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There was you and me.

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MessageSujet: There was you and me. Mer 7 Juil - 10:13



    « Guilt kicks in and I start to see
    The edge of the bed
    Where your nightgown used to be
    I told myself I won't miss you
    But I remember
    What it feels like beside you
    I really miss your hair in my face
    And the way your innocence tastes
    And I think you should know this :
    You deserve much better than me.
    »

    Je croyais que c’était ta propre affection qui nourrissait mon amour pour toi. Mais maintenant, je sais que même si tu me rejetais, que même si je ne représentais plus rien pour toi, que si tu partais, je t’aimerais. Je le savais, car j’en avais eus la preuve. J’étais déjà damnée, mais je t’aimais.

    Le corbeau s’envola comme un souffle aux voûtes éternelles, il ressemblait au désir, qui jamais ne se pose, et sans se satisfaire, effleure toute chose. Elle, elle courrait comme une lueur aux ombres éphémères, elle ressemblait aux rêves, qui jamais ne s’arrêtent, et sans se satisfaire, observe toute chose.

    C’était étrange. Tout était étrange. Il s’agissait d’une fuite. Mais aussi d’un piège. La vie, à l’apogée de sa moquerie, l’avait promptement installé. Elle, il avait juste fallut qu’elle tombe dedans. Où était le ciel ? Vers le haut ? Vers le bas ? Il n’y avait pas d’étoiles pour lui venir en aide. Elle était seule dans le noir. Dépourvue de famille. Dépourvue de rêves. Complètement dépourvue d’idéaux naïfs qu’une gamine de son âge devrait encore avoir. Dépourvue de tout. Elle aurait commencé à croire qu’elle était dépourvue de cœur s’il ne faisait pas si mal. Il battait fort dans sa poitrine, surmené par une quelconque agitation anonyme. Elle avait l’habitude qu’il s’accélère maintenant. Elle n’avait jamais vraiment sut pourquoi, comprenant plutôt mal les sentiments qui s’acharnaient sur lui. À lui dérober la vie, pourquoi ne lui avait-on pas soutiré les sensations futiles qui aillaient avec ? Pourquoi était-elle damnée à souffrir ainsi ? Était-elle punie ? Rien n’avait de sens. C’était étrange. Tout était étrange.

    Il s’agissait d’une fuite. Elle fermait les yeux, et après une lutte contre les songes qui venaient s’étaler sur l’écran sombre de ses paupières, elle parvenait à trouver le repos. Elle aimait le sommeil. Elle aimait dormir. Son cœur était plus doux en ces moments tranquilles. Il n’y avait plus de lumière qui s’attaquait à ses rétines, terrorisant ses pupilles bleutées. Juste le noir dans lequel elle se perdait. Qu’était-elle devenue au juste ? Pouvait t-on la qualifier d’humaine ? Elle ne craignait pas le noir, mais la lumière. Cette horrible lumière qui s’en était violemment prit à sa sœur. Et indirectement à elle. Celle du soleil, brûlante, qui évoquait tous les jours l’innocence coupable de sa jumelle. Qui évoquait à chaque aube nouvelle une journée de plus loin d’elle. Elle ne craignait pas le temps, elle ne vieillirait jamais. Mais elle craignait l’éternité. Elle resterait à jamais ainsi, alors que Hikari, elle, grandirait. Un jour viendrait où elle lèverait les yeux sur un visage qui n’était plus identique au sien, mais transformé par le temps. Ce jour, ses doigts caresseraient des traits inconnus, des souvenirs perdus, avalés par une nouvelle vérité. Elle savait tout ça. Mais elle avait peur de savoir. Elle voulait simplement oublier. Elle voulait fuir le véritable problème, qui était de toute façon insurmontable. Elle voulait prendre le choix facile, et fuir. Qui la verrait courir ? Il n’y avait plus personne vers qui lever la tête, alors à quoi bon ? Elle n’était plus que silence. Éternel.

    Il s’agissait aussi d’un piège. Lorsque le sommeil s’emparait enfin d’elle, qu’elle sentait enfin les doux bras de Morphée la bercer, elle sombrait dans une toute nouvelle épouvante. Sa mémoire cohabitait avec ses rêves, produisant des créations, des chimères immondes. Elle voyait deux jeunes filles, pieds nus, qui courraient. Elle voyait leurs cheveux qui s’entremêlaient les uns au autre, tellement proches malgré leurs mouvements rapides qu’ils se confondaient. Elle voyait leurs mains, fermement agrippées, dans le but inexistant de ne jamais se lâcher. Dans son sommeil, ses yeux la piquaient. Car la mémoire et la tristesse leur dictaient de pleurer, mais ils ne pouvaient pas, ne savaient pas. Puis ses rêves, sondant plus loin dans les tréfonds sombres de son être, se transformaient en cauchemar. Elle était piégée. Elle était assoupie, et elle ne pouvait plus ignorer ces images troublantes. Celle d’un homme merveilleusement beau. Celle d’un monstre. D’une lumière étincelante qui venait frapper ses yeux écarquillés dans un ensemble de peur, de stupeur et d’émerveillement. Tremblement.

    Le point de non-retour. Il était dépassé. Et elle était trépassée. Sa vie lui avait définitivement été ôtée. Elle ne pouvait plus espérer retrouver son souffle d’antan. Et elle ne le souhaitait pas. À quoi bon le souhaiter si son seul atout était de retrouver une vie de solitude, délaissée par le monde entier ? Elle ne supporterait pas de rester en arrière. Alors comment prouver à sa sœur qu’elle était toujours présente ? Elle avait réussit. Sa sœur ne pouvait plus la nier. Elle pouvait la haïr, la maudire, mais elle ne pouvait pas l’oublier. La noah gardait ainsi le précieux réconfort de ne pas être ignorée par l’être qu’elle avait aimé. Caprice ? S’en était tout à fait un. Mais à ses yeux, il était irrévocablement justifié. Retourner au passé n’aurait été qu’un retour à l’oublie. Mais maintenant ? Seule, cachée sous des couvertures ? Trop ardemment attaché à se passé qu’elle voulait fuir. Où es-tu ? Que fais-tu ?

    Je suis là.

    Elle hoqueta, s’éveillant en sursaut. Son regard batifola tout autour d’elle, presque inquiet. Presque, car rien ne s’affichait sur sa peau pâle. Puis soudainement son regard se stabilisa. Derrière les carreaux de sa fenêtre, c’était le noir total. Mais elle pouvait discerner un corbeau posé de l’autre côté des vitraux, aussi sombre que ses cheveux, et que ses cauchemars. Elle se leva doucement, repoussant sa couverture en soie, découvrant des jambes dénudées et blanches. Ses longs cheveux étaient lâchés, recouvrant entièrement son dos, et cascadant sur ses épaules. Ils étaient si longs maintenant, qu’ils semblaient être une autre fantaisie du monde qu’elle avait rejoint en cette nuit fiévreuse, où le Comte l’avait recueillie. D’une démarche lente, délaissant ses allures de danseuse, elle s’approcha de la fenêtre et en attrapa la froide poignée. Tout était froid dans cette chambre. Y comprit elle. Elle poussa les deux battants vitrés et saisit le corbeau dans le creux de ses mains. Elle baissa son visage pour l’appuyer sur le dos du volatil.

    Tu es beau, corbeau. Veille sur moi, je me sens moins seule.

    http://www.deezer.com/listen-811134 Un soupir las anima ses lèvres presque cadavériques. Elle ne se souvenait déjà plus de ce qu’elle était avant que les croix ornent son front, sombre couronne. De ses yeux amoureux, joyeux. De ses joues roses qui s’empourpraient pour un rien. Des ses lèvres qui se casaient en un sourire soudain en apercevant le visage de celle qu’elle aimait. De sa moitié. En cet instant, ses yeux moqueurs semblèrent défier le monde qu’elle apercevait de sa fenêtre. Une envie naissait en elle. Celle de détruire. D’abattre ce qui en valait la peine. De damner toute l’innocence trompeuse de ce monde qui n’avait rien d’un ingénu. Mais elle fit demi-tour et retrouva son lit. Pour le moment elle voulait oublier, encore. Fuir. Elle déposa le corbeau près d’elle est enfuit son visage dans son oreiller. Elle voulait oublier le départ de sa sœur, et oublier les heures interminables de souffrance qui avait fait d’elle ce qu’elle était maintenant. Ces heures abominables qui avaient marqué la tapisserie de sa chambre par des tâches de sang. Le temps où sa mère avait perdu tout espoir pour elle.

    Ses paumes s’appuyèrent sur ses yeux, comme si ça suffisait à cacher la vérité. Souvent, elle s’était persuadée qu’elle n’était pas à sa place ici. Était-elle vraiment une Noah, étroitement attachée à ses souvenirs humains ? Avait-elle vraiment sa place parmi ses nouveaux frères et sœurs qu’elle ne connaissait point et qui, de toute évidence, n’avaient aucun remords ? Depuis, elle avait comprit que, justement, sa haine et sa tristesse, liées toutes deux à l’innocence et à l’humanité, avait fait d’elle un parfait réceptacle pour faire jaillir la fureur du clan Noé, et en conséquence ses pouvoirs et sa volonté. Même si, face à sa sœur, elle n’était plus sûre de pouvoir combattre, face à toute autre innocence, elle se savait prête à tuer. À ses yeux, la mort avait prit une toute autre mesure. Alors qu’avant, elle en avait été apeurée, elle faisait désormais partit de son quotidien. Retirant doucement ses mains de son visage, ses pupilles bleutées s’arrêtèrent sur le plumage ténébreux du corbeau, et elle le caressa du bout de ses doigts. L’animal resta silencieux, ses petits yeux miroitants examinant chaque petit détail de ce qui l’entourait.

    Parfois elle se forçait à rêver. Elle imaginait divers endroits qu’elle aurait aimé visiter à travers le monde, lorsqu’il était encore beau à ses yeux. Ce n’était pas difficile. Auparavant, avec sa sœur, sa véritable sœur, elle avait rassemblé des images de leurs lieux favoris, et avait créé une liste de pays à visiter. Elle se rendait compte aujourd’hui qu’elles avaient idéalisé le monde sous tous ses angles, se cramponnant à des images inexistantes ou falsifiées. Même si certains lieux savaient encore l’émerveiller, le monde n’était plus rien qu’une terre comme les autres, souillée par les abominations qui l’habitaient. Abominations. Abominations. Abominations. Elle ne parvenait pas à placer ce mot sur l’image qu’elle avait de sa sœur. D’une image dans laquelle elle se voyait toujours. Elle ne parvenait pas encore à imaginer le monde que les Noah avait prévu, sans sa sœur. C’était dur. Trop dur pour qu’elle essaye seulement de s’y fier.

    Le soleil illuminait faiblement les rideaux pourpres qu’elle avait pour coutume de laisser tout le temps sur ses fenêtres. Mais ayant ouvert l’une d’entre elle, quelques rayons venaient emplir la pièce de leur clarté. À contre cœur, elle se leva. Par chance, le Compte ne réclamait pas beaucoup son aide. Elle se foutait du pourquoi, se contentant de savourer le calme qui lui était ainsi offert. Elle ne sortait pas beaucoup, elle en avait conscience. Mais ce n’était pas l’air frais qui allait changer quoi que ce soit. Elle repoussa ses couvertures, sortant à nouveau de son lit. Elle s’approcha d’une armoire et y trouva une robe à revêtir. Elle n’avait pas choisit cette chambre. D’autres, plus friands de la décoration, avaient tiré leur bonheur de son indifférence. Elle n’avait jamais trouvé cette chambre extrêmement belle, mais elle était loin de la trouver moche. Elle avait de la chance de loger dans un tel endroit, mais elle ne comprenait pas pourquoi. Vêtue, enfilant de petites chaussures, elle choisit de partir, de voyager, sans but précis. De sortir. De sortir de cette chambre qui devenait petit à petit son tombeau. Dans les couloirs, elle évita toute rencontre. Ils n’étaient pas extrêmement nombreux, mais chacun de ses soit disant frères et chacune de ses soit disant sœurs étaient perspicaces et difficiles à tromper. Finalement, elle sortit facilement, et vola dans un lieu lointain sous la forme d’une ombre, un corbeau la suivant haut dans les cieux.

    ----------------------------------------------------------------------------- <3


    Une légende dit que, lorsque tu voyages assez vite en fuyant le soleil, ta nuit sera éternelle. Alors que l’aube illuminait sagement sa chambre, elle se retrouvait à nouveau plongée dans la nuit. Il n’y avait personne ici. Juste une ville sous la pluie. Dans son dos, un énorme cadran indiquait minuit pile. Elle semblait avoir remonté le temps, parcourant le globe en fuyant l’astre solaire, et revivait sa nuit tranquille. Fuyant les ténèbres du jour pour les lumières de la nuit. Des nuages obstruaient le ciel, versant sur la ville des millions de petites gouttes aux allures de cristal. La pluie ruisselait sur sa peau blême. Londres. Ses jambes pendaient dans le vide, alors que ses yeux fixaient les habitations plus bas. Elle se trouvait perchée sur une grande tour au cadran énorme. Les aiguilles tintaient à ses oreilles, lui indiquant le temps qui défilait, tellement lent mais tellement rapide à la fois. Lorsqu’elle pensait à sa nouvelle vie, il semblait extrêmement lent. Mais lorsqu’elle pensait à son ancienne vie, il semblait si rapide… trop rapide. Tellement rapide que ça l’effrayait. Pensive, elle prit une de ses mèches trempées entre les doigts et joua avec, comptant les tintements derrière elle, comptant les secondes qui passaient. La ville sommeillait. Rien ne troublait son sommeil. Seules quelques faibles lumières illuminaient ses ruelles pour satisfaire ceux qui savouraient la vie nocturne. Pour elle en conséquence. Sauf qu’elle n’appréciait pas toute cette lumière. Quelques lueurs comme celles qu’elle percevait de loin étaient suffisantes. L’éclat éblouissant d’une lueur trop proche et trop vive lui donnerait simplement envie de fuir plus loin. Bruissement d’ailes. Un corbeau vint se percher sur son épaule, produisant un maigre gazouillement du fond de sa gorge.

    When we don’t know who to hate, we hate ourselves.

    Elle pensa au Japon. Elle pensa à son ancienne maison, qu’elle n’avait toujours pas eut le courage de revoir. Elle se détesta. Elle se détesta maintenant. Elle se détesta avant.

    Quand je me suis regardé dans le miroir, j’ai eus peur.
    Quand j’ai regardé les autres, je me suis sentie rassuré.


    Elle aurait voulu passer des heures ici. À entendre le doux tintement des aiguilles qui la hantaient et la berçaient à la fois, clairs et nets, réguliers. Elle aurait voulut fondre sous la pluie, fusionner avec elle et revivre, couler partout où elle le voulait. Couler dans les cheveux de sa sœur lorsque cette dernière favorisait une ballade sous l’averse. Elle coulerait sur les tuiles rouillées de son ancien logis, y lavant ses moindres souvenirs. Y noyant ses moindres regrets.
    Oubliant.
    Rêvant.
    Rêvant d’oublier.
    Oublier de rêver.
    Mais elle ne pouvait pas. Le soleil se levait lentement, ses premières lueurs semblaient éloigner les nuages. Elle teintaient le ciel d’une douce couleur et d’un joyeux éclat. Meian ferma les yeux, alors que soudainement, une seule et unique personne occupait son esprit. Hikari Hakumei. Elle était partout. Petite, grande, triste, joyeuse. Elle l’aimait et elle la haïssait. Elle l’étreignait et elle la blessait. Elle venait se glisser dans son lit, dans ses bras, et puis elle partait, loin. Trop loin. Loin de son corps et loin de son cœur.

    Viens. Viens Meian, regarde comment c’est beau.
    Meian, Hikari, venez ici tout de suite, le jeu est finit !
    Que vois-tu, Hikari ? Décris moi ce que tu vois.
    Prends ma main.
    Ferme les yeux et crois en moi.
    Non, je ne dirai rien. Tu sais ce que je pense.
    Tu sais que je t’aime. Ne pleure pas.
    Tes larmes sont mes larmes.
    Ton bonheur fait naître mon propre bonheur.
    J’ai peur. J’ai peur parce qu’il me faut te haïr cette nuit.
    Laisse moi oublier comment il fallait faire pour t’aimer.

    Il faut vaincre ses peurs, tu le sais bien.

    Chut.
    Chut, serre moi, fort fort fort. Tu entends comme je t’aime ?


    Somewhere, somehow, everything we’ve done together just fell apart.

    Lentement, elle se redressa, et la lumière du soleil levant, qui montrait à présent un soupçon de son corps brûlant, s’introduit dans ses yeux, les faisant éclater de couleur et de lumière. Et cette lumière s’infiltra dans ses prunelles comme un poison. Avec la grâce d’une danseuse, son corps bascula dans le vide, du haut de la tour. Ses mèches tremblèrent sous l’emprise du vent et de la gravité. Virevoltantes sur son visage qui devenait gris. Filant devant des yeux étrangement vides. Le tissu agité de sa robe se plissant sur les courbes de son corps. S’affolant. Alors que ses pieds quittaient la pierre froide de l’immense tour, son corps froid fut attiré par le vide. Ses yeux se plissèrent, et une étrange douceur s’infiltra dans les fibres azur. Si le temps pouvait semblait rapide, cet instant semblait sans fin.

    Elle volait.
    Sa silhouette flottait sous les dernières étoiles, sous les premiers rayons lumineux du soleil, chutant avec grâce.
    Elle tombait.
    Elle tombait là où la lumière du soleil ne pouvait encore se propager.
    Elle tombait dans les ténèbres.
    Alors qu’elle aurait dut se briser sur l’asphalte, comme une fragile poupée, elle disparue, avalée par les ombres.
    Un cri.
    Le corbeau s’envola dans l’horizon.


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