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Midnight's crashing... ♪ [With Ernest Penguin]

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MessageSujet: Midnight's crashing... ♪ [With Ernest Penguin] Jeu 29 Juil - 22:01

Listen the sound of our hearts : The Love and The bloody Death ...




Londres. Cielle y avait été envoyée pour un problème dû à des Akumas apparemment. Des morts inexpliquées se produisaient sans cesse dans les rues de la capitale anglaise et Scotland Yard peinait à trouver des preuves et faisait du sur place concernant l’enquête. Ainsi le Vatican avait dépêché la Nordique sur place au plus vite accompagnée de deux traqueurs. Une chambre d’hôtes leurs avait été réservée dans une auberge de quartier et l’Ordre Noir s’était arranger pour que les propriétaires accepte Hélios dans leurs murs malgré leurs fortes réticence au départ. Le petit groupe arriva par voie de mer avant d’emprunter un passage souterrain qui débouchait sur la cave de l’auberge en question. C’est ici que le loup surdimensionné passerait ses nuits si la mission venait à s’éterniser, ce que le lycan n’espérait plus lorsqu’il découvrit son « logement ». Passons, Cielle remonta le couloir et les escaliers partant de la cave afin de rencontrer les propriétaires à l’accueil. Le rez-de-chaussée était vraiment très bien meublés, de jolis meubles cirés brillaient en reflétant la lumière des lustres dorés du plafond et les tapisseries semblaient, non étaient de très belle qualités, preuves indéniables que cette auberge hébergeait régulièrement des exorcistes en mission et qu’ils recevaient en contre partie une belle somme pour leur silence. Les présentations achevées, la maîtresse des lieux leurs intima de les suivre dans les étages jusqu'à leur chambre. La encore les couloirs parfaitement entretenu et le bois noirs des escaliers et des portes trahissait le lien que ces gens pouvaient avoir avec le Vatican car de simples aubergistes ne pourraient jamais meubler leurs gagne-pain de la sorte. Il était tout de même agréable de pouvoir loger dans un tel endroit ainsi Cielle ne fit aucuns commentaires, ce contentant de suivre sagement jusqu'à ce qu’on l’arrête elle et les traqueurs devant une suite portant le numéro « 12 ». On lui remit une clef en argent et la maîtresse de maison disparut dans l’escalier adjacent au couloir sombre qui leurs faisait face en leurs indiquant l’heure du dîner pour 20h30 et l’extinction des feux pour 22h00. Bon, c’était parfait, la Nordique avait un peu de temps devant elle, puisqu’il était seulement midi.

La chambre tenait plus d’une véritable suite de grand hôtel que de la petite chambre d’auberge. Décidemment cet endroit recelait mille et unes surprises. Les lits étaient aux nombres de trois et pouvaient accueillir chacun deux personnes. Il y avait de somptueux draps et dessus de lits blancs, les armatures des couches étaient de couleurs rouges rehaussées de velours flamboyant et il ne faut pas oublier de préciser que les lits étaient à baldaquins et qu’ils possédaient des rideaux effilés de dorures pour le meilleur des isolements. Il faut l’admettre l’exorciste restât un instant figée comme une statue de faïence à la porte de la chambre. Elle n’arrivait pas à croire que cette chambre soit bien la sienne. Tant d’espace ça frisait presque le ridicule par rapport à ceux dont elle avait besoin. Se décidant enfin à rentrer à l’intérieur suivit des deux traqueurs, la demoiselle posa sa valisette à côté du lit qu’elle se choisit et se laissait tomber nonchalamment sur le matelas confortable à souhait. Un bras au dessus de ses yeux pour ne plus voir la lumière du jour et, alors qu’elle ne pensait à rien de particulier elle s’endormie. Les traqueurs décidèrent de ne pas la réveillée et de flâner à leurs propre activité, l’un au dessin et l’autre la réparation des bornes anti-Akumas. Cielle fit un rêve étrange, où plutôt son rêve avait la forme d’un flash-back. Et une personne en particulier apparu dans son esprit : le barman, Ernest Penguin. Pourquoi rêvait-elle de lui ? Mystère, elle n’en savait rien et puis après tout ce n’était qu’un rêve ! Elle se remémorait inconsciemment leurs première et dernière rencontre et figeât sur un moment clef, le moment ou elle avait involontairement embrassé le barman. Mais le défilement de souvenirs repris bientôt son court et ce passage fut vite absorber dans les limbes de ses songes. Ses rêves continuèrent.

Ce fut le tintement lourd de la cloche d’une église proche qui réveilla la demoiselle. Il était déjà bien tard et la nuit s’était faite maitresse du ciel de la ville il y à longtemps déjà. Engourdie, Cielle eu alors comme projet d’aller se dégourdir les jambes à l’extérieur. Les traqueurs voulurent l’accompagner mais elle refusa et leurs ordonna même de rester dans la chambre pour éviter tout risque qui pourraient nuire à leurs vie. Trop de traqueurs avaient déjà perdus la vie en l’accompagnant dans ses multiples missions à causes de son incompétence, inutile de faire deux victimes de plus à son sinistre tableau noir. D’autant que lorsqu’elle avait parlé avec eux l’un des hommes lui avait même avoué être entré à la Congrégation par sympathie pour leur cause mais qu’il avait laissé derrière lui une femme enceinte et un jeune enfant. Ainsi l’exorciste s’était-elle juré qu’elle les ramènerait vivants et en bonne santé tout les deux. Des novices certes mais elle avait déjà sympathisé avec eux et les prendrais certainement pour traqueurs personnels lors de ses prochaines missions.

Arrivée dans le couloir, la demoiselle eu un léger frisson. Sans doute avait-il été provoqué par les rêves qu’elle avait faits et qui lui rappelait le barman. Pourquoi avait-elle rêvé de lui d’ailleurs ? Se tournant un instant vers la fenêtre du couloir elle observait son reflet dans la glace avant de fermer les yeux et de se laisser aller à un flash-back.

Citation :
Situation, nous sommes à Paris exactement une semaine après que Cielle et Ernest se soit rencontrés. Elle y était retournée dans l’espoir de le revoir et avait pour cela revêtit sa perruque et une robe un peu plus légère pour s’accorder aux températures saisonnières de pleine journée. Seulement, une fois arrivé à l’endroit ou elle aurait juré trouvé le bar, plus rien. Seule un magasin à moitié démolis aux vitres poussiéreuses attendait Cielle. Ernest était parti…. A son plus grand regret. Ainsi avait-elle jeté sa perruque au fin fonds d’un coffre à son retour à la Congrégation ainsi que la robe bleue qu’elle portait la première fois pour pleurer un instant au dessus de la malle. Elle avait ignoré le pourquoi du comment mais le fait de ne pas avoir trouvé le bar lui faisait on ne peut plus mal.


Rouvrant rapidement les paupières, Cielle chassa ses idées noires et entreprit de descendre à la cave après un bref passage au rez-de-chaussée dans le but d’aller chercher son loup pour une petite sortie. De toute façon si Ernest était parti vraisemblablement de la manière la plus rapide qui soit c’était qu’il ne se souvenait probablement pas de Cielle, et puis sans sa perruque il était fort peu probable également qu’il la reconnaisse…. Rooh et puis à quoi bon ! Cielle n’avait ni adresse ni lieu auquel elle pourrait se raccrocher pour tenter de le retrouver, uniquement son nom et c’était un bien maigre indice…. Autant l’oublier ! Mais bon plus facile à dire qu’a faire comme toujours.

Une fois dans la cave la demoiselle dit à son loup de la suivre, il allait sortir par la porte de derrière de l’auberge, celle qui donnait sur la grande avenue piétonne. Seulement, Cielle irait marcher tendit qu’Hélios volerait fin de renseigner sa maitresse au cas où il repère quelques chose d’anormal. Il s’envola en générant une bourrasque puissante de ses ailes immaculées, faisant valser les cheveux et les vêtements de sa maîtresse au passage. Attendant que voir entièrement son loup disparaitre dans la nuit, Cielle débuta sa marche nocturne, inconsciente des dangers et douloureuses déceptions qui l’attendent…

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MessageSujet: Re: Midnight's crashing... ♪ [With Ernest Penguin] Sam 31 Juil - 1:21

It's too late for regret now...




Un instant, c’est à un instant seulement que la vie de Cielle s’était jouée entre la vie et la mort. Heureusement que la demoiselle avait de bon reflexe sinon elle serait déjà en train de tutoyer la Faucheuse, et de très prés même. Enfin bon cette lance avait tout de même arraché l’un des boutons qu’elle porte à son uniforme au niveau de son coup, une vraie chance d’avoir réussie à baisser sa tête avant. Néanmoins ce qui attendait la jeune femme pourrait être bien pire que la Mort elle-même…

Cette voix, ce corps, ce visage et ces yeux ambrés… Impossible ! Et pourtant non, Cielle ne rêvait pas, devant elle se tenait Ernest, celui qu’elle espérait justement revoir. Dommage que leurs retrouvailles se fassent dans une telle situation. Un choc, c’est réellement ce que ça lui à fait… Ernest… le barman qui fut tellement attentionné à son égard venait de lever une arme vers elle. Mais pourquoi ? Pourquoi l’attaquer ? Trop de questions sans réponses, en vérité la blafarde ne comprenait pas assez bien ce qu’il venait de se passer pour arriver à une conclusion cohérente. La seule chose qu’elle savait était qu’elle devait courir pour sauver sa vie si elle voulait éclaircir elle-même la situation un peu plus tard, si le courage le lui permettait tout du moins. Heureusement pour elle, son Innocence qui avait été alerté par le bruit atroce qu’avait générer la lame du barman sur le sol était sur le point d’arriver. Cielle ne bougeait pas, elle était paralysée à vrai dire. Mais ce n’était pas vraiment une paralysie dû à la peur en soit, plutôt à cause du séisme émotionnel qui envahissait l’exorciste en cet instant. Elle ne pouvait croire une chose pareille, que l’Ernest qu’elle avait rencontré était en train de l’attaquer. Certes leur précédente rencontre n’avait pas été plus loin qu’une simple soirée mais non, elle ne pouvait admettre une chose pareil ! La mémoire des yeux d’Ernest lorsqu’elle avait posé les mains sur son torse lui revenait en tête. Définitivement non, ça lui était impossible et surtout bien trop douloureux d’abdiquer aussi facilement !

Hélios arriva alors rapidement derrière l’homme et ouvrit ses puissantes mâchoires dans le but de punir cet individu qui avait osé attenter à la vie de sa précieuse et unique Maîtresse. Seulement, alors qu’il n’était plus très loin de coincer le barman entre ses crocs, Cielle reprit un peu de consistance et hurla un « NON ! » débordant de panique. Elle ne voulait pas qu’Ernest soit blessé et surtout pas par sa propre Innocence. Ne pouvant s’arrêter dans son geste, le loup put malgré tout refermer sa gueule à quelques centimètres de la nuque d’Ernest, faisant s’entrechoquer ses mâchoires dans un claquement particulièrement percutant dans la nuit et sauta par-dessus sa cible pour finalement allez se poster aux côtés de sa compatible. Inquiet, il s’empressa de débuter une conversation mentale avec la demoiselle.

« Maîtresse ! Que se passe t-il ? Qu’est-ce qui vous à pris ?

-C’est……C’est beaucoup trop long à expliquer Hélios mais…

-J’ai l’impression d’avoir déjà vu cet énergumène quelques part

-Ne t’occupe pas de ça Hélios !

-Maîtresse ? Pourquoi vous fâchez-vous ?

-Peu importe ! Il faut s’éloigner des habitations, y as-t’il un endroit dégagé ou je puisse l’entrainer ?

-Oui, un parc boisé à deux où trois kilomètres plus au Nord

-Bien, emmène moi là-bas et n’attaque pas tant que je ne t’en aurais pas donné l’ordre c’est clair ?

-Mais Maîtresse, vous…

-Est-ce clair ? Je n’ai ni la patience ni la force de me répéter Hélios !

-…. Oui c’est clair Maîtresse

-Allons-y ! »

Ainsi, le lycan se saisit de l’exorciste entre ses mâchoires afin d’aller plus vite et décolla en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, en prenant une impulsion non dissimulée sur le sol. En moins de quelques secondes il avait parcouru les fameux kilomètres qui les séparaient du parc isolé prés de la ville. Cielle avait trouvé cet endroit tout à fait convenable, déjà parce qu’elle détestait rester trop longtemps dans les villes comme celle-ci et d’autre part, rester dans les agglomérations lorsque l’on se fait prendre en chasse n’est pas le meilleur moyen d’éviter les blessés. L’exorciste était au moyen rassurée pour une chose, c’est que les deux traqueurs étaient eux en totale sécurité dans la chambre qu’on leur avait assigné. Bon au moins ils ne prendront pas part au combat et personne ne se fera tuer, enfin…. Il faut espérer…

Ordonnant à son lycan de la poser à terre, Cielle se réceptionna aussi doucement qu’élégamment sur le sol pendant que son Innocence prenait place à quelques mètres d’elle comme ordonné un peu avant. La demoiselle n’arrivait pas à se faire à l’idée qu’elle allait devoir affronter Ernest, cet homme que tout son être semblait vouloir revoir. Pourquoi faut-il que chaque personnes chères au cœur de Cielle finissent par devenir l’un de ses adversaires, inlassablement ? Quelle vie injuste… Quelle vie d’exorciste…

Elle se tenait droite au milieu de la petite prairie dégagée et bordée par de nombreux arbres tout autour, tous différents donnant un léger parfum boisé à l’air ambiant. Qui aurait pu croire qu’en cette endroit se jouerait une bataille des plus douloureuses dans les cœurs de nos deux protagonistes. En fin, il était certain que Cielle ne voulait pas se battre, surtout pas contre Ernest. A vrai dire elle ignorait pourquoi mais il lui semblait que son cœur lui-même la faisait souffrir tant le combat n’était pas attendu.

La demoiselle décida d’y aller franchement, ainsi marchât-elle toujours droit devant elle, ne sachant pas bien où son ennemi…. Non son adversaire allait surgir. Puis, elle brisa le monotone chant du simple vent dans les cimes feuillues des arbres pour dire d’une voix remplie de douleur :

« Bonsoir Ernest, ça faisait longtemps n’est-ce pas ? »

S’arrêtant un instant, elle ne put néanmoins contenir des larmes qui se mirent à courirent sur ses joues ou venaient d’apparaitre également les rayons de la Lune, étonnamment présente malgré tout les nuages qui hantaient le ciel noir de la nuit. Entourée d’une espèce d’aura lumineuse créer par les reflets des rayons lunaires sur sa peau, ses cheveux et son visage, elle semblait briller entièrement, faisant ainsi ressortirent d’avantage les cristaux larmoyants qui s’échappaient de ses iris bleutée, horriblement teintée de tristesse. Elle n’arrivait toujours pas à admettre ce qui se déroulait devant ses yeux alors qu’elle était l’une des actrices principales de cette pâle tragédie. Alors, reprenant son souffle et, comme pour se bercer encore d’illusion, elle demanda à travers la nuit :

« Alors ? Pourquoi est-ce que tu t’en prends à moi, humain ? »

Elle se refusait à l’hypothèse qui venait d’éclore dans ses méninges. Elle se refusait à penser qu’Ernest puisse être…. un Akuma…

Alors elle avait illusoirement posée cette question, s’attendant aux pires réponses tout en se berçant douloureusement dans ses espoirs vains, ses espoirs qui en cette nuit, allaient tomber dans l’oubli sous la froide pression de la désillusion.
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MessageSujet: Re: Midnight's crashing... ♪ [With Ernest Penguin] Dim 1 Aoû - 4:10

Stay with me
Please don't go
Who want you?
Be alone...
Stay with me
Please...




Les mots du barman étaient tombés comme des pierres dans le cœur de Cielle. Alors Ernest était un Akuma qui prenait apparemment beaucoup de plaisir à assassiné l’un de ses clients chaque mois pour la solde du Comte Millénaire. Tsss, ce maudit personnage qui lui avait tout pris de son ancienne vie après le décès de ses parents, le voila qui continuait de la torturait sous une toute autre forme. Selon les dire du jeune homme, cela faisait déjà cinq ans, cinq longues années qu’il errait sous son enveloppe de machine de guerre. Une abomination aux yeux de Cielle qui continuait à verser des larmes, toujours plus nombreuses et ce malgré le cerceau enflammé qui l’entourait à présent. Mais d’ailleurs pourquoi pleurait-elle ? Pourquoi son cœur lui faisait-il si mal au point qu’elle aurait souhaité l’arracher de sa poitrine ? Est-ce qu’à défaut de vouloir simplement revoir Ernest comme el le souhaitait son cœur aurait secrètement développé des sentiments plus intenses envers l’Akuma ? Non ! Impossible ! La dernière fois que Cielle c’était penché sur la question de ses sentiments elle ne se souvenait même plus ce qu’il était normal de ressentir lorsque l’on tombe amoureux, elle ne se souvenait plus de cette sensation alors pourquoi maintenant ? Et pourquoi avec Ernest ? Ca lui faisait tellement mal et malgré tout elle ne voulait toujours pas débuter le combat. Peut-être s’était-elle en effet un peu plus attachée que prévu à Ernest mais de toute manières, ce soir serait leurs derniers soir car un ex aequo n’est pas permis dans un combat opposant un exorciste et un Akuma. Soit il la tuerait, soit elle mettrait fin à ses jours. Quel tragique scène que voila ! Cielle se trouvait bien pathétique, après tout Ernest était un Akuma, et quel exorciste pouvait-elle bien être pour rester figée comme ça devant lui ? Qu’elle monstre faisait-elle de ne pas être ravie ni enthousiaste de libérée l’âme souffrante qui se trouvait à l’intérieur du corps du barman ? Une bien piètre combattante de Dieu en effet…
Seulement, ce soir un pic d’égoïsme pur s’était emparé de sa conscience et elle se surpris même à se ficher éperdument des soi-disant « innocents » dont avait parler Ernest un peu avant, après tout c’est vrai ! C’était bien la première fois qu’elle pensait un petit peu à elle et en ce qui la concernait, se battre contre Ernest, elle s’y refusait ! Bien que les larmes coulaient toujours à flots cette fois ci son visage se combla d’un rictus d’énervement, elle en avait plus qu’assez de devoir toujours penser aux autres, aux humains qui gâchent leurs vies et de ce fait, sacrifier son propre bonheur pour une cause dont ces êtres sans pouvoirs ignorait même jusqu'à l’existence ! C’était le comble ! Ils se retrouvaient tous au milieu d’une guerre visant à les protéger ou les détruire et ils n’étaient même pas au courant ! Zut à la fin, Cielle avait besoin de respirer et de ne penser qu’a elle un petit peu ! Prenant une grande inspiration saccadée, elle cracha violemment à l’intention d’Ernest avec un regard dur pour accompagner ses paroles :

« MAIS JE ME FICHE PAS MAL DES AUTRES ! Les Innocents ? Pfff Foutaise ! Personne n’est entièrement innocent dans ce bas monde ! La preuve, ils ignorent même jusqu’au danger qui planent au dessus de leurs têtes ! Bandes d’idiots ! Il n’y à pas à dire, je me fiche pour le moment de savoir si je serais en mesure de les sauver ! J’en ai assez de combattre dans le vent… »
Aussi rapidement qu’elle avait parlé, elle s’était arrêté. Mais se fut pour reprendre de plus belle car en repensant à Vitany d’autre larmes vinrent nettoyer la face de Cielle de sa colère pour y peindre une toile désespérée. Avec une voix assortie à son expression, la demoiselle continua son discours avec une voix en tremolo :

« Pourquoi… Pourquoi le Comte Millénaire continut-il de me torturer ? Il m’as…. Il m’as pris ma petite sœur et maintenant il s’en prends à l’un de …. De mes am…. Ami… . C’EST INJUSTE !! POURQUOI ?!»
Commencer à déballer ce que son cœur ressentait en avait fait oublier à Cielle l’endroit ou elle se trouvait c'est-à-dire dans un cercle de feu. Hélios marchait tel un lion en cage de gauche à droite et vice-versa derrière sa Maitresse et les flammes qui les séparaient. La Nordique eu alors une idée qui lui traversa l’esprit, il fallait empêcher son combat même si elle devait le faire par ses propres moyens. Jamais elle ne voudrait blesser Ernest, non elle ne voulait pas. Pourtant avec sa simple force d’humaine contre un Akuma armé elle ne pouvait rien faire. C’était triste à déplorer mais c’ »tait le cas. Alors il n’y avait plus qu’une seule solution, il fallait utiliser son Innocence pour immobiliser Ernest, de préférence au sol et loin des flammes dont il semblait tirer avantage. Un regard en arrière et Cielle donna ses directives à son lycan.

« Hélios, écoute moi bien, il est capitale que tu réussisses
-Oui ?
-Tu va prendre du recul, l’élan que tu auras acquis te permettras de sauter par-dessus des flammes et d’atterrir sur moi, à ce moment précis j’enclencherais la fusion
-Mais vous allez être blessée !
-Pas si j’arrive à respecter le timing, va maintenant !
-Bien Maîtresse ! »
Et le loup s’exécuta, disparaissant un instant dans la nuit paraissant obscure par rapport à la lumière du cerceau incendiaire pour revenir rapidement et exécuter l’ordre de sa compatible. Sautant au dessus des flammes, il ouvrit sa gueule pour pousser un hurlement typiquement canin avant de toucher le dos de sa Maitresse les deux pattes avant en premières. Cielle avait parfaitement évaluer la distance et le temps nécessaire à l’activation de la fusion, ainsi, aidée d’Hélios et don hurlement, elle put fusionner avec lui en un rien de temps, sans même flancher ou vaciller à cause du poids de son Innocence. C’était comme si le loup c’était fondu dans son corps, le rendant un instant aussi lumineux que le soleil.
Des sens décuplés à un tel point quelle pouvait entendre le plus petit crépitement des flammes qui dansaient autour d’elle et ses yeux, et bien les couleurs et les reliefs lui étaient renvoyées avec bien plus de netteté que lorsqu’elle avait ses yeux humains. Oui ses yeux étaient désormais ceux d’un loup, de couleurs bleus ciel très clair, perçant dans la nuit, leurs couleurs luisaient dans l’obscurité. Maintenant qu’elle venait de faire une fusion parfaitement réussie, il fallait passer à la seconde phase de son plan, immobiliser Ernest. Pour se faire rien de plus simple, elle savait d’office que ses reflexes et ses temps de réaction dépassait ceux de l’Akuma. Se penchant vers l’avant, elle prit garde à ne pas se bruler et pris une rapide impulsion sur ses jambes pour parvenir à se retrouver juste à côté des pieds du barman à une vitesse prodigieuse. Une fois sa nouvelle position acquise, elle sauta sur Ernest de façon à se que chacune de ses deux mains prenne en étau les épaules de l’Akuma et, profitant de l’élan pris sur le sol, fit en sorte que l’onde choc les envoie tout deux hors de cercle enflammé, à quelques mètres de là. Cielle était retombé sur Ernest mais elle savait qu’il n’en souffrirait pas puisque c’est un … Akuma… Nouveau pincement au cœur de la jeune fille. C’était comme si le temps s’était arrêté, Cielle se trouvait au dessus du barman dont elle tenait toujours fortement les épaules, cloué au sol cette fois. Malgré son instinct récalcitrant de chasseuse d’Akuma, elle ne voulait pas aller plus loin, mais comment faire ? Essayer de le raisonner ? Bon, après tout que risquait-elle à dévoiler un peu plus se qu’elle ressentait ? D’après elle, elle en avait déjà beaucoup trop dit alors autant y aller franchement non ? Les larmes de Cielle tombaient de plus en plus vite, allant rejoindre les joues d’Ernest et, tandis qu’elle plongeait son regard azur dans celui ambrée de l’Akuma, elle ne put se retenir de lui dire ceci, entre quelques soubresauts de voix :

« Je sais que malgré tout ce que tu viens de de dire tu mens : Oui tu n’es qu’un menteur ! Tu ne peux pas être un monstre comme les Akumas que j’ai déjà combattu ! Non tu ne peux pas, TU N’AS PAS LE DROIT ! »

Elle c’était permise de la tutoyer, mais sur le moment il faut dire qu’elle ne s’en était pas vraiment rendu compte. Maintenant, son cœur semblait battre à l’envers tant il lui faisait mal.
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MessageSujet: Re: Midnight's crashing... ♪ [With Ernest Penguin] Mer 4 Aoû - 22:04

Take my hand
Take my hand
Take my hand
Take my hand
Take my hand
Take my hand
Take my hand
Take my hand
Take my life...



Ernest… Il avait presque eu l’air triste en avouant les soixante dix crimes qu’il avait perpétrés jusqu'à ce jour. Il en avait même détourné le regard. Voir ceci avait fait d’autant plus mal à l’exorciste qu’elle aurait voulu soutenir ses yeux ambrés pour y déceler une petite once de désolation. Mais rien, apparemment. Une lueur entoura alors le corps musclé du barman, de couleur flamboyante cette fois et avant même que Cielle ne comprenne quoi que se soit à ses inscriptions runiques qui l’avait violemment repoussée vers l’arrière, elle sentit une vive et très désagréable sensation sur sa main gauche, une douleur à n’en pas douter.

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!! »

Une seconde, c’est le temps qu’il lui avait fallu pour réaliser qu’elle s’était retrouvée clouée ni plus ni moins à un arbre proche, la lance d’Ernest lui transperçant douloureusement la main gauche. Pour avoir mal, oh ça oui elle avait mal et encore elle savait bien qu’elle avait échappé au pire, elle aurait put mourir sur le coup par une attaque bien placée au niveau de sa gorge ou de son cœur mais le barman avait visiblement dévié afin de n’empaler que sa main à l’écorce épaisse du platane le plus proche. Plus elle entendait le jeune homme parler, plus elle avait mal et ceux pour des raisons qu’elle commençait seulement à éclaircir par elle-même. Oui, peut-être qu’en effet elle était tombé amoureuse de et Akuma, peut-être était-ce tout simplement ça. Quel ignoble coup du sort… de toutes les créatures auxquelles sont cœur pouvait s’ouvrir, il n’avait choisi de le faire pour l’une des créatures qu’elle se doit d’abattre. Pathétique tragédie. A bien y regarder, Cielle se surprit à trouver des similitudes entre la situation actuelle et la pièce de théâtre Shakespearienne, Roméo et Juliette. Oui, c’était tout fait ça, deux êtres amants qui ne peuvent laisser s’exprimer leurs sentiments à cause d’une odieuse barrière aussi gênante qu’enivrante. A la différence prés que Roméo n’essaie pas de tuer sa Juliette et vice-versa. Les Comte Millénaire et l’Ordre Noir avaient pris place en temps que famille ennemies, quand à Cielle et Ernest dans cette adaptation de mauvais gout prenaient le rôle des amoureux cachés afin d’éviter toutes représailles, du moins pour le moment… Oui, en définitive c’était bel et bien de l’amour que la Nordique ressentait, plus de doute la dessus. Ce sentiment qui vous fait autant de mal que de bien, qui vous serre le cœur comme si il allait exploser lorsque vous êtes contraint au pire contre l’être aimé, oui c’était ça et rien d’autre.
L’Akuma prononça alors une phrase qui eu le don de réveiller l’énervement récemment enfoui de la demoiselle, il osa lui hurler qu’il devait payer le prix de son retour à la vie, le prix d’une résurrection en somme. Mais pourquoi était-il aussi naïf ? Ne savait-il donc pas que le Comte Millénaire n’était qu’un tricheur doublé d’un menteur ? Il ne le savait donc pas ? Même après cinq ans, cinq longues et interminables années passée au service de ce monstre ?! « Insensé, impardonnable ». Cielle murmurait ces mots plus pour elle que pour Ernest car ils ne lui étaient nullement destinés. La blafarde pensait déjà que le Comte était une abjecte personne mais là… Ca dépassait plus que les bornes à vrai dire. Elle ne pouvait tolérer autant de mensonge. Soit, si pour faire voir en face la vérité à son ami Akuma elle devait utiliser sa force gorgée d’Innocence et bien elle le ferait. Il lui était insupportable de penser qu’elle allait sans doute le blesser, mais il lui était d’autant plus insupportable d’effleurer simplement la pensée qu’elle pourrait y laisser la vie en le laissant baigner dans son ignorance.


Prenant son courage à deux mains, elle profita de ses reflexes vifs pour lui asséner de sa main droite valide un violent coup de griffes circulaire, celui-ci frappa Ernest au torse pour ensuite revenir sur la main qui maintenait la lance afin de la lui faire lâcher prise un instant et de le faire reculer le temps que Cielle n’arrive à se dégager de son immobilité. Une fois ceci fait, elle eu la mauvaise surprise de découvrir que ses deux mains étaient désormais ensanglantées mais pour des raisons bien différentes. Ses yeux la brulait tellement elle aurait voulu pleurer, mais non, sa rage contre le Comte Millénaire était telle qu’elle empêchait ses larmes de couler d’avantage pour le moment. En un rictus exprimant une désagréable douleur, elle ôta la lance plantée dans sa main gauche, faisant gicler au passage de multiples petites effusions de sang qui venaient mourir sur l’herbe fraiche de la nuit. Ensuite, elle envoya valser la lance de sa main droite à plusieurs mètres d’eux, la laissant s’arrêter d’elle-même, freiner par le sol herbeux. La Nordique, après avoir bien vérifié que la lance était loin d’elle reporta son regard sur Ernest, elle desserra les dents pour lui dire :

« Tu dis que ça fait cinq ans que tu est devenu….. ce que tu es aujourd’hui .Alors comment as-tu fait pour ne pas te rentre compte que celui qui ta ramener à la vie n’est qu’un menteur ? Un menteur et un tricheur ! Jamais il ne te libérera ! Comment peux-tu être si naïf ! Si tu veux sauver ton meilleur ami, la meilleure solution est encore de mourir mais… ne crois pas que je te laisserais faire. Je ne te laisserais pas m’utiliser comme ta planche de salut si l’idée t’avais traversée l’esprit. »

Terminant sa phrase, elle posa lentement sa main transpercée au niveau de son cœur un peu comme si elle priait et ferma les yeux. Elle se fichait totalement de savoir si en baissant sa garde tant que ça le barman pourrait reprendre l’avantage car tout ce qui comptait pour elle était ce que lui dictait son cœur. Et à ce moment précis, ce dernier lui ordonnait d’avouer à l’Akuma ce qu’elle ressentait. Ainsi, les paupières toujours closes, elle fit résonner sa voix une seconde fois.

« Dis-moi Aku… Ernest.. Il parait que les machines de guerre du Comte ne peuvent rien ressentir ? Est-ce vrai ? Car je suis intimement persuadée du contraire et personne ne me fera changer d’avis là dessus. Malgré tout se que tu peux dire, je sais que tout les sentiments en toi ne sont pas morts. Bref, tout ça pour dire, ou plutôt te demander une chose, comment réagirais-tu si quelqu’un te dévoilait ses sentiments ? Si quelqu’un te disait « je t’aime ? » …»

Rouvrant ses yeux, elle porta leur éclat de nouveau humide vers le barman et d’une voix basse, elle lui dit avec un joli sourire, trop beau pour être usé dans de telles circonstances :
« Si moi, je te disais « je t’aime ? » »
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MessageSujet: Re: Midnight's crashing... ♪ [With Ernest Penguin] Dim 29 Aoû - 23:17

You're sick of feeling numb
You're not the only one
I'll take you by the hand
And I'll show you a world that you can understand
This life is filled with hurt
When happiness doesn't work
Trust me and take my hand
When the lights go out you will understand

L’exorciste avait-elle mal entendu ? Etait-ce le fruit de son imagination où bel et bien la réalité qui s’était violemment percutée à ses oreilles sensibles de loup ? Pourtant elle n’avait pas eu l’impression de rêver lorsque la voix de l’Akuma Ernest avait murmuré avant de s’écrouler vint à ses tympans un « Miss Dawndream… Moi aussi je vous aime. » Trop d’informations d’un coup, il fallait que Cielle ré analyse lentement la situation, ce qu’il venait de se produire lui échappait quelque peu. Alors qu’elle avait balancé au niveau trois tout ce qu’elle avait sur le cœur à propos de ses sentiments vis-à-vis de lui, elle l’avait vu.. pleurer ? Oui exactement, le barman avait pleuré. Sur le coup, la Nordique en était ravie car cela appuyait sa thèse comme quoi les Akumas peuvent ressentir des émotions et les éprouver aussi fort qu’elle le peu elle-même. Lorsque finalement Ernest se rapprocha d’elle, son corps ne bougeât pas. Rien, nada, pas un seul mouvements pour se protéger où au contraire attaquer bien qu’en elle, un instinct s’agitait, juste là sous sa peau en lui ordonnant d’abattre celui qui fut autrefois un humain d’un coup de griffe dans la tête, ce qui lui aurait été fatal à coup sûr. Mais non, à la place, Cielle étouffais du mieux qu’elle le pouvait ce maudit hurlement instinctif de prédation qui bouillait en elle, semblant lui bruler chacun de ses organes pour toute punition à avoir désobéie. Tant pis, de tout façon il était clair que si l’Akumas l’attaquait maintenant elle ne pourrait riposter, de ce fait, elle mourrait purement et simplement. L’Ordre Noir perdrait l’un de ses soldats mais cela ne la dérangeait pas plus que ça. Au moins aura-elle avoué ses sentiments aussi futiles soit-ils à Ernest. Le crâne de l’Akuma vint alors se poser lentement sur son épaule droite, n’esquissant aucuns coups en traitre bien que l’on aurait facilement pu le croire. Cielle ne comprenait plus rien, il n’avait donc pas l’intention de l’attaquer ? Si finalement, lorsqu’il s’éloigna un peu de l’exorciste en prenant un recul phénoménale si l’on prend en compte la gravité de sa blessure, le voila qui pointait de nouveau sa lance sur Cielle.

Pfff « Je doute que ne chemins se recroiseront à nouveau » ? Oui, c’était clair maintenant, il lui avait murmuré ceci pour mieux faire baisser sa garde. Malgré tout elle ne fit toujours aucuns gestes. A défauts de mourir d’un coup de lance, elle mourrait d’une attaque propre à l’Akuma. Soit, si il doit en être ainsi pourquoi se voiler la face ?
Bien sûr, physiquement elle était suffisamment en forme pour éviter cette attaque. Mais ce n’était pas cette blessure qui lui faisait le plus mal, l’empêchant même de bouger. Appuyée contre le tronc de cet arbre, c’était surtout une blessure sentimentale, une blessure que l’on ne guérie pas avec des pansements où une décoction alcoolisée, ce n’est pas une plaie que l’on désinfecte avec les remèdes appropriés. Non, ce type de mal ne se soigne qu’avec le temps et rien d’autre et encore si le temps parvient à boire toutes les larmes qui s’écoulaient souvent puruleusement de ces ouvertures, ce qui n’est pas toujours joués d’avance. Bref, reprenons. Des cristaux salés dévalaient les joues de l’exorciste sans bruits, pas un seul soubresaut ni un hoquet de tristesse. Rien. Seuls dans la nuit, les larmes disparaissaient dans l’obscurité où bien étaient happés par le sang noir présent sur les vêtements de la demoiselle. Elle ne fermerait pas les yeux, si elle devait mourir, elle voulait tout voir de l’attaque qui lui prendrait la vie. Tout. Ainsi, quand Ernest envoya son « Demon Beam » elle fixa précisément le faisceau qui fonçait sur elle, celui dont elle était persuadée de trépasser. Mais non, le destin, où plus probablement l’Akuma lui-même en avait décidé autrement. Le laser passa juste au dessus de son épaule, transperçant le tronc de l’arbre derrière sa nuque pour finalement laisser entendre d’horribles craquements métalliques plus en arrière. Une main vint se poser instinctivement sur l’épaule dénuée de tissu à présent, légèrement rouge. Tournant son regard azuré vers l’arrière, elle vit deux carcasses d’Akumas fumantes sur le sol, certaines parties continuant encore à ce dissoudre sous l’effet de la forte chaleur. C’est la qu’elle percuta enfin, Ernest lui avait sauvé la vie. Il avait sacrifié l’existence de deux de ses camarades pour qu’une exorciste, une de ses ennemies naturelles est la sienne de sauve. Car oui, il faut l’admettre, les sentiments, les larmes ou dieu seul sait quoi encore avait sans aucun doute brouillé les sens développés de Cielle sous sa semi-forme de loup car les Akmas qui gisaient derrière elle et dont la dissolution n’était pas encore achevée et bien elle ne les avait même pas entendu arrivés. Une chance pour elle qu’Ernest les ai exécutés car sinon elle se serait retrouver dans une bien périlleuse situation.

Toujours immobile et après s’être repassé plusieurs fois encore la scène dans sa tête dans un laps de temps très court, Cielle venait enfin de tout comprendre. Le voile de certitude portant sur lui la mort de l’exorciste c’était évaporé pour laisser place à un vide absolu. Oui, pour le moment elle ne savait rien et ne pensait rien. Tout ce qu’elle voyait était les choses évidentes, Ernest gisait sur le sol, inconscient, elle était blessé douloureusement à la main gauche (ne reprenant conscience de sa douleur que maintenant, laissant s’échapper un feulement glaçant de ses lèvres) et les traqueurs arrivaient à vive allure, sans doute alerter par le cri qu’elle venait de poussé à cause justement de sa blessure à la main. Il fallait faire quelque chose et vite, c’était la seule chose qui martelait l’esprit de Cielle en ce moment. Si les traqueurs venaient à capturer Ernest, il le tuerait sans autre forme de procès, où pire encore il le torturait par plaisir où pour lui soutirer des informations. La Nordique fit rapidement taire les petites voix dans sa tête qui lui hurlait cela, l’Ordre Noir avait de terrible secrets, même pour ses propres combattants alors la demoiselle ne voulait même pas imaginer ce qui arrivait au Akumas capturés vivants et ramené à la tour. Reprenant vraiment possession de toutes ses capacités, elle couru vers Ernest et se débrouilla pour le soulever sur son dos. Après tout, elle disposait encore de la force d’Hélios et cela lui permettait de soulever de lourdes charges autant, qu’elle en profite même si l’instinct prédateur se réveilla au même moment. Décidément, qui aurait cru que la simple odeur du sang d’un Akumas réveillerait en l’Innocence un tel besoin de tuer ?! Certainement pas la Blafarde en tout cas. Les traqueurs arrivèrent sur place bien plus vite qu’elle ne l’aurait prévu malheureusement.

« Mademoiselle l’exorciste ! Vous allez bien ? Pourquoi avoir hurlée ? Vous êtes blessée ?
-….
-Cet homme que vous transportez sur votre dos, c’est un Akuma n’est-ce pas ?-Non
-Mais regardez, son sang et noir et..
-Non
-Mais, mademoiselle l’exorciste
-NON MAIS CA VOUS PRENDS SOUVENT DE DEROGER AUX ORDRES ??!!
-….
-Ne vous avais-je ordonné de rester dans votre chambre jusqu'à mon retour et de ne pas en bouger sous aucun prétexte
-Mais… et votre hurlement ?
-Mon hurlement comme vous dites étais un leurre, je voulais faire croire au Akumas que je combattais que j’étais blessée pour les forcer à rester braqués sur moi au lieu d’aller en ville et par votre venue ils on découvert la supercherie et on attaqués ce pauvre homme ! Si son sang est noir c’est parce qu’un des monstres que j’avais blessé préalablement lui à asséner un coup de griffes ensanglantées au torse, voila pourquoi vous voyez du sang noir ! C’est le sang de l’Akuma pas le sien !
-…
-Maintenant vous allez m’obéir avec la plus grande attention, vous allez retourner à l’auberge et m’attendre cette fois est-ce clair ? Je vais reconduire ce civil chez lui et lui prodiguer quelques soins. Ensuite et bien… nous pourrons repartir. Compris vous deux ?
-O…Oui mademoiselle l’exorciste !
-Bien, à tout à l’heure. »

Et elle prit une impulsion pour clore la discutions, disparaissant dans les arbres proches. Sautant agilement de branches en branches, Ernest sur son dos, elle atteignit rapidement et sans mal la ville londonienne. Sans mal ? Non pas vraiment, la fusion commençait à durer et son corps le supportait de moins en moins. De vifs pics douloureux au cœur lui indiquèrent qu’il fallait vraiment qu’elle se désynchronise le plus vite possible si elle ne voulait pas s’évanouir d’une désynchronisation automatique. Seulement le moment était mal choisi pour l’instant. Cielle se promit de se désynchronisée dés lors qu’elle aurait amené Ernest en sécurité, au sein de Thristy Penguin. Pas avant.
Arrivées devant le fameux bar, elle parvint par un one sait quel miracle à déverrouiller sa porte sans la faire exploser et à rentrer à l’intérieur du bar. Heureusement que plus personne ne trainait dans les rues à cette heure, imaginez les proportions que ça aurait pris si les habitants avaient vu une jeune femme avec des griffes, des oreilles et une queue porté un homme inconscient et en sang sur son dos. Cielle ne préférait même pas imaginer d’ailleurs. Une fois à l’intérieur du bar, plongée dans l’obscurité elle referma la porte avec sa jambe gauche, aujourd’hui, le bar resterait fermé toute la journée exceptionnellement.
Des escaliers naissaient de derrière le comptoir où trônaient également de très nombreuses bouteilles d’alcools dont les effluves mélangées les unes aux autres assaillaient plus violemment encore le nez de la demoiselle, vite il fallait qu’elle cesse d’utiliser son Innocence. Gravissant marche après marche avec une difficulté non dissimulée, Cielle finit par arrivée dans une sorte de petit appartement aménagé, sans doute celui d’Ernest. Une chambre, un lit, parfait c’était ce qu’il lui fallait. S’approchant, elle se tourna pour déposa l’Akuma le plus doucement possible. Une fois cela fait, elle fut prise de spasmes bien plus violents qu’auparavant. Elle en tombât à genoux, mettant sa main percée devant sa bouche pour étouffer quelques toussotements.

Le plus dur maintenant était de céder face à la désynchronisation, mais elle ne pouvait pas le faire dans cette chambre, trop petite pour accueillir la sortie d’un corps longiligne comme celui d’Hélios. Cielle gagne alors bien vite les escaliers qu’elle dévala –et le terme est faible- en titubant de tout son corps. Elle ne pu arriver à comptoir le comptoir car, en ce penchant au dessus du meuble, elle passa de l’autre côté dans un bruit de chute distinct. Sa respiration se faisait plus forte et plus irrégulière, la chaleur de son corps avait augmenté d’un trait, elle sentait la séparation arriver à grand pas. S’efforçant de garder les yeux ouverts, elle se releva et se mis à genoux juste à temps pour pouvoir laisser la place nécessaire à Hélios. Son corps avait étinceler un instant et une lumière s’était échappée d’elle, prenant au fur à et mesure la forme d’un loup puissamment campé sur ses pattes véloces. Les deux corps séparé, Cielle tomba face contre terre le temps de reprendre un peu de force. Observant rapidement sa main gauche, elle la découvrit intacte. De tout les instants de la désynchronisation, celui des partage de blessure était bien celui qu’elle détestait le plus. Si elle ne souffrait plus, cela voulait clairement dire qu’Hélios avait fait le choix de tout prendre sur lui. Un soupire épuisé sortit des lèvres de la Nordique et finalement, une voix vint émerger dans sa tête.

« Maîtresse… Pourquoi ?
-Hélios ?
-Pourquoi avoir sauvé cet Akuma ?
-….
-Vous… l’aimez ?
-….
-…Je vois… »

Et l’animal partit, passant la porte sans la briser il s’envola rapidement dans la nuit malgré sa blessure à la patte. Il était en colère et il en voulait à sa compatible c’était clair et net. D’ailleurs Cielle aurait voulu lui répondre quelque chose, mais quoi ? Il n’y aurait rien eu de justifiable dans ses paroles alors à quoi bon ? Plusieurs minutes s’écoulèrent dans un silence froid mais la demoiselle n’aurait su dire avec exactitude combien de temps s’était écoulé depuis la vexation d’Hélios. Elle finit par se relever difficilement avec le peu de force qu’il lui restait. Laissant son regard défiler autour d’elle, une légère panique l’emplie durant un instant car oui c’était logique, elle ne voyait plus aussi clairement que lorsqu’elle était en fusion. Bon tant pis, elle devrait se diriger avec son sens du toucher. Ainsi marcha telle à tâtons jusqu'à ce qu’elle atteigne les escaliers qu’elle escalada lentement pour ne pas tomber. De retour auprès d’Ernest, elle vit que ses vêtements étaient noircis de sang. Peut-être fallait-il désinfecter ses blessures à lui aussi ? S’approchant doucement, elle s’assit sur les rebords du lit et examina d’un peu plus prés. Bon sans aller très loin elle savait déjà que pour désinfecter correctement il fallait une solution alcoolisé. Il devait bien avoir ça dans une petite armoire non ? Dans sa salle de bain peut-être ? Sortant de la pièce, la demoiselle fit quelques pas avant d’entrer dans un nouvel espace, plus étroit et plus frais.

« Bon.. ça doit être là. » Siffla telle avant d’essayer d’allumer une lumière qui n’obtempéra pas à ses désirs. Bon tant pis elle continuerait son inspection avec ses mains. Seulement, plus problématique, elle ne trouver rien qui eu l’air de l’ombre d’une armoire à pharmacie. Rien de rien le néant total. Pas vraiment en état de chercher plus avant, elle redescendit au bar pour mettre en place ce que son cerveau lui avait suggérer, utiliser de l’alcool pur comme désinfectant. Pas le moyen le moins indolore mais très efficace néanmoins. Remontant une à une les marches, une bouteille de Vodka pure à la main (bah oui elle avait pris la première bouteille qui lui était tombé sous la main ) elle revint la ou gisait l’Akuma et se rassit prés du démon. Durant sa remontée, elle avait attrapé au passage un chiffon blanc comme neige, apparemment neuf. Parfait pour les soins. Ouvrant la bouteille, elle sentit l’odeur de l’alcool lui bruler le nez pendant qu’elle le versait sur le tissu. Stoppant là son entreprise, Cielle ouvrit alors la chemise du barman pour découvrir quatre horribles traces de griffes profondément ancrées et qui…bouillonnaient ? Oui, on aurait dit qu’elle bouillonnait que noir sanglant, sans doute la cicatrisation chez les Akumas se passât-elle ainsi. Cela réussi tout de même à arraché un gémissement écourté et écœuré à Cielle. Prenant son « courage » à deux mains, elle appliqua lentement l’alcool sur la plaie, espérant aider un peu. Lorsque le tissu devenait noir lui aussi et commençait à être rongé par ce même sang, elle allait le rincer et recommençait ce qu’elle faisait plus avant. Ce manège dura une bonne heure. Lorsqu’enfin elle eu terminé, elle y déposa des bandages trouvés sur le sol de la chambre en sachant parfaitement qu’il serait désagréger parce qu’ils couvraient aux yeux de l’exorciste.

Puis, Cielle pris une taie d’oreiller sur le lit d’Ernest et l’enroula autour des yeux de l’Akuma. Pourquoi ? Vous ne le savez peut-être pas mais le Comte Millénaire ce sert des yeux de tout ses monstres pour voir à travers eux alors si par malheur cette chose avait vu ce qu’avait fait Ernest cette nuit, nul doute qu’il aurait une sévère punition, autant ne pas aggravée la situation en lui montrant des images directes de l’exorciste que l’Akuma devait éliminer, toujours en vie et presque en plus forme de surcroit…
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MessageSujet: Re: Midnight's crashing... ♪ [With Ernest Penguin] Lun 6 Sep - 23:50

Spoiler:
 

Na na, na na na, na na
I miss you, miss you so bad
I don't forget you, oh it's so sad
I hope you can hear me
I remember it clearly

The day you slipped away
Was the day I found it won't be the same
Ooooh

Na na na na na na na

Ernest s’était brusquement relevé après un certain temps d’inactivité. Il toussa violemment et retombant comme au ralenti sur le matelas ou Cielle l’avait allongé lorsqu’elle l’avait ramené du parc. Bon au moins il était vivant c’était bon signe, l’Innocence de la Nordique ne l’avait pas entaillé suffisamment profondément pour que les dégâts soit irréversible. Allait-il avoir une cicatrice ? Normalement, il est dis que lorsque l’on blesse un Akuma avec une armes banale il n’en garde aucunes séquelles et même dans certains cas que les munitions ne l’atteigne même pas, ne parvenant pas à le blesser. Mais la on parlait d’une plaie provoquée par une Innocence et activité fusionnelle, son corps allait-il guérir de la même façon que la normale ? La demoiselle n’en savait strictement rien, la seule chose qu’elle pouvait faire était d’attendre et de jauger la situation à venir.

La voix enrouée de douleur de l’Akuma perça le quasi silence pour demander plusieurs choses à la demoiselle qui partageait alors son espace vital, son étui à cigarette qui devait se trouver dans l’une des poches de son blouson d’une part, et d’autre part l’état de sa main. Obtempérant, elle se leva et partit à la recherche du fameux gilet demandé par Ernest -en balayant la pièce du regard- qu’elle trouva à moins d’un mètre d’elle. S’en emparant, elle fit attention de ne pas creuser d’avantage les déchirures apparu sur le tissu du vêtement, causées par ses griffes il y à peu de temps. E ce remémorant « l’attaque » qu’elle lui avait asséné, Cielle eu une soudaine envie de vomir et son cœur se serra d’avantage. Non, elle ne devait plus y penser. D’autant plus que les rumeurs alimentent le fait que les Akuma on la capacité d’entendre les battements des cœurs humains lorsqu’ils sont proches d’eux. L’exorciste souhaitait donc que tout ceci ne soit que des rumeurs et qu’Ernest n’ait rien entendu de pareil.
Revenons au sujet principal, Cielle fouilla un peu dans la poche du gilet de l’Akuma avant d’en sortir un étui entièrement fait d’argent et sur lequel était apposé une gravure en forme de pingouin qui tenait un écusson frappé de deux lettres que Cielle ne parvenaient pas à lire correctement. Revenant vers Ernest, elle lui tint la main et, après lui avoir déposé l’étui dans la paume de sa main referma lentement les phalanges du barman autour de l’objet argenté.
Ensuite, la Nordique s’assit prés du jeune homme et tout en regardant sa main guérie répondit à la question de son homologue.

« Ma main va bien ne t’en fais pas, Hélios, mon loup à pris tout les dégâts sur lui lorsque nous avons clôt la fusion. Je n’aurais aucunes séquelles. Mais toi, est-ce que ça va aller ? Tu semble mal au point, je suis désolée que mon attaque t’es autant affectée, je peux faire quelque chose ? Tu dis que j’ai bon goût pour les désinfectants certes mais ce n’est peut-être pas le meilleur moyen d’agir. Problème je n’ai pas trouvé d’armoire à pharmacie chez toi.. »

Bon, et maintenant ? C’était bien beau d’avoir parlé à tord et à travers mais si c’était pour ne pas argumenter derrière autant se taire. Cielle repensais à son Innocence, au timbre de voix qui avait teint ses phrases mentales justes avant qu’il ne s’en aille à l’extérieur. L’exorciste était vraiment triste de la situation, non content d’avoir vexé son animal, elle n’avait même pas été fichue de se justifier par rapport à lui. E général, la demoiselle n’as pas pour habitude de se justifier d’elle-même à d’autres personnes, il faut vraiment que la situation l’exige pour qu’elle en arrive là. Mais avec Hélios c’est totalement diffèrent. Voyez vous, alors que certains ne le prenne que comme un loup démesurément grand, Cielle elle, voit en lui comme la moitié de son être, de son âme même. Le lien que la Nordique et son lycan entretiennent est extrêmement étroit. Personne d’autres n’arrivera à se lier à eux de la même façon qu’ils ne l’on déjà fait. Un lien unique entre deux être aux âmes similaires voici comment l’on pourrait le décrire. Enfin bref, il n’en reste pas moins que Cielle culpabiliser le porteur de ce lien. Hélios était plus qu’un camarade ou un partenaire pour elle comme expliquer plus haut. Hélios était elle. Un sourire mélancolique sur les lèvres, la demoiselle tourna la tête de façon à ne plus voir Ernest mais plutôt pour fixer le mur sans vraiment le voir droit devant elle.

« Hm… Je crois que mon loup est véritablement vexé cette fois-ci… »

Un peu plus et elle en aurait râlé ou pleurer mais elle ne pouvait plus. La tristesse était née dans ses yeux, qui ne pouvaient plus pleurer en cet instant. Elle voulait revoir Hélios c’était clair et net mais elle ne voulait pas laisser l’Akuma non plus. Même si elle savait pertinemment que dans les prochaines heures, elle devrait rentrer à la Congrégation et faire son rapport, elle devrait coucher noir sur blanc le mensonge qu’elle avait raconté avec colère aux traqueurs qui les avaient rattrapés. Et elle appréhendait rien que d’y penser. Elle avait peur d’être démasquée. Qui sait, peut-être serait-elle sévèrement sanctionnée pour ça… Elle ne voulait même pas l’imaginer. Sur le moment de son mensonge elle n’avait pas pensé à tout ça, pour elle il était hors de question qu’Ernest soit pris vivant au risque qu’il devienne un cobaye pour la section scientifique et ses hommes de sciences. La encore, un trop plein d’imagination atrocement négative fit tourner la tête à la demoiselle. Que pouvaient bien devenir les Akumas ramené au sein de la Tour ? Il valait mieux pour son estomac qu’elle ne le sache pas ce soir. Reprenant en main ses pensées, Cielle se retourna une nouvelle fois vers Ernest et, sans se soucier de la possible fumée qui s’évadait de sa cigarette lui dit sur un ton léger quo qu’un peu bouleversé :

« Inutile de se voiler la face, je pense que toi comme moi savons que cette comédie ne pourras continuer au delà de cette nuit. Je vais devoir partir, rentrer chez… « Moi ». Quoi que tu ne dises je ne peux pas te tuer, tout comme je ne peux te laisser me tuer non plus, j’ai des amis qui m’attendent là bas et puis surtout j’ai une Innocence que je veux à tout prix protéger, de moi et mon inconscience également. J’ai été aveuglée par mes sentiments cette nuit. Sans dire que je le regrette, je n’aime pas la tournure et l’ampleur qu’on prit les choses. Il va falloir y mettre un terme définitif cette fois. »

Et voila ,elle l’avait dit. Ces mots qu’elle redoutait, elle les avait finalement extraits de sa gorge et se l’était douloureusement écorchée avec. Jamais dans d’autres circonstances Cielle n’aurait prononcé pareilles choses. Mais là, il était plus que clair qu’elle n’avait pas le choix.

« Oh fait, j’espère que tu me pardonneras un jour. Je suis vraiment désolée…. De ne pas avoir libérer ton âme. Excuse-moi Ernest. »

Ravalant un sanglot avec difficulté, elle ajouta :
« Au fait, j’ai remarqué une chose. Après tout ce qu’il vient de se passer on pourrait se tutoyer tout les deux non ? Je le fait déjà quand je m’adresse à toi alors pourquoi pas l’inverse ? Appelle-moi Cielle. »
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MessageSujet: Re: Midnight's crashing... ♪ [With Ernest Penguin] Lun 27 Sep - 1:14

[Désolée, c'est court, pas terrible et en plus j'ai mis longtemps à répondre <<"]


L’exorciste avait mal des mots sortis tout juste sortis de sa gorge. Oui, ils lui avaient tous écorché le cœur sans exceptions. Qu’elle mauvaise blague vraiment. Mais bon, sa décision était prise maintenant et elle ne reviendrait pas dessus. Elle rentrerait à la Congrégation point final. Evidemment rien de cette nuit ne serait oublié mais au moins la distance qui se creuserait entre l’Akuma et elle l’aiderait à « passer à autre chose ». Elle ne devait pas se laisser enliser davantage dans ce maudit engrenages de sentiments mal placés. Déjà qu’ils n’auraient même jamais dû voir le jour, inutile de les chérirent plus que raison. Un soupir de consternation noyé de douleur s’échappa des canines de la demoiselle. Finalement ce n’était qu’u, mauvais moment à passer pas vrai ? Demain matin lorsqu’elle se réveillerait dans son lit elle aurait tout oublié n’est-ce pas ? Un peu comme un mauvais rêve non ? Tsss, inutile de songer à cela, une telle tournure était seulement impossible à imaginer. Bien sûr qu’elle n’oublierait pas de sitôt, et bien sur que vu son caractère, elle se torturerait un moment avec cette histoire d’une nuit en plus ! (pas de double sens surtout ! xD)

Plongée l’espace d’une seconde dans ses pensée, elle en fut tiré par Ernest qui laissa sa main humaine glisser sur sa joue et percuté une larme qu’elle n’avait même pas senti s’échapper de son œil. Oui elle pleurait, évidemment. Comment aurait-il pu en être autrement ? La suite, elle ne lui chercha pas le moins du monde une explication logique. L’akuma avait emprisonné sa nuque et rapproché leurs visages pour lui délivrer un baiser. Une douce attention qui cachait la terrible vérité de leur relation. Elle n’irait pas au delà de cette nuit et ce contact l’avait clairement rappelé, comme pour scellé à jamais cette soirée dans leurs cœurs, leurs corps et leurs tête. Rien de plus. Rien de moins.
Maintenant au moins, Cielle savait qu’elle ne serait plus tentée d’aller en ville pour venir voir Ernest quand elle en aurait l’occasion car il avait dans le projet de partir en « voyage ». Son bar manquant de nouveaux produits il allait dés aujourd’hui partir pour renflouer son stock. C’était en soit une belle perspective et Cielle en demeurait heureuse pour son ami, si ça lui permettait de l’oublier alors qu’il y aille. Lui comme elle en souffrirait moins comme cela. Seulement, elle se posait une question, et pas des moindres. C’était peut-être gênant à demander mais au moins la demoiselle serait rapidement fixer. Elle prit l’uns des mains du barman dans les sienne et, tout en baissant un peu la tête, dit d’une voix presque enfantine tant elle n’était pas très assurée :

« Dis moi, je sais que le Comte peut voir à travers tes yeux comme avec chacun de tes frères et sœurs. Le problème c’est qu’il à peut-être vu ce qu’il s’est passé dans le parc, le fait que tu ne m’aies pas attaqué et tout le reste. Que se Passerat-il si par malchance il l’a vu ? Que vas t-il t’arriver ? Pas de faux semblants avec moi s’il te plait, je veux la stricte vérité. Si je dois te voir ce soir pour la dernière fois je veux au moins savoir pourquoi…. »
Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, elle ne pleura pas mais son regard était, mélancolique.
Malgré tout, elle ne pouvait admettre de telles séparations, elle avait besoin d’autres choses de plus…solennel ? Oui c’était exactement ça le terme. Solennel. Mais quoi ? Elle dut réfléchir cinq bonnes minutes avant de trouver une idée passablement correcte pour des « presque » adieux. Il y avait, un peu en marge de la ville une sorte de colline duquel on pouvait dominer tous les alentours. Lorsque le soleil les levait droit devant ça devait être un spectacle magnifique, pour peu qu’on sache l’apprécier. Cielle proposa alors son idée à Ernest, autant lui soumettre, elle ne lisait pas dans les pensées aux dernières nouvelles alors il allait être compliqué d’avoir une réponse sans avoir posé de questions au préalable.

« Hey, Ernest. Je ne sais pas si tu voudras mais je me disais que pour nos « au revoir », désolée si j’écorche le mot mais j’en ai une sainte horreur… Oui bon, bref. Que dirais-tu de venir voir un lever de soleil avec moi ? Pour notre dernier souvenir de cette nuit. Si tu ne veux pas je comprendrais mais je voulais tout de même te poser la question. Mon loup viendrait me chercher immédiatement après, comme ça pas de risque qu’ils s’éternisent, ça nous rendra service à toi comme à moi je pense. »
Un nouveau soupir puis une longue et profonde inspiration et l’exorciste conclue de sa voix féminine :

« Alors ? Qu’en dis-tu ché… Ernest ? »
Elle s’était rattrapé juste à temps, comme dis précédemment ce n’était pas utile de se laisser enliser dans un amour qui n’avait pas lieu d’être et coupé les ponts rapidement serait sans nul doute brutal, peut-être même trop sur le départ, mais ça restait encore la solution la plus adaptée à la situation actuelle. Déraciner ce qui ne dois pas pousser, tel est le diction applicable aux ressentis de ces deux êtres, aussi différents soient-ils l’un de l’autre.
Bien sûr pour revenir à un problème secondaire, Cielle ignorait si Hélios viendrait ou non la chercher. Après tout elle ne savait même pas ou il se trouvait ni même si il lui faisait encore la tête où non. C’était risque de parier la dessus car si le plan basculait du mauvais côté, les répercutions pourrait être encore plus difficile à démêler qu’elles ne l’étaient déjà. Il serait déjà suffisamment compliqué de garder cet affrontement et son dénouement final sous silence total aux autres membres de son entourage, mieux valait ne pas davantage envenimer la plaie.
L’exorciste ferma les yeux, elle avait un but, contacter son Innocence, même si elle avait peur de ce qu’Hélios pourrait lui répondre, enfin si il daignait simplement lui adresser la parole déjà ce qui serait en soit une belle avancée. Elle tenta tout de même sa chance par la télépathie.

« Hélios, je ne sais pas si tu peux m’entendre mais j’espère que si. Je voudrais m’excuser c’est vrai mais je ne le ferais pas. Je préfère en parler avec toi devant moi que par télépathie. Je me doute que tu dois réellement m’en vouloir et je sais aussi que ce que j’ai fait est impardonnable mais si ça peut te rassurer, je vais bientôt rentrer à la congrégation et il est peu probable que je revois Ernest de sitôt… Si malgré tout ce que j’ai pu faire tu accepte de m’écouter, j’aimerais que l’on rentre ensemble à la Tour. Rejoins moi sur la colline qui surplombe la ville de Londres, nous partirons de là-bas….. »
Comme elle s’y était un peu préparée, rien ne lui revint, seule sa voix continuait à faire un peu d’échos dans sa tête, rien d’autre ne venait perturber ce calme mental, trop froid à son goût.

En tout était de cause, Cielle se mis sur ses jambes et approcha de la porte suis mis sa main su la poignée avant de la faire tourner dans un cliquetis métallique assez mélodieux malgré les circonstances. Il fallait de toutes manières qu’elle aille dehors le plus vite possible. Pour rentrer chez elle, pour revoir Hélios, pour en finir avec tout ça définitivement…
Ernest allait-il la suivre ? Ou bien la laisserait-il partir comme ça sans un dernier souvenir commun ?
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MessageSujet: Re: Midnight's crashing... ♪ [With Ernest Penguin] Jeu 21 Avr - 22:32

Et voici que s’annonçait le clap de fin. Cielle et Ernest, tout ceci, cette nuit allait devenir de l’histoire ancienne. Un souvenir a conservé précieusement, telle une fleur rare sous une cloche de verre afin de la préserver du moindre dégât possible et imaginable. Et pourtant, la blafarde n’aurait su réellement dire comment elle se sentait en cet instant décisif. Le sentiment éprouvé pour le barman lui déchirait le cœur, malgré tout aucunes larmes ne coulaient ou ne projetaient de le faire. Non, ses yeux ne la brulaient pas, étrange. Peut-être était-ce là une preuve irréfutable que sa condition d’exorciste avait pris le pas sur son humanité propre et avait finit par accepté la vérité, à savoir qu’Akuma et Exorciste ne peuvent vivre pareille relation. Une fois rentré entre les murs de l’Ordre Noir, qui sait ce qui se passera ? Trop de questions, et pas assez de temps pour y répondre bien heureusement. Oui, c’est une bénédiction que de ne pas avoir la possibilité de se pencher sur toutes ses interrogations qui n’auraient fait que creuser davantage la faille de son cœur. Inutile. Se mutiler soit même, que se soit par les lames ou les mots, ça n’as pas de sens.

Et puis, à la Congrégation, il y avait des gens qui l’attendaient. Elle ne pouvait leur faire la peine de ne pas rentrer. Son devoir était de protéger et servir, pas de flirter avec l’ennemi. Cet amour empoisonné prenait son terme après seulement quelques semaines d’existences. Un attachement embryonnaire, mais déjà si fort qu’il serait fort délicat de tenter de le gommer, même avec le temps. Comme dit l’adage, le temps passe, les souvenirs restent. Oh oui, il lui en faudrait, du temps, pour arriver à se détacher de l’empreinte de ce barman. Et dire que si cette nuit là, il n’y a pas si longtemps, elle n’avait pas poussé les portes de cet établissement, peut-être Ernest et elle aurait été rendu a un affrontement acharné, dont elle serait peut-être sortie victorieuse. Enfin, au lieu de faire des suppositions en retard de plus d’un train, la demoiselle fit un beau sourire à son compagnon, sachant pertinemment qu’il ne le verrait pas –mais qu’importe.

Elle s’empara du bras qui lui était galamment offert et une fois correctement positionnée, en silence elle aida Ernest à sortir de la pièce et se diriger jusqu'à l’extérieur du bâtiment, faisant très attention lorsqu’ils durent descendrent ensembles les escaliers. Il aurait été bête mais surtout malencontreux que l’un d’eux se blesse à cause d’une simple chute cause par une marche ratée. Evidemment que oui.

Dehors, l’air du soir était encore maître des lieux. Pour peu de temps encore certes, les étoiles avaient disparus dans le manteau d’ébène de la nuit, néanmoins, l’exorciste, habillée d’une jupe et d’un haut à manche courte frissonna légèrement en sentant la basse température s’échouer sur son épiderme. Bref, elle s’appliquait à graver chaque instant dans sa mémoire, bien profondément, pour qu’on ne les lui dérobe pas.

Les rues étaient encore désertes. Seuls quelques chats de gouttières miaulaient avidement, brisant le silence épais de la ville anglaise. Les talons des deux protagonistes frappaient le sol, dans un rythme à la cadence constante bien que faible face à l’écho de leurs discussions, elle, secoués de quelques rires. Des adieux dans les rires, qui l’auraient cru ? Personne sans doute. Et pourtant, c’était bel et bien cela qui était en train de se peindre sur cette toile de guerre. Une séparation sans cris, hurlement ou douleurs autre que celle de l’obligatoire respective imposée par les deux camps rivaux.

Ils arrivèrent sur le sommet de la colline peu de temps après être sortis du bar. Quelques brins de lumière perçaient l’horizon, annonçant l’arrivée prochaine de l’astre solaire. C’était une bien belle vue que Cielle se voyait offerte là. Ca aussi, elle allait le graver à tout jamais pour ne jamais édulcorer son sentiment premier. C’était à titre d’exemple, comme un cadenas qui fermerait à tout jamais cette trêve amoureuse, qui ne se rouvrirait plus.

Tout était calme, paisible. C’était sans doute même la première fois que cela lui arrivait depuis le début de cette escale aventureuse dans les rues de Londres. Le chant des oiseaux proches la tira de sa lente transe. Un rapide regard vers l’Akuma qui l’escortait et elle se décida enfin par lui ôter son bandeau. Libre à lui, après cela de relever ou non ses paupières. L’exorciste ne souhaitait pas lui attirer davantage d’ennuis qu’il n’en avait sans doute déjà avec le Comte Millénaire, mais s’il voulait aller à l’encontre de cette peur, qu’il le fasse. C’était là son choix, uniquement.

Un courant d’air plus fort s’était rapidement levé, pour retomber presque aussitôt. Cielle sourit tout en baissant la tête un instant, laissant ses cheveux dissimuler son regard. Elle n’ignorait en rien ce qui avait causé ceci. Un bruit sourd derrière eux vint confirmer sa pensée. Hélios.

En se retournant un peu, la Nordique vit son majestueux animal, assis sur son arrière train, fixant le barman avec des yeux de prédateur. Il semblait ne plus trop souffrir de sa patte, sa cicatrisation était sans nul doute déjà en train d’opérer. Culpabilisant, la lèvre inférieure mordue par ses canines luisantes d’autant plus avec l’effet des premiers rayons du jour, Dawndream tenta une excuse mentale, silencieuse pour son ami.
    « Hélios, je… je suis désolée.
    -Pourquoi ?
    -Pour m’être conduite de la sorte, tu ne méritais pas cela après tout ce que tu as fait. Pardon.
    -Mais, je ne vous en veux plus.
    -Comment ?
    -J’ai réfléchis et j’ai été capable de comprendre certaines choses. En tant qu’humaines, vous avez des sensations que je n’ai pas et que je n’aurais jamais. Je n’ai pas accepté vos mots car ils étaient hérétiques à mon sens. Maintenant je suis en passe de ne plus vous en tenir rigueur. Et puis, vous êtes ma Maîtresse, ce n’est pas en vous que je n’ai pas confiance, c’est en lui. Répondit-il en désignant clairement de ses pupilles animales le barman, toujours de dos.
    -Hélios… »

Ainsi se clôtura la communication. Enfin, après quelques secondes de calme nouveau, Cielle se détacha du bras de son hôte, fit un pas en arrière puis pivota pour s’en retourner vers son Innocence, la moitié de son être.
    « J’espère, que l’on ne se recroiseras pas de sitôt. » dit-elle
.
Il ne fallait pas se m’éprendre, ce n’était pas un souhait véritable, mais plutôt une nécessité. Mieux valait qu’ils se perdent de vue tout les deux, par sécurité. Ce furent les ultimes mots qu’elle délivra à l’Akuma avec qui elle avait bataillé une bonne partie de la nuit, contre son instinct d’amoureuse folle. C’en était définitivement fini cette fois.

Arriver au niveau de son loup, elle plongea une main dans son pelage épais et blanc avant de prononcer, le visage grave un « Merci. »

Pour qui était-il ? Mystère. Hélios se releva sur ses quatre pattes, aida sa compatible à monter sur son dos et décolla, mettant fin proprement à cette relation qui dés le départ n’avait pas lieu d’être.

Les yeux affrontant le soleil ardent qui sortait alors de l’horizon, Cielle se sentait épuisée, triste mais pourtant elle ne parvenait pas à pleurer. Pas un regard en arrière, cela n’aurait fait que compliquer les choses. A la place, et pour se rassurer, elle se coucha sur l’encolure de son animal et, emporter par une fatigue elle aussi présente depuis bien trop longtemps, sombra dans le sommeil, jusqu'à ce qu’elle arrive à bon port, à la Tour de l’Ordre Noir.

END.

Spoiler:
 
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Midnight's crashing... ♪ [With Ernest Penguin]

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