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Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda]

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MessageSujet: Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda] Jeu 20 Mai - 1:00

Des heures.... Voila maintenant des heures que Cielle marchait dans la raz campagne à la recherche d'un village dont elle ne connaissait même pas le nom. Le tout evidement, dirigé par une carte déssinée par le grand intendant en personne! Cielle eu tout d'u ncoup un doute énorme..... Pourquoi il lui semblait qu'on l'avais méchament envoyée ici pour se débarasser d'elle? Non, elle se faisait des idées! Elle en était sûre, ou du moins elle le pensais...

"Bon alors, la carte dis, quarante pas en avant puis un quart de tour vers la droite et seize pas en av....." *SPLOSH*

Que c'était t-il passé? Cielle suivait assiduement la carte quand... elle est tombée dans un trou boueux. Desormais le bel uniforme blanc et noir et l'exorciste était devenu marron et vert. Se relevant malgré tout en gardant son self control, elle sortit du mieux qu'elle pu de cette vase indescriptible et se remis en route tout e nse jurant que dés qu'elle apercevrais le village, elle se jetterait dans le puit afin de s'enlever toute cette boue visqueuse.
Comment décrire son aspect actuel? A bien y réfléchir, il n'y avait aucun mot capable de décrire cela, c'était immonde, encore pire qu'on Akuma celon Cielle...
Mais pourquoi est-ce qu'elle avait envoyé Hélios en reconaissance? Ah oui c'est vrai, sur le départ elle pensait que cela pouvait être une bonne idée mais voyant ou elle en était maintenant elle commença à douter d'elle-même.
Finalement, aprés avoir traversé forêt, buissons et autre arbustes qui prenaient bien son de rajouter des feuilles à son "manteau" de boue, Cielle arriva enfin dans une clairière ou il lui semblait entendre le flux d'un fleuve, génial! Elle allait pouvoir se nettoyer: Courant vers l'origine du bruit (en clair, se balaçant de droite à gauche à cause du poids de la boue), l'exorciste eu une très mauvais surprise arrivée à destination. Elle était sur une falaise, une rivière coulant environ 30 mètres en contrebas. Epuisée, Cielle se mis alors dans une fureur noire! Pourquoi cette mission avait-elle tant dévier!?

"RAAAAAAAAAAAAAAAAH! MAIS J'EN AI MARRE DE TOUT CA!!!! ET HELIOS OU EST TUUUUUUUU???!!!!!!" hurlat-elle en frappant le sol alentours, ne cessant de gémir tant le simple fait de savoir de l'eau proche sans pouvoir y toucher l'exaspérait.

Puis, il lui semblat entendre du mouvement derrière elle. Se relevant, elle pivota sur elle-même, pensant n'avoir affaire qu'a des animaux de la forêt mais enfaite elle se retrouva nez à nez avec le métal d'une masse géante, l'ayant manquée de très très peu. Seulement, le marteau avait endommagée la falaise et la partie sur laquelle se trouvait Cielle se détacha et tomba à pique vers la rivière.

"AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!" *SPLASH!*

Qu'allait-il lui arriver maintenant?
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MessageSujet: Re: Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda] Sam 29 Mai - 5:08

    « You're the one that I need
    I'm the one that you loathe.
    »

    Une mission. Encore et toujours. Fatigante habitude ...Où ? Lavi l’ignorait exactement, le globe terrestre était à la fois immense et minuscule, condensant en un même endroit des millions d’êtres ou bien laissant de grands endroits plongés dans un vide quasi-total. Presque maladif ... Il ne faisait que suivre bêtement les instructions qui lui parvenaient, baissant le menton comme un brave toutou, observant ses pieds de ses prunelles émeraude. Il hochait la tête, ne contredisait jamais personne. Tel un pion. Un magnifique pantin qui reproduit à la lettre les gestes que l’on lui ordonne. Parfaitement manipulable en somme. Une marionnette, un jouet de Dieu. Et alors ? C’était ce pourquoi il s’était engagé, non ? Alors ne l’en blâmons pas. C’est un gentil garçon ... Oui. (a)

    Aujourd’hui, le jeune homme était parti seul. Simplement accompagné de sa fidèle innocence qui faisait sa plus grande fierté. Elle qui lui permettait d’accomplir tant d’exploits ! Certes, beaucoup moins que certains mais tout de même. Elle lui avait permis de sauver tant d’humains. Et de tuer tant d’Akumas. Ou plutôt de libérer des âmes en peine. Oui, tout de suite ça fait beaucoup plus classe, plus héroïque. Mais ce n’était pas la gloire que cherchait l’exorciste. Il ne souhaiter pas qu’on l’acclame. Loin de là. A vrai dire il ne cherchait rien, rien de spécial, agir dans l’ombre ne le gênait presque jamais.
    Ses yeux verts divaguaient sur le paysage campagnard quelque peu sombre des alentours. Le Soleil était comme lointain, ses rayons paraissaient étranger à ce décor humide, trempé. A croire que la chaleur de cet astre n’était pas venue caresser l’herbe gorgée d’eau qui s’étalait tout au long du chemin tracé dans ce brouillard léger. Il avait plu il y a peu, si bien que le sol terreux s’était rapidement transformé en une espèce de boue collante qui venait désespérément se coller à l’uniforme de Lavi, souillant comme il se doit son magnifique pantalon ténébreux. Un rictus de dégoût étira ses lèvres lorsque ses iris se portèrent à ses pieds salis. Il s’écria, d’une voix légèrement plus aigüe que la normale :

    « P-Putain ! Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ... »

    Oui, c’était décidément moins classieux de se balader accoutrer d’habits complètement tâchés de cette espèce de vase visqueuse qui semblait luire au loin et qui alourdissait ses pas considérablement. L’adolescent aux cheveux rouges en épis avait la désagréable impression de sentir ses pieds s’enfoncer à chaque fois un peu plus dans ce terrain hostile, son visage entier était habité d’une moue de dégoût. Il leva lentement la tête au ciel, guettant avec envie le moindre soupçon de lumière, aussi infime soit-il. Un petit rayon réconfortant, par pitié ? En vain.
    Evidemment, ce ne serait terriblement pas marrant, et ce RP ne ferait pas assez de ligne si tout s’arrêtait là, bien. Si tout le monde souriait avec un air niais et que les gentils l’emportaient trop vite. Non, il n’y a, enfin pas pour l’instant, de Happy Ending. Juste une accumulation d’événements qui conduiront à on ne sait quoi. De bien ou de mal, qui sait.
    Bon revenons à Lavi si vous le voulez bien. Son corps entier était crispé, tendu, à l’affut. En effet, son regard perçant venait de découvrir non loin de là un Akuma de niveau 1. Oui, un nouveau né. Et bientôt mort ... Pauvre de lui ! Allons-nous le plaindre ? Tss. L’exorciste, en un murmure qui s’envola dans l’air avec mélodie, fit s’agrandir son puissant Maillet origine de nombreux tourments de l’ennemi. Son visage fin avait oublié son expression d’auparavant pour arborer une moue concentrée, les sourcils légèrement froncés au dessus de ses prunelles émeraude, sévères pour une fois. D’un geste ample et vif, l’arme fut violemment envoyé avec vitesse et puissance sur l’ennemi qui, à peine le temps de se retourner, fut bel et bien désintégré, pulvérisé. Réduit à néant en somme. L’espèce de marteau ne stoppa cependant pas sa course ici. A vrai dire, une fois lancé, Lavi avait lui-même du mal à vraiment le retenir, voyez ici l’un des défauts de son arme. Mais chut, c’est un petit secret entre vous et moi.

    Mais cette fois-ci, le jeune homme y avait peut être mis trop d’enthousiasme ... Si bien que la puissance de l’attaque frappa de plein fouet une sorte de falaise où ... où se trouvait, bien évidemment (C’est logique après tout !) une jeune femme. Ou, pile au bon endroit. (a)
    Et là, disons que Lavi changea du tout au tout. Il passa de l’exorciste concentré sur son travail de sauver du Monde à « Au mon Dieu je viens de dégommer quelqu’un ! ». Et cette fois-ci, Komui ne pourrait pas simplement régler la tête comme il le faisait d’habitude. Car une vie n’a pas de prix ... Le Maillet, rapide, avait maintenant eu le temps de revenir entre les mains fines du jeune homme dont le corps s’activa rapidement. Enfourchant son Innocence, il lui ordonna de s’allonger afin de secourir l’humaine qui tombait désespérément dans le vide, s’approchant chaque seconde un peu plus des rochers meurtriers et de la mer sombre déchaînée. Maintenant près de la jeune femme, le bras musclé de l’adolescent enserra sa taille et il la tira contre son torse, l’accrochant fermement. Ses lèvres s’étirèrent un sourire amusé tandis qu’il dit, presque riant, malgré la situation ... :

    « Désolé pour la petite frayeur ... ♥ On retourne tout de suite sur la terre ferme. »

    Et c’est ce qu’il fit, laissant l’humaine se remettre de ses émotions, se tenant debout face à elle, plongeant son regard émeraude dans le sien.


Dernière édition par Lavi Bookman le Jeu 1 Juil - 19:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda] Sam 29 Mai - 19:57

Pétrifiée, oui c'était bien le mot exact pour définir au mieux l'état de Cielle à ce moment là. Enfaite elle n'avait pas encore très bien réalisé ce qu'il venait de ce passer, elle s'était retrouvé nez à nez avec un métal inconnu qui avait fait exploser la falaise sur laquelle elle se trouvait, la faisant ainsi plongé dans le vide qui séparait l'eau et la terre et lui laissant tout loisir dans ce moment de légére panique de voir sa vie défiler devant ses yeux. Mais, car oui, il y à une mais, une personne qu'elle ne connaissait ni d'eve ni d'adam était venu lui porter secours alors qu'elle tombait et la ramena sur la terre ferme. Une fois les émotions fortes passées, l'exorciste au cheveux blancs pu observer son sauveur qui n'était autre qu'un collègue de l'Ordre Noir sans doute dans les mêmes âges que Cielle, cheveux roux virant au carmin, un oeil vert émeuraude l'autre étant dissimulé par un cache-oeil noir et .... plutôt mignon pensa l'exorciste à la chevelure décoloré avant de secouer un peu la tête et de se remettre dans le "droit chemin", le plus important était : Que pouvait-il bien faire ici? Il serais venue la chercher dans cet endroit hostile? Impossible... Si l'intendant l'avais volontairement envoyé ici ce n'était certainement pas pour lui envoyer du secours par la suite...
Finalement cessant de se poser des questions, elle finit par regarder son propre état, bien piteux il faut l'avouer. Son uniforme était tout simplement méconnaissable et sa croix était couverte d'une telle épaisseur de terre séchée qu'on ne distinguait même plus ses reliefs, quant à ses cheveux, son visage et tout le reste, Cielle souhaita très fortement que ce que racontais les vieilles dames quant aux diverses vertus de la boue sur la peau était vrai car sinon elle était presque certaine de tuer la première personne qui l'approcherais.
Se relevant finalement elle leva les yeux aux ciel esperant voir arriver Hélios quelques part, mais rien. En revanche, elle vu au loin -ce qu'elle pris d'abord pour un mirage - une colonne de fumée, signe qu'un village se situait tout prés d'eux. En informant son collègue exorciste, elle proposa de se mettre en route, ce qu'il firent et pendant tout le voyage Cielle ne décrocha pas un mot, non pas que le jeune garçon ne parlait pas au contraire même il lui racontais un tas de trucs très intéressant mais elle.. et bien elle n'arrivait pas à faire sortir le moindre son de sa gorge et commençais sérieusement à en avoir assez d'être aussi timide, c'est vrai quoi, il n'allait pas la manger!
Le village étant plus proche qu'il n'y paraissant, il y parvinrent plus vite que prévu et furent acceuillis avec entrain (enfin, le jeune homme plus que Cielle) par les villageois au moment où ceux-ci avait tourner leurs yeux vers son uniforme si particulier. Le chef vint à leurs rencontrent (où du moins il présumèrent qu'il s'agissait de lui) et entama un long monologue à l'intention du garçon

"Bienvenue vénérable moine de l'ombre! Nous sommes honorés de votre présence en ces lieux ainsi, permettez moi de vous offrir asile pour la nuit à vous et à votre Akuma domestique, j'habite la-bàs dans le grand manoir sur la colline, les villageois vont se faire une joie de vous y emmenez!"

Cielle était vexée, totalement même! On l'avait traité "d'Akuma domestique"! Elle avait cessé d'écouter le discours du vieil homme aprés cet affront tant elle se sentait humiliée! Certes la boue ne la rendait pas très reconnaissable mais pas au point de la confondre avec un Akuma quand même!
En définitive, les villageois les avaient alors conduit vers l'étrange manoir qui, il faut bien l'admettre donnait la chair de poule au vue du décor peu joyeux qu'il l'entourait, accentuant son coté mortuaire...
Inutile de dire que Cielle n'avait toujours prononcé aucun mot, la timidité alliée à la vexation cette fois-ci. A la place, une fois arrivée dans l'immense hall, elle se contentat de suivre les flèches qui indiquait la salle de bain (oui en effet, il y avait des flèches partout, signes que le propriétaire des lieux devait bien connaître sa maisonée. Soupirant, elle arrivat dans une grande salle blanche au vertues tant convoitées et commença à faire couler de l'eau dans la grande baignoire en porcelaine rosée savourant à l'avance les bienfait que lui apporterait son bain puis, en attendant que l'eau remplisse convenablement de grand récipient, elle ôta ses vêtements et les nettoya dans un évier dans laquelle elle fit aussi couler un peu d'eau et du savon puis elle laissa tremper la temps qu'elle même puisse enlever tout ce qui la gênait, insistant bien sur le savon pour enlever la moindre petite trace de boue qui pouvait subsister quelques part. C'est la qu'elle réalisa qu'elle avait un peu laissé l'autre exorciste un peu en plan dans la grand hall lorsqu'elle parti à la recherche de la salle de bain, ce qui lui fit avoir un peu honte d'elle, le pauvre déjà elle n'avait même pas dit un mot depuis qu'il l'avait secouru et la, il était sans dout rester tout seul...
Se giflant mentalement, Cielle se promis d'aller lui présenter des excuses plus tard. Pour le moment, elle s'occupa surtout de sortir de l'eau et de s'enrouler dans le grand peignoir mis à disposition le tout avant de jetter un coup d'oeil satisfait à son uniforme baigné dans l'eau savonneuse car il avait retrouvé toute sa blancheur d'antan, idem pour la croix argentée aux reliefs ésormais retrouvés que Cielle se dépecha de sécher pour éviter qu'elle ne s'oxyde.
Finalement, regardant son visage dans la glace elle apprécia le reflet que celui-ci lui renvoyait, plus aucunes traces de boue ne hantait la visage où la chevelure blanche de l'exorciste.
Fermant correctement le peignoir à l'aide de la ceinture assortie, elle pris son uniforme encore humide sous son bras et sortis de la salle de bain désormais transformé en sauna tant il s'en echappait de vapeur d'eau.
Cherchant le jeune homme, elle tenta sa chance au premier étage, là où elle se trouvait actuellement mais en vain, toute les portes de cet étage étaient scellées, très étrange... Et, alors qu'elle s'apprêtait à continuer son ascension dans les étages toujours en peignoir, on l'interpella, se retournant, Cielle fit face à une domestique apparement, cette dernière avait le regard dans le vague et parlait d'une voix étrange

"Si..Si vous...vous cherchez votre am....ami il..il est au rez.... au rez de chaussée dans la ch... chambre d'ami" dit-elle avant de s'en aller, disparaîssant au fonds du couloir sombre qui faisait face à l'exorciste, laissant Cielle interloquée, très intriguée par le comportement de cette domestique, mais elle préféra mettre cela avant tout sur le compte de la fatigue énivrante qui régnait ici et de l'heure tardive qu'il était déjà. Descendant jusqu'au rez-de chaussée, elle trouva sans mal la porte de l'unique salle de cet étage, qui se voulait sans doute être la chambre d'ami. Quelques peu frissonante, elle toqua sur le vois épais de la porte pour annoncer son arrivée à son collègue toujours éveillé.
Cielle se dirigea vers l'une des fênetres, la plus prés de la cheminée où crépitait un doux feu de bois, donnant à la pièce une ambiance plus qu'agréable. Posant son uniforme encore humide entre la fênetre et la cheminée, elle se retourna vers l'autre exorciste et lui dit (enfin! une phrase!) en fermant les paupières :

"Désolée d'être partie comme ça tout à l'heure, j'espère que je ne t'ai pas trop laissé en plan?"

Pas de réponse, rouvrant les yeux, elle vit le visage auparavant coloré du jeune homme prendre une étrange teinte pâle, inquiéte Cielle demanda ce qu'il lui arrivait, ceux à quoi, pour toutes réponses, il leva son bras vers la fenêtre prés de laquelle se trouvait Cielle et désigna celle-ci du doigt. Tournant son regard, Cielle fut d'abords prise d'un sursaut en voyant l'oeil bleu clair luisant dans le noir de la nuit mais compris qu'il s'agissait d'Hélios.
Se postant devant la fenêtre, elle l'ouvrit malgré les multiples protestation du jeune homme, laissant à Hélios l'espace suffisant pour passé sa tête.
Câlinant la tête de son Innocence, Cielle en avait oublié la présence de l'autre exorciste qui d'aprés ce qu'elle pouvait voir ne comprenait rien à la situation et continuait de pâlir à vue d'oeil. Une explication serait peut être de mise se dit alors Cielle qui revint vers son collègue exorciste (toujours en peignoir évidemment... --") et lui dit :

"Désolée je ne me suis pas présenté, je suis une exorciste tout comme toi, et le loup la-bàs, c'est Hélios mon Innocence, avec mon uniforme taché il n'était pas évident de deviner que j'étais comme toin d'autant de je ne parlais pas du tout *petit rire* donc voila tu n'as pas à avoir peur, Hélios ne te feras aucun mal je t'assure."

Se relevant, elle dit mentalement à Hélios d'aller passer la nuit dans l'écurie toute proche afin d'être le plus discret possible, ce qu'il fit obeissant loyalement à sa maîtresse. Maîtresse qui, d'ailleurs, avait oublié un détail d'importance vis à vis de son camarde. Revenant à lui, elle lui tendit la main et lui lança avec un joli sourire :

"Excuse-moi avant de présenter mon Innocence j'aurais me présenter moi-même, je m'apelle Cielle Dawndream et toi?"
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MessageSujet: Re: Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda] Dim 6 Juin - 5:53

    [ Merci d’éviter de trop faire bouger nos persos. Merci d’avance. ♥ ]

    Il fallait l’avouer, tout se passait extrêmement vite, si bien que l’exorciste aux cheveux rouges se sentait quelque peu désorienté, perdu, déboussolé. Il avait, sans intention mauvaise, attenter à la vie d’une humaine. D’une exorciste qui plus est. Jamais, ô non jamais il n’avait souhaité engendrer telle horreur, il avait simplement voulu anéantir une créature maléfique provenant de la fabrique démoniaque du Comte Millénaire. Un Akuma. Rien de plus. Il fallait croire que son innocence était encore trop puissante et qu’il lui fallait s’entraîner davantage dans son sa capacité à la manier. Afin que ses gestes s’accomplissent à la perfection, comme une sorte de danse tant de fois répétée, un balai harmonieux, vif, ample. Oui, il lui fallait travailler davantage pour devenir plus fort, enfin d’espérer combler le large et profond fossé qui le séparait d’autres exorcistes bien plus puissants. Un long et profond soupir lui échappa inconsciemment, s’élevant dans l’air avec douceur, tandis que sa main droite venait se frayer un chemin dans sa tignasse rousse. Sa seule prunelle, d’un magnifique émeraude, telle une pierre précieuse, examina méticuleusement la jeune femme de la Congrégation de l’Ombre, observant ses cheveux décolorés, mémorisant le moindre petit détail qui pourrait être utile à Lavi plus tard, on ne sait quand. Peut-être un jour aurait-il à écrire un rapport sur elle. Qui sait. C’était à lui que l’on refourguait toute la paperasse, dossiers, et j’en passe. Les souvenirs nombreux de ses multiples nuits blanches envahit l’esprit du Bookman, lui arrachant un rictus dégoûté, haineux, qui cependant s’évanouit tout aussi vite qu’il était apparu, réintégrant les traits fins du visage quelque peu pâle de l’exorciste. Sa prunelle se détourna de sa camarade, observant davantage les alentours, croisant le chemin enfumé d’un quelconque village non loin. Au milieu de nulle part, c’était la seule présence de vie humaine. Il fallait sauter sur l’occasion, de pas la perdre. Car seul pendant trop longtemps, on devient fou, on se pose trop de questions, on finit par oublier notre but initial. Remarquant le regard quelque peu désireux de l’inconnue, Lavi se décida à entamer sa marche vers le lieu, en accord avec la jeune femme, traînant avec peine ses jambes alourdit par la massa importante de boue qui s’était accumulée sur son pantalon sombre. Et elle le suivit, sans dire un mot, tandis que lui s’évertuait à entamer la conversation du mieux qu’il pouvait, parlant de tout et de rien. De sujets bateau en somme.

    Heureusement pour eux, les maisons devinrent visibles plus rapidement que prévu, si bien que leur marche ne dura pas si longtemps que ça, finalement. Encore heureux, le jeune homme n’aurait pas supporté davantage de trimbaler ses membres lourds. Fatigué, c’était avec joie qu’il se laissa guidé jusqu’à l’entrée du village où les habitants les accueillirent chaleureusement. L’adolescent accepta les paroles, les légères caresses, les bourrades, enfin, tout ce que ces humains lui adressaient de conviviales. Ils observèrent avec intérêt leur uniforme de la Congrégation de l’Ombre spécifique à leur rang d’exorciste, Lavi en était quelque peu fier, adorant l’arborer face aux autres. Le chef vint à leur rencontrer, entamant un monologue solennel que le garçon s’efforça d’écouter tout en retenant avec la plus grande difficulté du monde quelques bâillements. Un léger détail attira l’attention du jeune homme qui s’empressa de réagir.

    « Un Akuma domestique ? Vous devez faire erreur. Nous sommes exorcistes. »

    A la suite de ses quelques paroles, le rouquin cessa totalement d’écouter l’humain, tant la fatigue l’emplissait peu à peu, rendant ses paupières terriblement lourdes. Un endroit où dormir pour la nuit ? Volontiers ! Conduisez-le vite ! Finis le blabla. La journée avait été terriblement longue, éprouvante pour les nerfs, il leur fallait se reposer. L’inconnue plus particulièrement, après tout c’était elle qui avait échappé de peu à la mort. Par la faute de qui hein ? Un frisson emplit le corps mince de Lavi qui secoua la tête. Complètement amorphe, il suivit presque à l’aveuglette celle ou celui qui le guida jusqu’au lieu de délivrance tant souhaité. Ce dernier s’avérait être un endroit plutôt glauque, un manoir étrange qui vous donnerez la chair de poule. Mais vous n’êtes pas là, non ? Donc, passons ! La jeune femme se terrait encore tant son silence. Timidité, incapacité à parler ? Tout ça pour dire que le rouquin ignorait tout, jusqu’à son nom. Il faudrait bien qu’il le lui demande un jour ou l’autre, non ? Mais là n’était pas la préoccupation du moment. Vous vous demandez sûrement laquelle était-ce ? La réponse vous a déjà était donné. DORMIR. Arrivé à sa chambre, lorsque tout le monde eut quitté la pièce, après s’être sommairement changé, troquant ses habits souillés et hideux pour des vêtements propres, il se jeta sur le lit qui, malgré sa raideur et sa maigre épaisseur, était l’endroit le plus confortable et convoité du monde entier, en ce moment même, là maintenant, à la seconde où je vous parle. Ses paupières fines recouvrèrent ses prunelles émeraude (enfin la seule qu’il possède, l’autre, elle est cachée :o), un long soupir de soulagement lui échappa mais ... mais ... mais ... Le sommeil ne vint pas. Non, au contraire, il s’envola au loin, quittant le corps de Lavi qui resta quelques longues minutes à tourner sur lui-même, trouvant les draps ne plus en plus désagréables au fil des secondes. Il se décida finalement à se lever, posant délicatement ses pieds au sol, redoutant la fulgurante sensation d’une douleur oubliée. Mais rien ne vint. Heureusement. Debout, il s’élança d’un pas vif hors de sa chambre, arpentant le couloir, descendant les escaliers, en remontant, tournant à gauche, puis à droite, se tapant encore des escaliers puis finit par ouvrir une porte au hasard, lançant à léger sourire forcé à une quelconque domestique qui l’observait du coin de l’œil. Il entra, prenant soin de refermer la porte derrière lui. L’ambiance qui régnait dans la demeure était des plus étouffantes ... Le souhait de rejoindre la Congrégation de l’Ombre se fit de plus en plus important dans l’esprit du Bookman qui serra violemment les poings, faisant craquer ses articulations qui firent se blanchir sa peau fine. Une ombre se dessina sur le mur d’en face, ce qui eut comme résultat de faire sursauter l’exorciste qui porta sa main à son Maillet accroché à sa ceinture. Puis elle disparu, comme si de rien n’était. Cela devait être provoqué par la fatigue, non ? Il n’y avait que ça, il s’inventait des films, des scénarios de petit garçon. Non, il n’y avait pas de méchant gros monstre qui allait surgir de sous le canapé pour le manger avec des biscuits et un verre de lait. Non, non. Vous êtes sûr, hein ? Et pourtant ... Elle réapparu, soudainement, sans prévenir, ressemblant à la silhouette sombre d’un loup, d’un canidé en somme. Une montée d’adrénaline se propagea dans le corps mince de Lavi, s’intensifiant lorsque quelqu’un pénétra dans la pièce. Le jeune homme serra des dents, prêt à toute éventualité. Le village pouvait contenir un Broker ou un Noah, qui sait. Un ... Akuma ? Ah non, pas encore ! Il avait eu sa dose de la journée, il avait même failli tuer quelqu’un, chose qu’il ne se pardonnerait jamais. Fort heureusement, ce fut la jeune exorciste qui arriva, presque hésitante. Elle prit la parole, cependant son camarade ne pu lui répondre, complètement obnubilé par la vision monstrueuse qui se dressait non loin de lui. Ce qui l’effrayait le plus était de ne pas discerner clairement ce que cette créature était... Cependant, avant même qu’il prit la parole pour évoquer la présence d’un éventuel ennemi, la voix de la jeune femme emplit la pièce, divulguant quelques informations nécessaires à la compréhension de la scène. Un certain soulagement emplit le jeune homme qui soupira, laissant ses épaules s’affaisser quelques peu. Ce n’était qu’une innocence, rien de grave en somme. Un Allié de la Congrégation. Ouf. C’est avec un regard étonné et surpris que Lavi saisit la main offerte de sa camarade.

    « Mmm, tu ne me connais pas ? Un léger rire lui échappa, illuminant son visage d’une lueur amusé. Je suis Lavi. Lavi Bookman. Enchanté. »

    Comme si elle pouvait la connaître. Laissez-nous rire, m’enfin bon. C’était quelques mots pour détendre l’atmosphère pesante, étouffante.

    « Tu es en mission je suppose, non ? Tu ne dois sûrement pas trainer dans les parages par pur plaisir ... »

    Un sourire étira ses lèvres fines, illuminant son visage aux traits fatigués. Il cligna des yeux rapidement avant de murmurer, se rapprochant de Cielle, comme elle s’appelait :

    « Ne trouves-tu pas cet endroit un peu ... comment dire ... glauque ? Heureusement que Kanda ne va pas tarder. Il ne doit pas être loin, je me sens toujours mieux quand il est là. »

    Il soupira, un étrange sourire ornant son visage.

    [ C’est donc Kanda qui répondra. ♥ ]


Dernière édition par Lavi Bookman le Jeu 1 Juil - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda] Dim 6 Juin - 10:12

    Ce qu'on nomme passion n'est autre chose qu'un désir irrité par la contradiction.

    Silence.
    Il n’y avait aucun bruit.
    Le vent soufflait doucement, mais il était muet.

    Vide.
    Il n’y avait rien.
    Le vent soufflait doucement, mais il était invisible.

    Du moins, c’était ainsi que se déroulait la vie dans ce lieu reculé jusqu’à ce qu’un long monologue de jurons éveillent les oiseaux et que les arbres s’agitent suite à leurs coups d’ailes réprobateurs. Cette voix s’ensuivit d’une lointaine silhouette, qui même de loin, ne semblait pas très amicale. De qui s’agissait-il ? D’un exorciste un peu irrité. Un peu ? Non, ce mot était trop rare chez une personne si excessive.
    Du moins, c’était ainsi que se déroulait la vie dans ce lieu reculé, piétiné par les pas rageurs d’un mec irrité et d’allure perdue, jusqu’à ce qu’un cri s’annonce dans la plaine, et que quelques feuilles furent virées de leurs branches : nouveau signe de désapprobation. L’envoyé de dieu gratifia l’atmosphère d’une série de jurons tout frais, destiné aux oiseaux qui piaillaient dans les bosquets. Mais en réalité, ce qui l’avait mit dans cet état, ce qui avait déclenché la catastrophe, c’était cette boue qui salissait ses pieds, c’était sa victime qui s’était incontestablement barrée, et donc pour résumer : c’était un Grand Intendant avec une tasse de café. Comment se faisait-il qu’il était encore vivant lui au fait ? De nombreux exorcistes avaient peiné sur ses ordres et désirs, après tout. Ah, sa survie était probablement un mystère, mais Kanda avait une petite idée sur le sujet. Kanda avait une petite idée sur tout ce qui daignait retenir son attention. C’est à dire pas grand chose, au fond.

    D’où venait ce cri ? Il se trouvait aux abords d’une large étendue verte, mais elle était bordée d’une forêt d’arbrisseaux. Vu que rien ne se manifestait dans la prairie, l’agitation devait sûrement se trouver parmi les ramures feuillues. Était-ce sa victime qui se prenait toujours pour un prédateur ? Avec hâte, le ténébreux s’engouffra parmi les arbres, virevoltant sur ses pieds pour éviter quelconque branche ou racine. Malheureusement, il n’y avait plus aucun bruit. Plus aucun repère. À un certain point, il fut obligé de s’arrêter. Depuis longtemps avait-il déchiré la carte de Komui Lee, à l’apogée de son exaspération. Si Cielle doutait de sa propre carte, Yû croyait bel et bien qu’on se foutait de sa gueule – sans vouloir être particulièrement vulgaire – et que toute cette histoire était une grosse blague, et donc, qu’en rentrant à la Congrégation, il exaucerait son premier génocide. Sa carte n’était plus qu’un ramassis de petits bouts de papiers qui décoraient son chemin. Et aussi l’espoir évanouit de s’en sortir un jour. Ses yeux sombres tombèrent comme un coup de théâtre sur ses chaussures, et ses lèvres glissèrent, ne retenant pas une série de jurons. Il était inspiré sur le sujet aujourd’hui. La situation était si inspirante qu’il était capable de se faire un nouvel inventaire. Vous vous en douterez : ses chaussures semblaient inexistantes, tellement elles étaient recouvertes de boue et de vase. Son précédent combat lui avait d’ailleurs consacré quelques éclaboussures de boue sur le visage, et sur l’ensemble de son uniforme, mais ça n’avait pas d’importance. C’était le côté pas très pratique d’avoir les pieds couverts de beau qui l’agaçait. D’autant plus qu’il avait besoin de marcher pour retrouver son adversaire. Pourquoi était-il partit ? Vers où exactement ? Quelle sombre action s’en était-il accomplir ? Kanda devait l’arrêter. Il devait arrêter l’akuma de niveau 3 qui s’était effilé d’entre ses doigts, et sous sa double lame. Son golem n’avait pas survécu au précédent combat, aussi n’avait-il plus aucun contact avec le reste de la Congrégation. Or, il savait que deux autres exorcistes traînaient dans les parages, et qu’on lui avait conseillé de les retrouver. Mais il n’était pas très sûr de vouloir faire ça. Il préférait garder l’akuma pour lui seul. Mais vu les traces inexistantes que lui avait laissées l’immonde créature, il avait autant de chance de tomber sur ses camarades exorcistes que sur l’ennemi. Le cri précédent n’avait pas de descendant, aussi Kanda finit-il par l’oublier.

    Il continua sa marche, restant sous l’abri des couronnes vertes des ramures, ses yeux sombres scrutant les alentours. Plus il s’enfonçait parmi les fins troncs, plus le doux bruit d’une rivière rejoignait le creux de ses oreilles. Mais au-delà du bruit, une présence se fit doucement ressentir. Frôlant le manche de son arme, le kendoka s’approcha d’une silhouette. Il la jugea bien vite inoffensive cependant, car la femme dont il s’agissait tourna son visage vers lui avec un hoquet de stupeur et ses yeux s’écarquillèrent avec terreur. Lâchant un soupir, Yû leva les mains et sortit de l’ombre. La femme ne se détendit que lorsqu’elle examina attentivement l’uniforme noir et blanc du jeune garçon. Elle sembla réfléchir un moment, mais lassé d’attendre, Kanda fit un effort de sociabilité et alluma la lanterne qu’elle semblait vouloir illuminer avec deux pierres.

    « Je suis un exorciste de la Congrégation de l’Ombre. Je cherche un village. »

    S’il voulait trouver l’akuma, il devait trouver le village, car après tout, l’akuma lui-même était un prédateur. Se retenant de la menacer pour qu’elle se dépêche, il attendit patiemment qu’elle finisse de l’observer, et qu’elle accepte de lui montrer le chemin. Dès qu’ils eurent marché quelques minutes, le silence de la timidité laissa place au bruit de la curiosité. La femme semblait déborder de questions. Or Kanda n’avait aucune réponse à lui donner. Enfin, il avait les réponses, mais il n’avait pas l’envie de donner. Et l’un ne marche pas sans l’autre. Alors il se contenta de la fusiller du regard, ce qui la calma un peu mais ce qui eut aussi l’horripilant don de stimuler son excitation. Ils arrivèrent alors que le soleil entamait sa déclinaison, et que le ciel s’empourprait. Heureuse d’ameuter le village, elle entraîna un Kanda dépité près d’autres villageois. Cependant sa satisfaction prit un coup lorsqu’on lui annonça que la surprise avait déjà eut lieu, et qu’un autre envoyé de dieu avait déjà fait son apparition, accompagné d’un akuma domestique. Cette déclaration étonna quelque peu l’asiatique qui cherchait déjà un moyen de faucher compagnie à son accueil un peu trop chaleureux. Son regard lui permit au moins de dessiner un cercle infranchissable autour de lui, décourageant les villageois de s’approcher. La femme elle, était un peu trop directe, et l’incita de la suivre. Cependant ce trait de caractère fit plaisir à l’exorciste, heureux d’avancer dans cette rageuse histoire. Elle l’entraîna vers une colline, sur laquelle trônait une grande maison, en lui expliquant rapidement que l’autre envoyé de dieu et l’akuma domestique devait probablement s’y trouver. Et ce fut lorsque Kanda hésita à la suivre. Mais il devait se faire à l’idée : les deux exorcistes avaient peut-être de bonnes informations, et puis grâce à eux il pourrait enfin reprendre contact avec la Congrégation.

    Rah, comment s’était-il retrouvé dans un tel enfer ? Son humeur, noire, semblait sortir de ses pores, l’enveloppant. Bizarrement la femme n’en fut pas apeurée, mais Yû se doutait qu’elle en était quelque peu déroutée. Ils entrèrent dans la maison et il se retrouva seul, alors que la dame était partit chercher le propriétaire, le soit disant chef de village. Yû ne savait plus trop où aller. Rester ici était probablement la meilleure chose à faire néanmoins. Soudainement, un cri strident résonna entre les murs du bâtiment, et comme par réflexe, l’exorciste ténébreux s’engouffra dans le domaine. Il arpenta des couloirs, croyant s’approcher de la source de bruit avant que le couloir l’en éloigne, se retrouvant devant des portes fermées. Étrange. Et totalement irritant ! Tâché de boue de la tête au pied, un peu fatigué et énormément irrité, le jeune garçon finit par déambuler dans un énième couloir, laissant sa voix proférer d’innombrables insultes et jurons, pestant contre cette journée, contre ces couloirs, contre ces portes, contre le fait quelles soient toutes fermées, et contre le fait d’être incontestablement incapable de trouver la source de l’agitation, comme si la maison elle-même l’en empêchait !





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MessageSujet: Re: Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda] Lun 7 Juin - 6:50

[1-Désolée c'est court mais je ne voyais pas comment bien amener la situation autrement T.T
2- Pardon à Kanda mais vu que l'on est pas censé se connaître c'était trop tentant! <3]


Bon, au moins une chose de clair : le nom de l'autre exorciste était Lavi Bookman. Cielle se sentait toute genée de ne pas le connaître car apparement il était populaire. Mais son coéquipier ne s'arrêta pas à cette question, il demanda à Cielle si elle était en mission (il est clair que personne de "censée" ne viendrais ce perdre dans cette contrée hostile et ...boueuse.) et lui demanda aussi si elle ne trouvait pas l'endroit où ils étaient glauque, ce qui était clairement le cas enfaîte. Puis, l'exorciste à la chevelure blanchie appris qu'une autre personne devait arriver sous peu, Kanda était son nom. Une autre personne? Exorciste où scientifique? Mystère, Cielle décida alors de répondre à chaque questions du dénommé Lavi :

"Pour te répondre oui je suis icic en mission mais... à vrai dire je ne sais pas vraiment pourquoi, à la base je devais trouver un village et je suppose où non, plutôt j'espère qu'il s'agit de celui-ci car je ne me vois vraiment pas retourner dehors avec la boue et tout le reste."

Voilà pour l'une des questions. Alors qu'elle allait répondre à la seconde questions, un grincement naquit du plafonds ce qui attira son attention quelques secondes et lui fit par la même occasion coulé une belle ligne de sueur froide dans le dos, elle détestait cette endroit qui rassemblait tout les éléments digne d'un vrai chateau d'histoires d'horreur, vous savez? Celles que l'ont raconte aux enfants le soir lorsqu'ils ont été désobeissants tout en les menaçant qu'il vont se faire dévorer par la grand méchant loup? Voilà, c'était exactement ce genre d'ambiance, morbide à souhait. Cielle répondit finalement à son interlocuteur :

"Et ensuite, "glauque" est un doux euphémisme pour qualifier cet endroit, je le trouve d'un morbide hallucinant! C'est à ce demander comment des personnes normales peuvent vivre ici sans frôler l'arrêt cardique à chaque instant...." dit-elle en soupirant, mais pourquoi avait-il fallut qu'on l'envoie dans un endroit pareil? Heuresement que cette troisième personne allait bientôt arriver car Cielle n'était pas vraiment rassurée qu'ils ne soient que deux dans cette cambrousse au delà de l'hostile. Certes, une personne de plus ne changerait pas grand chose mais au moins ils seraient trois à être perdus et à vouloir par la même occasion faire la peu au Grand Intendant Komui à leur retour...
Puis, Cielle eu une envie d'aller voir son loup à l'écurie, histoire d'une part de ne pas le laisser seul et de passer un peu de temps avec et d'autre part d'échapper à un potentiel silence qui semblait sur le point se s'abattre méchamment dans la pièce où se trouvait les deux exorcistes, de nature, Cielle n'avait jamais été très bavarde et pour meubler les conversations il ne fallait en générale pas compter sur elle.
Alors, elle pris son uniforme d'exorciste tout juste sec et eu pour projet d'aller se changer dans la salle de bain avant d'aller dans les écurie voir Hélios (oui car elle était encore en peignoir). Mais, alors qu'elle mis sa main sur la poignée de porte, une interrogation survint en elle, il fallait qu'elle sache qui serait la prochaine personne à les rejoindre, -mettons cela sur le compte de la curiosité- et le jeune homme roux qui était avec elle semblait bien connaître ladite personne. Alors, la poignée toujours en main, elle se retourna tout de même vers le Bookman et lui demanda :

"Au fait cette personne, Kanda, c'est qu'elle genre de personnalité exactement? Ce que je veux dire par la c'est, est-ce que c'est une femme timide où pas? Car je ne suis déjà moi-même pas très bavarde alors..." conclut-elle en riant, ne se doutant pas de l'énormissime erreur qu'elle venait de faire...
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MessageSujet: Re: Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda] Dim 13 Juin - 0:43

    [ Désolé pour le temps >o< J’ai fais court aussi. ]

    « Je me perds parfois
    Souvent c'est bien fait
    Et tu caches ta joie
    Parce que tu m’as eu
    Comme une proie bête et gentille
    Qui ne tire pas de leçons
    Du piège grossier et facile
    D'un charmant garçon
    »

    Sa seule prunelle valide, d’un doux émeraude, telle une pierre précieuse, observait, presque fixement, la silhouette fine de Cielle, effleurant son visage délicat, ses étranges cheveux décolorés, son peignoir qui dissimulait son corps mince. Un ... Peignoir, gnéééé ? M’enfin bon. Passons. Son regard d’un vert profond, vacillant, pétillant comme à l’habitude, n’était pas insistant ni gênant, pourtant il restait immobile, comme plongé dans cette vision. Expression propre au Bookman Junior, habitué à étudier tout ce qui était à sa portée. Presque habituelle maintenant. Le visage de Lavi arborait une expression neutre, sans être indifférente, ni enjouée. Il paraissait plutôt concentré, les lèvres légèrement serrées, les sourcils froncés, prêt à tout, écoutant avec attention le moindre bruit, le moindre petit craquement qui pouvait s’élever dans l’air dense et glacé de la pièce, annonçant on ne sait quel évènement. Il guettait les personnes alentours, les quelques pas qui se répercutaient sur le vieux plancher de l’horrible demeure dont la simple vision provoquait la chair de poule chez un humain lambda. Ce village était si ... étrange, il devait bien s’y trouver un ou deux Akumas, ces monstres ravageurs. N’êtes-vous pas d’accord ? Isolée du monde, la population avait forcément dû entrer en contact avec cette saleté de Comte Millénaire. Il avait forcément dû les utiliser à son profit, jouant de leur faiblesse avec délice, avec joie, son habituel sourire mauvais aux lèvres. Comme il pouvait énerver l’exorciste ! Ô oui ... Ce gros tas, cet immonde Noah, ce visage horrible, ce gros plein de soupe ! Cette espèce d’obèse qui se croyait surpuissant. Tsss. Un frisson d’énervement agita le corps du rouquin dont les poings se serrèrent violemment, la peau blanchie par ses articulations visibles. Mieux valait se calmer, il n’était pas là, ce gros bonhomme affreux. Encore heureux. Alors, doucement, dans un soupir, les épaules de l’envoyé de Dieu s’affaissèrent lentement, son iris se porta à la fenêtre, se plongeant dans le monde boueux et humide qu’était l’extérieur, bientôt plongé dans les ténèbres de la nuit. Celle-ci allait être longue, très longue. Comment se reposer dans cet endroit des plus glauques ? Oui, dites-moi. Impossible. ( Pyjama partyyyyyy )

    La jeune femme prit la parole, captant le regard de Lavi, lui arrachant un sourire qui étira les commissures de ses lèvres fines, rosées. Il se contenta d’écouter la voix douce de Cielle, seul et unique son qui s’élevait dans la pièce quasi-vide, étouffante, sans vraiment y répondre, simplement en lui adressant un regard amusé, l’œil légèrement plissé. Il aimait sentir une présence à ses côtés, pour se rassurer, pour ne pas devenir fou en ces lieux morbides, glauques. Et il fallait croire que tout deux partageait la même opinion de ce manoir. Pour dire. Immobile, les bras le long de ses flancs, le jeune homme n’esquissa aucun geste, même infime, lorsque l’exorciste se mouva, saisissant de ses mains fines sont uniforme sombre de la Congrégation. Elle n’avait pas l’air bavard si bien qu’un certain malaise emplit le rouquin qui n’osait noyer sa camarade sous un flot de paroles profondément inutiles, futiles, idiotes. Ses propos habituels quoi. Il se retourna, observant les flammes colorés et vacillantes qui dansaient avec désordre dans la cheminé sombre, presque seule source de lumière dans la pièce à la fois grande et étroite. ( J’aime la contradiction. ) L’adolescent à la chevelure presque rouge semblait autre part, comme perdu, son regard semblait être habité, illuminé par ce feu, sa prunelle émeraude devenant presque rouge orangé.

    Pourtant, la voix féminine de Cielle s’éleva à nouveau, sortant l’exorciste de son espèce de léthargie, provoquant presque un léger sursaut qu’il dissimula en contractant ses nombreux muscles, tremblant presque sous l’effort. Son regard vert s’écarquilla subitement, se portant avec rapidité vers la jeune femme, ses lèvres fines s’étirèrent doucement, révélant ses dents d’un blanc parfait. Et là ce fut peut être l’un des plus gros fous rires de sa vie. Oui, sûrement. Des larmes d’amusement emplir doucement ses yeux, tandis que sa voix s’élevait brusquement, résonnant dans la pièce comme un boulet de canon, s’entendant sûrement bien au-delà de cette espèce de chambre ou on ne sait quoi. Sa respiration se faisait difficile, son corps était comme parcouru de spasmes. Il manqua même de s’écrouler par terre, eh oui. Se calmant tant bien que mal, il bégaya :

    « K ... Kanda n’est pas ... ce que tu crois. Ne le traite ... jamais ... Oh non jamais de ... femme devant lui. Sauf si tu veux ... mourir. »

    L’exorciste se tint les côtes, son ventre devenant peu à peu douloureux, les mains posées sur son torse mince.
    Oui, c’était sûrement le plus beau et long fou rire de sa vie.
    Son rire, mélodieux, avait été si puissant qu’il eut le plus grand mal pour reprendre son souffle, s’octroyant quelques secondes de récupération, se redressant lentement.

    « Timide, on ne peut pas dire ça comme ça. Mais ... Peu bavard, en effet. Mais ne t’inquiète pas, je te montrerai le chemin, en essayant de ne pas y laisser ma peau. »


Dernière édition par Lavi Bookman le Jeu 1 Juil - 19:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda] Dim 13 Juin - 11:31

    Spoiler:
     

    Adieu tristesse. Bonjour tristesse. Tu n'es pas tout à fait la misère, car les lèvres les plus pauvres te dénoncent par un sourire.


    « ... Même lorsque nos sens réagissent à des phénomènes réels, à des sensations visuelles ou auditives, ils ont été transposés du domaine de la réalité dans celui de l'esprit.

    Ne me ment pas, Kanda, pas à moi. Pas à toi. Tu le sais. Si je le sais ? Je ne sais rien. Rien de tout ça. Mon fonctionnement est douteux, le savais-tu ? Si je suis amoureux ? Oui, tu dois avoir raison. Je ne suis pas indifférent à la beauté. Elle me surprend, elle me rassure. Pas toi ? Le danger est magnifique. La vie, la mort. La lumière et les ténèbres, étroitement enlacés. N’est ce pas fascinant ? Je dois donc être amoureux. Mais ton amour te rend dangereux, Kanda. Extrêmement dangereux. Ta folie n’est pas comparable. Tu dois te tenir à l’écart. La mort t’utilise comme un ange exterminateur. Tu es courageux, tu ne recules jamais. Tu es fort, mais tu es seul. Ne déploies pas les ailes qui trancheront. La déchéances des âmes n’appartient qu’à toi. Le danger n’est pas à éviter. Es-tu fou pour le contourner ? Seulement grâce à lui convoiteras-tu la mort. Elle est belle, n’est ce pas ? Murmure dans le ciel ténébreux tes plus tendres souhaits. Les étoiles pourront alors écouter. […] Tais-toi. Ne dit plus un mot, Kanda. Mais tu sais garder le silence, n’est-ce pas ? Tu ne dis pas grand chose, tu écoutes. Tu es intelligent, mais ton amour bouffe cette intelligence, ta folie la consume. Tu n’es donc plus rien. Le cavalier noir de l’échiquier. Mais tu hais te sentir observer. Tu déteste qu’on te touche. Tu n’appartiens qu’à toi. Alors garde ta folie pour toi-même. Si je suis consumé, alors pourquoi ais-je si froid ? J’ai peur, tu sais ? Incroyablement peur. L’ombre s’étend sur mon visage comme une vague de pénombre qui cache mon regard. Tes yeux sont durs. Comme le fer. Dans quelle cage retiens-tu ton esprit ? Dans quel abîme animes-tu ta folie ? Tu as tord sur toute la ligne. Des choses invisibles te sautent aux yeux. Des choses qui n’existent pas. Mais tu y crois. Tu ne crois pas les autres, mais toutes les conneries que tu penses si. Tu es fou, tu es con. Tu condamneras ceux que tu aimes. Mais aimeras-tu ce qui est tendre ? Je ne me comprends pas non plus. Les mensonges sont partout. J’ai des croyances qui ne t’évoqueront rien. Folie ? Je me pose simplement des questions. Et les réponses sont toutes fausses, Kanda. Tu as perdu. Je croyais te connaître, moi qui t’avais créé. Mais je ne te connais pas. Je ne sais pas qui tu es. Qui es-tu ? Tu ne le sais pas toi-même.

    Et dans notre esprit, ils deviennent des réalités psychiques, dont la nature ultime n'est pas connaissable ... »


    S’il avait su en se levant, quelques heures plus tôt, qu’il en serait là, il aurait organisé sa journée un peu différemment.
    Pour commencer, il n’aurait sûrement pas prit la peine de se laver. Il n’aurait pas gâché son temps à se chiffonner, à attacher ses cheveux en son habituelle queue de cheval pour qu’ils soient arrangés. Peut-être que s’il avait sut, il ne se serait pas levé ce matin, mais aurait complété sa nuit trouble en rêvassant sous ses draps, se contentant de ne pas bouger, comme s’il ne bougerait plus jamais. Et se forçant à ne plus penser, comme si ses troubles s’effaceraient. Mais non, il s’agissait d’un jour comme un autre. Il avait fallut qu’il se lève, qu’il se force à ouvrir les yeux, autant vers la lumière de l’aube que vers la réalité. Il n’était pas du genre à rêver a des choses heureuses, ou a des contes de fées. Mais comme tout être mortel - ou presque mortel - il était du genre à rêver du sommeil éternel.
    Cette innocence ne faisait pas de lui quelqu’un de joyeux, car le bonheur était absent de son spectre émotionnel depuis si longtemps qu’il en avait presque oublié le sens.
    Il existe un moment dans notre vie qui la change à tout jamais. Ce moment qui devient un temps éternel, qui te susurre à l’oreille que tu n’iras jamais plus loin. Que tu es où tu es en cet instant précis et que jamais plus tu ne tendras ta main vers le ciel pour la simple image de tes doigts qui caressent les étoiles. Que la lune sera toujours la même, aussi différente est-elle en cette nuit où tu l’observes. L’espoir est beau. L’espoir est tout. L’espoir est l’essence même qui fait que la vie fonctionne. L’espoir du bonheur. L’espoir du malheur. L’espoir d’un début. L’espoir d’une fin. L’espoir de tout. Qu’espérait-il alors dans cette vie insensée ? Que cherchait-il en ce monde dément ?

    Décidément, il devait y avoir quelque chose d’étrange à propos de ces couloirs. Ils se ressemblaient tous, sans meubles, à la même étrange tapisserie, au même sombre parquait. Des portes fermées se dressaient toujours le long de ses murs, certaines ouvertes, de nombreuses closes. Ses insultes remplissaient toujours le silence tout aussi étrange de ce lieu. Le cri de la femme avait retentit depuis de longues minutes déjà, solitaire, perdu dans le silence pesant qui régnait en cet instant, rompu par sa simple voix irritée et rauque. Et puis soudain, par un rire. Le ténébreux garçon devint muet. Il écouta.
    Il soupira.
    Illusion ? Non. Il n’avait jamais entendu Lavi rire ainsi. Oui, Lavi. C’était indéniable : cette voix appartenait au rouquin. Premièrement, il se demanda ce qu’il foutait ici, et pourquoi il riant autant. Deuxièmement, il se demanda où exactement il était, car les portes n’avaient jamais semblées aussi nombreuses et irréprochablement fermées. Lâchant encore quelques gros petits jurons ( oui je trouve cette contradiction pas mal aussi ), il arpenta cet ultime couloir, qu’il traversait peut-être pour la millième fois. Était-ce l’œuvre d’une innocence ? Des Noah ? Les lèvres retroussées, les yeux enflammés, il eut soudain un excès de furie. Combien de temps allait-il se balader ici, perdu dans ces innombrables couloirs ? Le rire de Lavi résonnait toujours dans le bâtiment, et bien qu’il ne calma pas la rage soudaine du kendoka, il fut comme un guide, une voix qui lui montrait le chemin. Un chant dans les ténèbres. Drôle de chant, tout de même. Mais il était joyeux, et il réchauffait le puits froid de l’indifférence dans lequel il pataugeait inlassablement.
    Suivant le son avec désinvolte, il choisit une porte qui s’en trouvait relativement proche et sans même en tester la poignée, la fracassa avec son arme, traçant un trait dévastateur sur sa surface lisse, d’une manière et d’une force qui fit qu’elle tomba, les gonds brisés, sur le sol. Ses yeux rageurs tombèrent sur une scène qui l’ankylosa de la tête au pied. Il n’en revenait pas.
    Absolument pas.
    Lavi, des larmes de rire roulant encore sur ses joues rougis, se tenait près d’un feu, et une autre exorciste à la chevelure blafarde se tenait non loin… en peignoir. De toute évidence, les deux ingénus – ou pas tellement – ne savaient absolument rien de ce qui se déroulait à l’extérieur, ou peut-être l’ignoraient-ils volontairement. Mais une porte fracassée par un gosse irradiant de colère – qui avait l’air carrément dangereux - devait leur ouvrir un peu les yeux. Oui, c’était la bonne expression, vu leurs têtes. Mais les yeux de Yû étaient eux aussi écarquillés, même s’il se ressaisit avec vitesse de ses émotions. S’ils n’étaient pas inquiets quant à l’endroit où ils se trouvaient, la tête du kendoka devrait suffire pour l’effet désiré. Il faillit partir.
    Il en avait bien envie.
    Il faillit partir comme si de rien était, pour les laisser vivre leurs petites histoires, sauf qu’à son plus grand regret – oh oui il était grand -, il se trouvait qu’il aurait probablement besoin de leur aide.

    « Quelqu’un ici serait capable de me dire où on est, merde ? »



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MessageSujet: Re: Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda] Dim 13 Juin - 23:01

L’exorciste blafarde fut surprise de la réponse de son partenaire il faut l’avouer car si les paroles de Lavi étaient exactes, Kanda n’était point une femme mais…. Un homme. Le rire soudain de Lavi lui fit chaud au cœur durant quelques instants et lui communiqua également un beau sourire tout ce qu’il y à de plus naturel. Heureusement que le rouquin l’en avait averti à temps car sinon qui sait ce qui lui serait arrivé ? Un frisson lui parcouru l’échine rien que d’y penser. Et ce frisson fut vite décupler en une paralysie totale lorsqu’elle vit la porte proche d’elle partir en des centaines d’éclats boisés dont certain s’étaient échoués à ses pieds d’ailleurs. Un démon, oui c’est exactement le mot qui vint en premier à la bouche de Cielle lorsqu’elle vit Kanda dans un excès de rage pour la toute première fois et encore, rage semblait être un doux euphémisme pour décrire l’état de nerfs de l’individu à la chevelure sombre dressé prés d’elle. Le problème voyez vous, c’est que Cielle ne savait plus du tout comment appelé cette personne tant elle avait peur de sa réaction, après tout il avait bien démolis une porte à coup de sabre, pourquoi ne ferait-il pas la même chose à Cielle si elle ouvrait la bouche ?
L’exorciste à la chevelure blafarde obéit au premier reflexe que son corps lui dicta, à savoir un reflexe de « survie » et alla se cacher derrière Lavi. Hey ! Après tout il lui avait proposé de l’aider à mieux connaître ce Kanda alors il pouvait bien la protéger non ? Alors elle s’accrocha comme elle le pu au sweat du Bookman et jeta un coup d’œil au dessus de l’épaule de celui-ci. L’autre exorciste leurs demanda d’une voix plus que glaçante (rivalisant sans mal avec l’ambiance glauque de ce manoir) où ils se trouvaient tous, mais comment est-ce qu’elle était supposé le savoir ? Elle était perdue au même titre que lui donc elle ne risquait pas de pouvoir le renseigner comme il l’attendait. Espérons juste que le rouquin est une idée de l’endroit où ils étaient car sinon il était fort probable celons la jeune blafarde que « Kanda » ne les découpent eux aussi avec son sabre et sans doute d’une manière encore plus violente que la porte qui laisserait entrevoir la fin de celle-ci comme une douce mort comparée à la leur. Mais non, il en était tout simplement hors de question ! Elle avait survécu à bien d’autres horrible Akumas ce n’était certainement pas pour périr sous les coups de l’un de ses collègues même si rien que le fait de regarder le nouveau venu lui glaçait le sang colle jamais aucune machines du Comte ne l’avait encore fait à ce jour. Soudainement possédée par une bouffée de courage, la petite blanche fit émerger sa tête de derrière l’épaule droite de Lavi et, regardant Kanda aussi fixement qu’elle le pu malgré l’aura meurtrière qu’il dégageait lui dit aussi fort que sa voix légèrement pétrifiée le lui permit :

« On est perdus nous ici, on a aucune idée de l’endroit où on est donc désolée mais on n’est pas plus avancés que toi… »
Mais ce fut tout, elle ne pu continuer d’avantage venant tout juste de ce rendre compte qu’elle était encore en peignoir la gêne la gagna rapidement faisant rougir ses joues au point qu’elles rivalisent avec les flammes dansantes dans la cheminées. Sortant de son hypothétique protection qu’était Lavi, elle couru jusqu'à dépasser le nouveau venu sans rien lui dire, l’effleurant à peine. Il fallait très rapidement qu’elle aille remettre son uniforme d’exorciste si elle voulait calmer son rythme cardiaque. Après tout elle ne le connaissait pas ce Kanda, qui sait ce qu’il avait pu s’imaginer en la trouvant elle en peignoir et Lavi en train de rire aux larmes ? Rien que le fait de tenter d’imaginer ce qui avait pu traverser l’esprit du nouveau venu fit encore plus rougir Cielle, non il n’aurait tout de même pas pensé à une chose pareille ? Impossible… Quoi que, tous les éléments étaient contre Lavi et elle tout de même. Mais peu importe, si ce Kanda vient à lui chercher des histoires à propos de ça l’exorciste blanchie lui remettrais les points sur les « i » enfin, elle essaierait du moins car le rouquin ne semblait pas très optimiste quand au taux de survie qu’ils pouvaient espérer tout les deux en présence de cet individu à la chevelure sombre. Mais trêve de bavardages, Cielle s’enferma dans la salle de bain encore remplie des effluves vaporeuses découlant de son précédent bain ce qui donnait à la pièce plus un air de sauna que de véritable salle de bain. Passons sur les détails aussi insignifiants qu’ennuyeux, la jeune fille se débarrassa bien vite de son peignoir et enfila vite fait bien fait son saillant uniforme de la Congrégation et ressorti de la pièce pour revenir auprès de ses collègues exorcistes. Mais un flash attira son attention alors qu’elle marchait dans le long couloir menant à la pièce où elle se trouvait un peu avant. Relevant la tête elle vit une fenêtre donnant sur un ciel aussi sombre que menaçant. Un autre éclair déchira les nuages, éclairant les alentours l’espace d’une seconde et Cielle pensa à Hélios son Innocence, elle ne pouvait pas le laisser à l’étable tout de même ! Ainsi, elle dévia quelques mètres avant de retrouver ses compagnons d’infortune (« Ils ne s’apercevront pas que je suis sortie de toute manière » pensa la blafarde) et se dirigea vers la porte principale qu’elle eu un peu de mal à faire bouger il faut l’avouer, les rafales de vents de l’aidant en rien d’ailleurs. Mais elle finit par y parvenir et se dirigea vers l’étable proche, une main constamment appuyé sur le mur du manoir car on y voyait rien à trois mètres. Si bien qu’arriver au niveau de la fenêtre donnant sur la pièce où se trouvaient Lavi et Kanda, elle se prit les pieds dans une branche et tomba à la renverse, s’égratignant légèrement les genoux. Un mécontentement sortis de sa gorge pour venir s’élever dans les bourrasques de vent qui faisaient rage.

« RAAAAAAAAAAAAAAH ! Mais c’est pas vrai ! Il n’y à donc que moi pour être aussi maladroite ??!! »

Mais elle se releva vite et continua vers l’étable et une fois arrivé, poussa la très légère porte en bois fin (contradiction énorme d’avec la porte d’entrée du manoir !) pour se glisser dans un endroit tout aussi sombre mais également très glauque dans le genre, à ce moment là Cielle eu d’ailleurs du mal à savoir si c’était l’étable où le manoir qui était le plus effrayant car elle plaçait les deux sur un pied d’égalité. L’étable était on ne peu plus vétuste, il y avait des chauve-souris perchées au plafonds et jeta vers l’exorciste des regards carmin brillant de mille feux dans la nuit ainsi que des trous dans le toits de ledit étable, laissant une entrée au vent qui créait ainsi des myriades de sons plus effrayants les uns que les autres et donnant le loisir à Cielle de voir les éclairs projeter leurs lumières à l’intérieur de cette endroits, donnant vit à des ombres étranges, semblant vivantes même. Ne voulant pas trainer ici d’avantage, la demoiselle avança aussi vite qu’elle le pu en murmurant le nom de son loup et cru bien faire une crise cardiaque lorsque ce dernier arriva derrière elle sans prévenir en lui donnant un petit coup de museau dans le dos. Remise de ses frayeurs, elle ne se gênât pas pour le sermonner gentiment par la pensée.

"Hélios ! Enfin tu à failli me faire mourir de peur !
-Veuillez m’excuser Maîtresse ce n’était pas mon but
-Oui je le sais ça…
-Pourquoi êtes-vous là jeune Maîtresse ?
-Je te ramène à l’intérieur, tout compte fait le temps n’est pas suffisamment clément pour que je te laisse dans une étable, allez viens on rentre !
-Humph… Merci beaucoup Maîtresse, je ne vous cache pas que je commençais à me lasser d’être seul ici.
-Seul ? »

Ce n’est qu’a ce moment là que Cielle remarqua qu’en effet, il n’y avait pas le moindre animal hormis Hélios et les chauves-souris ici, tout juste si l’on pouvait deviner la présence de rats, rendant cet endroit encore plus effrayant qu’avant. Ainsi, l’exorciste pressa le pas et emmena vite son Innocence à l’extérieur pour refaire le chemin vers le manoir en sens inverse. Soudain, pour une raison inconnue, Hélios se stoppa et hurla vers le ciel, obligeant sa compatible à le sermonner une nouvelle fois.
« Hélios ! Mais arrête enfin qu’est-ce qui te prends !?
-Je l’ignore, une envie soudaine sans doute l’instinct même
-Oui bah instinct où pas arrête ça immédiatement, tu veux effrayer tout le village où quoi ?
-Désolé je ne le ferais plus
-Oui je te le souhaite… » Conclut-elle d'une voix grave
Après ce petit imprévu, Cielle et Hélios continuèrent jusqu'à la lourde porte du manoir et la poussèrent à deux cette fois, ce qui fut nettement plus facile. Une fois parvenus dans le hall, le loup suivait fidèlement sa maîtresse jusqu'à ce que celle-ci remarque la même servante que tout à l’heure, vous savez ? Celle qui lui avait bégayé où trouver Lavi lorsqu’elle était sortis de la salle de bain. La servante se trouvait dans le coin de l’entrée d’un couloir, toisant Cielle de son regard inexpressif et disparaissant dans l’obscurité bien vite dés que l’exorciste lui demandait si tout allait bien. Très étrange pour ne rien changer, en fait est-ce qu’il existait ne serait-ce qu’une chose normale dans ce manoir ? Cielle commençait sérieusement à en douter…
Mais peu importe, elle continua son chemin jusqu'à revenir à la pièce où elle avait un peu abandonnés –il faut l’avouer -Kanda et Lavi quelques minutes plus tôt. Mais il y eu un autre imprévu qui ne fut autre qu’Hélios ! En effet, ce dernier, à peine après avoir passé l’espace de l’ancienne porte se jeta sur Kanda avec tout son poids de loup surdimensionné et commença à le léchouiller comme si ils étaient vieux amis. L’instinct avait une nouvel fois repris le dessus et Cielle n’arrivait pas à faire entendre raison à Hélios dans ses moments là, la seule chose qu’elle puisse faire pour l’homme au Katana fut de s’agenouiller à son niveau (c'est-à-dire prés du sol) et lui bafouilla de pitoyable excuse tout en se grattant l’arrière de la tête.

« D….Désolée, il n’est pas méchant je t’assure mais il se comporte comme ça généralement lorsqu’il rencontre des nouvelles personnes, tu n’as rien à craindre il ne te fera pas de mal »

Tandis qu’Hélios continuait de lécher ardemment les cheveux du Kendoka, Cielle se demandait si à présent, à avait encore une chance de s’en sortir …vivante. Hypothèse de plus en plus mince. Comme pour chercher un peu de réconfort, elle planta alors son regard légèrement apeuré dans l’œil émeraude de son collègue roux.
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MessageSujet: Re: Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda] Mar 13 Juil - 2:18

[ Ouhalala, ça va faire un mois … Mmmph, je suis désolée. D: ]

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He tells everyone a story, because he feels his life is boring, and he fights so you won't
ignore him, because that's his biggest fear, and he cries, but you'll rarely see him do it. He
loves, but he's scared to use it. So he hides behind the music, cause he likes it that way. He
knows, He's so much more than worthless, he needs to find the surface, because he's starting to
get nervous.


Oh Kanda … Le décrire serait assez ardu, voire impossible, ne trouvez-vous pas ? Caché derrière cet air froid (ou plutôt glacé). Il était si distant, et pourtant l’être le plus proche de Lavi. Sans aucun doute. Oui, c’était assez ... étrange, inexplicable mais pourtant si vrai. Le rouquin était plutôt quelqu’un dont les lèvres s’étiraient constamment en un sourire, souvent niais, mais un sourire quand même. Sincère ou pas, il avait toujours cette joie de vivre, parfois hypocrite. Au départ, ce n’était que mascarade, unique stratagème afin de mettre ses nouveaux proches en confiance, de briser cette barrière invisible qui se dressait tout naturellement entre eux, devenir leur confident, entendre leurs secrets. Pour le coucher sur papier. Lui, le Bookman, lui le cœur de pierre. Mais les années étaient passé, impossible de les stopper malgré de nombreuses suppliques ... Le but était le même, cependant tout était différent. Les sentiments l’étaient aussi. Horriblement changeants. Pourtant, Kanda, lui, n’avait pas changé. Ou moins. Il restait toujours distant, au plus grand regret du rouquin. Il était magnifiquement indéchiffrable, la moindre de ses paroles généraient une nouvelle énigme dans le vaste esprit du Junior. Et ce dernier aimait ça. Terriblement. Irrémédiablement. Tss ...
Sans dire que le reste de la Congrégation était moins importante à ses yeux, elle ne générait juste pas le même intérêt. Ce désir intense d’en savoir davantage, toujours plus, jamais rassasié. Mmmph.

Non, ne le prenez pas mal.

Mais si Cielle pensait voir arriver une jeune femme des plus joviales, elle se mettait le doigt dans l’œil. Oh ça oui, et plutôt deux fois qu’une. Kanda n’était juste pas ... De sexe féminin, déjà. Sauf changement de dernière minute ou information inavouée. Mais dans ces cas-là, Lavi l’aurait appris, d’une manière ou d’une autre. Il aurait fouiné, il l’aurait lu on ne sait où. Et question gentillesse, euh, comme dire ... Mmm ... Non mais si il est gentil, si on regarde bien, si on apprend à le connaître. Aheum.

L’amusement était tel que quand bien même la porte venait de tomber, salement abîmée, quand bien même son camarade venait de surgir, irradiant d’une aura sombre, ténébreuse, à vous faire fuir, quand bien même cela pouvait avoir l’air terriblement effrayant pour le commun de mortels, le rouquin ne put retenir ce foutu fou rire qui faisait s’agiter, en des sortes de spasmes amusés, son corps mince. Son dos courbé, sa main droite portée à sa bouche presque grande ouverte, sa pupille émeraude se dirigea avec lenteur à la silhouette fine et élancée du Kendoka tandis que son autre main, tremblante, lui adressait un léger signe de bienvenue. Non, il n’était en aucun cas surpris par l’arrivée fracassante, et on ne peut affirmer le contraire, de son meilleur ami. Il fallait croire qu’à le côtoyer, certaines habitudes s’installaient. Une vague de bien-être envahit soudainement l’exorciste, oui, la présence du ténébreux le rassurait, il se sentait moins perdu, dans cette campagne boueuse des plus paumées. Cet endroit sûrement infesté d’Akumas dangereux.

Son regard émeraude suivit les mouvements rapides de Cielle qui vint se cacher derrière Lavi. Un réflexe ? Après tout, pour une « novice », une « non-initiée à Kanda », c’était chose normale, si bien que le rouquin ne réagit pas, la laissant faire, n’esquissant aucun geste, même le plus infime. Il sentit son habit se plaquer un peu plus sur son torse, le souffle saccadé et irrégulier de cette victime du jour. Après avoir évité de peu à la mort, situation dont le Junior ne pouvait s’excuser, la voilà confronter à Yû. Mmm, comment dire ? Troublant. D’un côté, il la comprenait, se remémorant sa première rencontre quelque peu mouvementée. Mais passons ...Quant à lui, un sourire sincère illuminait son visage légèrement pâle ce jour là. L’envoyé de Dieu prit lentement sa respiration, bien décidé à saluer, à sa façon, son plus cher camarade. Cependant, cela avait été décidé autrement, et la voix de Cielle, surgissant de derrière son épaule, effleura son oreille avant que le moindre son ne put s’échappa de sa bouche, si bien qu’il se contenta de rester muet, sa prunelle verte tournée vers la jeune femme. Et sur ce, elle s’enfuit sans que ses deux camarades n’aient le temps d’esquisser le moindre geste, d’un pas rapide, pressant. Effrayée ? Ce n’était pas étonnant.

« Yû ! Regarde ce que t’as fais ! T’as encore fais fuir une fille. Dis, t’as rien à m’avouer ? »

Un rire s’extirpa de la gorge de Lavi, rapidement, succinct, il mourut aussitôt qu’il était apparut. Remarquant les yeux sombres quelque peu écarquillés de son meilleur ami, le rouquin ne put ne pas réagir, se remémorant avec vitesse le simple peignoir de Cielle et ses joues rougies par le rire. Son corps entier se raidit, tressautant, nooon. Nooon. Le japonais se trompait !

« Euuh ... Mec, c’est pas ce que tu crois. Il s’est rien passé, je t’assure. Rien de chez rien. »

Un sourire gêné aux lèvres, sa main droite vint ébouriffer ses cheveux roux à l’arrière de son crâne, son seul œil légèrement plissé. Non, Lavi refusait. Il refusait que le Kendoka s’imagine la moindre chose. Il ne s’était rien passé, il ne se passait rien, et il ne se passerait jamais rien. RIEN. Ce n’était qu’une collègue rencontrée dans un coin paumée, une camarade de détresse disons. Même si cette amie, on a bien failli la tuer ... Enfin.
Mais voir cette expression si inhabituelle sur le visage de l’exorciste l’amusait et lui plaisait plus qu’autre chose. Lavi s’estimait heureux de faire partir de ces rares chanceux capables d’arracher un tel regard à son camarade si glacé et distant, si bien qu’il ne put s’empêcher d’ajouter, sur un ton amusé :

« Rooh, mais fais pas cette tête ! Détend toi. Je suis là, t’inquiète pas. »

Les secondes s’écoulèrent rapidement, après tout, le jeune homme ne voyait pas passer le temps lorsque son semblable se trouvait dans le passage. Quoi je me répète ? Quoii ? Aheum.
Cielle ne tarda pas à revenir, courageuse il fallait croire, accompagnée de son étrange Innocence, Hélios, ce loup géant qui ... qui ... se jeta sur Kanda, lui léchant le visage amicalement. Euh, était-il fou ? Suicidaire ? Non mais il avait obligatoirement un problème. On ne fait pas ça à Yû sans raisons, soit on trouve la mort particulièrement attirante, soit on était complètement inconscient. Lavi pariait sur un bon petit maso. Aha. Bah quoi ?
Pauvre petit chien ... Parti si tôt. Paix à son âme.

Le rouquin remarqua le regard apeuré de Cielle. Bon après tout c’était son innocence qui était en train de ... heum ... Kanda dont l’arme était connue pour être particulièrement fatale. Aaaah, Mugen. La douce Mugen qui tant de fois avait ôté la vie. Etrange frisson. Lavi répondit à sa camarade par un large sourire réconfortant et un pouce levé. Oui, tout cela l’amusait au plus haut point, après tout, qui avait bien pu voir Kanda en une telle situation auparavant ? Lui et la jeune femme étaient bien les seuls, sûrement. Ca faisait un peu peur d’ailleurs. Lançant un regard moqueur droit vers le japonais, l’Hériter de Bookman se dirigea vers la porte, doucement, retenant avec peine de légers rires.

« Bon, c’est pas le tout, mais si on allait faire un petit tour ? Kanda, si tu veux bien arrêter de t’amuser ... On a du boulot là. »
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MessageSujet: Re: Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda] Mer 21 Juil - 6:10

    You would say anything
    You would try anything
    To escape your meaningless
    And your insignificance
    You're uncontrolable
    And we are unloveable

    And I don’t want you to think that I care
    I never would
    I never could
    Again

    Why can’t you just love her ?
    Why be such a monster ?
    You bully from a distance
    Your brain needs some assistance

    But I’ll still take all the blame
    'Cause you and me are both one and the same
    And it's driving me mad
    And it's driving me mad
    I’ll take back all the things that I said
    I didn't realise I was always talking to the living dead

    And I don’t want you to think that I care
    I never would
    I never could
    Again


    Son rire. En cet instant, il aurait voulu le lui faire avaler, forcer sa gorge, étouffer sa jugulaire, faire en sorte qu’il se contente de silence. Qu’est-ce qu’il y avait de drôle, ici ? Frustré, il fulmina sur place, encore plus désireux de refermer la porte – même si c’était dorénavant impossible – et fuir ces tarés. Enfin, il ne valait mieux pas utiliser le pluriel. Après tout il ne visait personnellement que Lavi, la jeune femme qui l’accompagnait avait réagit avec tout le naturel possible, c’est-à-dire la peur. Il ne s’en sentait pas spécialement satisfait non plus, mais puisque l’amour était inexistant, il fallait bien la terreur pour faire naître le respect. Il sera Mugen entre ses doigts. Il se tenait toujours sur le seuil de la porte, observant ses deux collègues. L’exorciste inconnue parvint à soutenir son regard, et lui apprit qu’ils étaient aussi perdus que lui. En d’autres mots, ils ne lui seraient d’aucune aide. Il n’eut pas l’occasion de lui faire part de sa déception car, les joues rosies, elle s’enfuit sans un mot de plus. Il était maintenant seul avec Lavi, qui avait indéniablement remarqué son furtif regard, et puis son hilarité calmée, en avait plutôt bien comprit le sens. Il tenta de s’expliquer, mais après tout, il n’en était pas obligé. La dernière chose que Kanda pouvait être était une mère poule. Son camarade pouvait faire ce qu’il désirait, il n’y penserait rien. Tout ce qu’il avait à faire, c’était contenir ces quelques expressions qui s’échappaient encore par le biais de sa surprise. Mais la surprise est un sentiment qui ne se dompte pas, n’est-ce pas ? Elle est la spontanéité même, le visage le plus naturel de l’homme. Le visage qui ne convenait pas à Kanda. Pourtant, il n’était pas si difficile de le surprendre. Lui qui n’était qu’un jeune soldat, qui n’était qu’une arme humaine, pouvait tout de même succomber naturellement à la surprise, car il est impossible de tout ressentir, de tout reconnaître. Il est impossible d’éradiquer toutes nos propres faiblesses, et d’éviter le jour où on se blesse soit-même.

    « C’est justement pour ça que je m’inquiète. » Répondit-il simplement.

    D’un coup de pied, il repoussa un morceau de porte qui se trouvait à ses pieds. Bon, maintenant qu’ils étaient réunis, ça serait probablement stupide de se séparer. D’ailleurs, ce n’était pas très méfiant de s’enfuir en peignoir, seule dans un endroit pareil, songea t-il en pensant à l’exorciste inconnu. Mais elle était déjà loin et il ne pouvait pas la chercher maintenant. Elle devrait se débrouiller, et ça lui allait très bien comme ça. Elle était exorciste, et en conséquence, elle devait être capable de s’occuper d’elle-même. Il jeta un regard glacé sur Lavi, donc la rouge crinière luisait face aux lueurs qui palpitaient à l’unisson dans la cheminé. En cet instant, une opposition puissante s’imposa dans son esprit. L’image chaleureuse qu’offrait Lavi, nappé de chaleur et de bonheur, et celle glacée qu’il offrait lui-même, frustré et froid. Un soupir s’échappa d’entre ses lèvres, et il détourna le regard alors que ses sens lui annonçaient le retour de leur camarade exorciste. Dommage pour lui, son regard se contenta d’explorer la pièce, distrait, au lieu de vérifier ce qui approchait dans son dos. Ce fut avec horreur qu’il sentit un poids énorme sur son dos, et qu’il rencontra brusquement le sol, lâchant son arme et usant de ses deux mains pour amortir sa chute. Mais il n’y eut que pression dans ses bras avant qu’ils ne lâchent, battus par le poids qui l’écrasait. Il lâcha un de ses habituels jurons, mot hargneux qui ressemblait autant à un grognement. Il tenta tant bien que mal de tourner les yeux vers la chose qui l’avait attaqué. Elle était indéniablement vivante, car il entendait le battement de son cœur, et l’halètement de sa respiration. C’était vivant, et immense. Or, un de ces deux mots ne convenait pas à un akuma. Ses yeux parvinrent à apercevoir une grosse patte qui semblait épingler son épaule au sol. Il s’attendit à de la douleur, au déchirement de sa peau, peu importait ce qu’était cette créature, vu qu’elle l’attaquait. Mais il ne s’attendit absolument pas à sentir son haleine dans son cou, et sa langue qui lissa ses cheveux, encore et encore, le laissant couvert de bave. Il pouvait voir Lavi dans son champ de vision, et ce dernier arborait une étrange expression. Il voulut lui crier dessus, lui ordonnant de réagir, mais avant, quelqu’un d’autre apparu dans son champ de vision, s’accroupissant près de lui, lui faisant comprendre que si la jeune femme qu’ils attendaient été bien revenue, elle n’était pas revenue seule.

    Pas mal ? Ha. S’il n’avait pas réussit à repousser cette masse imposante, c’était qu’elle était assez importante pour lui fracasser la cage thoracique, ouais.

    « Dis à ton clebs que s’il ne se retire pas immédiatement, je ne serais pas aussi généreux. »

    Il était très sérieux. Aussi sérieux qu’il pouvait l’être avec un loup gigantesque sur le dos, qui lui léchait joyeusement la tête. Bien, il en avait finit avec la boue. Maintenant, c’était la bave. Super, juste super. Son regard ne pouvait être plus noir que lorsqu’il répondit à celui, plein de moquerie, de Lavi. Une envie de tuer enflamma ses veines, et ses lèvres se retroussèrent alors qu’il aurait désiré lui offrir une réponse cinglante, qu’il n’était pourtant pas en position de faire. Était-il encore temps de retirer ses premières pensées ? Pouvait-il toujours remettre ses précédentes constatations au pluriel ? Il n’y avait pas un taré, ni deux d’ailleurs… mais trois. Et maintenant, il ne pouvait même pas partir. Ce n’était pas ce qu’il lui fallait pour se sentir spécialement gentil et compatissant. Nenni, une fois libéré, il n’aurait aucune trace de compassion dans ses gestes, et dans ses paroles. Quelques mots de la part de Lavi finirent d’enflammer sa fierté et sa colère. Poussant un grognement, ses mains reprirent appuie sur le sol et il souleva son corps, en espérant que celui qui aimait être dessus comprenne son désir de le voir décamper, et qu’il se plie à ses envies. Mais puisqu’il ne semblait pas comprendre, le ténébreux adolescent lui asséna un coup d’épaule. Il était difficile de riposter en cette situation, mais le coup sembla repousser un peu l’animal et il en profita donc pour se redresser, et faire face à la créature. Son regard rencontra deux grandes orbites farouches. Des yeux de loup.

    « Lavi ? Je vais te tuer. Mais avant ça je vais finir de jouer. »

    Il avait bien comprit qu’il s’agissait d’une innocence. Il avait beau se combattre pour la cause de cette divine matière, elle avait beau être de son côté, ce parasite n’aurait aucun traitement de faveur. Vous l’en voyez désolé – ou pas -. Délaissant son arme, il s’en prit au loup de ses propres mains, l’envoyant valser contre le mur. Oh, non, il ne comptait pas lui faire trop mal, surtout qu’on avait besoin de lui. Il comptait simplement lui donner une petite leçon, voir punition. Il jeta un regard vers la jeune femme à qui cette innocence appartenait, observant son expression. Tant pis si elle n’appréciait pas son geste, lui n’appréciait pas celui qu’on venait de lui faire subir. Il rendait simplement les choses égales. Oui, c’est ça, égales, bien qu’il ne parviendrait jamais – et il n’en avait absolument pas envie – à recouvrir la bête de bave. Il défia le loup du regard, pour qu’il puisse en ressentir toute la froideur, puis il se retourna pour prendre sa sombre lame dans ses mains.

    Maintenant, il y avait un autre problème a régler. Tout aussi embêtant. En quelques foulées, il franchit les restes de porte, et héla son camarade à la rousse chevelure. (a) Toujours furieux, il agrippa le pan de son écharpe, et tira dessus pour lui faire faire volte face. Bien que quelques gouttes de sueur fassent luire son front suite à son précédent effort, il saisit le col de son uniforme et le plaqua à son tour contre le mur, se délectant secrètement de son expression. Menaçant, il approcha son visage du sien, et susurra d’une voix qui se voulait glaciale dans son oreille.

    « Ne sous estime pas ce dont je suis capable. Je brûle d’envie de m’amuser avec toi, comme je viens de le faire avec cet attendrissant animal, tu vois de quoi je parle ? »

    Dommage que Lavi ait prit l’habitude de Kanda, car il n’avait rien de bien rassurant en cet instant, et quiconque d’autre aurait vécu ça en serait beaucoup plus perturbé. Avec une vitesse étonnante, il leva l’autre bras et abattue son innocence le long du mur, à quelques centimètres du corps du rouquin, y laissant une trace profonde. Lui lançant un dernier regard pénétrant, il lâcha sa prise et tourna le dos. Il était irrémédiablement frustré par ce qui venait de se passer, et comptait bien rehausser sa fierté un bon coup. Bien qu’il se soit occupé de ces deux petits problèmes, il y en avait un autre dont ils devaient tous s’occuper, à présent. Il s’éloigna, désormais certain qu’il ne voulait pas les attendre. Ils n’avaient qu’à suivre. Il replaça Mugen dans son étui, qui se balançait sur sa hanche alors que son porteur se mouvait, s’accordant à ses mouvements. Le kendoka fut irrité de retrouver toutes ces innombrables portes, toutes identiques, dont il avait déjà eut affaire avec, et il fut certain que cette journée serait interminable. Brusquement, il fut plus que conscient qu’une grosse dose de bave s’écoulait toujours de ses cheveux, et que c’était incroyablement désagréable. Il ne connaissait même pas le nom de la jeune exorciste à la blanche chevelure, mais il se promit de le lui faire payer, d’une manière ou d’une autre. Les excuses ne suffisaient pas, il n’en était pas satisfait. ( Hm, pas très sympathique ? Bizarre non ? Haha. )

    Une fois encore, une fois de plus, il s’approcha d’une de ces portes, et tenta de l’ouvrir. Elle ne céda pas. Il tenta d’ouvrir la deuxième, mais elle fut tout aussi résistante. Où diable l’amie de Lavi était-elle allait chercher son loup ? Boudeur, il lança un regard en arrière, la cherchant des yeux. Seulement, il y avait quelque chose qu’ils ignoraient tous les trois. L’endroit était changeant, et si elle était parvenue à quitter cette mansion dans le but d’y revenir, elle n’aurait peut-être pas autant de chance pour s’en extirper une seconde fois. Et pour de bon.
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MessageSujet: Re: Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda] Mer 28 Juil - 22:01

Pauvre Hélios… Oui définitivement vous avez bien lu « le pauvre ». Il faut dire qu’il avait été méchamment envoyé valser contre un mur par.. le kendoka ? Et bien si l’on avait un jour dit à Cielle qu’elle rencontrerait une personne capable premièrement de soulever son loup alors qu’il se trouvait sur son dos ET de l’envoyer dans un mur par la seule force de ses bras elle ne vous aurait certainement pas cru. Mais bon tout ça pour dire que certes cette démonstration de force avait on ne peut plus impressionner la demoiselle mais d’un autre côté elle n’avait guère apprécié ce que venait de faire Kanda. D’accord ! Nous sommes tous d’accord, Hélios n’avait pas à bondir sur lui de cette façon et la raison de ce « câlin » si on peut dire, sa maîtresse l’ignorait encore et se demandait même si elle trouverait la solution à cette question un jour. L’élan d’affection du loup ayant été violemment interrompu, Cielle se rendit à ses côtés afin de voir s’il était blessé, et si tel était le cas elle ne le pardonnerait à l’homme au katana. D’ailleurs un certain instinct suicidaire (oui oui il faut l’être pour oser répliquer ce qui suit ~~) s’appropria un instant la jeune femme et elle failli et je dis bien « failli » faire face au kendoka pour lui lancer une phrase des plus risquées :[/color]

« Hey ! Je suis d’accord sur le fait qu’Hélios ne devait pas te sauter dessus comme ça mais ce n’était certainement pas une raison pour l’envoyer dans le mur ! Vois-tu contrairement à certain (elle accentua généreusement sur ce mot) les animaux eux essai d’être sociables, alors excuse le de t’avoir pris pour l’un des siens, une créature agréable et sympathique ! »

Pas de réactions… Ceci ne lui avait fait ni chaud ni froid ? Peut-être… Après tout si il était capable de dézinguer une porte à coup de sabre, d’envoyer Hélios dans le mur comme une balle de foot et à présent d’étrangler Lavi contre un mur il n’aurait point été étonnant que cette phrase lui glisse sur la peau à la manière de l’eau sur les plumes d’un canard… Ah moins qu’il ne l’ai tout simplement pas entendu, c’est fort probable également puisque le timbre de voix de Cielle ne s’était fait ni porteur ni assuré et encore moins grave. En clair une voix aussi fluette que la sienne en cet instant n’avait peut-être tout simplement pas atteints les oreilles du dangereux homme bleu (Ahahaha après les hommes verts /PAN/). Soit ! Dans ce cas elle essaierait quelques choses d’encore plus suicidaire un peu plus tard (Quoi ? Comment ça elle ne tient pas à la vie ? C’est pas vrai ! Elle à juste pour vocation profonde de taper sur le système de Kanda pour le moment, c’est pas être suicidaire ça… si ? \o/).

En fin de compte le tueur au katana (ça sonne bien hein ? /PAN/ oui bon d’accord j’arrête…~~) quitta la pièce presque à la même vitesse que la lumière elle-même, preuve indéniable que les « retrouvailles » n’avait pas du tout été appréciées. Cielle se dirigea vers Lavi pour s’enquérir de son état de santé, après tout elle n’était pas censé savoir que le Bookman était habitué depuis le temps à recevoir de telles menaces froides et effrayantes de la part de Kanda. Si l’on ajoute à cela le fait que le kendoka l’avait violemment saisit par l’écharpe pour le plaquer contre le mur le plus proche c’était une raison plus que suffisante pour lui demander comment il allait. Finalement Cielle se décida à quitter la pièce à son tour, Hélios sur ses talons. Oh détrompez-vous ! Ce n’était nullement pour vraiment allez retrouver Kanda mais bon il valait mieux rester groupés maintenant vous ne pensez pas ? Il serait stupide de se séparer maintenant qu’ils étaient tous (ou presque) dans la même galère même si les « co-équipiers » n’étaient peut-être surement pas les plus voulus et appréciés.

Montant un peu dans les étages le groupe fit de nouveaux face à ses innombrables portes fermées et comme la fois précédente, aucunes ne semblaient d’humeur à laissé les exorcistes découvrir ce qu’elle renfermait jalousement derrière leurs bois épais. Cielle fut étonnée de voir Kanda s’énerver « pacifiquement » à essayer d’ouvrir les portes de façon simple et humaine, en tournant la poignée. La demoiselle y vit la une petite occasion de lancer un pic sur les nerfs du bleu déjà sans doute largement à vif pour ne pas en rajouter comme ça. Ce n’était vraiment pas dans ses habitudes que d’agir ainsi, non elle qui avait justement une sainte horreur des joutes verbales et des énervements mutuels qu’elle jugeait inutiles, la elle prenait un malin plaisir à l’énerver. Après tout il fallait bien égaler la rouste qu’il avait mis à son loup (qui soit dit en passant restait derrière sa Maîtresse, n’osant plus approcher Kanda à moins de dix mètres) et si ce n’était pas physiquement puisqu’il était plus que certain de Cielle n’arriverait même pas à faire bouger le kendoka d’un millième de millimètre et bien ce serait verbalement et la Nordique prendrait un malin plaisir à « trébucher » sur certain mot, comme par hasard me direz-vous…~~

Restant à la même distance, elle regardait Kanda enrager de plus en plus contre le refus de ce bois à le laisser passer, allez l’occasion était trop belle pour être manquée !

« Oh que vois-je ? Mais c’est que tu fais des progrès indéniables en matière d’ouverture de porte… tu as enfin compris que leurs poignée ne servait pas à décorer ? C’est très bien tu te civilise peu à peu, finalement t’est peu être encore rattrapable. Dommage que la seule porte que tu es démolie était celle qui s’ouvrait sans aide…. Enfin bon ne crachons pas sur tes erreurs du passé même si il aurait mieux valu que tu utilise ta force bête et méchante pour ouvrir ces portes là au lieu de le faire avec la porte du rez-de-chaussée où encore plus simplement…. Avec mon loup. »

Ah vous étiez prévenu qu’elle lui dirait quelques choses qui aurait valu le titre peu glorieux de suicidaire (oui avec d’autre personne ceci aurait été interpréter comme du courage mais devant Kanda ce n’était que du suicide pur et simple…). Le tout accompagné évidemment d’un soupire tout le long de sa tirade et d’un sourire assez faux pour paraitre mesquin et provocateur pour conclure. Ahlalala, Cielle n’avait vraiment pas la tête sur les épaules en cet instant… D’ailleurs, ne laissant même pas à Kanda le moyen de manifester son humeur face à ce qu’elle venait de lui dire (car cette fois elle avait pris soin qu’il entende tout de A à Z, pas question d’être ignorée une seconde fois tout de même !) elle revint sur ses pas pour s’enfoncer un peu plus dans le couloir sombre qui leur faisait face du côté gauche et voir si pas hasard il n’y aurait pas une porte digne de sympathie qui pourrait leur céder le passage sans encombre. Durant son exploration, son loup s’accorda une conversation mentale avec elle.

« Maîtresse, pourquoi m’as-t’il rejeté tout à l’heure ? J’ai fais quelques choses de mal ?

-Laisse tomber Hélios, cet homme fait partie des personnes qui ne supporte pas l’affection d’autrui

-Mais pourquoi ?

-Qu’en sais-je ? Il à peut-être été traumatisé par un caniche dans son enfance où autre, à vrai dire je m’en contrefiche, il n’avait pas à t’envoyer dans le mur

-Mais je l’avais mérité…

-Non il n’avait pas à le faire point final, le sujet est clôt. »

Tsss, rien que d’évoquer Kanda lui hérissait les cheveux, décidemment es deux là n’étaient pas partis pour faire naître une amitié florissante et apparemment Cielle n’en était pas plus affectée que ça par rapport à ce que cette affirmation lui aurait fait en temps normal. Non il n’y à pas à dire, pour le kendoka elle n’avait pas vraiment envie de faire d’effort outre mesure concernant sa récente prise d’insolence. Et puis tout le monde sait qu’un homme digne de ce nom ne frappe pas une femme (a), alors à défauts de pouvoir repartir d’ici avec sa fierté e un seul morceau Cielle espérait qu’au moins en tentant de garder son titre « d’homme », il ne s’abaisseras pas à de telles pratiques même si il était plus que sûr que sa vengeance envers Hélios n’était pas encore totalement achevée (surtout lorsque la Blafarde avait vu un long et épais filet de bave s’écouler encore de la chevelure bleutée de Kanda, heureusement pour elle, elle avait retenu un éclat de rire qui lui aurait certainement valu une mort assurée.) mais peut importait, Cielle serait la pour faire face à Kanda avec ses 30 kilos tout mouillés si il le fallait mais elle ne le laisserait plus approcher Hélios de cette façon tout de moins, plus question de voir son loup se ronger les sangs à cause d’une culpabilité mal placée. Après tout c’était ELLE l’exorciste alors si le kendoka et son arme avaient un problème avec son Innocence c’était avec elle qu’il fallait régler ça. Une nouvelle résolution responsable de prose en somme. Enfin responsable si on peut dire car tout ce qui peut se rapprocher de Kanda le concernant finit toujours par muter en mots tels que « suicidaire ».

Mais revenons un peu au sujet principal car nous étions en train de déborder quelques peu. Bref, ne parvenant pas à ouvrir où à faire ne serait-ce que frémir les portes qui lui barraient la route, Cielle se décida à revenir auprès de son groupe (pour ne pas dire « ses amis » car le pluriel n’était pas de mise) puisqu’elle n’avait rencontré qu’un cul de sac au fond de ce fameux couloir. Problème, revenue à son quasi point de départ elle ne trouva aucunes traces ni de Lavi ni de Kanda, aussi désagréable soit-il. Une idée lui traversa l’esprit alors, ils n’auraient tout de même pas osés partir sans elle ? Elle bouillait de l’intérieur plus que légèrement il faut l’avouer et ses poings se serrait tellement que ses phalanges en blanchirent. Si elle avait été un démon nul doute que des flammes l’auraient réellement entourée en cette instant histoire de décrire comme il se doit son état de nerf. Encore, elle pouvait à la limite comprendre que Kanda ne veuille pas l’attendre, après tout couvert de bave il devait avoir la rancune aussi tenace qu’une bactérie donc d’une certaine façon elle l’excusait à moitié même si elle rageait tout autant à son attention il faut préciser ! Mais pour Lavi ! Lui qui avait été si gentil et agréable avec Cielle malgré toutes les gaffes qu’elle avait put faire ! Il l’avait abandonné aussi ? Il serait donc partit en la laissant toute seule dans cette contrée hostile ?! Tss et ben, si tel était le vrai visage du rouquin Cielle était réellement déçue… Elle qui pensait s’être trouvé un ami de fortune la voila toute seule… C’est Kanda qui devait bien rire de la situation à n’en pas douter ! Cette pensée changea l’air peiné, triste et déçu de son visage pour une expression de fureur nouvelle, si bien que même Hélios en frissonna et n’osa même pas se risquer à lui demander quoi que se soit, apparemment sa maitresse était momentanément absente, remplacée par des esprits démoniaques. Mieux valait les laisser se calmer et les laisser quitter le corps de sa précieuse Maîtresse. Non non l’Innocence était loin du compte en faite, point de démon c’était bien Cielle qui était énerver au possible contre le rouquin et un peu contre le bleu même si elle n’avait que de l’ignorance pour lui. Chose ignorée de la Nordique, l’endroit ou elle se trouvait changeait perpétuellement autour d’elle sans vraiment qu’elle ne s’en rendre compte en faite, donc elle n’avait pas VRAIMENT été abandonnée par les deux jeunes hommes mais ceci est une autre histoire (8) pour le moment elle se contentait de fulminer contre Lavi et à imaginer quel sort elle lui réserverait lorsqu’elle lui remettrait le grappin dessus, enfin si elle le retrouvait un jour bien évidemment ce qui n’était pas sûr du tout. C’était comme si la maison elle-même voulait jouer avec nos trois aventuriers… Mais alors si Cielle était désormais seule avec Hélios à son hypothétique point de départ, ou étaient les deux autres ?
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Quelque part..... loin [Pv : Lavi & Kanda]

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