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MessageSujet: Collapse. Jeu 23 Sep - 22:04



|x| COLLAPSE |x|


#~ http://www.deezer.com/listen-882709


« You can't kick me down I'm already on the ground,
No you can't, but you couldn't catch me anyhow,
Blue skies, but the sun isn't coming out, no,
Today is like I'm under a heavy cloud.

I just wanna scream and lose control,
Throw my hands up and let it go,
Forget about everything and run away,
I just wanna fall and lose myself,
Laughing so hard it hurts like hell,
Forget about everything and run away. »


Elle fixait une immensité. Elle était la spectatrice dévouée d’un royaume de minuscules êtres flamboyants. De milliers de cœurs qui battaient en unisson, éclairant le monde d’une timide lueur. Elle leva sa main, et sembla effleurer cette immensité alors qu’elle ne s’en était jamais sentie plus éloignée. Autrefois, comme tous les enfants, elle avait désiré déployer des ailes et se lancer dans ce ciel grand ouvert. Même après, en ascension sur la maturité, elle avait gardé ce rêve soigneusement lové dans le fond de son cœur. Après tout, une main, étroitement liée à la sienne, la guidait à travers tous ses cauchemars, à travers tous les orages effrayants, souhaitant découvrir cette immensité avec elle. Du moins, c’était sur ces profondes croyances qu’elle avait basé son enfance. Et peut-être cette confiance s’était-elle prouvée un peu trop grande, car à présent, sa paume était vide, et si autrefois elle avait crut voler, à présent elle se sentait enchaînée au bitume sur lequel elle s’était écrasée. Ses rêves s’étaient éclatés sur cette froide surface. Maintenant elle errait.

Plus fort.
Plus fort.
Où es-tu ?
J’ai besoin de toi.
Les jours passent et je suis toujours au même endroit.
Plus fort.
Plus fort.
Les voix dans ma tête, des chuchotements qui me hantent.
Tu as tenu ma main, tu m’as serré bien fort. Tu es partie et j’en pleure encore.
Morte. Ils t’ont prit, t’ont saisit, t’ont brisée, ont défiguré ton cœur.
Morte. Au plus profond de moi. Plus jamais la lumière ne brillera.
L’ironie. Tu es partie en souriant. Mais la tristesse pleurait en toi.
Dérision. La vie humaine est prévisible. Pas mes pas.

Elle baissa doucement la main, la suivant de ses grands yeux bleus. Elle courba le bras et se mit à marcher comme si elle avait toujours sut danser, à un tel point que sa démarche s’en décalquait. Pas après pas, comme page après page. Sa poitrine palpitait au son des tambours et pourtant son cœur n’avait jamais semblé si froid. Les ténèbres étaient trop profondes pour se réchauffer près de la flamme. Ce feu qui palpite en crachant sa vie, se moquant des larmes en consumant les yeux. Le tambourinement irrégulier de son cœur était fiévreux. Mais elle n’avait pas besoin d’être en bonne santé pour continuer d’avancer. Elle n’avait pas besoin de ce cœur pour continuer à vivre. Et si elle savait qu’une fois ce cœur éteint, elle ne souffrirait plus, elle savait aussi pertinemment qu’elle ne pourrait jamais le perdre. Pourquoi ? Parce qu’il n’était qu’une moitié, et cette moitié était le totem le plus important de son amour. Il était le souvenir le plus concret de sa mémoire et la coupe fragile dans laquelle se berçaient ses derniers sentiments. Et si toutes ces choses faisaient de sa mort une vie abominable, elle ne pouvait se résigner à tout lâcher.
Jamais.
Elle rejoignit une ruelle que l’heure tardive avait vidée. Seule, elle déambulait en posant ses souliers sur les dalles de pierre, ses yeux obscurcis scrutant les ombres qui jouaient autour d’elle. Seul, le ruban de sa robe frôlait le sol poussiéreux, s’étant malencontreusement défait. Elle-même ne pouvait se défaire de ce monde céleste qu’elle aimait tant, alors elle leva les yeux pour apercevoir le ciel entre les sombres tuiles des toits. Elle continua à marcher, négligente, le menton levé pour que ses yeux puissent avaler l’ensemble de cette bande de ciel d’un bleu foncé qu’elle ne lâchait pas du regard. Le ciel avait été, autrefois, un toit pour deux jumelles. Deux jumelles identiques sous un même firmament. Guidées par les mêmes étoiles, du moins jusqu’à présent. Et peut-être que cette contemplation n’était qu’un souvenir que sa pseudo mort n’avait sut effacer. Meian était une jeune fille coincée dans un souvenir. Dans l’ombre du présent qu’elle ne voulait pas suivre. Sa vie ne rimait plus à rien, elle en était certaine. Elle n’avait plus de raison d’aimer, plus de raison de sourire. Voilà ce qu’elle croyait savoir pertinemment. Elle ne comprenait pas pourquoi les divinités auxquelles elle n’avait jusqu’alors jamais cru, eussent eut ce souhait soudain de l’attirer dans un chemin contraire à celui de sa sœur, pour qu’ils se croisent sur les terrains les plus tortueux. Elle ne parvenait pas à aller de l’avant, a arpenter ce chemin, et son tout nouveau souvenir qui lui avait été offert n’était que le titre significatif de ce qu’elle était devenue. Une ombre silencieuse. Muette. Aux chuchotements pourtant cinglants ou rêveurs. Deux points de caractère qui chez elle avaient réussi à se mêler d’une façon cohérente. Le tambourinement ahurissant de son cœur n’était lui aussi qu’une illusion. Il était silencieux. Pourtant les coups résonnaient dans sa tête. Elle dont les souvenirs auraient dut s’effriter, ne retournait comme personne d’autre ses yeux derrière ses pas, que ce soit pour un soupir ou pour une larme, un sourire ou un charme. Elle n’était qu’un fantôme qui n’osait même pas hanter sa moitié, une ombre qui ne parvenait même pas à veiller sur celle qu’elle avait autrefois adoré.

Non, il était à présent impossible pour elle de croiser le regard de sa jumelle sans un sentiment de désespoir ou de haine. Autrefois on avait souhaité les séparer. Autrefois elles avaient tout fait pour résister. Mais outre les banalités outrageuses de la vie, une lumière éclatante s’était enraciné entre elles. Meian avait été aveuglée par ce cube au nom si imparfait. Comment pouvait-on nommer « innocence » un objet aussi exécrable et coupable ? Il avait tout ruiné. Il avait emmené sa jumelle plus loin encore. Seule dans le noir, Meian était devenue malade. Elle avait arrêté de faire des efforts. Elle avait pleuré. Alors un soir un corbeau vint toquer à sa fenêtre pour la consoler. Et sa visite fut bientôt remplacée par celle d’un être qui, entre ses cils embués, elle avait crut reconnaître. Et ils l’avaient emportée. Loin de cette maison, loin de ces arbres geôliers, loin de ce nid de souvenirs qu’elle n’avait pourtant jamais oublié. Plus loin encore de cette sœur qui s’était déjà envolée. À défaut de l’aimer, à défaut d’être rester sa seule amie, sa seule moitié, elle était devenue son ennemie. Et quelle parfaite ennemie…

Meian n’avait jamais fait de pas en avant depuis. Sa voix à force de s’être tue était devenue froide, et ses pupilles, deux flaques turquoise, s’étaient perdues dans un néant qu’elle seule connaissait. Elle était perdue et plus que jamais, elle-même incapable de se retrouver dans ses propres ténèbres. Des ténèbres qu’autrefois sa sœur exorcisait. Ironie du sort, elle s’était plut à sa profession. Maintenant les murs s’étaient dressés bien haut autour d’elle, fragiles et pourtant insurmontables. Si sa sœur continuait à vivre, à se faire des amis, Meian s’était arrêté dans le temps, incapable de grandir, de changer. Et ceci était la fin de la séparation avec sa jumelle. Car elles commençaient à se différer. Certes leurs chevelures consistaient toujours en de belles boucles noires, que Hikari avait coupées et que Meian avait laissé pousser jusqu’à ses pieds. Et leurs yeux consumaient toujours la même couleur, et la même amertume et insolence. Pourtant si ces traits fabuleux évoluaient chez Hikari, chez Meian ils semblaient plus enfant que jamais. Et comme pour approuver son emprisonnement, des nuages vinrent bloquer la vue du ciel. De fines gouttes de pluie imprégnèrent les ternes dentelles de sa robe, et après un moment, l’averse avait finit de vider les rues. Alors plus seule encore, elle trempait ses pieds dans des flaques, insouciante du temps qui défilait. Il n’y avait plus de temps. Seuls le tambourinement dans sa poitrine, que son morceau de cœur semblait vouloir garder pour compter la vie de son autre moitié, encore intact quelque part. Encore intact ? Non, ravagé par cette innocence coupable, inondé par une lumière trop criarde. Cette lumière qui lui blessait les yeux. Oui, face à la lumière, Meian avait les yeux timides. Si autrefois elle avait été belle, les lèvres rosées et les joues empourprées, à présent sa beauté n’était que blafarde. Son teint de lait, sa taille trop mince, inspiraient la déchéance plus que la figure marmoréenne. Et si sa voix et ses gestes étaient agiles et fluets, elle était jolie par juxtaposition. Par ce rapprochement entre le liquide bleu de ses prunelles encadré de cils épais et noirs, entourés d’une surface perlée, elle-même entourée par une cascade ébène. De cette douceur venimeuse et de ce froid capricieux. Elle était belle autant que son inhumanité le permettait, autant que la frayeur, dans sa suprême faiblesse, le permettait.

Les gouttes de pluie tombaient sur son visage, alourdissaient ses mèches de cheveux qui, comme une cape habile, la dissimulait des regards. Ses lèvres frémirent et elle tournoya sur ses pieds. Elle chantonna une comptine inconnue, quelques faibles notes dans le silence parfait de la ville. Soudain, au débouché de la ruelle dans laquelle elle errait, elle se retrouva dans un lieu ouvert. Devant elle, l’averse rencontrait la surface d’un fleuve en d’innombrables ricochets, brisant sa mobilité en une attaque continue. Dansante sur ses pieds, elle longea la rivière, quelques notes s’échappant parfois d’entre ses lèvres pâles. Elle arriva au niveau d’un pont.

Puis elle tourna vivement la tête. Des mèches de cheveux tombèrent devant son visage. La pluie battait bruyamment autour d’elle, sur elle, sur eux. Oui, ses yeux étaient tombés sur une figure humaine et inconnue, qu’elle ne pouvait proprement voir dans les ténèbres peu éclairées. De plus, cette figure semblait se protéger de l’averse par le biais d’une capuche. Meian resta un moment immobile, fixant la silhouette. Puis à reculons, pas après pas, elle monta sur le pont. Lorsqu’elle se retrouva dans l’ombre d’un artifice du viaduc, dans laquelle elle fut encore moins visible, elle sembla disparaître, engouffrée par les ombres. Ce n’était pas une illusion. Il n’y avait plus personne. Et pourtant, au centre du pont, une figure se détacha du muret qui bordait la traversée. Une fine silhouette brouillée par la pluie. Elle était là, déjà, et elle cherchait des yeux cette silhouette, vérifiant où elle était.

Au dessus de sa tête, l’ombre d’un corbeau.

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MessageSujet: Re: Collapse. Sam 30 Oct - 5:25


"London Bridge is falling down,
falling down, falling down,
Lond Bridge is falling down,
My fair lady ~
Build it up with wood and clay,
Wood and clay, wood and clay,
Build it up with wood and clay,
My fair lady..."





« Des traqueurs ont remarqué une forte activité akuma du côté de Londres. Evangeline, je t’envoie en mission là-bas afin d’éradiquer cette menace grandissante et entraver leurs sombres desseins. Fait attention à toi, je veux que tu reviennes à la Congrégation en un seul morceau et qui plus est en parfaite santé. Bonne chance Evangeline-chérie !! »
Il faisait frais, et une fine brume hantait les rues de Londres dénuée de ses habitants encore en plein rêve de la nuit précédente. En ce matin de novembre, une fine silhouette se profilait sur les pavés gelés et persévérait habilement à travers le dédale londonien. Elle semblait connaitre cette ville, et pas un peu seulement, car chaque virage que prenait cette jeune femme encapuchonnée était parfaitement calculé et voulu. Elle était à présent dans le quartier est de la capitale, appelé le East End, connu pour son insalubrité et ses fameux coupe-gorges. Qui plus était en cette sombre période où un certain Jack l’Eventreur courait les rues à la recherche de chair fraîche –certes de prostituées- à trancher. Mais la sombre femme ne semblait pas avoir peur de rôder dans ces ruelles mal éclairées et poursuivait sa route en observant intelligemment ses alentours. Elle semblait chercher quelque chose. Elle semblait à l’affut de quelque proie, tel un chasseur dans les bois. Ses sens alertes et son corps d’athlète rappelaient sans doute une panthère noire prête à bondir. Ce que cherchait cette femme, c’étaient les Akumas.
Sa seule raison de vivre, sa seule raison d’être et d’exister : les Akumas. Après tout, ce corbeau portait la croix d’argent sur son cœur, signe d’appartenance à la Congrégation de l’ombre. L’exorciste, appelée aussi élue de Dieu par les sympathisants de l’armée sainte avait été conçue en laboratoire de la manière la plus optimale afin d’éradiquer les sombres machines du Comte Millénaire. Alors la chasse à ces êtres malfaisants demeurait profondément encrée dans son code génétique. Elle ne fut pas seule à être créée dans ce laboratoire clandestin situé en Russie, car une autre personne avait subi les mêmes procédés et était passée par les doigts savants des scientifiques. En effet, un autre corps et une autre âme avaient étés créés en même temps que cette élue de Dieu : son nom était Epsilon. Celle-ci et l’exorciste, appelée à l’époque par son nom de fabrication, Alpha, étaient si proches que les scientifiques les qualifiaient de jumelles. Toutes les deux avaient de longs cheveux noirs de jais, un corps rachitique mais puissant, une petite taille, et une soif de meurtre incommensurable. Elles avaient vécu toutes les deux dans ce laboratoire, puis dans le centre de conditionnement qui lui était attaché. Les deux jeunes filles passèrent leurs enfance à tuer des akumas et à se conditionner pour devenir de parfaites armes obéissantes. C’est ce qu’elles furent jusqu’au terrible accident qui bouleversa la vie de ces deux machines biologiques. Cette mésaventure d’origine encore inconnue de nos jours éradiqua scientifiques et infirmières et sépara les deux âmes conçues dans leurs locaux. Alpha était désespérée et se jura de retrouver un jour sa jumelle Epsilon.
Pourquoi l’exorciste pensait-elle à Epsilon ?
Peu être parce que cette exorciste était Evangeline Pavlichenko, l’arme numéro un conçue dans ce laboratoire, et autrefois appelée Alpha.
Evangeline, surnommée par ses pairs l’horloge désarticulée se profilait dans les ruelles malfamées de l’East End et pratiquait à cet instant la célèbre chasse aux akumas. Elle s’arrêta un instant pour humer l’air, puis elle regarda de ses iris bleus le ciel et la ruelle où elle s’était arrêtée. Elle ne sentait pas la présence de monstres du Comte et pourtant ils devaient se trouver là. Evangeline se questionna un instant, réfléchit, puis se dit qu’elle ferait mieux d’attendre la nuit avant de poursuivre ses investigations. Ces lâches d’akumas ne semblaient pas vouloir se montrer au grand jour, bien que ce n’était que la matinée, qui plus était embrumée, et qu’ils auraient pu faire un festin. L’horloge décida de revenir dans ce quartier en fin de journée et réfléchit en premier lieu comment elle allait dépenser sa journée à la capitale.
Evangeline n’abandonna pas sa mission et entreprit de questionner les londoniens sur ce qu’ils auraient peu être vu d’anormal. Non à sa grande surprise, personne n’avait rien vu, ni rien entendu. Cela fâcha un peu notre exorciste qui préféra se rendre auprès des traqueurs postés dans la ville. Elle n’en apprit pas beaucoup plus que ce qu’elle savait déjà et par conséquent, pris sa journée à flâner dans les sombres, mais si belles rues de Londres. L’exorciste aimait particulièrement cette ville, pour son architecture, pour son histoire et pour son mauvais temps. Elle y avait passé plusieurs missions déjà, et à chaque fois, elle s’était délectée de son voyage. Mais ses balades privent fins car la nuit arriva plus vite que prévu. Dès qu’elle fut tombée, les habitants se pressaient à rentrer chez eux : Evangeline les regardait s’activer et se hâter et admit qu’ils étaient bien trop bêtes de ne pas profiter de cette splendide ville. Comme en début de journée, l’exorciste aux longs cheveux d’ébène demeurait seule, dans le quartier Est de la ville. Elle avait remis son capuchon et reprit ses investigations de la matinée. Le temps était pesant et elle ressentait la menace, sans savoir d’où elle venait vraiment. Elle continuait de marcher à vive allure, si bien qu’elle arriva au London Bridge, l’une des fiertés de la capitale. Des gouttelettes commencèrent à tomber et martelaient la capuche de l’exorciste. Puis, ce fut une averse. Evangeline aimait la pluie, si bien qu’elle s’arrêta, au milieu du pont, à se délecter de la fraîcheur de la nuit et la pluie apaisante.
Ce fut dans ce grand silence, qu’elle put ressentir une présence inconnue.
Par réflexes, elle fit volte-face, en position offensive sans retirer son capuchon et scruta la pénombre des fortifications du pont. Elle savait qu’il y avait quelqu’un, tapi dans l’ombre. Et ce quelqu’un n’était sûrement pas un gamin vendeur d’allumettes.



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[Voici voilà ma réponse si tardiiiiiiiiiiive ! A force d'écrire en anglais, j'avais un peu perdu l'habitude de bien rédiger en français ! XD J'espère que ça te plaît et que ce n'est pas trop minable...]
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