une fatalité. Et Dieu, il faisait quoi pour ça ? Ca le faisait marrer peut-être ? Le borgne eut une demi-seconde de choc, observant avec peine la scène qui se déroulant sous son œil, tandis qu’un dégout profond emplissait ses veines, consumées par le poison de l’amour. Celui qui lui dictait de sauvagement tuer cet être abjecte, celui qui lui dictait de sauver sa meilleure amie et de l’emmener loin d’ici.

    « Désolé Eva, je risque de faire encore des dégâts parmi ces choses que tu chéris tant. Il n’y a pas beaucoup de place, et je n’ai qu’une solution : activer mon Maillet. Tu m’excuseras ? Toi aussi, Akuma ? »

    Un sourire amusée dessina ses lèvres, une expression directement adressée à l’Horloge, pour la rassurer, lui promettre que tout ira bien. Qu’il encaisserait tout pour elle, les blessures les plus horribles, pour elle. Pour cet amour qui le faisait vivre. Pour ces sentiments qu’il ne pouvait renier. Déjà l’arme s’activait, augmentant doucement, inexorablement, comme un destin inéluctable. Celui tragique, d’une âme enchaînée.
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MessageSujet: Re: Lost in the sand || PV : Lavi Lun 30 Aoû - 20:16



Mais quel imbécile. Il avait osé pour la seconde fois.
Le coup avait été si puissant que la paroi de droite s’effondra sous le choc, laissant place à une galerie sombre. Comme à son habitude, Lavi n’avait pas fait dans la dentelle, ce qu’aurait préféré Eva, afin de garder intactes toutes les reliques de la pièce. L’akuma avait pris cher lui aussi, car seule la moitié de son corps semblait bien vouloir répondre à ses ordres. S’excitant tout seul dans le noir, le démon raclait les murs, tapisseries et sculptures avec. Evangeline, dans un cri de désespoir, hurla à la figure des deux fossoyeurs d’antiquités.
« Mais ce n’est pas possible, vous vous y mettez à deux pour foutre en l’air des années d’existence ! Voilà, je suis en rogne maintenant ! »
L’horloge arqua ses bras et dans mince filet de sang, elle sortit ses os, puis les allongea. Ils arrivèrent enfin à engloutir ses bras en entier et à les modeler. Deux bras acérés avaient pris la place des deux membres fins et fragiles d’Evangeline. Un éclair bleu passa sur l’œil droit de l’exorciste, qui se jeta dans la mêlée.
« Ensemble, Lavi, et bouge toi ! »
Les deux exorcistes joignirent leurs forces afin de porter le coup de grâce. En effet, l’akuma était bel et bien libéré de son fardeau et s’en allait d’ores et déjà pour un monde meilleur. La lumière n’était toujours pas revenue, mais Evangeline pouvait clairement sentir que son meilleur ami était proche d’elle. Instinctivement, elle lui saisit le poignet et l’entraîna encore plus profond dans la galerie. Après tout, Lavi avait fait s’effondrer une des parois, et à sa connaissance, cette galerie était inconnue. Alors, quoi de mieux, après une petite bataille de santé, d’aller jouer les archéologues ?
« Je ne te donne pas le choix, Lavi, tu viens avec moi fouiller cet endroit ! »
Pour la première fois depuis que le combat avait été lancé, un sourire voleta sur les lèvres de l’horloge. Elle sera un peu plus fort le poignet de son meilleur ami tant aimé en guise de remerciement.
Ses amis étaient tout pour elle.
Lorsqu’elle songeait à toutes les fabuleuses personnes qu’elle avait rencontrées, toutes les fabuleuses personnes avec qui elle avait eut la chance et le privilège de devenir amis, les fabuleuses personnes dont elle ne pouvait à présent plus se passer. Il y avait Hikari, qui était devenue sa meilleure amie puis sa confidente. Comment Eva pourrait-elle imaginer une vie sans l’exorciste ? Eva songea aussi à Rose, l’exorciste qu’elle avait tant admirée et aussi à Kanda, son cher rival. Elle pensa aussi à son maître qu’elle aimait beaucoup, presque comme un père… Puis elle pensa à Lavi, la première personne qu’elle avait connue à la Congrégation. La première personne lui ayant tendu la main, la première personne à lui avoir ouvert son cœur. Ça, Evangeline ne l’oubliera jamais, et son amour pour lui ne s’amenuisera pas. Un sourire de son meilleur ami, et ses pensées rabougries s’envolent, un rire de lui, et un poids s’enlève de ses minces épaules. Elle aurait pu accomplir des choses impossibles pour lui, des choses inimaginables. Elle souhaitait plus que tout que Lavi continue à rire comme il l’avait fait la première fois qu’il l’eut rencontrée. Depuis cet instant, l’horloge ne cessait de féliciter la chance de l’avoir connu, et depuis cet instant, Evangeline vivait pour voir ce sourire si familier au rouquin. Comment pouvait –elle imaginer une vie sans son meilleur ami ? Réponse simple, elle ne le pouvait même pas l’imaginer, tellement ce serait dur, tellement le monde serait atroce sans ce rouquin à la prunelle verte. Elle voulait finir cette sainte guerre pour pouvoir vivre aux côtés de ceux qu’elle aime, à n’importe quel prix. Mais l’horloge ne pouvait s’empêcher de songer au pire, de le voir étendu, mort, à ses pieds, baignant dans le sang si précieux qui battait dans son cœur. Elle ne pouvait s’empêcher de pousser son songe un peu plus loin, et de se voir anéantie sur le corps sans vie de son meilleur ami. Ces rêves perduraient depuis longtemps à présent, et le seul moyen d’oublier tous ses soucis, c’était de le voir. Voir Lavi suffisait à mettre du baume au cœur à l’exorciste, et ne penser à rien. A oublier cette guerre. A oublier ces souffrances. A oublier ces pertes. A tout oublier.
Etant donné que l’horloge eut été conçue en laboratoire, Evangeline avait du mal à mettre un nom sur les sentiments qu’elle éprouvait à l’égard des personnes qui l’entouraient. Mais elle savait qu’elle portait un amour inflexible à son meilleur ami, un amour si fidèle qu’Eva aura pu se tuer pour lui. En revanche, ce qu’elle n’arrivait pas à comprendre, c’est pourquoi elle n’était pas jalouse de celle qui enflammait le cœur de son meilleur ami. Pourquoi n’était-elle pas jalouse d’Hikari, sa meilleure ami tant aimée ? Peut-être justement parce que c’était sa meilleure amie, ou alors que le sentiment à l’égard de Lavi n’était pas de l’amour comme celui d’Hikari. Tant de questions se bousculaient dans sa tête et elle ne savait pas ou en être. Ce qui était plus que certain, c’est que l’amour qu’Evangeline portait à Lavi était bien réel, mais apparemment d’une autre nature.
Un bruit résonna à l’oreille d’Evangeline, qui la tira de ses rêveries. Un bruit mat et résonnant, comme dans une grande pièce vide. Le bruit que l’exorciste avait entendu était le talon de sa botte noire martelant le présumé dallage. Il était évident qu’une pareille chose n’avait été découverte, mais en tâtant le carrelage, Evangeline s’aperçut que celui-ci ne datait pas de la même époque que le site historique. D’un coup de tête, elle optimisa ses yeux à la vue nocturne et put enfin contempler l’ampleur de ce qu’ils venaient de découvrir. C’était une large pièce dallée de blanc et noir avec en son centre, une sorte de cuve. Une cuve sculptée, mais apparemment pas dans la pierre de la cave. Sans lâcher le poignet du rouquin, Evangeline traversa la salle en courant et se posta au dessus de la cuve. Elle s’attendait certes à un autre spectacle, mais sa surprise n’en fut que bien plus grande lorsqu’un akuma de niveau trois surgit de la cuve. Celui-ci n’attendit pas une seconde pour attaque, et Evangeline du subir une attaque qui la projeta trois mètres en arrière.
Elle avait lâché Lavi.
Sans perde une seconde, elle activa son innocence, un peu trop vite peut-être, car elle laissa échapper un petit cri de douleur, imperceptible. Ses os cruels l’enveloppèrent puis elle se jeta avec une vitesse ahurissante sur l’akuma.
« Je t’en prie Lavi, n’utilise pas ton maillet ! Laisse-moi m’en occuper ! Je ne veux pas que tu touches à cette salle ! »
Eva ne savait pas si son ordre allait parvenir jusqu’à la cervelle de son compagnon, et elle décida d’en finir rapidement avec l’akuma. Elle se figea soudain, et étira ses bras en faisant un mouvement circulaire, telle une horloge. Lorsque ses bras atteignirent minuit, elle prononça de sa voix cristalline et chantante.
« Ô Temps, entend le cri de mon innocence ! »
Le monde sembla soudain s’arrêter, et seul Evangeline se déplaçait à une vitesse folle. L’exorciste venait d‘accélérer son propre temps et était à présent invisible aux yeux de quiconque tentait de la voir. La Russe parvint à l’akuma en moins d’une demi-seconde et lui asséna un coup si violent qu’il explosa sans demander son reste.
Retrouvant sa vitesse normale, Evangeline se posa doucement à côté de son meilleur ami, puis lui adressa un sourire qu’il ne put voir car ils étaient dans le noir complet. Elle s’avança ensuite vers la cuve et put contempler le vide total. Rien. Absolument rien dans cette cuve. Elle laissa échapper son mécontentement devant cette cuve sans intérêt et tourna des talons pour exposer sa théorie à Lavi.
« Et moi qui pensais qu’on avait enfin trouvé le pot aux roses ! Je crains que l’on aille devoir aller dans le dernier site pour y découvrir toute la vérité au sujet de ces malheureux qui ont disparu ! Je n’arrive pas à croire que cette cuve était un piège, comment auraient-ils pu savoir qu’on viendrait là ? A moins que ce soit une cuve semblable à celle-ci qui nous attend au prochain site, sauf que celle-là n’avait pas encore été remplie ! Mais oui ! Si ce sont les akumas derrière tout ça, cela expliquerait qu’ils veulent renouveler leur approvisionnement en humains ! Par contre, si ces agissements sont dû à une innocence, alors le mystère reste entier, et nous pouvons juste supposé que cet akuma était là par hasard, et qu’il a créé cette pièce afin de pouvoir dévorer les humains s’approchant de son site à lui. Peut-être qu’après tout, l’âme qui lui était attachée était un archéologue… Quoi qu’il en soit, nous devons maintenant aller à l’Eglise Sainte-barbe, où d’après moi, allons assister au dénouement de cette investigation, et nous en seront les acteurs ! Allez, suis-moi Lavi ! »
Saisissant à nouveau le poignet de son meilleur ami, Evangeline se sentit rassurée. La chaleur qui émanait de lui était si reposante et apaisante, que c’est le cœur léger qu’elle sortit de l’Eglise Saint-Serge, aux côtés de celui qu’elle chérissait tant.



[Voilààààà mon joli torche-cu l >8D Ma, que je suis nulle pour exposer les sentiments ! Donne mon un cours, Hyyyyl ! XDDD]
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MessageSujet: Re: Lost in the sand || PV : Lavi Jeu 7 Oct - 5:41

    &

    Breath ; Breaking Benjamin.

    « Pour un peu de toi je pars sans hésiter
    Tout au bout du monde, sur le toit, au sommet.
    »

    Les cris se propageaient doucement, les regards se mêlaient, se croisaient, se repoussaient. Le temps paraissait trop rapide pour être vrai, pour être réel, presque figé sur du papier glacé, luisant. Dans une danse circulaire, les chevaux s’activaient doucement, les mains glissaient sur leurs nuques rigides. Des doigts fins, minuscules, aimants. Les enfants riaient, souriaient, leurs prunelles illuminées fixées sur la monture de bois, tandis que les parents, eux, se tuaient à garder leur progéniture à l’œil, lançant quelques signes de la main, une peinture colorée et joyeuse appliquée sur leurs visages détendus. Doucement, doucement, le manège s’active à nouveau, révélant toute l’ampleur de sa puissance, féérique, magique. Alors un sifflement retenti, un peu de vapeur s’échappa de la machinerie qui faisait fonctionner toute la petite troupe, et les animaux s’élevaient dans l’air, comme portés par leurs ailes immobiles, celles dont l’embellissement s’écaillait petit à petit, soumis à la rude dictature des enfants, ceux amusés qui avaient découvert ici un endroit pour rêver, un de plus. Les bêtes étaient hautes maintenant, surplombant la foule aux alentours qui observaient le manège d’un air émerveillé, les petits têtes blondes aimaient cette sensation, celle de dominer, pour un moment quoique éphémère, ces adultes protecteurs. Les cris s’envolaient dans l’air tiède, doucement, comme des milliers de légers papillons invisibles. Les regards s’accrochaient, les lèvres s’étiraient en sourires plaisants. Quelques tours, à la fois rapides et lents, le bois semblait prendre vie, c’était magnifique. Et puis le sifflement aigu retentissait à nouveau, comme un hurlement désespéré, et déjà les visages se fermaient, les prunelles s’humidifiaient. Les poings se serrèrent, les mains s’accrochèrent aux chevaux. Puis vint les pleurs, on se débattait lorsque les parents nous saisissaient, plaquant nos vêtements contre notre peau brûlante. Impossible de se résigner, d’accepter cette fin tragique, mais déjà les chevaux mourraient sous notre incompréhension, déjà ils regagnaient l’immobilisme le plus immonde. On était à nouveau réduit, comme des moins que rien, à peine à la hauteur de la ceinture. On traînait des pieds, on pestait, on nous secouait, on nous grondait. Et il fallait partir, abandonner ce manège enchanté, dans un ultime regard. Dans un ultime sourire. Et puis plus rien.

    Lavi, Lavi, Lavi. Sur le cheval ou à ses pieds ?

    -x-

    Le rouquin prit une profonde et longue inspiration, laissant l’air s’immiscer dans ses poumons, y tourbillonner violemment, comme dans une machine en marche. Le manège prit fin lorsque, sèchement, Lavi rejeta l’oxygène rapidement, vidant ses organes, d’un seul trait. Sa cage thoracique s’affaissa soudainement, renforçant la minceur de l’élu de Dieu dont les paupières recouvraient ses yeux, ou plutôt, cet iris, émeraude, cette unique prunelle. La main droite du jeune homme s’éleva lentement, ses doigts vinrent effleurer ce bandeau noir opaque qui couvrait l’une de ses orbites, dissimulant là un secret parfois dur à porter, sur ces épaules étroites déjà victime d’horribles fardeaux. Un soupir las s’échappa de sa gorge délicate, s’envolant dans les alentours tel un papillon invisible, virevoltant sans réel but, sans destinée. Sans rien. La poussière virevoltait autour de lui, dans un nuage brouillon de milliers de particules, qui soumises à l’air ambiant, semblaient danser élégamment dans ces ténèbres destructrices et démolies. Elles caressaient les parois ruinées, effleuraient les corps en action. Puis retombaient au sol, comme si on avait arraché leurs ailes, avant d’être à nouveau battu par les talons, et fuir autre part. Loin.

    Le choc de son attaque l’avait légèrement étourdi, si bien qu’il mit quelques secondes à sortir de cet état second, soumis aux cris de sa sœur. Celle-ci semblait hésiter entre haine et tristesse, le visage du borgne se crispa violemment, son regard prit une lueur sérieuse, tandis qu’il fixait la jeune femme, immobile. Abandonnant l’idée de lui lancer un sourire inutile et superflu, acquiesçant seulement, le rouquin fit jouer ses muscles et redoubla de force afin de vaincre l’ennemi, qui déjà semblait tomber, les pieds aux bords du gouffre de la mort, celle éternelle dont il est impossible d’y réchapper. Ensemble. Oui, il voulait se battre avec Evangeline, jusqu’à la fin des temps, jusqu’à la fin de tout. C’était en partie pour elle, et grâce à elle, qu’il arrivait à tenir le coup, subir les assauts, ne jamais abandonner. Il y en avait bien quelques qu’uns, qui au contraire le poussaient à lui tourner le dos, à tout laisser en plan, partir vers d’autres horizons. Ceux où se profilaient déjà, les silhouettes de cadavres torturés, fruits de massacres incessants. Mais il ne pouvait pas saisir une main et ne pas se retourner, non.

    Il faisait horriblement sombre, si bien que Lavi n’y voyait absolument rien, ne distinguant même pas sa camarade, cherchant à ressentir ses mouvements, sa respiration silencieuse, cette aura parfaite qui entourait l’exorciste. Bloquant son arrivée d’air, il tendit l’oreille, immobile. Rien. Mis à part les battements saccadés de son cœur, qui cognait sa tempe, suite à l’adrénaline subite qui avait parcouru ses veines étroites. Enfin, les doigts fins d’Eva saisirent son poignet, et déjà un certain soulagement emplit Lavi, dont les lèvres fines frémirent avant de s’étirer légèrement, en un sourire serein et heureux, amusé. Il murmura, doucement, dans une voix lente et grave :

    « Alors si je n’ai pas le choix ... Je te suis. »

    Il retint un rire, celui habituel qui devenait presque réflexe, signe de vie. Se laissant guider par sa camarade, le borgne se surprit à rêver. De ce qu’ils allaient faire quand enfin la lumière protectrice de la Congrégation baignerait leurs visages, quand tous seraient là. Hikari, Kanda, Allen. Tous. Le rouquin savait bien, qu’ils n’auraient d’yeux que pour quelques uniques personnes, que son regard émeraude ne pourrait se détacher de leurs silhouettes, de leurs sourires réconfortants. Et entre deux vannes pourries mais amusantes, entre deux rires, entre deux bouchées d’un repas délicieux, il aura ce petit pincement au cœur, cette touche d’amour qui faisait la différence. Et quelle différence ! Celle qui transformait un rictus en une expression magnifique. Oh Eva ...

    Pourtant, Lavi fut lui aussi tirer brutalement de ses rêveries lorsqu’un bruit retentit. L’exorciste se crispa, tendit l’oreille à nouveau, vers sa camarade, guettant une réaction. Il sentait bien que celle-ci se mouvait. Mais pour faire quoi ? Il ignorait. Pourtant sa confiance sans bornes lui entièrement était dévouée, alors, silencieux, il patienta, plissant les yeux pour discerner une ombre, un n’importe quoi qui l’aiderait. La jeune femme se mit à courir, brusquement, si bien que son camarade actionna ses jambes juste au bon moment, pour ne pas s’écrouler au sol et se voir traîner par la fureur de l’élue de Dieu. Un gémissement s’échappa de la gorge de Lavi avant que celui-ci ne puisse le retenir.

    Et puis un grand bruit. Un choc. Une main qui disparaît. Un cœur qui s’emballe. Qui s’arrête. Il se retourne. Ne voit rien. Il panique. Il ne peut rien faire. Où regarder ? Où espérer ? Il a peur. Ca fait mal d’avoir peur. Pourtant il n’y peut rien. Il tourne la tête. Observe partout. C’est noir. Pourquoi ? Il cherche la lumière. Rien, encore. Et puis un cri. De douleur. Elle est vivante. Elle crie. C’est réconfortant. Elle a encore un sacré caractère. Il l’aime.

    Il ne voit plus le temps passé. Tout s’est arrêté. Il obéit, il ne fait rien. Lavi attend.

    Une explosion ? C’est fini ? Oui, enfin.

    Le rouquin semblait sentir la présence d’Evangeline se rapprocher, il la cherchait du regard, écoutait patiemment. Et puis sa voix s’éleva, il sourit par automatisme, heureux. Elle parlait, tellement, sans s’en rendre compte. Il adorait ça, sentir cette espèce de fascination, d’admiration, cet enthousiasme si flagrant. Alors il se contenta d’écouter sagement, un sourire aux lèvres. Alors doucement les doigts d’Evangeline se profilèrent sur son poignet, tandis que lui, déjà, faisait glisser sa peau pour les saisir, et laisser les siens s’enlacer à ceux de sa sœur, sentant sa paume contre la sienne, resserrant l’étreinte.

    « Eva, je te l’ai déjà dis. Je te suivrai partout. Quoi qu’il arrive. Quoi que je doive faire. Je serais toujours là. Toujours. Alors guide-moi. Hors d’ici, loin. Il fait trop noir, je ne vois rien, je ne te vois pas, ça me gène. »

    [ Bon Désolée, mais mes parents me guettent, je post vite, en te prévenant que je risque de re-modifier ce post. ]
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MessageSujet: Re: Lost in the sand || PV : Lavi Lun 29 Nov - 8:56



"-Ce cadavre est vraiment exquis,
passe moi le forceps que je lui écarte les côtes.
-Tiens.
-Je mangerais bien un yaourt à la banane..."

Fringe ♥




« Eva, je te l’ai déjà dis. Je te suivrai partout. Quoi qu’il arrive. Quoi que je doive faire. Je serais toujours là. Toujours. Alors guide-moi. Hors d’ici, loin. Il fait trop noir, je ne vois rien, je ne te vois pas, ça me gène. »
Cette remarque fit sourire la jeune femme qui accepta que les doigts du bookman resserrent les siens. Sa main était chaude, voire brûlante, et cela faisait un bien joli contraste avec la main glaciale de l’horloge, qui où qu’elle fut, avait les doigts gelés. Evangeline guida son fidèle ami à travers le dédale égyptien et sortit enfin à l’air libre, bien que toujours trop chaud à son goût.
« Eh bien, je crois que nous arrivons à la fin de notre périple Lavi… Il ne nous reste plus que l’église Sainte-Barbe. »
L’exorciste aux longs cheveux d’ébène jeta un œil vers son compagnon pour lui indiquer qu’il fallait qu’il suive le mouvement. Elle se concentra un instant afin d’avoir le plan de la capitale égyptienne gravé en mémoire, puis elle s’élança une nouvelle fois à travers les ruelles du Caire. Evangeline demeurait les yeux fermés, mais pouvait néanmoins sentir que les personnes qu’ils croisaient sur leur route détournaient leur regard, et parfois même, osaient leur crier quelques mots pour les bousculer. La chaleur écrasante meurtrissait le dos de porcelaine de l’horloge qui se maudit d’avoir quitté sa longue cape de voyage. La cité ne lui plaisait guère, bien que certaines merveilles de l’architecture se dressait devant ses yeux ; elle n’aurait su dire pourquoi et donner quelques raisons valables… A part la chaleur, éventuellement. Mais le moment était mal choisit pour débattre sur le fait d’aimer ou non la cité et l’exorciste se re-concentra un instant avant de prendre un virage serré entre deux maisonnées. Evangeline savait parfaitement où elle se dirigeait si bien qu’ils furent arrivés en un rien de temps à l’église convoitée.
Le trajet enfin accompli, l’exorciste s’extasia encore une fois devant l’architecture magnifique de l’antique bâtiment. Une grande croix de terre cuite était dressée contre un des murs du bâtiment religieux, et Evangeline poussa la large porte de bois afin de pénétrer à l’intérieur. Les deux exorcistes débouchèrent dans un petit jardin de palmiers et gravier rouge au sol, puis ils gravirent les escaliers au fond de celui-ci. Devant la porte de ce qui allait être la dernière scène de leur aventure, Evangeline ne put se résigner à faire une petite leçon explicative de ce lieu porteur d’histoire.
« Lavi, Lavi, Lavi ! Regarde-moi ça ! Située dans le long de la citadelle de Babylone, cette église aurait été fondée au IVe ou au Ve siècle, si l’on en croit les historiens de l’art. Néanmoins, les sources anciennes, et notamment les annales d’Eutychius, qui fut patriarche melkite d’Alexandrie (877 – 940), indiquent qu’elle a été créée par le secrétaire de ‘Abd al-‘Azîz ibn Marwân, gouverneur d’Égypte entre 685 et 705. Elle était alors dédiée à saint Cyr (‘Abu Qîr) et, selon certaines sources, à saint Jean. Ecoute ça : détruite lors de l’incendie de Fustât en 750, elle fut reconstruite au VIIIe siècle puis restaurée en 1072 – 1073, à l’occasion du transfert d’une partie des reliques de sainte Barbara. C’est alors qu’elle aurait changé de nom, bien qu’on trouve encore son ancienne appellation dans des écrits postérieurs. L’église subit encore plusieurs destructions et restaurations, notamment sous le règne du sultan mamlûk al-Nâsir Muhammad ibn Qalâ’ûn (1309 – 1340), et au XXe siècle… »
Sautillant d’enthousiasme, comme à son habitude devant un lieu historique, Evangeline put accomplir son rituel d’entrée dans le bâtiment. L’intérieur était bien plus spectaculaire que l’extérieur. Il était teinté de rouge et… ah non, ce n’est pas à moi de raconter ça, écoutez plutôt Evangeline…
« Tu vois-ça Lavi ? Cette église est semblable à celle de Saint-Serge (où nous sommes allés) et Saint-Bacchus, toute proche. De forme rectangulaire, elle suit un plan basilical à trois nefs, séparées par des colonnes de marbre à chapiteaux corinthiens, mis à part deux gros piliers cruciformes à l’entrée de la nef- comme tu l’as certainement remarqué lorsque nous sommes entrés. Le transept non saillant ouvre sur une large abside centrale correspondant à la nef principale, et deux chapelles sur les côtés couvertes de demi-coupoles. Ce plan, très fréquemment repris dans l’architecture chrétienne, tire son origine des basiliques romaines… Ah Rome, quelle ville fantastique ! Promets-moi que nous irons ! Mais attend, ce n’est pas tout ce que nous réserve cette basilique : l’élévation est sur deux étages : les colonnes soutiennent une poutre sur laquelle reposent des arcs brisés surhaussés ; au dessus prend place une galerie, soutenue par des colonnes. Le recouvrement est en bois : au dessus de la nef principale, une voûte en berceau, au dessus des nefs latérales, des plafonds plats. Bluffé hein ? »
Evangeline souriait, toute fière de son explication très précise sur ce lieu. Car en effet, elle connaissait bien cet endroit, elle l’avait étudié dans l’un ses gros bouquins d’histoire que lui avait cédé son professeur Bernard Pavlichenko. Un petit brin de nostalgie ma petite Eva ? Bref. L’exorciste expliqua ensuite pourquoi cette basilique portait ce nom, et il s’avéra que ce fut autrefois le nom d’une jeune fille de grande beauté, originaire d’Asie mineure au début du IIIème siècle. Elle fut tuée par son père en raison de sa foi, qui lui faisait renoncer à son mariage. Son histoire était bien triste, ce qui rendait le lieu d’autant plus marquant. Une idée folle parvint au cerveau d’Evangeline, qui la contint. Elle préférait s’assurer que sa théorie était juste avant de l’annoncer à Lavi. Après tout, cette idée était bien saugrenue, et parfaitement… impossible.
L’horloge entraîna son compagnon à travers la basilique, et lorsqu’ils eurent fait le tour complet du patrimoine, s’engagèrent une fois encore dans la crypte. Un léger bruissement se faisait entendre des profondeurs de l’abyssale crypte de l’église Sainte-barbe.
« As-tu entendu ça ?! Il n’y a pas de doute ! C’est ici qu’on va avoir les réponses à nos questions ! Suis moi gros tas, faut se bouger ! »
En réalité, Evangeline avait envie que cette mission prenne fin. La chaleur la consumait peu à peu, et elle sentait ses forces la quitter de plus en plus vite. Les deux exorcistes s’engagèrent dans les galeries et arrivèrent enfin à un lieu qui apparemment, n’avait pas été foulé du pied depuis… bien des années. Et ce qui s’y trouvait n’offrait pas un spectacle très accueillant pour quelconque spectateur.
Des flambeaux ornaient la pièce circulaire, et en son centre, une immondice de la nature. Un akuma énorme et laid, avec de longs tentacules. Certains s’enfonçaient dans des puits qui, immédiatement, sautèrent aux yeux de l’horloge : ils venaient de trouver un puits semblable à l’église précédente ! Tout devint parfaitement clair.
« Tu as sûrement compris tout comme moi… cet akuma se nourris de chair fraîche grâce à ses tentacules ! Il les enfonce dans ces puits qui doivent être certainement reliés aux précédents lieux que nous avons examinés ! Il ne reste plus qu’à lui exploser le bide et nous serons enfin débarrassés de cette histoire ! »



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[HEY HEY ! voilà ma réponse tardive ! J'espère qu'elle te plaît, et je suis navrée si je fait un peu jouer Lavi -en le trimbalant d'un endroit à l'autre XD]
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Lost in the sand || PV : Lavi

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