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What the hell are you waiting for? [Avec Hope Sullivan]

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MessageSujet: What the hell are you waiting for? [Avec Hope Sullivan] Sam 14 Aoû - 9:36

« JE VAIS LE TUER !! »

Mais qui me demanderez-vous ! Contre qui est-ce que je dirigeais une haine et une colère aussi noire que féroce ? Et bien ce dérangeant sentiment dont je faisais preuve en cet instant n’était destiné à personne d’autre qu’a ce cher Grand Intendant, Monsieur Komui Lee. Pourquoi donc ? Vous allez comprendre…
Comme tous exorcistes fiables à la tâche et en état d’être missionnés, je fus dépêché dans une petite ville en Estonie avec un Ordre de mission des plus basiques : « Eliminer les Akumas présents sur place. ». Aucunes innocences n’avaient jusque la été détectée, parfait je me réjouissais à cette idées car la destruction d’Akumas est plus rapide que la récupération de l’un de ces cristaux divins. Et moi casse-tête surtout. La petite bourgade où je fus envoyée sans escorte ni autres informations préalables était le théâtre de disparitions et de morts violentes depuis quelques semaines maintenant. La dernière disparue en date était la petite Annabel Kerli, huit ans la semaine suivante. Bon si c’était l’œuvre d’un Akuma il y avait sans doute bien peu de chance pour que je retrouve l’enfant en vie. Mais bon après tout nous ne sommes point à l’abri des miracles, la preuve Komui arrive de temps en temps à ce mettre au boulot, donc si on part du principe que ceci tient en effet d’un agissement qui nous est supérieur pourquoi ne pas espérer la revoir en vie ? Aucunes raisons bien sûr. Donc je me suis décidé à partir à sa recherche le plus tôt possible avec néanmoins un maigre optimisme malgré le sourire factice que j’affichais pour rassurer sa famille qui m’accueillait le temps de ma mission ici. De charmantes personnes, elles ne méritaient pas ça vraiment. Enfin bon, le flair infaillible d’Hélios nous conduisit loin, très loin à l’Est de notre position initial si bien que lorsque j’ai enfin pus sauter de son dos pour poser pied à terre, nous venions tout juste de passer la frontière russe. Il fallait que l’on se montre très prudent, la Russie était d’après les dires connue pour son irritation prononcée envers les étrangers et ses méthodes de renvois…. Radicales dirat-on. Vous l’aurez donc compris, discrétion et silence étaient de mises avant tout. Hélios et moi-même avons attendus tranquillement la tombée de la nuit pour repartir en recherches, le vol ne nous avait pas pris très longtemps mais l’endroit ou son flair nous avait amené grouillait de miliciens en tout genre, sans doute prêts et ravis de coller une balle entre les deux yeux au premier étrangers qui se présenteras sur leurs terre. Mieux valait faire profile bas et attendre que le crépuscule s’abatte, nous auront l’avantage, dans la nuit Hélios voit aussi bien qu’en plein jour, il sera donc mon guide. Ainsi avons-nous patientés sans vraiment s’occuper pour faire passer le temps, nous nous reposions comme on le pouvait en étant constamment sur le qui-vive, de peur d’avoir été repéré par l’une des possibles sentinelles présentes non loin de nous sans doute.

La nuit venue nous avons repris notre mission. Je trouvais cela plus qu’étrange que de plausibles Akumas soient restés immobiles si longtemps au même endroit. Il y avait quelques chose qui n’allait pas j’en étais certaine. Avec leurs instincts naturels, les machines vivantes du Comte Millénaire nous auraient déjà repérés et bombardés depuis longtemps dans cette hypothétique forêt défraichie, peuplés seulement de quelques vieux arbres aux apparences de pins mais dont les épines étaient jaunis et les troncs rongés de toutes part. Cet endroit avait le mérite de me faire frissonner d’ailleurs. Fait encore plus étrange, l’odorat surdéveloppé d’Hélios ne lui indiquait pas la présence d’Akumas dans les environs. En revanche d’après ce qu’il sentait, il y avait une forte odeur de sang et autre fragrances atroces qui lui assaillaient le museau et ce, au fur et à mesure que nous nous rapprochions d’une petite maison qui tenait plus d’un cabanon à vrai dire. La seule « habitation » du secteur. Ou du moins la première que j’ai vu de mes yeux, l’endroit semblait aussi inhospitalier que dépeuplé en grande partie si l’on en jugeait par les traces au sol laissés par des vestiges d’autre anciennes maisons, réduites en ruines depuis leurs âges d’or. Rien d’étonnant donc à ceux que peu de monde vive ici. Les miliciens patrouillaient encore certes mais les sens incroyables de mon loup nous permettaient de les éviter à chaque fois et de nous rapprocher un peu plus de la maisonnée. Un avantage indéniable en somme.
La petite cabane avait l’air à première vue occupée puisque de la fumée s’échappait de ce que l’on aurait pu prendre pour une cheminée artisanale en métal et une très faible lumière attirait l’œil dans l’obscurité par la seule fenêtre dépourvue de volets boisés. Prenant garde à chacun de mes pas pour ne pas éveillés la vigilance des patrouilleurs en marchant sur un morceau de bois trop fragiles et trop secs, j’avançais lentement en me rapprochant de ladite maison, Hélios sur mes talons, lui aussi très prudent des sa démarche. Mon lycan me dit alors ressentir la présence d’animaux qui lui était proches sur le plan génétique, des chiens. Oh, il y avait donc d’autres canidés ici ? Il faudrait donc que je me montre prudente si je devais entrer seule dans cette baraque, les chiens étant peut-être la pour la préserver des voleurs et intrus. Enfin bref, je parvint à monter sur le semblant de porche posséder par l’antique demeure sans faire le moindre bruit en ordonnant à Hélios de rester un peu en arrière pour ne pas se faire repérer. Malgré sa réticence première, il fut tout de même forcé d’obtempérer, il n’avait pas trop le choix en même temps. Après un rapide coup d’œil à l’intérieur je ne vis aucunes formes de vie en mouvements qu’elle soit humaine où animale. D’un pas félin je me dirigeais donc vers la porte et, en mettant progressivement de plus en plus de point sur la poignée rouillée qui lui servait de geôlier, je pu rentrer à l’intérieur. Tout étais calme, trop peut-être même. A peine rentré je pouvais sentir une fragrance mortuaire flotté dans la pièce et du protéger mon nez de cette désagréable odeur –que même Hélios sentait depuis l’extérieur- avec ma main pour ne pas risquer un évanouissement mal venu. Je vis que la faible lumière aperçu au dehors venait en fin de compte du bois, combustible du dérivé de cheminée métallique dont la fumée n’avait pas échappée à mon regards tout à l’heure. Pas d’autre lumière, le noir total.

Heureusement, un morceau de bois qui n’était pas entièrement calciné ressortait un peu du fourneau. M’approchant du foyer, je m’emparai du bout de bois à moitié enflammé et m’en servit comme d’une torche pour me diriger plus avant dans l’habitation. Vu de l’extérieur elle semblait bien plus petite cette baraque, maudite illusion d’optique, comme si j’avais déjà suffisamment à faire que d’inspecter une maison ou règne en maitre l’odeur de la Faucheuse ! Une autre lumière attira mon attention mais me fit sursauter en même temps, en fin de compte il ne s’agissait que de mon reflet dans un grand miroir partiellement brisé, plus de peur que de mal. Il n’y avait qu’une chose qui ne changeait pas de l’extérieur c’était que même vu de l’intérieur cette endroit tombait presque en ruines, à ce demander comment il faisait encore pour tenir à peu prés debout et ne pas s’écrouler au moindre pas foulant son sol grinçant. Car oui le parquet était grinçant en certains endroits ce qui ne me facilitait pas la tâche pour rester discrète pour tout dire. Mon inspection ne me mena pas bien loin, heureusement d’ailleurs, elle n’était pas si grande que ça enfaite cette cabane. La lumière de ma torche glissait sur les murs, les éclairant temporairement d’une apparence salvatrice à mes yeux endoloris par l’obscurité. Une nouvelle chose piqua à vif mon attention, il s’agissait de papiers marqués d’inscriptions et cloués sauvagement au mur par des pics rouillées qui ne devaient sans doute pas servir à cette utilisation première à la base. Par curiosité je me suis approché de ces fameux papiers. Je ne m’attendais pas à quoi que se soit, pensant que les mots couchés dessus serait écrit dans une langue qui me serait inconnue. Mais non à ma grande surprise (où joie tout dépends de la façon dont on pouvait examiner l’expression de mon visage) les écritures avait la formes et la conjugaison caractéristiques de la langue anglaise, que je maitrisais bien mieux que le russe ou l’estonien. La lettre était marquée d’une sorte de sceau étrange, comme un « S » prenant au fur et à mesure la courbe d’un serpent rouge qui s’enroulait autour de la tour du Kremlin Russe, la Spasskaïa, le centre politique de la Russie. Mettant un doigt sur chaque phrase en partie effacée par un bout de papier manquant ou l’usure trop importante du temps sur l’encre, j’essayais tant bien que mal de déchiffrer rapidement les écrits. J’y parvins après plusieurs essaies et ce que je découvris me fit froid dans le dos. Il était résumer qu’une organisation à la fois semi terroriste et semi militaire devait enlever des habitants des régions avoisinantes et faire courir des rumeurs loufoques afin de soumettre les villageois touchés par ces fameux enlèvement à leurs totale volonté. Quelle horreur…

La missive ne disait pas ce qu’il devait advenir des prisonniers mais mon imagination fit le reste malheureusement. Un pas apeuré en arrière et je tentais de remettre mes esprits en place, une telle chose ne devrait pas être permise, enlever des humains pour en soumettre d’autre n’était pas digne de l’humanité mais en même temps si caractéristique de sa définition de la conquête pour mon grand dam. Alors que j’essayais tant bien que mal de donner un rythme régulier à ma respiration et de chasser ses saccades épuisantes, un nouveau son se fit à mes oreilles, on aurait dit un non… deux grognements. En tournant ma tête vers l’origine desdits grognements je vis une fenêtre si poussiéreuse que je ne lavais pas vu auparavant, elle était prés du miroir fendu. Dirigeant mes pas plus avant pour inspecter, je dus frotter ardemment la couche de poussière accrochée à la vitre pour arriver à enfin voir quelques choses. En effet, comme l’avais dit Hélios avant il y avait deux chiens dans une sorte d’arrière cour fermée qui semblaient se disputer un …os ? Je ne fus pas choquée immédiatement à vrai dire, pour moi il ne s’agissait que d’un os banal que l’on donnait à tout chien pour lui faire passer le temps en lui faisant ronger. Ce n’est que lorsque l’un deux desserra la gueule pour laisser l’autre remporté temporairement le trésor que mon sang et mon estomac ne firent qu’un tour. A l’os était rattaché…. Une petite chaussure d’enfant… Et d’après ce que je pouvais voir, la forme et la couleur correspondait à celle que portait Annabel sur la photographie que m’avais fourni ses parents. Je suis tombé à genoux et ai lâché ma torche devant une telle scène d’horreur. Je du même prendre appuis sur l’un de mes bras pour ne pas tomber plus bas encore. Des larmes horrifiées coulaient sur les joues et sous le choc, je rendis tout ce que j’avais ingurgité le matin même sur la plancher déjà salis. Une telle monstruosité n’aurait même pas dû être permise. Ces gens, les miliciens et tous les autres travaillaient sans doute tous pour cette fameuse organisation et désormais, je savais ce qu’il advenait des prisonniers, ils étaient exécutés ni plus ni moins et certains, comme ce fut le cas pour Annabel furent sans doute eux aussi jeter aux chiens. Tout mon corps tremblait. J’aurais tellement préférer que tout ceci ne reste que des idioties loufoques imaginé par mon cerveau. Si seulement….
Je me demandais même comment j’allais faire pour me remettre debout. Je ne tardais pas à avoir la réponse. J’étais affalée devant le miroir émietté et en cet instant, mes yeux écarquillés ont semblez apercevoir quelque chose bouger derrière moi. Et en effet c’était le cas. J’eu seulement le temps de me retourner et de me décalée un peu vers le droite pour éviter un coup de machette émoussée en pleine tête. Le métal de l’arme frappa à quelques centimètres de ma tête, brisant un peu plus le miroir derrière moi. C’était un homme empestant l’alcool qui m’avait attaqué. Comment avais-je bien pu faire pour ne pas le voir ?! Qu’elle idiote je fais ! Un cri de stupéfaction s’échappa de ma gorge enrouée. Me relevant en quatrième vitesse, je passai en dessous de son bras qui tenait la machette et tenta de m’enfuir en courant par la porte mais il avait plus de reflexe que je ne le pensais et m’attrapa la cheville, me faisant tomber violement au sol. Alors qu’elle s’apprêtait à m’asséner un nouveau coup, le mur à côté de lui explosa et les débris laissèrent apparaitre un Hélios furieux d’avoir entendu l’un de mes cris. Refermant ses puissantes mâchoires sur le présumé meurtrier, il le tua en une fois, jetant par la suite son corps à l’extérieur. Je sortis bien vite de la maisonnette qui s’écroula un instant plus tard, laissant tout juste le temps à Hélios de sortir pour ne pas être piégé dans l’éboulement. Le brouhaha fut terrible et résonna dans les bois défraichi des alentours. L’homme que mon lycan venait de livrer à la Faucheuse ne portait sur lui qu’un pantalon troué de toute part et un semblant de T-shirt blanc ayant viré vers le gris sale, arborant le même symbole que sur la missive. Il faisait partit de cette fameuse organisation, c’était sans doute lui qui avait livré l’enfant à ses chiens. Je pouvais simplement espérer qu’elle avait été exécutée avant qu’il ne lui fasse subir une telle chose. Des pas foulant le sol gelé à toute vitesse, voici ce que j’ai entendu après.

Les miliciens, les patrouilleurs et les sentinelles étaient tous revenus à l’écoute du brouhaha qui venait d’éclater et me pointait tous de leurs fusils et autres armes modernes alors que les puissants faisceaux de leurs éclaireurs, tous dirigés sur moi me forçait à protéger de mon bras mes yeux de cette abondance de lumière. Tous portaient le même symbole que l’homme bedonnant qui venait de mourir sous les coups d’Hélios. Tous étaient complices de cette vague de massacre… Tous devaient payer. Tous sans exceptions. Une pensée, c’est le temps qu’il fallut à Hélios pour se lancer à l’attaque de ces monstres aux traits humains. A tous il leur prit un bras ou une jambe d’une façon suffisamment peu délicate pour qu’ils puissent ressentir le dixième de ce que leurs victimes ont ressenti lorsqu’ils leur on ôter la vie. Douloureusement maitrisés, je pu les ligoter sans le moindre mal avec du fil barbelé qui trainait là et pu, par l’intermédiaire de mon golem envoyer un appel aux autorités compétente sur ce territoire afin de les faire emprisonner. Pour moi c’était bien peu cher payer pour tout ce qu’ils avaient fait. Annabel ne rêverait jamais ses parents à causes de ces hommes, cupides et avides de pouvoirs au possible. Les autorités concernées arrivèrent rapidement et ne me posèrent pas plus de question en voyant ma croix en argent sur son uniforme. Une fois les arrestations faites et les plaies des criminels grossièrement soignées, je pu retourner sur le dos d’Hélios vers la ville ou la disparition d’Annabel avait été signalé. Par soucis de détail ou autre je l’ignore j’étais allé récupérer la petite chaussure visiblement mâchouillée par les chiens dans l’arrière cours. Ils on prit peur en voyant mon lycan arriver et se sont enfuis ce qui m’a permet de la récupérer. Il fallait bien un souvenir pour ses parents non ? Je sais c’est une pratique macabre à laquelle je me suis adonné mais sur le coup ça me semblait logique enfaite.
Le vol de retour se fit silencieux, j’étais encore retourné de ce que mes yeux avait vu ce soir là. Et ça n’as pas été en s’arrangeant lorsque j’ai annoncé la terrible nouvelle à cette agréable famille qui m’avait jusque la accueillie comme une hôte de marque alors que je n’avais rien de semblable à ce titre. Les larmes et l’anéantissement de cette famille fit naitre une boule dans ma gorge, je ne suis pas resté plus longtemps par la suite, ne voulant pas pleurer aussi. Reprenant mes bagages à la vas-vite je suis remontée sur le dos de mon lycan après leur avoir donné la chaussure. Direction la Congrégation maintenant, je n’avais qu’une hâte c’était de retrouver la Tour et son ambiance presque familière certains jours. Heureusement qu’Hélios avait une certaine résistance, le vol dura un jour et une nuit et à part pour boire et manger quelques chose nous n’avons pas marqué de pause. Le voyage se fit calme. Enfin jusqu'à l’attaque des Akumas bien sûr. Inutile de donné plus de détails mais lorsque nous avons commencé à survoler le Danemark, une horde de monstres qui attendaient en guet-apens. Cela nous à pris quatre bonnes heures avant de tous les détruire, libérant leurs âmes torturées. Résultat, puisqu’ils nous avaient pris en traitre, j’étais blessée au thorax et Hélios un peu partout, des blessures superficielles certes mais qui n’en restaient pas moins irritantes à supporter. De plus, le pelage blanc de mon loup, mon uniforme et moi-même étions couverts de boue qui durcissait au fur et à mesure que le vent s’échouait dessus. J’étais désormais sure d’une chose, c’est qu’en rentrant si je tombais sur Komui qui m’avait filé ces mauvaises informations j’allais le cisailler, le trancher, le désosser, bref…. J’étais remontée contre lui quoi, il valait mieux pour lui qu’il ne ma croise pas sous peine d’atroce souffrances immédiates.

Raaah puis c’est vrai que maintenant en tant qu’exorciste à peu prés qualifié je devais rendre un rapport immédiat dés que je serais rentré à l’Ordre Noir sous peine d’avoir des remontrances avec les personnes des archives. Merci mais si c’est pour avoir ses sangsues collés à mes pompes pendant des heures pour avoir un bout de papier griffonner et à peine relu je préférais encore commencer mon rapport en plein vol, au moins comme ça se serait fait et il ne viendront pas me chercher. Nous étions encore loin de la Tour alors j’avais bien le temps de commencer l’ébauche de ce qui se vaudrait être un rapport de mission, aussi peu soigné soit-il. M’enfin bon je n’avais déjà pas la moindre envie de faire ça alors qu’ils ne viennent pas râler après moi après. Ainsi j’ai pris un crayon et quelques feuilles vierges pliées qui trainaient dans la petite sacoche que j’ai toujours à ma taille, puis j’ai commencé à écrire. Ne me demander pas comment j’ai fait pour écrire en plein vol je ne le sais pas et il est fort probable que je ne parvienne plus à une telle prouesse de sitôt d’ailleurs. L’énervement avait du me donner un fort taux de concentration à mon avis, je ne vois que ça comme explication plausible. Bon, en moins d’une heure ce fut bouclé vite fait bien fait. J’avais tout consigné, chaque détails aussi insignifiant puisse t-il être était couché sur le papier anciennement blanc. Mon arrivée en Estonie, la distance parcourue en vol avec Hélios, la macabre découverte, la dislocation de cette pathétique organisation, bref tout y était.
Je vous laisse imaginer dans quel état de nerfs j’ai passé la grande porte de la Tour. Enervée était un doux euphémisme pour tout dire. Mon rapport passablement froissé, serrer dans l’une de mes mains tant cette chose m’avait exaspérée, je dis sèchement à Hélios d’aller se reposer à la Section scientifique. Certes j’avais peut-être, voir même sans doute été très dure dans ma voix et mes propos mais mon loup me connais et je sais qu’il ne se vexera pas pour si peu, il me connaît et en bon être bien plus intelligent que la majorité des humains de cette planète il sait bien que mon énervement n’étai nullement dirigé contre lui.
Arpentant les couloirs qui menait au bureau de « Monsieur l’Intendant » d’un pas lourd traduisant sans mal mon état d’esprit, je rentrais rapidement dans ladite pièce qui se voulait être un bureau d’Intendant mais qui enfaite ressemblait plus à un capharnaüm avec tout ces papiers partout. Sans la moindre distinctions où amabilités outre mesure, je posais violement la paperasse qui je tenais jusque la sur le lieu de travail de Komui et dis aux personnes présentes sans même prendre la peine de les regarder :

« Vous direz surtout à Komui qu’il n’as pas le moindre intérêt à ce plaindre de mo, rapport, je prendrais une écriture soigné quand il me donnera des infos valables et que je ne rentrerais pas dans cet état. Bonne journée surtout ! »

Et voila, j’étais sortie comme une furie de la pièce. Maintenant, direction ma chambre et ma salle de bain histoire de se décrassée un peu, car oui ce n’était pas le tout mais bon garder sur moi de la boue et du sang sec très peu pour moi. Une douche s’imposait et me ferait le plus grand bien d’ailleurs. En entrant dans la pièce salvatrice, j’ôtais rapidement tout ce que je portais pour m’engouffrer sous un torrent d’eau chaude, très agréable sur la peau. Piouf, enfin je me détendais un peu après cette mission et tout ce qui en découle. Un bien fou vous pouvez me croire. Enfin ça, c’était jusqu'à ce que mon golem, rester silencieux jusque la vienne me rejoindre dans ma salle de bain et biper comme un perturbé. Quoi ? Mais qu’est-ce qu’il avait ? Pas déjà une nouvelle mission j’espère ! C’est la que je me suis rappeler que j’avais oublié de signer mon rapport, c’était ça qui les perturbait ? Et bien signature ou pas ils allaient attendre point ! Je n’étais pas d’humeur à céder à leurs caprices. Raaaaah et à me biper de la sorte ils (enfin je présumais qu’il s’agissait des personnes travaillant aux archives) avaient foutu en l’air toute la détente que je commençais à ressentir. Un rictus mécontent passa sur mon visage chaudement inondé. Exaspérée, je voulu chasser le petit robot volant d’un revers de la main mais j’avais oublié qu’elle était mouillée. Le golem en reçu quelques gouttes et tomba au sol avec un désagréable grésillement. J’en fus étonnée, tout de même, il avait survécu aux pluies diluviennes d’Allemagne ainsi qu’au pires chocs que l’on puisse imaginer pour sa petite taille et la voila qui abdiquait face à trois gouttes d’eau chaude ? Bon tant mieux je n’allais pas m’en plaindre après tout au moins j’aurais la paix comme ça, aussi temporaire soit-elle. M’enfin bon, ça ne changeais rien au fait que la douche chaude n’avait plus cet effet apaisant sur moi désormais. Bon, à défaut de me noyer sous une cascade d’eau tiède il fallait que je trouve un endroit calme pour ne pas être harcelé d’avantage. Sortant de ma douche, je n’entourais mon corps que d’une serviette basique avant de amasser mon golem tomber par terre et de l’attacher par une aile avec une épingle à une corde à linge présente dans ma salle de bain. Qui sait, peut-être qu’une fois sec il remarchera… non ? Bon bref. Mon uniforme étant pour me moment immettable, j’ouvris mon armoire d’un coup sec et pris la première chose qui me tombait sous la main à savoir une robe blanche à coupe droite, le classique enfaite. C’était parfait, ça me changeras du noir. L’enfilant rapidement, je quittais ma chambre car je savais pertinemment que les sangsues qu’elle qu’elles soient seraient bien capables de venir me chercher jusque dans ma chambre pour me demander des comptes. Autant désert l’endroit pour le moment. Oui, c’était bien beau de vouloir s’évader mais maintenant encore fallait-il savoir ou ! L’Ordre Noir à beau être grand il n’y à pas un million d’endroit ou avoir la paix non plus il faut avouer.
Finalement, à force de réflexion, mes pas me guidèrent jusqu'à une partie de la section scientifique que je pensais agitée, mais il n’y avait presque personne alors que d’habitude ça grouille de partout ici, c’est pour ça que Komui n’y vient jamais. Pensez-vous, se retrouver au milieu du travail ne faisait pas partie de ses occupations personnelles… Ma curiosité ayant été piqué au vif par ce calme hors du commun, je me glissais à l’intérieur de cette dite pièce, il y avait beaucoup de lumière qui venait d’une sorte de .. porte ? Oui mais une porte bien étrange alors. C’est la que je me rappelais qu’il s’agissait sans doute de l’ancienne arche dont parle tout le temps les exorcistes plus anciens que moi ici. Huum j’étais curieuse de savoir ce qu’elle renfermait. Mais je devais être prudente car les « visites » de cette sorte ne sont pas autorisées apparemment dans cette fameuse arche. Un regard à droite, un regard à gauche, pas de Reever ou de Luberier pour me gêner, PARFAIT ! Je n’avais plus qu’à y aller.

Approchant d’un pas alerte, j’hésitais d’abord à la toucher directement, qui sait peut-être que seules quelques personne sont autorisées à y rentrer et les autres sont rejetées ? Il n’y avait qu’une façon de la savoir. Amenant ma min de plus en plus prés de la lumière, je constatais après l’y avoir plongé que non, ça ne faisait pas mal, ça ne brulait pas ni rien d’autre. Tant mieux alors ! Je pouvais y rentrer sans craintes. Bon espérons simplement que l’endroit sera calme par contre. Normalement oui, il n’y avait pas de raisons particulières pour que qui que se soit vienne me chercher jusque ici. Je traversais donc le portail pour me retrouver dans un lieu bien étrange. Moi qui m’attendait à un endroit effrayant et bien enfaite cela me rappelais plus le sud de ma France natale avec toutes ces maisons blanches à volets bleus. Le paysage était déjà agréable à regarder, la calme reprenait peu à peu le dessus en moi. Je me détendais un peu plus à mesure que j’avançais dans les ruelles désertes de cette arche. La lumière du soleil était visiblement présente mais l’astre lui demeurait introuvable, encore une particularité des Noah. Ma respiration se faisait plus détendue et les envies de meurtre que je cultivais depuis un moment contre Komui s’évaporaient les unes après les autres. Tant mieux pour lui en clair.
Cinq bonnes minutes de marche me suffirent pour arriver prés d’une sorte de place ronde entourée elle aussi de maison blanchâtre. En son centre trônait une superbe fontaine ronde elle –aussi pour s’accorder au mieux à l’ensemble sans doute- qui rejetait de ses tubes une eau cristalline. L’envie de plonger ma main dans l’eau se fit trop forte et je m’avançais jusqu'à pouvoir m’assoir sur le rebord de la fontaine et de plonger ma main droite dans le liquide. C’était une sensation agréable pour moi, j’ai toujours aimé l’eau et son contact. Le souvenir de cette nuit atroce revint pour une raison inconnu me marteler l’esprit et, tandis que je faisais bouger ma min d’avant en arrière sous la surface liquide, je dis d’une voix assez mélancolique :

« Dieu…. J’ignore ce que tu es, j’ignore même si tu existe. Mais si comme beaucoup le prétende tu peux faire des miracles pourquoi ne pas m’avoir aidé quand j’en avais besoin ? Je sais au moins une chose, c’est que si tu me regardais, tu n’es pas intervenu…. et je me demande bien pourquoi... »
Oui, dans un sens j’étais déçue. Pourquoi avoir fait de moi l’un de ses soldats si c’est pour que l’on se débrouille seuls ? C’est bien beau de nous accorder des pouvoirs fantastiques, encore faudrait-il nous aider de temps en temps… Je continuais les mouvements de mes mains, sans vraiment prêter attention à autres choses que les ondes et les sillages qui naissaient après le passage de mes phalanges sur l’eau.
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Hope Sullivan
The Egotistical Scientist | Perfect Man ...

Je ne suis pas différent des autres.

Moi aussi j'ai des amis, un amour, un rêve ...

Une haine.



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Who Are You ?
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MessageSujet: Re: What the hell are you waiting for? [Avec Hope Sullivan] Lun 23 Aoû - 22:10

What if they say that your a climber?
Naturally I'm worried if I do it alone
Who really cares cause it's your life?
You never know it could be great
Take a chance cause you might grow


Gwen StephaniWhat you wainting for ?

    Il était extrêmement difficile pour ma délicate personne personne n'existait dans ce monde rempli d'exorciste, de noah et d'akuma. Après tout je ne suis qu'un humble humain, ignoré de l'innocence et en aucun cas un noah. Et étrangement je suis extrêmement satisfait de cette condition actuelle, sans doute parce que contrairement aux autres, je ne fonce pas droit au combat en ayant aucune idée de la résolution finale. Se serait exactement ce genre de roman que ma sœur adorerait, même si on se serait douté dans ce roman que les gentils auraient gagnés à la fin. Ici, dans la réalité, la pure, la dure, nous n'avons pas cette chance. Ce ne sera qu'un caprice du destin. Et sérieusement ça me déplait fortement que quelque chose d'autre empiète sur mon petit monde à moi Hope Sullivan, même si c'est le destin en personne ! Rah vraiment ça à le don de me faire chier … Autant être franc tout de suite non ? Je n'aime pas la fausse modestie, je trouve cela complètement hypocrite. Prenez moi par exemple, je sui un con narcissique, égocentrique et égoïste, mais je suis surtout un mec avec un bête de quotient intellectuel, d'où ma présence à la congrégation. Je suis, dans la même idée, un parfait orgueilleux, et je l'assume parfaitement. Alors je ne supporte plus la fausse modestie de certains exorcistes avec leurs « oh mais vous savez, ce n'est pas grand chose, je n'ai fait que mon travail » … Dans des moments comme ça, j'ai envi de prendre le bureau de Komui et de la balancer à la tronche de ces types. Travaillant toujours et encore pour la même personne, je deviens peut être fou. Ce qui ne m'étonnerait pas vu mon supérieur sadique et puérile à qui j'ai à faire.

    J'entends ici les « tic tac » assourdissant de l'horloge, me plongeant petit à petit dans un songe que j'aurais préféré ne jamais faire. C'est le genre de rêve étrange qu'on pourrait croire que seule une fille ferait … Et je me retrouvais à pourchasser un lapin blanc aux étranges airs de ma petites sœurs, je rencontrais une chapelière aux cheveux aussi rose qu'Eris, une chenille ressemblant à Komui mais surtout une horrible reine aux traits similaire de cette fille. Enfin bref vous voyez le genre que je subis … Des cauchemars des plus énervants en gros. Mais bon on se plains pas, j'avais cas rester bien tranquillement chez moi au lieu de jouer les scientifiques amateur parmi une bande de fous furieux bien décidé à botter l'arrière train du plus puissant homme existant sur cette planète. Quoique, c'est bien un homme ce gros bonhomme au sourire démesuré ? Rassurez moi, il est bien humain ? … De toute façon, je ne crois en rien de divin, si Dieu, ou toutes autres puissances supérieurs existaient, la congrégation de Londres n'aurait même pas dût exister. Je n'aurais pas eus besoin de quitter ma précieuse petite sœur tant aimé, et mon petit village où j'étais tellement populaire auprès des filles. Certes ici, les filles et les garçons ne me connaissent pas et ils sont très mais alors très nombreux, ce qui me laisse un tableau de chasse fort intéressant à apprivoiser. Mais ici, tout était à refaire ! Absolument tout ! Enfin, je ne vais pas me plaindre, ça m'entraine, et puis bon sang mais il existe de vrai petite perle rare ici ! De plus les gens sont bien ouverts d'esprit ici, c'est agréable. En Norvège, tout le monde se ressemblait et avait exactement le même principe de vie, s'en était des plus lassant je dois bien l'avouer. Surtout qu'ici, je vois des nouveaux visages tous les jours, quel qu'ils soient. J'ai vu un aveugle turque, un borgne roux un peu idiot, un petit gars avec une double personnalité fort plaisant au regard … Je n'arrêtais pas de voir de tout ! Rien qu'à la section scientifique, nous sommes composés de fous complètement cinglés. Et dire que ça fait déjà trois années que j'ai rejoins cette organisation de pures psychopathe en herbe.

    Enfin … En trois ans j'ai appris ce qu'il fallait savoir pour survivre ici. Par exemple, ne racontez jamais vos secrets au rouquin borgne, il pourrait vous faire du chantage pour que vous le cachiez quand il ne veut pas travailler. Ou bien encore ne confondez jamais le kendoka glacial avec une serpillère, même si ça fait cinq jours que vous n'avez pas dormis, vous risqueriez de finir borgne ou mort. Ou bien encore, ne proposez jamais de poker quand blanco est dans les parages, jamais ! Ou il repartira riche comme un prince et vous, pauvre comme un mendiant avec juste votre blouse pour vous couvrir ! Ne confiez jamais votre petit animal aux filles de la congrégation en pensant qu'il serait à l'abri des autres brutes de la congrégation, ce sont elles les pires. Vous retrouverez votre petit animal habillé de froufrous roses et autres horreurs qu'adorent les filles … et la pauvre bête serait traumatisé des trucs rose jusqu'à la fin de sa vie … Oui non, la congrégation regorge de mille danger, et maintenant, en trois années, je sais les déjouer. Encore heureux. Quoique le plus grand des dangers reste mon ô combien aimé supérieur, qui adore me faire ranger son bureau. Enfin bref que du bonheur … Heureusement que ma petite boule d'amour était là avec moi pour me soutenir dans cette dur épreuve.

    Ratatosk était et sera surement sans aucun doute mon meilleur ami. Bien qu'il soit un écureuil, il était fidèle et assez moqueur. Il était aussi ce qui me rattachait au passé. Il avait gardé la douce odeur des sapins de la Norvège, l'odeur de la neige, mais surtout, l'odeur de Edea. Cette odeur douce si sucré, légèrement parfumé à la lavande. Mon petit compagnon, au mauvais caractère, était ce qui me rappelait mon doux chez moi et qui me donnait tous les jours envi de partir et retourner en Norvège. Mais si j'y retournais, Ratatosk me mordrait sans aucune pitié … Qui aurait cru qu'un si petit animal avait autant de personnalité hein ? Mais je me devais de le remercier, car sans lui je n'aurais jamais eut l'idée d'aller dans l'arche me cacher.

    C'était arrivé par hasard, vraiment. On passait à coté sans vraiment y faire attention, quand cet idiot bondit de mon épaule et couru vers la rampe avant de pénétrer dans l'arche. On m'entendit même pousser une multitude d'insulte à son égard en norvégien. Oui, évitons de nous faire tirer les oreilles par les supérieurs pour « vocabulaire grossier et peu adapté ». Seulement je n'avais pas l'autorisation de pénétrer dans l'arche à ce moment là, je ne l'ai d'ailleurs toujours pas. Alors pour aller chercher le petit fugueur, c'était une autre histoire beaucoup plus compliqué ! Alors je dus me faufiler dans de minuscule recoin pour arriver sur la rampe sans que personne ne me remarque, je vous dis pas les courbature après ! C'était horrible ! Mon pauvre dos en souffre encore. Et alors que je montais cette fameuse rampe, je me rendis compte que j'allais voir pour la première fois la fameuse arche de noé. Une fois à l'intérieur, je ne vous raconte pas ma surprise. Je ne m'attendais pas du tout à ce genre de petite ville ! On aurait dit une ville grecque dans l'apogée de son économie tout en ayant gardé toute sa culture. C'était vraiment un lieu splendide. Depuis j'y retourne souvent, avec Ratatosk, pour échapper à Komui et à son travaille injustement donné. Comme si c'était à moi de ranger son bazar ou bien encore d'aller chercher une montre parmi tout ça ! J'ai bien cru mourir la dernière fois ! Deux jours de recherche intense pour une misérable montre qui ne fonctionnait même plus !Rah vraiment je lui en ai très mais alors très longtemps voulu !

    Aujourd'hui encore je flânais dans ce lieu au allure de paysage de conte de fée. Il y aurait eut des fées et des dragons, cela ne m'aurait pas étonné loin de là. Mes pas me conduisirent sur le lieu que j'avais baptisé « Rund Place » sans réelle imagination. Au centre de cette place se trouvait une sublime fontaine ronde elle aussi, dans laquelle Ratatosk aimait se baigner, mais cette fois ci, je n'étais pas seule, non. Je pus voir, assis sur le rebord, une fille au visage d'ange et à la chevelure de neige. Sa main caressait l'eau avec une extrême douceur. Étonnement, je me suis sentie rougir et déglutit, elle était sacrement jolie ! Encore une nouvelle demoiselle à charmer. Mais celle là, j'allais y aller avec toute la douceur qu'elle me faisait ressentir, après tout, elle le méritait bien. Je m'approchais donc vers cette fontaine en me mettant en valeur le plus possible, après tout, j'étais canon, je devais utiliser cette atout ! Sauf qu'arrivai à sa hauteur, une phrase me bloqua dans mes mouvements.

      « - Dieu…. J’ignore ce que tu es, j’ignore même si tu existe. Mais si comme beaucoup le prétende tu peux faire des miracles pourquoi ne pas m’avoir aidé quand j’en avais besoin ? Je sais au moins une chose, c’est que si tu me regardais, tu n’es pas intervenu…. et je me demande bien pourquoi ... »

    Dieu, hein … ? Encore et toujours lui, n'ont t-ils donc que ce mot à la bouche ? Je poussais un soupire, j'étais surement le seul de toute la congrégation à refuser catégoriquement l'existence d'un dieu quelconque. Parfois je me sentais vraiment seul, mais cette fille devait l'être encore plus que moi. Je fis un vague sourire sur le coté et mis mes mains dans les poches en continuant d'avancer vers elle. J'étais un homme non ? C'était de mon devoir de faire sourire les jeunes demoiselles.

      « - Dieu, s'il existe, est un être bien injuste, dis-je en m'installant à coté d'elle sous son air surpris. Soit il est cruel, soit il est impuissant, dans les deux cas, il vaut mieux compter sur sois même et ses proches pour réussir à combattre l'adversité. De plus, tu es une exorciste non ? Tu es une battante … Une sorte de reine. Alors ne te laisses pas aller, terminais-je en souriant. »

    Ma main droite pris celle qui dansait avec l'eau et la serra dans la mienne. Elle était douce et vraiment pure. Mon sourire s'allongea, peut être que finalement je n'allais pas que draguer.
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MessageSujet: Re: What the hell are you waiting for? [Avec Hope Sullivan] Mar 24 Aoû - 1:15

"So give me reason to prove me wrong, to wash this memory clean
Let the floods cross the distance in your eyes
Give me reason to fill this hole, connect the space between
Let it be enough to reach the truth that lies across this new divide
"


Linkin park - New Divide

Une voix enjôleuse et assurée, voici ce qui m’avait tiré de mes rêveries. J’en fus assez surprise il est vrai, déjà parce que je ne m’attendais absolument pas à voir quelqu’un d’autre dans l’arche mais aussi parce que c’était bien la première fois que d’aussi simples vocalises restaient bloquées aussi longtemps dans mon esprit. Dieu est un être injuste, cruel où impuissant ? Oui c’est très vrai, je ne pouvais qu’approuver ces paroles en les appuyant d’un oui de la tête. Lorsque l’on voit tant d’horreur en une nuit, comment expliquer que tout ça n’est que de notre fait sans se sentir ronger par la culpabilité ? Impossible. La foi est présente en ce monde pour déculpabiliser les « fidèles ». Quand certains pillent des villages entiers, mettent à feux et à sang des écoles, tues des innocents sous de faux prétexte divins, ils ne sont pas affecté le moins du monde par le remords, c’est tellement injuste. Moi aussi je me sentais assaillie de l’intérieur par cette atroce chaleur dévorante du regret, je voulais éteindre cet incendie, le noyer sous des paroles rassurantes que l’on aurait prononcé pour moi. Mais qui en ce bas-monde, où plus simplement ici à la Congrégation pourrait m’écouter me confier sans flancher et sans se retarder dans son travail ? Personne nous sommes d’accord. J’ai toujours été d’une nature à tout garder pour moi, ne voulant déranger personne. Une mauvaise habitude certes car à force de tout garder en soi, on finit par se faire désagréger par ce trop plein d’émotions négatives. La question est : Comment guérir de cette plaie invisible qui nous ronge tous ? Je l’ignorais.

Toujours perdue mes songes, je sentis un contact chaleureux d’une autre main autour de la mienne Percutant un peu ce qu’il se passait, je pu enfin mettre un visage sur cette voix qui faisait encore écho dans mon subconscient. Un fort beau jeune homme il faut le souligner. Blond comme les blés, des yeux bien plus bleus que les miens le tout dans un visage charmeur, Dieu ! Que tout ceci lui allait bien ! Mais qui était-il ? Apparemment il devait travailler à la section scientifique si l’un se fiait à la blouse qu’il portait sur ses épaules. Etrange, j’aurais juré ne jamais l’avoir vu nulle part auparavant. Enfin bon il faut dire que depuis six mois maintenant j’évitais soigneusement le lieu de travail des scientifiques, depuis ce que ce maudit Luberier avait failli faire à Hélios je n’accordais plus ma confiance à cet endroit en constante activité. Un sourire avait fendu les lèvres de l’inconnu et je me sentis rougir pour des raisons que je ne connaissais pas. Hey Cielle ! C’est pas le moment de se laisser aller, vite reprendre toi ! Instinctivement, je plongeais la seule main libre d’entrave dans l’eau fraiche de la fontaine et porta les quelques gouttelettes rassemblées dans ma paume à mon visage, le tout en frictionnant ardemment mes joues (peut-être dans l’espoir futile de voir disparaitre ces rougeurs.). Heureusement, la sensation agréable que ma température venait de chuter s’empara de moi, ouf ! Je devais être moins rouge et ça m’évitais une belle honte supplémentaire, non mais alors ! Rougir de la sorte devant un jeune inconnu ! Ce n’était pas le genre de choses que je faisais, n’ayant plus douze ans je savais encore comment gérer mes émotions, mince alors ! Du moins c’est ce que je pensais… Et Seigneur qu’est-ce que j’ai dû avoir l’air ridicule en agissant de la sorte ! J’espère juste qu’il ne se posera pas trop de question.

Un silence s’était installé, me mettant un peu plus mal à l’aise encore. Zut mais c’est vrai qu’il m’avait parlé ! Ou plus précisément, il avait répondu à la question que j’avais posé dans le vent. Bon allez j’allais lui répondre à mon tour, ça ne devait pas être plus compliqué que d’habitude de prendre plusieurs mots du vocabulaire et de faire une phrase correcte ! Aller, je me lance~~. Serrant un peu plus sa main dans la mienne pour en sentir d’avantage le contact, je lui dis :

« Je comprends ton point de vue sache-le, je me demandais juste pourquoi il n’avait rien fait pour m’aider cette nuit, pourquoi il n’était pas intervenu si il existe bien entendu. Sans aller jusqu'à dire que j’ai des doutes sur son existence disons plus simplement que je ne sais pas trop quoi en penser. En fin de compte tu as surement raison, il ne faut peut-être compter que sur nous même et notre entourage pour arriver à quelque chose. Dans ce cas, peut-être que la faute me reviens, si je n’avais pas autant traîné, si j’étais arrivé plus tôt sur les lieux, la gamine serait peut-être, vois même surement en train de jouer à la balle avec son père où cuisiner avec sa mère, bref. Elle vivrait. Je n’arrive pas à m’enlever ces horreurs de la tête, pourtant j’aimerais tellement m’en débarrasser. »

Et bien, si ma culpabilité vis-à-vis d’Annabel était encore dissimulée, là on peu dire que sa couverture est démasquée. J’ai horreur d’être prise en pitié, j’espère qu’il ne prendra pas ça pour de la fausse modestie. Sans aller jusqu'à coller mon point dans la figure à ceux qui reviennent de mission en se parant de récits héroïque, je peux dire que je n’apprécie guère cette façon de voir les choses. I l’y à rien d’héroïque dans ce que nous faisons, au contraire même. Nous ne faisons qu’être envoyés sur le front d’une guerre inconnue aux yeux des civils, nous tuons des Akumas, des machines de bataille munie tout du moins de sensations dans le but de libérer l’âme qu’ils contiennent. L’âme d’un défunt qui aurait peut-être pu être évité si nous étions intervenus plus tôt dans certaine régions du monde. Alors que mes collègues exorcistes se gardent pour eux cette soif de gloire déplacée et qu’ils aillent se coucher, cela reposera tout le monde. M’enfin bon, jamais je n’ai eu le cran de dire ça en face à certains de mes compagnons d’armes et sans doute que je ne le ferais jamais, je suis trop gentille et pas assez « vicieuse » pour ça…
Me stoppant un peu, j’attendis de reprendre un peu mon souffle pour continuer. Je me dis alors qu’il ne devait sans doute pas compris de quoi je parlais, logique après tout puisqu’il s’agissait de ma mission, et si je lui expliquais ? Peut-être comprendrait-il un peu mieux le pourquoi du comment j’en était arrivé à parler à l’eau de cette fontaine autrefois propriété des Noahs.

« Oh, excuse moi je parle, je parle mais tu ne dois pas capter grand-chose à ce que je dis non ? Tu veux que je t’explique un peu ? »

Je ne sais pas ce qui me prit en cet instant mais je n’attendis même pas sa réponse pour tout dire et commençais donc mon récit, partant dans un monologue qu’en d’autres circonstances j’aurais trouvé déplacé (rooh mais qu'elle malpolie!) . D’une façon où d’une autre que je n’expliquais pas, ce garçon me donnait envie de parler, de dévoiler ce que j’avais sur le cœur. Le pauvre, j’espère que je ne l’aurais pas trop gavé avec ça ! En plus de ça, pauvre de lui je ne lui épargnait aucuns détails, de mon arrivée en Estonie jusqu'à la mise en pièce des membres de cette organisations terroriste puis le démantèlement de celle-ci en passant bien sûr par mon entrée dans la maison, la lecture de la missive, l’horrible découverte de l’ossement chaussé, mon ressenti à ce moment là, le fait que j’ai failli mourir d’un coup de machette émoussée dans la tête, la courte poursuite qui eu lieu entre l’alcoolique et moi, la mise à mort de ce dernier par Hélios, mon retour au parents d’Annabel pour leur annoncer la mauvaise nouvelle, mon départ du pays pour revenir ici, sans occulter l’attaque des Akumas au dessus du Danemark et mon envie folle de tuer Komui lorsque je mis les pieds ici et ai rendu mon brouillon de rapport même pas signer. Je précisais même que je n’avais pas pu être tranquille sous la douche sans que l’on fasse sonner mon golem ! Non mais franchement où ai-je donc la tête ? Ce genre de détails médiocre n’intéressent pas j’aurais du m’en doute mais le flot de mes paroles ne dégrossissait pourtant pas, bien au contraire, ma tirade dura jusqu’a ce que je n’ai plus de mots pour l’alimenter, à savoir le moment ou je suis arrivée dans l’arche et que je me suis assise à la fontaine juste avant de le rencontrer lui, ce jeune homme et son aura étrangement attirante…

Mes yeux plongé dans les siens, à la limite de la noyade irisienne, je remarquais quelque chose bougé sur mon homologue. Observant d’abord étonnée, j’identifiai « la chose » comme étant une sorte d’écureuil ! Et tellement mignon et attendrissant avec ça ! Me levant un peu en lâchant la main du jeune homme, je me permis d’attraper doucement le petit animal de mes deux mains afin de le porter convenablement, puis me rassis et commença à gagatiser devant lui, les yeux presque brillants. J’adorais les écureuils, petites, lorsque mon père m’emmenait dans les bois du parc prés de chez nous, on pouvait attendre des heures assis tout les deux sur un tronc d’arbre afin d’espérer en observer un pendant quelques secondes. Mais celui-ci était bien diffèrent de ceux que je connaissais, il avait les joues plus prononcées et un corps plus compact et trapu. De plus il était bien plus imposant et grand que les petits écureuils roux que j’étais habituée à voir dans mon enfance. Mais tout cela ne lui retirait rien de son « charme » si je peux dire ça comme ça, a contraire même, l’envie de le câliner et de la cajoler se faisait plus forte que tout ! Si vous m’aviez vu ! On aurait dit une gamine qui voyait un rongeur pour la première fois de sa vie ! R-I-D-I-C-U-L-E vraiment ! A mourir de rire pour une personne de mon âge. Mais en cet instant je m’en fichais tellement si vous saviez ! Posant le petit mammifère sur mes genoux, je passais ensuite ma main droite sur son dos, lui prodiguant lentement de fluides mouvements de caresses pour ne pas l’effrayer et lui faire comprendre que je ne lui voulais aucun mal.

« Calme, reste tranquille. Ne t’en fais pas tu n’s rien à craindre de moi. Comme tu es mignon. »

Et oui il l’était, pour me faire gagatiser de la sorte imaginer vous bien qu’il était on ne peut plus craquant ! Parlant de nouveau avec une voix douce pour ne pas effrayée la jolie petite créature que j’avais fait stationner sur la partie de mes jambes couvertes par ma robe blanche, je demandais au jeune homme :

« Il est à toi ? Vraiment i lest adorable. Comment s’appelle t-il ? Enfin je veux dire, comment toi tu l’appelle ? »

C’est la que je revins un peu brutalement sur terre, entre mon monologue affreusement détaillé sur ma mission et le changement de sujet par rapport à l’écureuil, j’en avais oublié mes bonnes manières basiques. J’allais remédier à ça, en même temps j’en profiterais pour lui demander depuis combien de temps il est ici, si c’est un nouvel élément de la section scientifique je pourrais peut-être lui faire visiter la tour et l’extérieur où le guider si besoin est. Je serais vite fixée de toute façon. Tournant rapidement ma tête vers lui cette fois ci –laissant par la même occasion quelques gouttelettes de ma douche rapide voleter autour de moi, la plupart allant rejoindre leurs consœurs dans la fontaine- je bafouillais quelque chose d’incompréhensible pour essayer de m’exprimer au mieux.

« Ah… Dé…Désolée, dans tout ce capharnaüm de paroles idiotes je ne me suis même pas présenter moi-même. Enchantée de te connaître, je m’appelle Cielle, Cielle Dawndream et comme tu l’as deviné je suis une exorciste mais pour le moment je me cache un peu si on peut dire ça… Héhé, c’est stupide n’est-ce pas ? – un rire nerveux perça la barrière de mes canines- Et toi ? Puis-je me permettre de te demander comment tu t’appelle ? Tu es arrivé récemment à la Tour de la Congrégation ? Excuse moi si ce n’est pas le cas, je suis là depuis presque un an maintenant mais il y a des visages sur lesquels je n’ai pas encore mis de noms et pourtant je les vois régulièrement, or je peux te dire que je ne t’avais encore jamais vu nulle part auparavant.»

J’assortie la fin de ma tirade d’un petit sourire qui se voulait assurer mais qui ne l’était pas. Et oui, bizarrement, en temps normal je n’avais pas trop de mal à créer le contact, étant une personne assez ouverte malgré toute la timide qui m’entoure. Mais là, c’était plus fort que d’habitude et j’avais horreur de me sentir comme ça, je me donnais l’impression désagréable d’être niaise. Espérons que je ne le fasse pas fuir…
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What the hell are you waiting for? [Avec Hope Sullivan]

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