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Frayeurs sur les plateaux{LIBRE /OPEN}

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MessageSujet: Frayeurs sur les plateaux{LIBRE /OPEN} Mer 8 Sep - 10:25

La France, il me semblait que ça faisait une éternité que je n’y avais pas mis les pieds. Pas tant que ça si l’on prend en compte le passage très rapide avec Akito lorsque l’on rentrait de mission. Mais bon on ne peut pas non plus appeler vraiment ça une visite. Pour tout dire depuis ma première rencontre avec Ernest sur Paris, je n’y étais pas retourné. Ca doit bien faire six mois maintenant, vous n’imaginez même pas comme je suis ravie de la situation, d’accord c’est pour une mission et pas pour des vacances mais peut importe, j’allais fouler de nouveau le sol du pays qui est le mien. Et rien que cette simple pensée me faisait sourire de toutes mes dents. Je ne me fis donc pas prier pour partir au plus vite, chevauchant Hélios dés les premiers rayons du soleil. On m’envoyait dans un petit village situé aux pieds des Alpes dont je n’avais pas pris soin de noté le nom, trop pressée par mon impatience à vouloir respirer l’air envoutant de ma nation. Je verrais bien sur place, des sentinelles de l’Ordre Noir devaient apparemment me retrouver à une quinzaine de kilomètres dudit villages pour m’informer bien mieux de la situation sur place. D’étranges phénomènes avaient fait leur apparitions et les villageois désespéraient de trouver une solution à leur « apparent » cauchemar. Bon, pas de panique, si le Vatican m’a dépêché là-bas en urgence c’est qu’il doit surement s’agir d’Akumas. Ce sera vite régler, le flair aiguisé de mon Innocence les repérera bien vite et je pourrais les détruire pour profiter un peu des terres dont je suis originaire.

Le vol me parut passer en quelque seconde à peine, les paysages français qui courraient sous le ventre et les ailes de mon loup avaient occupés mon esprit durant toute la traversée, me faisant oublier le fait que l’on avait parcouru plus d’un millier de kilomètres depuis Londres et le quartier général. Le point de que je devais rallier avec les fameuses sentinelles fut rapidement trouvé et j’amorçais la descente de mon lycan, aussi discrètement que possible. Les personnes qui m’attendaient sur places, deux jeunes gens dévoués à la Congrégation m’accueillirent avec de chaleureux sourire pour me souhaiter la bienvenue dans leur poste de garde aux allures de refuge. Ils vivaient là tout les deux, quasiment isolés du reste du monde, pour veiller la venue éventuelle d’Akumas, se relayant à tour de rôle nuits et jours pour honorer leurs tâches.

« Bonjour, soyez la bienvenue parmi nous mademoiselle !
-Merci de votre accueil
-Oh vous parler français ? Tant mieux ça nous facilite la tâche à Delphine et moi dans ce cas
-Vous vivez ici ?
-Plus ou moins, on surveille les alentours depuis les hauteurs de notre refuge mais parfois ils nous arrivent de retourner un peu au village
-Celui ou ce sont déclarés les phénomènes ?
-Celui là même, nous vous y conduiront demain mais avant nous allons vous expliquer la situation plus en détails.
-Bien, et vous êtes ?
-Valmont, Delphine nous attends à l’intérieur, vous devez avoir faim non après ce voyage ! Je suis sur que ce qu’elle à préparé vous plaira
-Merci c’est très aimable à vous, c’est vrai que mon estomac est un peu creusé.
-Bon alors qu’attendons nous ? Venez, votre animal aussi peu rentrer c’est plus grand que ça n’en à l’air de l’extérieur. »

J’obéis donc, suivant le dénommé Valmont jusque dans l’immense pièce qui se trouvait être le salon du refuge ou il vivait avec celle que je supposais être sa compagne. Une bonne odeur s’évadait d’un filet de fumée, lui-même échappé de la cuisine proche. Le jeune homme que je pouvais détaillé plus précisément maintenant (il avait des cheveux bruns et des yeux verts le tous montés sur un visage anguleux bien qu’il est une frimousse assez gamine) me dit que je pouvais m’assoir sur l’une des chaises présentes au côté de l’épaisse table de bois qui meublait une partie du living room, l’autre étant vide de meuble, laissant un grand espace disponible prés de la cheminée en pierre installer dans cette partie là du salon. Hélios s’allongea nonchalamment, de façon à récupérer du long voyage que l’on venait d’effectuer. Il ne nous aura pas fallut autant de temps que je ne le pensais au départ pour parvenir à destination. Nous étions partis sur les coups de six heures du matin alors que le soleil se levait tout juste sur la Tour de la Congrégation et nous avons enfin atterri vers dix huit heures. Je pensais qu’il nous faudrait au moins une journée de traversée, mais non en fin de compte et tant mieux pour tout dire. En plus d’épuiser Hélios, ça m’agaçait de me faire narguer par les terres françaises que je ne pouvais pas toucher depuis ma monture volante.

Puis, enfin je fis la connaissance de la fameuse Delphine, une très gentille jeune femme aux cheveux presque plus courts que les miens à la différence que les siens étaient d’une couleur de feu et ses yeux demeuraient dans les couleurs chaudes du marron. A bien y repenser, je n’y avais jamais prêté attention mais c’est vrai qu’ils ne s’étaient jamais ni l’un ni l’autre formalisés par rapport à la couleur de ma chevelure. En plus de reparler ma langue natale, ça me faisait du bien de me sentir acceptée. Nous passâmes à table tôt c’est vrai mais ce n’était pas un problème car nous avons pu parler un moment de tout et de rien pour finalement aborder un sujet un peu plus sérieux : le pourquoi de ma présence ici.
Plusieurs rumeurs secouaient ardemment la tranquillité habituelle du petit village proche, certains riverains étaient persuadés que le diable lui-même était venu se divertir de leur malheur. Pff qu’elles idioties, le Diable n’existe pas, pas plus que Dieu d’ailleurs. Oui, la présence de Hope avait anéanti en moi toute véracité quand à mes croyances. Ce norvégien avait raison sur toute la ligne, si un être qui nous est supérieur en bien des choses existait réellement, la Congrégation de l’Ombre ne devrait même pas avoir vue le jour et jamais je n’aurais du être séparés de ma petite Vitany. Mais d’un autre côté… si tout cela ne s’était pas passé, je n’aurais surement jamais rencontré les gens fantastiques que je côtoie à présent tout les jours à la Tour. En définitive malheur ou bénédiction ? Je n’en savais rien et ce n’était pas une question à laquelle j’allais m’empresser de répondre immédiatement. Enfin bref, tout ça pour dire que le village était en proie à une panique certaine et en tant qu’émissaire du Vatican je me devais de les rassurer. Leur crainte devaient sans nul doute être la conséquence de la présence d’Akumas, que j’éliminerais après les avoir débusqués voila tout. Nous ne perdîmes pas de temps en d’autres explications encore plus ardues à comprendre et sommes partis nous coucher tous après le repas.

Ma nuit fut courte, le jeune couple m’avait également parlé de la raisons pour laquelle ils étaient devenus sentinelles pour la Congrégation. Le père de Delphine, un certain professeur Dumas à perdu la vie alors qu’il se rendait au quartier général de l’Ordre Noir avec plusieurs de ses thèses sur les Akumas et leurs ressentis puisqu’il les étudiait d’arrache pieds pour trouvés une solution pacifique à ce conflits. Le rêve de cet homme était de ne plus avoir recours au Exorcistes mais à la science pour vaincre les machines du Comte. Il partait du principe que la violence ne résout rien mais que la chimie et les sciences pouvaient, en juste dosage faire des miracles. Je ne crois pas à ce genre de choses. Pour le moment, la chose la plus avancée que possède la Congrégation en science comme les Akumas, ce sont ses drôles de sacs à dos dont sont équipés tous les traqueurs pour « contenir » les Akumas dans une cage artificielle durant quelques secondes, rien de bien méchants pour eux enfaite. Cet éminent professeur mourut donc avant de pouvoir donner une chance d’éclore à son rêve et c’est donc pour cela que sa fille s’enrôla dans notre armée de civil, bientôt rejoint par son fiancé, mis dans le secret également. Je n’aurais su dire pourquoi mais ça me gênait de penser qu’ils avaient sciemment renoncé à une vie « normale » pour venir grossir nos rangs. Je me retournais sans cesse dans mon lit en me passant et repassant sans arrêt cette constatation dans ma tête.
Fort heureusement, je finis par trouver le sommeil, difficilement mais je réussi quand même. La lune était déjà haute mais peu importait, finalement Morphée m’avait emporté aussi. Ce fut Valmont qui vint me tirer de ma torpeur le lendemain matin. Hélios était déjà debout depuis un certain temps et avait même eu le temps d’aller chasser une ou deux pièce de gibier pour tenir la journée. Son museau était encore rouge de sang frais lorsque je suis descendu le voir. A force de nettoyage, il finit par retirer toute les tâches qui pouvaient subsister sur son pelage soyeux.
Un rapide petit déjeuner et enfin nous sommes partis, Valmont, Delphine, Hélios et moi-même en direction du village. Pour plus de praticité et de rapidité, le couple pris deux chevaux pour une avancée à bonne allure. Nous devions faire vite car plus le temps passait et plus la peur prenait de l’ampleur dans le village. Et tout le monde sait qu’un humain paniqué est capable du pire, comme toutes les espèces animales enfaite. A environ un petit kilomètre dudit village, Delphine arrêta subitement la marche de nos montures.

« Delphine ? Pourquoi s’arrête t-on ?
-Cielle tu devrais masquer les apparats de prédateurs d’Hélios. Valmont et moi n’en avons pas été choqués outre mesure mais les villageois le seront surement alors autant resté sous couverture le plus longtemps possible tu ne crois pas ?
-Si, tu as raison. »

C’est vrai que je n’y avais pas encore pensé mais les français avaient sans doute eu rarement l’occasion de voir un loup de cette taille, la seule histoire s’apparentant à cela était la tragédie qui avait sévi dans le pays du Gévaudan, plus de cent ans en arrières. Une bête à la forme de loup aurait sauvagement attaqués et tuées plusieurs personnes durant deux années entières. Le pays entier tremblait devant cette chose, je me souviens très bien quand mon père me racontait cette légende, j’en avais aussi le souffle coupé. Mieux valait donc, pour le bien être d’Hélios le déguisé, bien qu’il est horreur de ce genre d’artifice je le savais bien. Les griffes, le museau et les ailes dissimulées nous pûmes continuer. Arrivés dans le village, ce qui me frappa fut d’abord l’inactivité de cet endroit, personne dans les rues, des barricades aux fenêtres et des prières en langues latine peinte sur les portes. Et bien, il était difficile de ne pas sentir leur peur nous traverser.

« Delphine, depuis comment de temps le village se recroqueville t-il ainsi ?
-Je dirais une semaine, les villageois n’ont d’abord plus osés sortir de chez eux même en plein jour puis la panique générale c’est déclarée et rependue comme une trainée de poudre, suffisamment pour chuchoter aux habitants de se barricader entièrement.’

Bon, nous voila bien avancez, si personne ne sortais, comme allaient-ils pouvoir m’aider à trouver des informations sur les Akumas ? Avant toute chose il fallait que je montre aux habitants qu’ils ne devaient pas avoir peur de moi. Seulement comment faire ? J’avais beau toqué aux portes, personnes ne me répondait ou ne donnais signe de vie tangible à l’intérieur. C’était bien parti oui…
Dernière solution qui me restait : Aller sur la place du village et improviser la bas. Mon objectif fut atteins en moins de deux minutes de marches, c’est vrai que ce n’était pas un village très étendu donc bon, il y avait au moins un avantage, celui de ne pas pouvoir se perdre dans ses ruelles. Toutes les échoppes et petites maisonnettes collées les unes aux autres étaient barricadées également, donnât à cette place une ambiance de cimetière, morbide comme c’est pas permis. Ne voulant pas me fatiguer outre mesure à aller quémander des informations à droite à gauche j’ai alors pris une grande inspiration et ai haussé le ton pour faire clairement paraitre mes intentions aux habitants. Tout en restant discrètes sur les Akumas bien sur.

« EXCUSEZ MOI TOUT LE MONDE MAIS JE M'APELLE CIELLE DAWNDREAM ET JE SUIS UNE EXORCISTE ! SI QUELQU UN POUVAIT M'AIDER DANS MON TRAVAIL POUR VOUS AIDER EN RETOUR CE SERAIT TRES AIMABLE DE SA PART ! »

Ma voix résonna en échos sur les façades des habitations puis disparue totalement, ne laissant que le vent s’engouffrer sur la place et battre la brise de ses cris. Je m’apprêtais à rebrousser chemin lorsque le bruit caractéristique d’une porte qui s’ouvre attira mon attention, derrière il y avait une femme à première vu âgée avec un châle sur la tête qui me cachait ses yeux.

« Vous…. Vous avez bien dis que vous êtes exorciste.. n’est-ce pas ?
-C’est exact. Pouvez vous m’aid….
-GRACE A DIEU VOUS VOILA ! »

La vieille dame sortie alors en trombe de sa maisonnée pour venir me serrer chaleureusement dans ses bras tout en pleurant et répétant sans cesse « Par le ciel, nous sommes sauvés ! ». J’étais gênée, vraiment. Je ne voyais pas pourquoi un tel élan d’affection s’était subitement déclarer mais je ne pouvais pas non plus repousser l’octogénaire qui semblait si triste. Bientôt, ce furent toutes les autres portes qui s’ouvrir à leur tour pour laisser passer les autres habitants qui eux aussi venaient me voir et me couvraient d’éloges. Mais pourquoi ? Je n’avais rien fait d’extraordinaire pourtant ! J’avais l’impression d’être leur héroïne vu la joie qu’il exprimait à me voir. Hélios, Delphine, Valmont et leurs montures m’attendaient, surpris à l’entrée de la grande place pendant que je prenais un bain de foule pour des raisons encore ignorées.
Lorsqu’enfin ils me laissèrent reprendre mon souffle je compris enfin pour quoi il m’avait prise en réalité. La vieille dame, la première à m’avoir enlacée s’est alors mise à genoux devant moi malgré mes protestations et, les yeux pleins de larmes me dit :

« Exorcistes, nous sommes tellement heureux de vous voir enfin arrivée ! Vous aller nous débarrasser du malin qui s’amuse à maudire nos terres n’est-ce pas ?
-Comment ? Mais je…
-Plusieurs de nos filles on du être envoyé dans un chalet de quarantaine dans la montagne pour essayer de nous préserver ! Le démon cherche à nous rendre fou !
-
-Nos vaches sont tombés subitement tombés malades et certaines on été retrouvés accrochées à flancs de montagnes ! Seul un être malsain est capable d’une telle prouesse ! Aidez nous par pitié ! Mademoiselle exorciste, je vous ne conjure, aidez nous ! »
Je ne savais plus ni quoi faire ni quoi dire pour être honnête. Je n’osais pas leur dire ce que je pensais de ce genre de chose.
« Ecoutez, je ne suis pas le genre d’exorciste auquel vous pensez avoir affaire. Je ne m’occupe pas des…. Esprits malins comme vous dites
-Comment ? Mais que faite vous alors ?
- Un travail bien différent
-Mais vous allez tout de même nous aider n’est-ce pas ? Je vous en pris ! Des villageois sont morts et beaucoup sont tombés malades, accordez nous la grâce de Dieu que vous transporter avec vous ! Ensuite nous vous aiderons du mieux que nous pourrons ! »

Pff mais qu’elle galère, j’étais exorciste pas médecin ! Dommage que le Doc de la Congrégation ne soit pas venu avec moi il aurait pu confirmer mes dires. Là j’étais un peu coincée enfaite. Après un long soupire d’exaspération je finis par desserrer les dents.

« Bon très bien, emmener moi là-bas
-Ou ça ?
-Là ou se trouvent les jeunes femmes
-Mais c’est la zone de quarantaine
-Et bien emmener moi là-bas
-Vous êtes sûre ?
-Mais oui….
-Merci infiniment exorciste !
…. Pas de quoi… »

Bon, me voial entrainé dans une nouvelle galère pour changer… On se refait pas après tout. Je suis donc remontée sur Hélios qui m’avait attendu sagement au côté du couple de sentinelles montées également. Les villageois les plus aguerri nous conduisirent jusqu'à un autre poste de garde ou attendaient quatre hommes armés de fusils, des munitions accrochées à leur ceinture. Perplexe je posais donc une question à Delphine, proche de moi.

« Hey, tu étais au courant de ça ?
-Non, personne n’avait parlé d’un tel barrage. »

Les vigies nous virent bien sur arrivés avec le chef du village, s’en suivit un cours dialogue.

« HALTE ! QUI VA LA ? Vociféra l’un d’eux
-Du calme Jean, nous venons avec une exorciste
-Une exorciste ? Vous plaisantez ou quoi ! Tout ceux à qui on à demandés de l’aide jusqu’a là on fuit la queue entre les jambes en apercevant le démon ! Pourquoi elle plus qu’un autre ?
-Et bien par…
-Parce que je ne suis pas le même genre d’exorciste, je ne chasse pas vos démons à vous car il n’existe pas je pourchasse un ennemi bien plus terrible encore mais pour le moment je vais vous aidez
-Impertinente ! Tu compte vraiment entrer dans la zone de quarantaine ?
-Vous voyez une autre solution ? Si oui vous n’avez plus besoin de moi alors je peux tout aussi bien m’en aller
-Tss, allez passe.
-Trop aimable. »

Ils cédèrent le passage à Hélios et moi-même, trop occupé à essayer de comprendre pourquoi mes cheveux étaient blancs (bah oui il faut bien les idiots du village u__u) pour tenter de distinguer la véritable nature d’Hélios. Seulement, une surprise m’attendait à peine m’étais je engagée sur le chemin, Delphine et Valmont furent bloqués par les vigies.

« Cielle !
- ??? Je tournais ma tête vers le « chef » Pourquoi ne pas les laisser venir avec moi ?
-Impossible, nous ne devions déjà laisser personne passer, les civils restent ici
-Vous n’avez pas le droit ! Nous l’aidons dans sa tâche !
-C’est bon Valmont ne t’en fais pas je serais vite de retour.
-Bon… soit prudente alors
-Prudente ? Mais pourquoi ? Il n’y à pas de dangers que je sache
- »

Et je commençais à avancer sur le pont que gardaient les hommes armés. Une fois traversé, ils jugèrent bons de me dire « Au fait, inutile de revenir sur vos pas maintenant, vous êtes en quarantaine et on à pour ordre d’abattre tout ceux qui se ramèneront ici ! Compris vous charmante demoiselle ! Héhé. »
Tss, non mais qui crois t-il impressionner avec ça ? Je n’esquissais même pas un regard de peur ne voulant pas lui faire plaisir à ce point et me contenta d’avancer encore plus, laissant derrière moi Valmont et Delphine qui se regardaient l’un l’autre, inquiets doublement après ce que venait de dire les autres hommes.
Le chemin fut moins cahoteux que je ne l’aurais imaginé, il y avait une route de gravier disposée largement entre les arbres zigzaguant qui nous permettaient de rester toujours sur la bonne voie. Les graviers cessèrent de nous montrer la direction à suivre lorsque nous sommes finalement sortis de la forêt, une sorte de grande prairie au fonds de laquelle on pouvait distinguer les montagnes. Nous venions d’atteindre les plateaux. Il fallait maintenant que je monte dans les hauteurs jusqu’a trouvé le chalet. Par soucis de ne pas trop le fatiguer, je voulu descendre du loup d’Hélios un moment afin qu’il n’est plus un poids sur son dos. M’enfin, je du rapidement remonter car je m’étais faite avoir par l’illusion d’optique de la plaine. Devant nous s’étendaient des faux-plats, il était donc bien plus difficile de les gravir lorsque l’on n’est pas prévenu avant. Pauvre Hélios, il n’a même pas eu une heure de pause…
Parfois, nous passions devant des piloris en forme de crucifix en bois. A leurs pieds stationnait toujours un sceau d’eau ou une prière était immergée. De l’eau bénite ? Pff, je n’ai même pas esquissé le geste de plonger ma main dedans. J’en avais plus qu’assez de ces sempiternelles questions qui tournaient et retournaient dans ma tête à base de « J’y crois, j’y crois pas ». Pour m’éviter des migraines malvenues je préférais édulcorer les questions telles que celle-ci pour le moment. J’aurais tout le temps de me prendre la tête à ce sujet une fois rentré à la maison.
Notre périple finit par nous mené loin dans les hauteurs à un peu plus d’un kilomètre d’altitude. Le vent était on ne peut plus frais et la brise qui transportait avec elle trois ou quatre flocons me brulait presque le nez de temps en temps. Lorsque nous empruntions les quelque ponts précaires utilisés pour ralliés une falaise à une autre, il n’était pas rare que des bourrasques viennent lécher le flanc des ravins au dessus desquels nous passions et faisait naître comme d’effroyables cris et rugissement qu’ont aurait pu croire tirer d’outre –tombe. Heureusement ce n’était que le vent et aussi effrayants soit ces bruits ils ne sont pas l’œuvre d’une entité supérieur en maléfice comme semble le penser tout le monde ici.
Le fameux chalet que l’on m’avait tant supplié de rallier se trouvait être une sorte de grande étable enfaite, avec un toit en tôle et des murs en vieilles briques, le tout fermer par d’hypothétique portes en bois. Pas étonnant qu’ils soient tous devenus paranoïaque avec si peu de protections basiques… En m’approchant, je suis pour la seconde fois descendu du dos de mon loup et suis allé frapper à la porte. Celle-ci s’ouvrit bien plus vite qu’au village mais pour dévoiler un danger plus grand aussi, une femme d’apparemment une soixantaine d’année me pointait avec sa fourche, prête à m’embrocher à l’instant même ou je ferais un mouvement de travers. Levant les mains au ciel pour montrer clairement que je n’étais pas une menace, elle finit par baisser son arme après m’avoir longtemps observé de haut en bas. Puis elle m’invita à entrer à l’intérieur. L’embrasure de la porte étant étroite, mon Innocence dû rester à l’extérieur. Une fois entré, je vis qu’il n’y avait pas qu’une personne qui vivait ici mais quatre en tout, trois autres jeunes femmes vêtues en habits d’églises se trouvaient également à l’intérieur. Suivant leur consigne, je me suis rapidement assise à leur côté sur la table ronde qui trônait au milieu de leur apparent salon. Il devait s’agir des jeunes filles envoyées ici pour préserver le village du « monstre » sans doute. Pff, minable, les sacrifices humains avaient été aboli il y à pas mal d’années maintenant pour quoi les remettre au gout du jour juste pour une panique factice ? Décidément mon espèce continuera toujours de m’étonner dans tout les sens du terme. Les présentations furent faites en bon et dû forme, les demoiselles s’appelaient respectivement Gwenaëlle (petite taille, cheveux châtain et yeux noisette), Sophie (brune, taille moyenne, yeux bleus), Marie (Haute perchée sur des jambes élancées, rousse avec des yeux vert) et Michelle (Blonde, yeux bruns, la même taille que moi). La femme qui m’avait menacé à tords de sa fourche à mon arrivée se révélaient être sœur Emmanuelle, grande blonde aux yeux gris, soit leur « protectrice ».
Bon je connaissais leurs noms et qui je devais éviter d’énerver durant mon séjour ici. Sans suivi un cours dialogue quant à me venue ici.

« Si je peux me permettre, pourquoi êtes-vous ici ? Pourquoi les gardes vous ont-ils laissé passer ? Ils sont censés rendre le passage imperméable à toute visite
-Ils ont fait une exception pour moi, je suis une exorciste et je…
-Fantastique ! Dieu nous à entendu et nous à envoyé un courageux émissaire pour nous débarrasser du monstre oh si vous saviez comm…
-Silence ! Pour la énième fois depuis mon arrivée au village je ne m’occupe en général pas des « esprits malins », ma venue ici n’est que hasard. Je vais vérifier que ces rumeurs sont totalement fausses puis je repartirais
-Mais… comment pouvez-vous dire des choses pareilles ?
-Parce que je suis certaine que c’est le cas, le Diable ou toutes autres appellations du genre ne sont qu’imagination. Je tentais de me rassurée moi-même en me disant ça.
- VOUS N’AVEZ PAS LE DROIT DE DIRE CA ! VOUS N AVEZ PAS LE DROIT DE DOUTEZ DE CE QUE NOUS AVONS VU ! MEME LAVAAN PEUT SENTIR CETTE CHOSE ! S’emporta la plus jeune des sœurs présente autour de la table, Sophie
-Sophie, calme toi veux-tu ?
- Oui, excusez-moi Sœur Emmanuelle
-Va donc t’occuper des vaches dans l’étable et de mener le loup de la demoiselle à l’écurie
-Vous aviez vu ?
-Allons mademoiselle, on peut duper des gardes d’une vingtaine d’année mais pas une vieille dame comme moi. Ne vous en faite pas il sera bien traiter.
-…Merci, je vois que j’ai manqué de discrétion. Bref, qui est ce Lavaan ?
-…J’aurais du me douter que ce détail ne vous échapperais pas, venez, suivez moi. »

Elle quitta la table, m’intimant de la suivre un peu plus loin d’un geste de la tête, pendant que les autres jeunes femmes furent envoyées aider Sophie. Nous sommes passés dans un couloir aussi sombre qu’étroit pour finalement arrivées devant une porte blindée, en métal.

« Nous y voici, cette salle était autrefois une cave à vin, je vous en prie ne soyez pas choquée par ce que vous aller y voir
- ??? »

La ouvrit lentement la lourde porte et laissa la lumière du couloir envahir la pièce sombre. Ce qui j’y découvris fut réellement une surprise pour moi. A l’intérieur il y avait…. Un enfant ? Oui, un petit garçon apeuré par toute cette soudaine lumière. Enchainé au mur, il tirait sur la chaine à son poignet droit pour essayer de rester dans l’ombre, se conduisant comme un animal sauvage terrorisé. Un regard acide vers la sœur ainée et tout me fut expliquer

Spoiler:
 

« Ne croyez pas que nous avons choisis ce destin pour cet enfant mademoiselle
-Pourtant c’est bien ce que je pense
-…. Voyez vous, lorsque les malheurs on commencé, ce n’était qu’un enfant banal qui jouait avec ses petits camarades tout les jours. Puis il à commencer à avoir d’étrange sautes d’humeur puis un comportement de plus en plus instable. C’est comme si il avait senti la créature. A chaque fois qu’il y avait un nouveau drame, il le ressentait et ce comportait comme un possédé. Personne n’a jamais rien pu faire pour lui, c’était comme si il ne nous entendait pas. … Certains habitants du village voulait l’abattre car il croyait dur comme fer que tout étais de sa faute. Alors, pour lui éviter d’y passer nous l’avons emmené de force avec nous ici pour l’isoler de tout danger mais….. C’était encore pire. Il hurlait presque tout les jours que le monstre viendrait nous dévorer la nuit. Afin de ne pas nous même céder à la panique, nous l’avons enfermé ici.
-….Espèce de barbares…
-Vous ne pouvez pas dire ça, vous n’avez pas vécue ce que nous avons vécu !
-Peut-être mais moi je n’enchaine pas un innocent au fin fonds d’une cave froide, faites le sortir immédiatement
-Vous n’y pensez pas !
-Bien sur que si, je peux même le faire sortir par mes propres moyens dis-je avant de mettre un pied à l’intérieur de la pièce
-Arrêtez arrêtez, si vous pensez pouvoir contenir son « problèmes » je consens à le laisser sortir mais si il attire cette créature encore une fois nous le remettrons dans ses liens
-Essayez pour voir. » Lui assenais-je d’une voix froide.

Non mais alors j’aurais vraiment tout vu ! Moi qui croyait retrouver une France belle et épanouie, voila que je me retrouvais coincée avec des extrememistes. Quel séjour…
Lavaan fut donc sortis de la pièce, des yeux exorbités qui fixaient tout aux alentours, histoires de se dire que sa libération n’était pas une blague. Pauvre enfants, des cicatrices marquait ses bras et ses jambes, il était peu vêtu et ses cheveux descendaient en une longue cascade de nœuds jusque dans le bas de son dos. De plus il semblait avoir faim. Je ne voulais rien savoir de ce que les « sœurs » avaient bien pu lui faire avant mon arrivée mais hors de questions que ce manège infâme recommence.
Il ne décrocha pas un mot. Ni un sourire ou rien, il avait constamment le regard perdu dans le vague. Le choc surement. Le temps qu’il s’en remette, j’ai décidé d’aller voir Hélios dans l’écurie pour avoir sa première impression de ces lieux. C’était sans compter une autre surprise forte désagréable une fois sortie. Deux des sœurs ; Sophie & Marie me lancèrent de l’eau froide dessus au moyen d’une bassine qu’elles me renversèrent dessus pendant que Gwenaëlle récitait une prière juste derrière elle.

Spoiler:
 


J’hésitais entre leur crier dessus et repartir, finalement la première option me paru mieux.

« NON MAIS JE PEUX SAVOIR POURQUOI VOUS M AVEZ TREMPER DE LA SORTE ??!!
-Nous sommes prêtes à parier que vus n’avez même pas touché l’eau bénite des piloris pendant votre ascension jusqu’ici alors nous avons pris les mesures nécessaires et vous avons bénis au moyen de cette eau là
-Pff, vous n’aviez pas autre chose à faire non ?"
Alerté par mes cris, Lavaan sortis la tête du chalet par curiosité sans doute. Les jeunes femmes le virent et j’eu droit à ceci :
« SEIGNEUR ! Vous avez fait sortir Lavaan !!?? Vous l’avez touché ?
-…La logique veut que oui en effet…
-OH NON ! Vite il fut que vous preniez un bain purgatif au plus vite ! Cet enfant est l’incarnation du mal !

Là, elle était allée bien trop loin à mon gout. Pas au point de me faire sortir de mes gongs mais tout de même. M’approchant d’elle, je la fusillais du regard à moins d’un mètres et desserra les dents :
« Approche moi avec quoi que ce soit d’autres, que ce soit des grigris vaudous ou des crucifix en papier et je t’emmène en pleine montagne pour t’y abandonner est-ce clair ? Même sentence si tu touche à cet enfant, et ça vaux pour tes amies aussi.
-*déglutit*
-Bien, je vois que le message est passé finalement. Je vais dans l’étable. Tenez vous tranquille en attendant. »

Non mais franchement, comment peux-tu se laisser endoctriner à ce point ? Ca me sidérait. En plus j’étais trempée maintenant, c’était vraiment pas malin. Heureusement que l’étable était vide d’humains, je serais tranquille avec Hélios au moins. La grande porte coulissante qui devait isoler l’écurie n’était pas fermée, seul un grand passage à traversé donnait directement à l’intérieur. Mon lycan se trouvait là, couché sur de la paille neuve, somnolent presque. On lui avait retiré tout son « déguisement ». Dans un sens j’étais ravi de l’ouverture d’esprit des sœurs à ce niveau là, pour des raisons que j’ignore elles n’avaient pas été effrayées par son Innocence d’aucune façon que ce soit. M’approchant de mon ami, je m’agenouillais à son niveau et lui parlait par la pensée.

« Ca va ? Tout va comme tu veux ?
-Ah oui il n'y a aucuns problèmes, les demoiselles on été un peu surprise mais sans plus c’était déjà agréable, et puis je n’ai pas à me plaindre, je suis bien installé et la vue est belle.
- ??? »


C’est la que je me suis retourné et qu’en effet, j’ai pu constater la beauté du paysage qui nous faisait face. Le chalet était sur l’un des plateaux et, dés lors que l’on regardait droit devant on pouvait voir les montagnes nous saluer de leurs magistrale taille. Superbe, vraiment. Un crucifix géant était en revanche planté aussi devant mon regard, délimitant avec exactitude l’endroit à partir duquel on tombait sur les pentes de la vallée. Lorsqu’il faisait nuit, on ne devait probablement rien voir de déjà de cette limite. Mieux valait ne pas s’en approcher tout court enfaite. Je restais comme ça à observer le paysage pendant un certain temps, jusqu'à ce que je me rende compte que le soleil commençait à décliné.

« Bon, il vaut mieux que je rentre, à force de ne rien faire je vais tomber malade à cause de mon uniforme humide
-Bien, allez vous changer maîtresse, je vais rester là et me concentrer entièrement sur la présence d’Akumas.
- Préviens-moi si c’est le cas
-Compris. »

Et me voila de nouveau l’intérieur du chalet. La plus âgée des femmes sermonna très très légèrement les plus jeunes de m’avoir béni de la sorte, à la limite c’était moi qui était en faute dans ses paroles. Un soupir exaspérée et je me décidais enfin à lui demander une tenue sèche pour aller me changer. Elle me donna un habit d’église noir et blanc, identique en tout point à ceux que portaient les autres demoiselles. Bon, normalement j’aurais rechigné un peu à porter un truc pareil mais là il fallait bien que je me change. Ainsi, je me suis habillée comme elles après m’être correctement séchée. Heureusement qu’elle avait un semblant de salle de bain, ça me permettait de ne pas être sur le qui vive à chaque fois que j’ôtais ou remettais un vêtement. En les rejoignant, je ne pu éviter à mon regards de se poser sur Lavaan, l’enfant était isolé de tous, recroquevillé contre un mur, se balançant d’avant en arrière. Ca me fendit le cœur, il n’était plus prisonnier de sa geôle mais c’était tout comme puisqu’aucunes des filles ne lui parlait ou ne restait prés de lui. Soit, j’irais le voir moi-même. Au passage, je bousculais légèrement l’une des plus jeunes et m’empara d’un crayon et d’une feuille vierge (qui à la base était prévu pour que je note un peu tout ce que j’avais vu ici pour ne pas oublier ce passage en France) avant d’aller m’installer prés de lui. J’ai essayé de lui parler mais sans succès. Aucun mot ne sortis de sa bouche. J’eu alors l’idée d’écrire mes questions, si il ne voulait parler, peut-être voudrait-il écrire non ? J’ai donc commencé par une question simples « Comment tu sens-tu ? » et lui est tendu la feuille dont il s’empara après une sorte d’hésitation. Là encore, rien. Il regardait la feuille avec insistance puis, tournant la tête vers moi me demanda :

« Ca veut dire quoi ?
- ?? Tu ne sais pas lire ?
-Lire ?
-…Je vois, elles ne t’ont mêmes pas fait les leçons basiques. Il y à une école au village ?
-Non.
-Bon… »

De mieux en mieux, voila qu’en plus d’être tous des fanatiques d’un soit disant Dieu ils ne faisaient même pas le nécessaire pour faire étudier leurs enfants. Mais dans quel endroit étais-je tombé à la fin ?! Cette facette de la France ne me plait pas du tout pour être honnête. Je réfléchissais sans arrêt aux moyens de partir d’ici au plus vite quand une main sur mon bras me fit sortir de me penser, c’était Lavaan.

« Tu voudra bien m’apprendre à lire ?
-Hein ? Maintenant ?
-Oui, s’il te plait. »

J’affichais un sourire, ça ne me posais aucun problème de lui apprendre, au contraire même, au moins comme ça je me sentais utile. J’ai attrapé le premier livre qui me tomba sous la main et l’ouvrit à la première page le mettant devant l’enfant pour commencer sa leçon. Tout se passait bien jusqu'à ce qu’il bloque plus longtemps qu’auparavant sur l’un des mots. Après avoir insisté deux-trois fois, je vis qu’enfaite, il ne regardait même plus la page, son regards était de nouveau perdu dans le vide. Que lui arrivait-il ? En plus il tremblait. Avait-il froid ? Pas possible, la cheminée logeait des flammes à moins de cinq mètres de nous. Pour tenter de comprendre je lui ai posé la question.

« Lavaan ? Ca ne va pas ?
-Il… Il arrive ? dit-il en commençant à pleurer
-Qui ça ? Qui arrive ?
- * lâche le livre et se tient la tête fortement* Le monstre ! Il arrive ! Il …Il…
-Lavaan ??!!
-IL VOUS DEVORERAS TOUS ! »

Les sœurs, jusque la restées en retrait se précipitèrent sur l’enfant et deux d’entre elles le ramenaient vers la cave malgré ses hurlement et ses protestations. En tentant de m’interposer, je fus bloquée par Emmanuelle.

« Arrêtez immédiatement c’est un conseil Madame lui dis-je sans l’ombre d’une douceur
-Vous n’avez en aucun cas le droit de nous opposer à nos lois que vous soyez l’exorciste dont nous ayons besoin ou pas. Lavaan va être ramené en quarantaine pour que ce monstre ne revienne pas.
-Oh et à quoi ressemble t-il se monstre ?
-Il est énorme, sur quatre pattes, un pelage presque entièrement noir et purulent, une tête blanche et des yeux rouges dont s’échappe du sang ! Son cri paralyse rien qu’a l’écho ! »

Cette description ne ressemblait pas à un Akuma mais j‘en avais vu toutes sortes et de toutes tailles que j’étais tenter de classé ce fameux monstres dans les rangs des machines du Comte Millénaire. Voulant cracher un semblant de vérité au visage de cette vieille harpie je me suis finalement lancé :
« Non mais arrêtez votre délire à la fin ! Si mon animal avait senti quelque chose de tel il nous aurait averti et….

BAM


Un bruit m’avait interrompu dans ma phrase, il y avait quelque chose sur le toit de tôle du chalet. Plus personne ne bougeait, apparemment cette chose se déplaçait également. Pourquoi Hélios ne m’avait-il pas prévenu enfin ?! Je ne comprenais plus. Seule une chose m’était certaine, si je voulais découvrir ce que c’était je devais sortir pour voir ça de mes propres yeux.
« Mademoiselle ! Attendez ! N’y allez pas c’est dangereux ! » Me héla Marie tout en tenant Lavaan. Mais ça ne m’arrêta pas pour autant et je suis sortie, Emmanuelle sur mes talons armée d’une fourches aiguisée tandis qu’Hélios venait nous rejoindre.
Et effet, il y avait quelque chose sur le toit. C’était énorme, presque entièrement noir, une blancheur sans pareil sur le devant du crane et des yeux rouges vifs desquels coulait…. Du sang ? En plus ça montrait des crocs luisant. Un Akuma bien étrange, pensais-je sur le départ. Tout à coup, je sentis Hélios…. Trembler ? Oui c’était ça, il tremblait.

« Hélios, n’ai pas peur de cet Akuma ! D’ailleurs pourquoi ne m’as-tu pas prévenu qu’il y en avait un ?
-Parce que…. Ce n’est… pas un Akuma maîtresse.
-Qu….Quoi ? »

Mon sang parut se glacer devant cette chose, je tremblais aussi maintenant et j’avais du mal à me concentrer sur la chose en question, sa queue fouettait l’air et des grognements doublés de feulement s’évadait de son gorge. Je me mis à repenser à Akito et Agito, à Lavi, Hikari, Lenalee, Eris, Eroize, Hope et bien d’autres personnes encore. Mes pensées étaient dans le style de « Je ne les reverrais jamais si je meurs ici. » Mais pourquoi penser une chose pareille ?! J’avais peur, terriblement. J’étais comme figée, clouée sur le sol. Tétanisée, je ne vis même pas immédiatement la chose fondre sur moi bien que mes yeux soient rivés sur elle. Se fut lorsque j’entendis « MAITRESSE » dans ma tête et que je vis Hélios s’interposer que ma conscience reprit le dessus. Il intercepta la mystérieuse créature avec sa tête et d’un mouvement de nuque, l’envoyât plus loin de le grand crucifix au delà duquel la vallée était plongée dans le noir de la nuit. Des cris percutèrent les parois des plateaux et des montagnes puis, plus rien. Le monstre était parti. J’avais tellement froid… Cette rencontre m’avait glacée le sang au sens propre du terme.
Emmanuelle s’approcha de moi, toujours avec la fourche en main et lança un :
« Alors ? Vous êtes disposée à nous croire maintenant ? Ou tout ceci n’est sorti que de notre imagination comme vous le pensez si fort ? »
Mes yeux traduirent seuls mon ressenti. J’étais tellement apeurée que je ne pouvais délier ma langue. C’est un nouveau cri venant cette fois de Gwenaëlle qui me fit percuter un peu.

« Mon dieu ! Le loup ! Il à été griffé par cette chose ! » Fit-elle en pointant Hélios du doigt
En effet, il avait sur son museau trois traces parallèles, trois entailles laissées par des griffes, surement lorsqu’il avait utilisé sa tête pour me protéger. Ca ne saignait pas beaucoup mais il ne fallait pas laisser trainer pour ne pas risquer l’infection. Je me mis de nouveaux en colère lorsque j’entendis Marie dire

« Nous devons l’abattre, comme les vaches malades, sinon il deviendra un serviteur de cette chose immonde ! »
Ni une ni deux je me suis mise devant lui malgré mes jambes encore tremblante et ai regardé ladite Marie avec un regard embrasé d’une colère noire.
« Touche à Hélios et je te jure que « sœurs » ou pas je lui ordonne de te dévorer
-….
-Laisser nous tranquille, je vais… dormir dans l’étable cette nuit. »

Ainsi fut dit, ainsi fut fait, je ne me suis même pas occupé de savoir si les femmes m’avaient répondu quelque chose ou non, je voulais juste oublier ce que je venais de voir. Mon loup me suivit sans broncher et s’installa sur la paille de sa couche pendant que je venais m’assoir prés de lui. Voila que je pleurais maintenant ! De frayeur c’était certain mais ça m’énervait quand même. Je n’avais rien, pas de sursauts larmoyants ou de hoquet à cause d’une respiration que l’on ne contrôle plus. Rien de tout ça. J’avais juste des larmes qui coulaient sur mes joues sans rien d’autres. J’avais encore plus froid que tout à l’heure, la peur encore présente dans mon corps. Ancrée si profondément il sera difficile de m’en défaire. M’adossant sur le mur en bois qui séparait « l’enclos » d’Hélios de celui des autres animaux, je ramenais mes genoux à moi et enfoui ma tête dans cette espace. Hope me manquait, tous me manquait d’ailleurs. J’avais froid de leur présence, je voulais les avoir prés de moi. Certes j’avais Hélios mais c’était bien différent. J’avais besoin d’une présence humaine dans tout ce cauchemar. Entre plusieurs salves de larmes silencieuses je murmurais

« S’il vous plaît…. Quelqu’un… n’importe qui….. J’ai peur… »
J’aurais tellement voulu ne pas être seule.
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MessageSujet: Re: Frayeurs sur les plateaux{LIBRE /OPEN} Lun 22 Nov - 1:25

[Pardon du retard, en plus c'est pas terrible et c'est court.]

Je ne saurais vous décrire la terreur qui s’est emparé de moi à la vue de ce monstre. D’autant plus lorsque j’ai su que ce n’était pas un Akuma et que, par conséquent, les méthodes pour le battre seraient d’un tout autre niveau pour ne pas dire domaines. Je n’avais encore jamais ressentie ce genre de peur qui vous prends aux tripes et vous fait avoir des haut le cœur. Je savais pourquoi j’étais aussi terrifiée, la simple idée de me sentir démunie de toute puissance que je tire de mon innocence, l’idée même de ne pas savoir comment lutter contre cette chose me glaçait le sang. Mais à qui ça ne l’aurait pas fait ? En y réfléchissant bien, nous sommes tous humains, enfin presque – j’esquisse un sourire en pensant à Hélios – par conséquent nos ressentis, sans être les mêmes forcements devraient aux moins se calquer les uns sur les autres non ? Enfin je suppose.

Je suis resté avec mon Innocence cette nuit là, dans l’écurie. Paradoxalement, je n’ai même pas fermée la grande porte qui nous aurait isolées d’une possible seconde offensive du danger aperçu quelque heure auparavant. Je n’ai pas dormie, trop de questions, trop de frayeurs c’étaient installés pour pouvoir se distillées aussi facilement et laisser le sommeil prendre place au moment ou il aurait du le faire. Hélios ne cessait de s’inquiéter à mon sujet. Lui plus que personne au monde pouvait comprendre mes faits et gestes. Que je ne bouge pas de la nuit en restant recroquevillée telle une enfant apeurée, la tête coincée entre mes genoux lui en disait long sur ceux à quoi je pensais. A de nombreuses reprises je lui demandais s’il allait bien, si les griffures ne lui faisaient pas trop mal. Et à chaque fois il me renvoyait la question comme un boomerang. Nos « discussions » si je peux appeler ça comme cela ne faisait guère plus de longueur.

J’ai vu les ombres des montagnes se dessiner prés de moi dés lors que l’astre solaire pointait derrière elles ses rayons annonciateurs que tout danger étaient écartés. Bon, au moins une bonne chose mais il doit être encore très tôt. Je relève la tête pour la première fois depuis un moment maintenant et à ma plus grande surprise, à côté de moi se trouve un plateau portant une assiette complète, une miche de pain, un verre d’eau et des couverts. Une gamelle fournit et un pichet d’eau sont également posés là, prés d’Hélios. Hm, je suppose que l’une des sœurs à du venir me porter un plateau dans la nuit ainsi qu’une petite collation pour mon Innocence et que, trop plongée dans mes pensées je n’ai même pas fait attention à sa venue. J’espère qu’elle n’aurait pas pris ça pour de l’irrespect ou de l’ignorance calculée. Si tel est le cas alors j’irais m’expliquer clairement, je ne suis pas là pour me faire des ennemis soyons clairs là-dessus.
Je suis bête n’empêche, à cause de ça mon « repas » est bien froid désormais. Bon, je peux au moins commencer à manger le pain, mon estomac commence à me faire souffrir quelque peu. Hélios n’avait surement pas du trouver cela prioritaire de me prévenir de la gentille attention faite par je ne sais qui encore. Je ne peux pas lui en vouloir, il ne devait pas savoir que j’étais perdue entre pensées et peurs et puis sur le moment, je me permets de douter que je n’aurais même pas percuté qu’il m’aurait parlé, trop absorbé par moi-même sans nuls doutes.

Des cernes violettes à la limite du bleu ont échouées sous les yeux, me donnant un air malade, déjà renforcé par l’air frais de la montagne qui à fait quelques peu déteindre mon épiderme. Non je n’étais pas encore aussi blanche que mes cheveux mais tout de même, il était plausible de croire qu’en temps normal, avec une tête pareille j’aurais été grippée. Le manque de sommeil est vraiment mon pire ennemi. Je ne sens épuisée et malgré tout, je sais que je n’arriverais pas à fermer les yeux. Mes mâchoires déchiquètent lentement et en silence la petite ration de pain que l’on m’a donné cette nuit. J’ai l’impression d’avoir déjà vécue cette situation, morne, monotone, une répétition qui vous rends fous mais que malgré tout vous ne parvenez pas à destituer de sa place de commandant en chef à l’intérieur de votre tête. J’ai horreur de ça, me sentir incapable de me prendre en main est une sensation que j’exècre par-dessus tout.
La Congrégation me manque, ma chambre ma manque, tout me manque. Pour la première fois de ma vie je pense être en mesure de faire tout le trajet en courant si il le fallait pour retourner auprès de ceux qui me sont chers, ceux qui m’ont empêché de couler, d’être rattraper par mon passé. En parlant de ça justement, je sens un parfum particulier flotter dans l’air. Une fragrance que je connais j’en suis sure, mais ou l’avais déjà sentie ? Je cherche, comme cachée derrière mes yeux éteins.

Un souvenir, des notes, celle d’un piano. Je me revois, debout dans une grande pièce, je vois ma petite sœur, Vitany. Elle joue de cet instrument, et très bien d’ailleurs. Son rythme m’apaise et m’apaiseras toujours. Du haut de ses dix ans, elle était très douée même si elle préférait le violon au piano sans aucune hésitation. Moi ? On m’avait enseigné les instruments de la même manière mais j’ai vite abandonné, leur préférant le chant. Je regarde ma cadette, de dos, les mains effleurant tendrement les touches du piano, délivrant à mes oreilles leurs douces symphonies. Puis, plus rien, plus une seule note de musique. Maintenant que je regarde mieux, avant simplement vêtue d’une robe blanche ‘été, Vitany porte un ensemble plus recherché, une jupe à doubles motifs ainsi qu’une veste noire. Ses cheveux, auparavant longs et lâchés de toutes étreintes sont maintenant parsemés de petites tresses ça et là. Elle porte ce que je vois comme un béret depuis mon point de vue. Du piano commence à couler du sang. Paniquée, je me jette sur ma petite sœur et l’emmène plus loin dans la pièce. Je suis rassurée de l’avoir dans mes bras et pourtant, je me mets à me sentir mal. C’est en la regardant que j’ai compris, elle affiche un sourire terrifiant, un sourire que je n’avais jamais vu sur son doux visage d’enfant.

« C’est ta faute tout ça Cielle »

Des mots qui résonnent comme un poids lourds dans mon cœur. Ma faute ? Oui… C’est vrai, ce soir là j’aurais du être plus vigilante. Elle lève un couteau sortis de je ne sais ou vers moi et le fait glisser dans mon cou. Mon sang défile telle une cascade pourpre et.. Je sursaute. Un rêve, ou plutôt non, un cauchemar. J’étais partie pour essayer de me rappeler de bons souvenirs et voilà qu’à la place tout avait viré en une tenture de cauchemars dont je me serrais bien passés pour être honnête. La tête toujours cachée dans l’enceinte de mes bras, je me remémore sa fameuse phrase.

« C’est ta faute tout ça Cielle »
« C’est ta faute tout ça Cielle »
« C’est ta faute tout ça Cielle »
« C’est ta faute tout ça Cielle »
« C’est ta fau…»

Oui, je le sais bien ça, je n’arrête pas d’y penser, d’essayer de m’imaginer ce qui se serait passé si j’étais arrivé plus tôt, si j’avais été plus vigilante avec ma propre sœur plutôt qu’aves les autres enfants de l’Orphelinat. A chaque fois c’est la même chose, je me sens mal et les larmes finissent par venir. Ah, encore une fois je vois que j’ai raison, ma vision, déjà peu claire commence à ce troublée.
Je n’entends pas immédiatement une voix plus enjouée nous interpeller Hélios et moi. Ce n’est que lorsque j’ai vu mon loup se lever sur ses puissantes pattes que je me suis décidé enfin à bouger à mon tour, il était temps. Je ne distingue pas immédiatement la personne qui s’approche de nous. Hélios me devance, allant à la rencontre de la demoiselle.

« Ero…ize ? » murmurais-je, endormie presque.

Me mettant sur mes jambes, je lui fais un signe de main en essayant de cacher mes cernes sous ma frange, je ne tiens pas à inquiéter qui que ce soit. Un sourire faux et je pensais que tout allait bien se passer comme je l’avais originellement prévu. Mais non c’aurait été bien trop simple. J’avais parcouru la moitié du chemin lorsque mes jambes m’ont lâché à leur tour. J’ai repris juste assez de consistance pour ne tomber que sur un genou heureusement. Ma respiration se saccade brusquement sans que je sache pourquoi et je me mets à avoir mal à la gorge, exactement là ou Vitany m’as poignardé dans mon cauchemar. Pourtant j’ai beau toucher, je n’ai rien, juste un petit peu de mal à respirer. C’est vraiment étrange tout ça…
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MessageSujet: Re: Frayeurs sur les plateaux{LIBRE /OPEN} Lun 24 Jan - 4:27

Enfin une présence, un semblant de chaleur perdu entre deux eaux, celle du réel et celle de l’imaginaire. Cielle sentait bien qu’elle n’était plus seule mais une force qui lui demeurait bien supérieure en tous points la maintenant au sol, comme affaissée sous le point de toute la tristesse du monde qu’elle distinguait plus terne que d’habitude à cause de ses yeux fatigués. Vitany, elle l’avait vue. Plus exactement elle s’en était souvenue. Et elle n’aurait pas dû. Car le souvenir de sa sœur est comme une fleur noircie par la rancœur. Elle ne parvient pas à s’en détacher. Enfin, elle n’en exprime pas vraiment le désir non plus. C’est comme une ancre dont on ne peut se résoudre à abandonner au fonds d’un Océan sombre surplombant un ciel effacé par le destin funeste qui colle à la peau des exorcistes. Parce que cette fameuse ancre est à double tranchant, elle est à la fois la peine et la joie de la Nordique. Ses plus beaux souvenirs avant la Congrégation elle les devait à sa famille et plus particulièrement à sa défunte petite sœur alors vous pensez bien que de s’en éloigné sonnerait presque comme un blasphème dans le beffroi résonant du cœur du la blafarde. Impossible. Même si Vitany avait tenté de la tuée elle ne pouvait se résoudre à la haïr. Même si la gamine avait fait d’elle un monstre aux cheveux décolorés que l’on point du doigt dans la rue telle une sorcière, jamais elle n’éprouverait la moindre haine envers elle. Parce que oui, tout était de sa faute. Si elle n’avait pas délaissé Vitany en pensant qu’elle était forte pour son âge au profit des autres enfants de l’orphelinat, si elle avait insisté plus longuement le soir ou sa cadette s’était terré dans le mutisme peut-être que…. Non assurément sa vie n’aurait pas pris un tel tournant. Ou du moins pas aussi brutal. Car oui par la force des choses elle serait devenue exorciste certes mais la Benjamine des Dawndream n’aurait pas succombé sous les coups du squelette impie que sont les créations du Comte Millénaire, cet affreux personnage, emprisonnant par la même occasion une âme rappeler d’outre-tombe. Peut-être qu’un jour Cielle serait amnistiée par la main aussi duce d’invisible de ses ascendants pour sa lourde faute, peut-être pas. Advienne que pourra, tels sont les caprices des dés du destin.

L’exorciste voulait rentrer à la Tour le plus rapidement possible. D’ailleurs si elle avait pu elle l’aurait fait immédiatement. Mais aussi groggy soit-elle, sa conscience lui dictait bien qu’elle ne pouvait laisser Lavaan seul ici avec ses sorcières vêtue d’habits d’églises. Elle se jurait de l’emmener loin d’ici, à la Congrégation même peut-être. Aller savoir ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Des idées aussi fusantes que des étoiles filantes. Inutile d’essayer de les décrypter, elle-même en cet instant ne savait quoi en penser.
Puis il a y eu ce tintement agréable, familier qui vint murmurer à ses oreilles d’une voix délicate une phrase toute simple. Et pourtant, aussi banale soit-elle cette vocalise l’aidait à sortir de sa semi-torpeur. Une forme se distingue de mieux en mieux devant elle. Une silhouette élancée et élégante qu’elle connait bien puisqu’elle est amenée à la côtoyer régulièrement. Ce n’est qu’en levant un peu la tête que le visage du nouveau venu s’éclaira à son tour pour dévoiler l’identité que l’ombre de l’étable masquait. En définitive c’était une jeune femme et pas n’importe laquelle, l’une des plus proches amies de Cielle, la nommée Eroize Karibo. En voyant le visage de la demoiselle, la Nordique, pour une raison inconnue fut reprise d’une salve d’épaisses larmes avant de reprendre un peu de force dans le jambe et d’aller enlacer son homologue tout en tremblant. Le choc de cette nuit n’était toujours pas passé apparemment. Trop heureuse de se savoir enfin en présence d’une présence humaine qu’elle connaissait, la blafarde n’avait pas résisté et s’était senti craqué une seconde fois.
Hélios s’avança d’une démarche presque Royale vers les deux jeunes femmes et passa son museau dans la chevelure fine et blanche de sa Maîtresse, essayant de la consoler au mieux. Les paroles, même télépathes ne marcheraient pas si elles venaient de lui cette fois, il se savait, il se sentait même, au plus profond de lui. C’était d’un contact vraiment humain dont Cielle avait besoin, il était sur le banc de touche pour le moment. Et d’ailleurs ça l’énervait plus qu’un peu, de ne pas pouvoir stopper le torrent de nouveau naissant sur les joues de sa compatible.
D’une voix presque égarée dans un tourbillon de vocalises tremblantes, la Nordique desserra les dents pour laisser passer une complainte atroce entre ses canines blanches.

« Eroize.. Comment tu m’as trouvé ? Qu’est-ce que tu fais ici ?! J’ai… J’ai tellement peur.. si tu savais à quel point…. »
Les larmes revinrent encore une fois, à peine lassées par cette monotonie cinglante. Heureusement, Cielle se calma par la suite et stoppa son étreinte autour de sa collègue scientifique. Elle avait honte d’elle, fondre en larmes comme ça devant elle. Ce n’était pas un déshonneur, n’exagérons pas, mais elle qui ne voulait inquiéter personne au départ, voilà une affaire partie en éclats pour de bon. Bref, qu’importe, il fallait avant tout qu’elle réponde à la question que lui avait posé Eroize avant la sienne. Se remémorant les événements de la nuit précédente, Cielle frictionna ses bras vivement car elle avait commencé à trembler, de peur ou de froid nul ne saurait le dire. Son courage repris temporairement, elle planta ses yeux océaniques, rougis par les larmes dans ceux terrestre de son acolyte. Puis, elle entama sa description qu’elle savait bâclée dés le départ :

« Et bien je suis arrivée ici dans la journée d’hier. Je n’ai pas eu le temps de bien comprendre la situation que « c’est » apparu. J’ignore ce que c’est mais c’est énorme, un crâne blanc, des yeux rouges et une aura à en terrifié plus d’un qui s’en échappe. Je ne sais pas de quoi il s’agit ça ne ressemble à rien de ce que j’ai pu voir jusqu’ici ! En plus c’est énorme et cette chose à blessé Hélios. »
Elle avait terminé sa phrase et se tournant vers son loup, effleurant légèrement les trois griffures très distinctes, visiblement tracées par de puissantes griffes. Ces marques étaient cramoisies, signe qu’Hélios commençait déjà à cicatriser. Mais qu’importe, même si il allait bien, Cielle se demandait si les risques de possessions qu’hurlaient les sœurs ne risquait pas d’arriver sans crier gare. Inquiète, elle exécuta un nouveau volte-face pour apercevoir encore une fois le visage d’Eroize et lui dédia une requête étrange.

« Eroize, je sais que ça va te paraitre bizarre puisque tu es une scientifique et donc d’une nature logiquement très terre à terre mais…. Que penses-tu des rumeurs de possession qui rôdent dans les parages ? Je ne sais vraiment pas quoi en penser. »

Désemparée, ça oui elle l’était. Mais elle aurait sans doute refermé les yeux pour s’endormir et oubliée une nouvelle fois –contre son gré qui plus est – si Lavaan, le petit garçon n’était pas rentré dans l’étable en courant, n’arrêtant sa course que lorsqu’il eu enfin atteins Cielle et enserrer la taille de la jeune femme de ses bras frêles de garçonnet. Lui aussi était agité de soubresauts dû à des pleurs que l’on n’aurait su expliquer. En levant la tête vers celle de la Nordique, le visage tout aussi strié que le sien, il articula du mieux qu’il pu entre deux hoquets saccadés :

« Ca…..Cave ! »
Cave ? Alors les sœurs voulaient le remettre dans sa geôle froide ? Hors de question, Cielle ne laisserait pas une chose pareille arrivée. Entourant le garçon dans ses bras, elle lui donna une embrassade affective avant d’entendre à ses oreilles le venimeux sont des voix des sœurs qui vivaient ici :

« LAVAAN ! TE VOILA ENFIN MAUDIT ENGEANCE ! REVIENT ICI ! »
Le dénommé tremblait, Cielle voyait sa colère s’animer de nouveau. Le fer allait sans doute être croisé d’ici peu.
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